Infolio

  • Les villes s'étendent et se complexifient, entraînant une exposition croissante à l'aléa et des crises à répétition. La résilience est désormais présentée comme la qualité nécessaire aux milieux urbains pour les surmonter. Seulement, ayant affaire à l'imprévu, celle-ci peut difficilement compter sur des calculs et des prévisions. Elle demande de l'intuition et un savoir-faire qui sont davantage ceux d'un art que d'une science. Ne pouvant être entièrement planifiée, elle se déploie surtout au moment de la crise, qui renoue ainsi avec son sens étymologique, celui du choix menant vers un dénouement. En partant de la théorie issue de l'écologie, cet ouvrage propose d'explorer la possibilité d'une résilience urbaine abordée comme un art de la crise, et d'en explorer les retombées sur la perception, la théorisation et la conception de l'architecture.

  • Le gratte-ciel, avec l'étalement urbain, le centre commercial et l'autoroute constituerait-il la négation de ce qui fait une ville ? Serait-il l'expression d'un avenir appartenant au siècle passé ? Enfin, serait-il une impasse en hauteur, une enclave sécurisée fermée ? C'est ce que tente de démontrer Thierry Paquot à travers ce plaidoyer pour la diversité des paysages urbains, l'originalité des formes contrastées loin de cette folie des hauteurs. Plongez dans cette réflexion qui remet en lumière le bien fondé desdites constructions, tant sur le plan social que sur les structures.

  • Rares sont les philosophes sur le «front urbain», alors même que l'urbanisation planétaire transforme tous les territoires et les modes de vie, et multiplie les brèches qui ne cessent de grandir entre les inclus et les exclus...
    C'est à une philosophie de l'urbain qu'invite Thierry Paquot en s'attaquant à des questions trop souvent minimisées?: les portes et les murs, l'architecture de verre, les rythmes urbains, la place de ceux qui n'en ont pas (les SDF), ce qu'habiter veut dire, la rupture avec l'urbanisme, ce moment occidental de l'urbanisation productiviste...
    Pour traiter ces thèmes qui concernent chacun d'entre nous, Thierry Paquot opte pour l'écologie comme démarche qui croise les processus, la transversalité et l'interrelation.

    Deuxième édition mise à jour et augmentée.

  • Quelle place demain pour Paris dans la compétition des villes mondes: une destination touristique comme Venise et Prague ou un leadership partagé avec New York, Londres et Tokyo, sans crainte des dizaines de mégapoles émergentes en Asie? La création du Grand Paris est une chance historique pour la métropole et pour un modèle de développement européen attentif aux fractures environnementales, culturelles et territoriales. Saurons-nous la saisir et éviter d'en faire un simple échelon administratif de plus?

    Alain Cluzet, docteur en urbanisme et directeur des services de collectivité au sein du Grand Paris, a exercé dans plusieurs territoires de la métropole, notamment le pôle scientifique de Saclay et le quartier d'affaires de La Défense. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles dans le champ de l'urbanisme et de l'environnement. Il a été président du Conseil français des urbanistes.

  • Cet ouvrage s'inscrit dans la série proposée par le Laboratoire d'excellence Futurs Urbains (Labex) qui invite deux chercheurs à mettre en regard leurs points de vue sur une question urbaine d'actualité.

    Marie Delaplace et Gwendal Simon explorent ici les enjeux de la coprésence des touristes et des habitants dans les territoires soumis à l'incidence croissante du tourisme. À partir d'une lecture en termes d'économie résidentielle et touristique, Marie Delaplace souligne la possible complémentarité entre tourisme et économie productive, et entre touristes et habitants. Gwendal Simon plaide pour une approche critique de la catégorisation « touriste et habitant » en soulignant la variété des situations d'entre-deux et des formes de conflits. Il conclut sur la nécessité de politiques dédiées à l'ensemble des usagers d'un territoire, permanents comme occasionnels.

