Sciences humaines & sociales

  • Cet ouvrage constitue une synthèse inédite sur l'un des champs documentaires les plus riches de l'Égypte ptolémaïque et romaine. En effet, la production des figurines de terre cuite véhicule un nombre de thèmes sociétaux et religieux qui ne connaît pas d'équivalent dans les aires culturelles du pourtour méditerranéen à l'époque gréco-romaine. Ce livre se veut marquer une étape au regard des approches habituelles : il ne s'agit ni d'un catalogue de collections, ni d'une monographie archéologique ; il restitue les réalités de la vie de tous les jours, de l'image idéalisée des jeunes filles mortes avant le mariage, les célèbres « femmes drapées », aux dieux obscènes, garants de la fertilité, grecs tout autant qu'égyptiens, des prêtres aux animaux sacrés et familiers. Grâce à la multiplicité de ces témoignages et par le prisme des figurines de terre cuite, on approche ainsi la société égyptienne, ses dieux, son cadre de vie et ses activités.

  • Commenté et sur textes, plusieurs index et traductions littérales.

  • La revue des Cahiers archéologiques traite de l'histoire de l'art à la fin de l'Antiquité et au début du Moyen Âge. La revue est largement ouverte aux investigations archéologiques qui envisagent les documents d'arts comme des témoignages sur l'histoire des idées et des croyances religieuses.

  • Henri Stierlin a longtemps étudié les grands palais perses (Suze, Ecbatane, Persépolis). Il propose une nouvelle hypothèse quant à leur construction :
    Des architectes et des artistes grecs, déportés des îles Ioniennes par l'empereur Darius, en seraient les auteurs. Dans le fil de son analyse, l'auteur relie la création de la célèbre frise des Panathénées du Parthenon d'Athènes à celle de la procession des tributaires de l'Apadana à Persépolis, comparaisons et superbes photographies à l'appui. De quoi relire toutes les relations Grèce-Perse à l'aune de ces échanges. L'ouvrage est préfacé par Manolis Korres, l'architecte grec qui a mené les restaurations de l'Acropole.

  • Une vaste fresque du monde romain, véritable somme par Yann Le Bohec, professeur émérite d'histoire romaine de l'université Paris IV-Sorbonne.
    La chronologie est essentielle pour l'histoire, il a fallu commencer par là. Ensuite, une déclinaison thématique :
    Institutions, armée (jadis négligée), économie, société, culture (souvent oubliée) et religions (au pluriel). On a ajouté à cela une ouverture sur la vie quotidienne. L'étendue de l'empire imposait également de brosser un tableau des différentes régions qui le composaient.
    Après ces descriptions du Principat, un retour à la chronologie s'imposait, lié à la thématique et à la diversité géographique.
    La crise du IIIe siècle fut surtout militaire, et aussi économique (conjoncturelle, ce qui a échappé aux historiens) ;
    Les conséquences sont connues, mais pas les causes.
    Le Bas-Empire, pour finir, reprend le même schéma, chronologique et thématique, avec une problématique particulière. L'étude de cette période conduit à deux questions : quand et pourquoi l'empire romain est-il mort ?
    Un ouvrage destiné aux étudiants de master et aux nombreux amateurs d'histoire romaine qui reconnaissent en Yann Le Bohec un pédagogue éclairé. S'appuyant sur une illustration abondante, l'auteur balaye toute la destinée de l'empire romain et en restitue la vie et l'esprit. Un livre incontournable.

  • Un ouvrage sur l'apparition des villes au Proche-Orient et, surtout, sur la période qui précède ce phénomène, s'impose car les découvertes majeures se sont multipliées, en Syrie, Turquie ou Iran. Il s'agit donc de présenter à un large public les questions nouvelles que suscitent ces découvertes, notamment dans le domaine de l'histoire militaire. Dans le contexte actuel de destruction et pillage des sites archéologiques du Proche-Orient, il est plus que jamais nécessaire de publier les résultats et analyses des recherches les plus récentes pour proposer une nouvelle lecture de la naissance de l'urbanisme et de la civilisation en Mésopotamie.