  • La fabrique des villes s'est transformée. Après le temps de la planification, associée à la croissance, imperméable aux attentes des habitants et à l'environnement, est arrivé celui de l'ouverture aux changements. Une mondialisation par le bas a introduit de nouvelles manières d'aborder les notions de territoire et de temporalité, favorisé la multiplication des expériences et impose désormais la notion de mutabilité urbaine, entendue comme la capacité des villes à accueillir les changements et à favoriser les possibles.

  • Au Japon, la grande gare ferroviaire cristallise de multiples enjeux de la fabrique et du renouvellement des métropoles. Cet ouvrage se concentre sur la généalogie de cet équipement, du point de vue de ses mutations architecturales et urbaines dans le contexte d'une modernité désirée ou éprouvée. À l'appui de nombreux exemples illustrés, il vise à donner des clés de compréhension d'une forme de centralité singulière, qui allie activité et mouvement et constitue un repère structurant du paysage urbain nippon. L'originalité de ce modèle provient de la persistance, réelle ou mentale, de schémas traditionnels de pensée et pratique de la ville, au sein d'un processus de reconstructions fréquentes qui le réinvente sans cesse. Matérialisation spatiale du thème de la connexion, la grande gare japonaise marque aussi réflexions et opérations à grande échelle. La relecture d'un ensemble de projets d'architectes japonais pour Tokyo, laboratoire des années de forte croissance, décrypte cette même approche conjuguée de l'architecture des déplacements.

  • Max Bill, né en 1908 à Winterthur (Suisse) et mort à Berlin en 1994, fut un éminent architecte, peintre, sculpteur et théoricien de l'art.
    Le maître suisse a été un chercheur acharné de l'Espace, dans toutes ses déclinaisons possibles. L'Espace, ici, est entendu comme milieu anthropique ; comme un lieu construit par l'homme pour y héberger ses propres événements quotidiens, mais aussi comme un lieu de la pensée et des aspirations humaines.
    Tous ses projets, des toiles aux architectures, sont des quêtes sur de nouvelles conformations spatiales et sur leurs corrélations avec l'homme. C'est sur la base de ces prémisses, que se meut la rédaction de ce texte qui présente les projets, ou les événements, non de façon chronologique mais dans un ordre qui tend à démontrer - au fur et à mesure - les concepts qui sont à la base des recherches composites de Max Bill.

    Le premier chapitre le situe dans un cadre historique lu à travers des thématiques. Le deuxième chapitre analyse, en revanche, les toiles et les constructions « bidimensionnelles » dans la perspective d'extraire les principes régulateurs de la composition qui seront ensuite la clé de lecture pour déchiffrer ses oeuvres architectoniques. L'architecture est le sujet principal du troisième chapitre: dans le cadre d'une production architectonique aussi vaste qu'inconnue, certains projets ont été analysés, choisis pour leur « leçon spatiale ». La quatrième section analyse l'utilisation de l'Espace dans les sculptures de Max Bill afin de comprendre le passage des géométries euclidiennes à des espaces plus complexes.

  • Dans The Disappearing City, publié en 1932, Wright expose pour la première fois les grandes lignes de son fameux projet de ville de l'avenir. Dans les premiers chapitres, il présente une critique des métropoles de son époque (essentiellement New York et Chicago) à qui il reproche d'être des espaces trop denses, concentrés et anonymes. La suite est consacrée à la présentation des principes et des programmes architecturaux de sa ville idéale, " Broadacre City ", ainsi dénommée car chaque famille y disposerait d'une parcelle d'une acre. Pour la première fois, l'auteur y expose ses propositions pour une Amérique agraire et largement décentralisée.

    Le livre offre une passionnante analyse de la société urbaine américaine des années 1930, en même temps qu'il demeure le modèle des théories dites du "désurbanisme" et à ce titre fait figure de classique.

  • L'architecture, dispositif matériel par excellence, constitue un puissant moyen de représentation de la société. Elle fonctionne comme une fabrique d'image, oscillant constamment entre récit politique et storytelling publicitaire, entre descriptif et performatif. A ce titre, elle participe à l'histoire du temps présent.
    Les auteurs de cet ouvrage analysent l'objet-architecture à travers une série de réalisations de ces quarante dernières années. De la pratique professionnelle aux stratégies d'acteurs, des représentations aux projets construits, ils montrent que l'instrumentalisation de l'architecture en tant qu'outil de communication traduit l'esthétisation populiste du politique et nous donne, de ce fait, une clé pour comprendre la post-modernité.

    Sous la direction de Federico Ferrari. Contributions de Olfa Bohli Nouri, Margaux Darrieus, Anne Debarre, Valery Didelon, Soline Nivet, Michela Rosso, Paola Scala, Léa-Catherine Szacka.

  • Publié en 1932, ce livre fait immédiatement référence. Il propose une histoire fouillée, documentée, systématique d'un siècle de métamorphose de Paris. Un modèle d'historiographie positiviste, sur fond d'enthousiasme pour les développements contemporains et à venir du Grand Paris.

  • Ce livre nous parle de la ville éclairée dans son ensemble, d'une entité nocturne à grande échelle que l'on peut apercevoir de loin ou découvrir de près. C'est un territoire nocturne souvent incompris de la plupart des élus, des acteurs de la ville comme du grand public.
    La première partie du livre aborde l'histoire des éclairages urbains, l'identité nocturne des villes, l'urbanisme lumière, les stratégies lumière, l'avenir de la ville nocturne.
    La deuxième partie présente 23 cartes postales nocturnes de villes. Nées de voyages professionnels ou de visites touristiques, ces cartes postales racontent les visions fugitives et les sensations d'un visiteur, conjuguées avec le regard d'un concepteur et d'un expert en la matière.

  • Paris-Londres

    Collectif

    Description des rapports entre Paris et Londres sous l'angle de l'architecture et de l'urbanisme, entre la fin du xviie siècle et la première moitié du xxe siècle. L'expansion démographique et le développement industriel ont déterminé, dans les deux cités, des attitudes et des choix qui se reflètent, s'influencent ou s'opposent constamment.

  • Quelle satisfaction que de marcher dans Paris pour rien d'autre que le plaisir d'observer le spectacle sans cesse renouvelé de ses rues?? Le promeneur, le badaud et le flâneur constituent un bon public?! Rien n'échappe à leur perspicacité, le flâneur paraît insatiable, il monte et descend les boulevards, pénètre dans les passages, s'attarde sur les quais, se repose un instant dans un square ou un jardin public, avant de poursuivre sa quête d'aventures, d'imprévus, de surprises... Revient-il bredouille de ses expéditions urbaines?? Non, il a toujours une anecdote à relater, un bon mot entendu ici à répéter, il sait que la flânerie, comme la définit si justement Balzac, est «?la gastronomie de l'oeil?». Bon appétit?!

    Avec des textes de Louis-Sébastien Mercier, Honoré de Balzac, Louis Huart, Paul de Kock, Auguste de Lacroix, Charles Baudelaire et George Sand.

    Choix de textes par Thierry Paquot, philosophe de l'urbain (qui signe aussi l'introduction) et Frédéric Rossi, archéologue et historien.

  • Contrairement aux autres Histoire de. écrits pendant ses dernières années, Viollet-le-Duc, ici, n'a pas recouru à la fiction. C'est une histoire classique, qui suit le mouvement de l'art de l'antiquité à l'époque contemporaine, dans une perspective "nationale" qui donne dans ces pages le meilleur d'elle-même, à savoir la volonté de chercher ce qui fait la spécificité et la beauté d'une tradition artistique.
    Voilà donc un classique, épuisé depuis de nombreuses années (première édition A. Morel et Cie éditeurs, Paris, 1877), sur un sujet qui reste largement inexploré.