  • Celtes, galates, gaulois

    Luc Baray

    • Picard
    • 8 Mars 2017

    A partir des données fournies par l'archéologie et les textes antiques, l'auteur s'intéresses aux Celtes, dits aussi Galates ou Gaulois, qui fournissent les contingents de mercernaires des grandes armées de l'Antiquité. Cet ouvrage est celui d'un spécialiste du sujet.

  • Le site de Lalibela sur les hauts plateaux d'Ethiopie, classé patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, est l'un des plus extraordinaires qui soient. Composé d'un groupe de onze églises entièrement taillées dans la roche, imitant l'architecture construite en élévation, Lalibela est demeuré à travers les siècles un centre de pèlerinage majeur pour les chrétiens d'Ethiopie. Cet ensemble "d'une seule pierre", inconnu du monde occidental jusqu'au XVIe siècle, atteste la renaissance du royaume d'Ethiopie et de son architecture plusieurs siècles après la chute de l'antique capitale, Aksoum, siège du premier évêché au IVe siècle.
    Sa fondation n'était attribuée au roi Lalibela, et datée du XIIe ou XIIIe siècle, guère que par la tradition ecclésiastique jusqu'au présent ouvrage. Les auteurs, tous deux spécialistes de l'Ethiopie, y mènent des recherches depuis plus de trente ans. Ils ont entrepris au fil de leurs nombreux séjours un examen minutieux de cette ancienne capitale royale et spirituelle, toujours en activité, en étudiant l'architecture, les décors peints et sculptés, les mobiliers et les objets liturgiques dont de majestueuses croix, des icônes et des manuscrits anciens, ainsi que des objets provenant d'Inde.
    Leur connaissance des arts chrétiens, notamment byzantin et copte, et du contexte artistique international des XIIe et XIIIe siècles ainsi que de la culture éthiopienne et de sa langue liturgique, ont permis des découvertes et des datations nouvelles. Ils établissent ainsi que l'essentiel du site fut réalisé durant la première décennie du XIIIe siècle sous l'autorité ultime du roi Lalibala et livrent les clés de compréhension de cette cité sainte monolithe, dont l'iconographie, fondée sur une méditation sur les Evangiles - unique dans le monde chrétien -, en fait un haut lieu de la pensée chrétienne universelle.
    Ce magnifique ouvrage qui a bénéficié d'une couverture photographique exceptionnelle, est le premier à présenter ce site dans toutes ses dimensions, archéologique, historique, culturelle, artistique et religieuse.

  • Cette 4e édition de l'«Armée romaine sous le Haut-Empire», entièrement refondue et mise à jour, traite de cette formidable machine de guerre qu'est l'armée romaine, dont l'auteur dévoile tous les rouages : recrutement, organisation, hiérarchie, entraînement, tactique et place de l'armée dans l'Empire. Un ouvrage de référence, par le spécialiste de l'armée romaine.

  • Les rites de passage

    Arnold Van Gennep

    • Picard
    • 9 Juillet 2011

    " Pour les groupes, comme pour les individus, vivre c'est sans cesse se désagréger et se reconstituer, changer d'état et de forme, mourir et renaître ".
    Marqués par des rites déterminés, baptême, adoption, couronnement..., les principaux changements s'opèrent par un passage spécial du monde profane au monde sacré. Arnold Van Gennep insiste sur ces seuils à franchir que l'on retrouve dans toute société et qui forment les " cycles cérémoniels d'une vie ". Il étudie l'importance des séquences types où le passage à travers les diverses situations se traduit le plus souvent par un passage matériel, de porte ou de porche par exemple.
    Ethnologue de grand renom, sociologue et spécialiste du folklore, Arnold Van Gennep explique, en le plaçant dans son contexte, chacun de ces " stages intermédiaires " qui ponctuent la vie des individus et des sociétés et qui tissent la toile des rites de passage.

  • Ce manuel, fruit d'une longue expérience pédagogique, a pour objectif de permettre à ceux qui n'ont jamais étudié le latin d'acquérir assez de connaissances fondamentales pour analyser et comprendre des sources latines du Moyen Age. Vingt-trois leçons présentent les éléments essentiels de la grammaire et de la syntaxe, chacune accompagnée d'exercices d'application tirés de sources médiévales. Cet ouvrage, indispensable, comprend en outre un lexique des mots latins employés dans les exemples des leçons et dans les exercices, ainsi qu'un index des principaux termes grammaticaux.