  • Cet ouvrage analyse une série de discours de type populiste qui trouvent dans l'esthétique leur outil principal, le populisme se présentant comme une forme d'esthétisation du politique.
    Partant de l'analyse de trois exemples historiques et de l'analyse d'une série de débats, l'ouvrage avance l'hypothèse que le dispositif du « populisme esthétique » offre une clé pour comprendre la condition postmoderne. L'hétérogénéité esthétique n'est pas démocratique, comme le prétendent ses défenseurs, mais relève d'une logique de rationalisation. Le populisme esthétique est de nature « surmoderne » plutôt que postmoderne, et porte à leurs conséquences extrêmes une série de caractéristiques de l'idée classique de Modernité.

    Federico Ferrari, architecte, est Docteur de recherche en Urbanisme et enseigne «l'Histoire de la Ville» à l'Université Polytechnique de Milan. Il a contribué à différentes publications sur l'histoire urbaine et l'architecture contemporaine.
    Auteur, avec d'autres contributeurs, de La casa modernissima tra sperimentazione e divulgazione. Ses contributions ont été publiées dans les revues Domus, Il Giornale dell'Architettura et Urbanisme.

    Traduit de l'Italien.

  • L'urbanisation est d'abord une localisation, c'est-à-dire une occupation du sol, d'où la réflexion de Vincent Renard sur le foncier, les formes de propriété, la spéculation, les usages, etc. Mais l'urbanisation n'est pas figée, les citadins circulent et sont réseautés, c'est ce qu'explore Jean-Marc Offner en constatant que nous assistons à la fin du modèle unique et que nous entrons dans une nouvelle ère des mobilités, marquée aussi bien par les économies d'énergie que par la multiplication des échanges. Les formes de l'urbanisation planétaire génèrent plus ou moins d'exclusions et de ségrégations qui se traduisent par de l'insécurité ou de la sécurité, ce qu'explore Sophie Body-Gendrot. Il serait absurde de nier le réchauffement climatique, la future pénurie d'énergie fossile, la surconsommation de matières premières aux réserves limitées, etc., d'où la nécessité d'imaginer d'autres architectures, d'autres paysages, ce à quoi s'exerce Frédéric Bonnet. La prise en compte de la question environnementale change le paradigme sur lequel reposait l'urbanisme productiviste, Chris Younès esquisse ces nouveaux milieux urbains dans lesquels nous sommes appelés à bâtir notre demeure. Mais vivre ensemble exige des accords et des désaccords, ce qu'on nomme « la politique » : quelles en sont les territorialités, réelles ou virtuelles ? Ce dernier sujet est traité par Thierry Paquot.
    Six thèmes, six auteurs pour comprendre l'urbanisme et le repenser à l'heure de l'impératif écologique et de la configuration d'aires numériques inédites. Une démarche rétroprospective qui combine ce que le passé nous révèle et ce que le futur nous inspire.

    Une réflexion de fond par les meilleurs spécialistes sur un sujet d'actualité.

    Contributions : Sophie Body-Gendrot, Frédéric Bonnet, Jean- Marc Offner, Thierry Paquot, Vincent Renard et Chris Younès.

  • L'Inkhouk (Institut de la Culture artistique) fut en 1920 l'héritier du Soviet des artistes. Ses membres avaient pour mission d'élaborer les théories et les méthodes nouvelles de création formelle. Il fut dirigé d'abord par Kandinsky puis par Rodtchenko. Cet ouvrage montre que l'Inkhouk fut, de 1920 à 1922, le creuset où s'élabora le Constructivisme, dans le feu des discussions. Mais la popularité même du terme " Constructivisme " a gommé la définition précise des limites de ce mouvement, et il n'est pas inutile de les voir ici redessinées. Cette mise en perspective historique s'accompagne d'une très riche documentation photographique, qui nous permet de constater à quel point les oeuvres originales des constructivistes des années vingt restent fraîches et neuves.

    A la fois livre d'histoire et document : un regard nouveau, original, vivant, sur une période dramatique de l'histoire russe et sur le foisonnement artistique et intellectuel qui l'a accompagnée.

  • L'urbanisation accélérée marque le monde contemporain. Onze spécialistes de renommée internationale cherchent dans ce livre à mieux comprendre les caractéristiques des villes. La première partie aborde l'évolution urbaine des trois dernières décennies à travers les organisations de coopération internationale et les mouvements sociaux. La deuxième partie s'interroge sur la mondialisation et ses régulations à la fin du 20e siècle, à travers la gouvernance, la démocratie participative, la sécurité ou la durabilité environnementale. La troisième partie présente des expériences urbaines du 21e siècle dans trois pays émergents importants : l'Inde, la Chine, le Brésil. Dans des contextes géopolitiques contrastés, avec un accent particulier sur les pays du Sud et un regard transdisciplinaire, ce livre offre une excellente introduction à la problématique des villes d'aujourd'hui.

    Une réflexion systématique et sans complaisance sur une métamorphose qui a lieu maintenant, sous nos yeux. Un livre susceptible d'aider un large public à comprendre et formuler ses inquiétudes.

  • L'histoire romancée de la commune imaginaire de Clusy, de la fin de l'Antiquité à la Révolution. Le règne des évêques, les libertés communales, le développement de la bourgeoisie: comment l'histoire politique et sociale se reflète dans celle des bâtiments publics et de l'aménagement urbain. A la fois un récit charmant et une oeuvre pédagogique.
    Première édition J. Hetzel et Cie éditeurs, Paris, 1878.
    Faisant suite à Histoire d'une maison, un des livres-testaments de Viollet-le-Duc.

  • Cet ouvrage propose un examen des pratiques relatives aux projets architecturaux et urbains. Face aux mutations et aux défis actuels, comment les architectes, urbanistes et concepteurs peuvent-ils préserver leur mission, leur place, leur légitimité et leur pouvoir ? En développant les savoirs et savoir-faire pertinents et efficients pour réussir l'articulation entre la demande sociale et l'espace architectural et urbain. À cette fin ils sont requis de développer une culture de projet qui soit une culture de la transformation et non de l'opérationnalisation, une culture de l'invention et non de l'application. L'urbanité est en jeu.
    Cet ouvrage est un vade-mecum à l'usage des étudiants, en même temps qu'une synthèse claire et éclairante sur la pratique actuelle de l'architecture.

  • Retour sur les fondamentaux : on inventorie, protège, conserve, restaure, réhabilite - oui, mais pourquoi, sous quelles conditions, à quelles fins ? Deux spécialistes proposent une réflexion sur les bases mêmes de toute politique patrimoniale, en partant de l'hypothèse que le fond du problème est éthique.

  • Entre historiographie érudite et roman populaire, réalisme et légende, merveilleux et heroic fantasy, la BD médiévalisante a inventé une manière à elle d'emprunter aux genres les plus variés, de réécrire le passé ou de détourner les documents pour le plus grand bonheur de ses lecteurs. Les contributions réunies dans cet ouvrage offrent des études thématiques et transversales, ainsi que des discussions sur des oeuvres et des séries qui ont fait date dans l'histoire de la BD. Au résultat, une étude pointue et actuelle sur la réception du moyen-âge dans la culture contemporaine.

    Intelligence et charme esthétique, rigueur universitaire et sujet qui parle de lui-même : au format poche et avec une riche iconographie, de quoi réfléchir tout en rêvant.
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  • Le mouvement situationniste, né en 1957, a défendu ses thèses sur la "psychogéographie", la "dérive", "l'urbanisme unitaire". dans sa revue L'Internationale Situationniste. Ces notions ont parfois été altérées par des thuriféraires zélés ou par des contradicteurs indélicats. Contre l'architecture académique, contre l'architecture fonctionnaliste, elles exaltent la ville labyrinthique, les rencontres, les surprises, les détournements, la gratuité, et dénoncent les conformismes. Plutôt que d'évaluer la pertinence de ces thèses, ce livre a l'ambition de poursuivre leur salutaire oeuvre de dénonciation des pièges consommatoires et de contribuer à résister là où il y a oppression, à inventer là où il y a imposition d'un modèle libéralo-technocratique, à expérimenter là où la globalisation favorise la répétition du même.

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