  • Thasos est cette grande île de 398 km2, dont la masse presque ronde fait face, isolée, à la côte septentrionale de la mer Égée, aux confins de la Macédoine et de la Thrace. Montagneuse et boisée, au climat des plus contrasté et guère accueillante de prime abord, l'île est pourtant d'une incroyable richesse : véritable eldorado minier, elle regorge de gisements aurifères, ainsi que de cuivre, de fer et de plomb argentifère. Son sous-sol est essentiellement constitué de gneiss et de marbre, exploités et exportés durant l'Antiquité. Mais son histoire n'est que marginalement connue par les écrits des historiens anciens. Pour la retracer, il faut donc s'appuyer sur la très riche documentation archéologique découverte depuis plus d'un siècle : les quelque mille deux cents inscriptions, qui font connaître ses institutions ou encore les constructions publiques qui témoignent de la richesse de la cité et de sa vie politique et religieuse. Cet ouvrage n'entend rien moins que montrer la vigueur et la saveur d'un hellénisme de confins qui reste peu connu du public.

  • 183 illustrations en couleur et en noir et blanc Saint-Martial de Limoges Millénaire de l'abbatiale romane (1018-2018) sous la direction d'Eliane Vergnolle.

  • L'Anjou des princes

    Jean-Michel Matz

    • Picard
    • 5 Avril 2017

    Ce deuxième tome de l'Histoire de l'Anjou correspond à la période la plus prestigieuse de l'histoire de cette province : l'Anjou des Princes, soit la période allant du ixe siècle au xve siècle, avant le rattachement de l'Anjou à la couronne de France. Le renouvellement de la recherche en histoire médiévale, avec l'essor notamment de l'archéologie, est si important qu'il convenait de reprendre cette question dans son ensemble. Les auteurs dressent ainsi un tableau aussi complet que possible de l'Anjou au coeur du Moyen Âge.

  • A partir des clichés de la colonne trajane pris en 1862 sur ordre de Napoléon III, jamais publiés, l'auteur s'est attelé à une reconstitution minutieuse des scènes de cette colonne qui représentent les célèbres guerres daciques menées par l'empereur Trajan. Une présentation unique dans l'histoire de l'art qui permet d'expliquer en détail les éléments sculptés et donne à voir ce chef d'oeuvre des guerres romaines comme personne ne l'a encore vu.  

  • C'est dans le cadre des manifestations organisées annuellement par la Société Française d'Archéologie que se tient le Congrès Archéologique de France. Il permet de faire avec les plus éminents spécialistes le point des connaissances sur les monuments les plus intéressants, les plus importants ou les plus caractéristiques d'une région française. Ce volume, publié par la Société Française d'Archéologie, regroupe les études rédigées à la suite des présentations effectuées lors du Congrès Archéologique de France qui s'est tenu en Corse en 2013.

  • L'économie italienne à l'époque de la République romaine (509-27 avant J. -C.) connaît des bouleversements tels que ceux entraînés par la guerre d'Hannibal et le développement de l'impérialisme romain outre-mer. Les cinq siècles de la République correspondent à la conquête par Rome de l'Italie (509-241), puis du Bassin méditerranéen (après 201). Rome, modeste cité du Latium enclavé, aux terres dures à travailler, au sous-sol vide de ressources minières, devient en cinq siècles le coeur politique et économique d'un empire s'étendant sur trois continents.
    La conquête de l'Empire et l'économie romaine sont inextricablement mêlées : avec les guerres, Rome a gagné des terres, mais aussi du butin. Elle a construit des routes militaires, qui ont servi aux commerçants, pris l'habitude de la mer, appris à manipuler les monnaies sur lesquelles elle mettait la main, développé l'agriculture dans de grandes exploitations, utilisant les nouvelles terres conquises et la main-d'oeuvre esclave...
    La République encourage l'artisanat produit dans de grands ateliers pour répondre aux exigences de production de masse d'un marché étendu à la Méditerranée, les activités commerciales de plus en plus lointaines voient le jour, financées par des spécialistes du maniement d'argent, encadrées par un droit désormais assoupli. La société romaine s'en trouve bouleversée. On ne saurait ainsi dissocier l'économie de la conquête romaine, qui se sont nourries l'une de l'autre.
    Si de nombreux travaux apportent des éclairages sur des domaines particuliers de l'économie romaine, il manquait une véritable synthèse des recherches les plus récentes. Tel est l'objet de cet ouvrage.

  • L'Afrique romaine doit son importance à son agriculture, à son artisanat actif, à ses villes, Carthage, Timgad, aux écrivains célèbres qu'elle a vu naître, Apulée, Tertullien, à la famille impériale des Sévères, à saint Augustin.

  • Pour éclairer les pratiques de la vie quotidienne au temps de saint Louis, ce livre croise les trois sources fondamentales de l'histoire médiévale : sources écrites - ici les fabliaux -, iconographie et archéologie, issues d'une même aire géographique et culturelle, la France du Nord, la Flandre, l'Angleterre du Sud, et de la même période (fin XIIe - 1re moitié XIVe siècle). La littérature de divertissement, qui procure mille détails inédits et concrets sur le mode de vie (habiter, manger, se vêtir), les métiers et les activités (paysans, serviteurs, artisans, marchands), livre aussi les façons de s'exprimer, de bouger, de penser. Les fabliaux prennent tout leur sens une fois confrontés avec le riche inventaire d'un mobilier archéologique trop peu connu et avec le corpus plus ample encore des enluminures médiévales. Ce travail, à la croisée des sources, s'imposait pour mettre en lumière un sujet plus important qu'il n'y paraît, la " culture matérielle ", dont l'histoire " n'a pas d'autre objet que la condition humaine " (Jean-Marie Pesez)

  • La grande fresque dionysiaque de la villa des Mystères exerce une étrange fascination sur d'innombrables visiteurs de Pompéi.
    Sa signification a suscité de nombreuses polémiques, plus fécondes que ne le laisse entendre un livre récent où les mystères évoqués par la peinture sont assimilés à des secrets d'alcôve. Ce succès unique en son genre peut-être dans toute l'histoire de la peinture n'est pas dû qu'au génie publicitaire de l'archéologue italien Amedeo Maiuri, qui eut l'idée d'appeler villa des Mystères ce qui n'était encore que la villa Item, du nom du propriétaire du terrain où la villa fut fouillée à partir de 1906.
    Cette fresque demeure, même après les spectaculaires découvertes de Macédoine, parmi les témoignages les plus impressionnants que nous possédons de ce que fut la grande peinture antique de tradition grecque, et l'on peut grâce à elle partager un peu de l'admiration que les Anciens ont portée à des maîtres comme Zeuxis, Parrhasios ou Apelle, dont les chefs d'oeuvre sont irrémédiablement perdu s. Nul ne peut rester insensible à l'extraordinaire présence de ces personnages distribués sur les quatre côtés d'une grande salle de la villa, à l'intensité de leur regard, aux sentiments souvent extrêmes qu'ils expriment et qui nous les rendent si vivants.
    Il est un autre aspect qui explique l'emprise de cette peinture sur notre sensibilité contemporaine : c'est que s'y donnent à voir des actions rituelles liées aux fameux mystères de Dionysos, dont la propriétaire de la villa vers 60 avant J.-C.
    Fut sans doute une officiante convaincue. Si une trentaine d'interprétations souvent très contradictoires de la fresque ont été proposées depuis un siècle par des spécialistes de l'Antiquité, seule l'approche religieuse résiste à une confrontation entre la peinture et les nombreuses sources textuelles et iconographiques dont nous disposons. A ce titre, la fresque est un témoignage unique sur les croyances et la vie intérieure d'une femme qui fut à la fois une contemporaine et une voisine de Cicéron.

  • Une synthèse sur le système éducatif dans l'Empire romain. L'auteure en décrit l'évolution, la diversité selon les provinces et le rôle dans la reproduction des élites.

  • Analyse du passage du culte des dieux civiques aux saints patrons avec l'avènement de la chrétienté. Les auteurs examinent le monde tardo-antique dans son ensemble, et notamment la Gaule.

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