Que Sais-je ?

  • La question des droits, de la citoyenneté et de l'émancipation des femmes se pose depuis les révolutions américaine et française à la fin du XVIII siècle. Nés dans un contexte occidental, des féminismes se sont implantés peu à peu sur tous les continents pour libérer la parole et l'action des femmes, selon des modalités spécifiques de luttes politiques, nationales et anticoloniales.
    Le point de vue global de Florence Rochefort permet de saisir ces interactions transnationales et de retracer les grandes caractéristiques des modes de pensée et de mobilisation contre les inégalités entre les sexes, pour les droits et les libertés des femmes, mais aussi pour de nouvelles normes de genre.
    Trois grandes périodes jalonnent cette histoire : un moment d'émergence et de premières mobilisations jusqu'en 1860 ; un moment d'affirmation de mouvements pour les droits des femmes jusqu'en 1945 ; enfin, un moment caractérisé par les mouvements de libération des femmes et une institutionnalisation de la lutte pour les droits des femmes.

  • Le terme « décroissance » est récent dans le débat économique actuel, même si l'idée a une histoire plus ancienne. Mais que désigne-t-il au juste ? Une inversion de la courbe de croissance du produit intérieur brut (PIB), indice statistique censé mesurer la richesse ? Ou la fin de l'idéologie de la croissance, c'est-à-dire du productivisme ?
    Si la croissance est une croyance en un progrès infini - pourtant chaque jour démenti par les ressources nécessairement limitées de la planète -, alors la décroissance est un gros mot, voire un blasphème. C'est pourtant cette idée qui permettrait de réenchanter le monde, non pas en substituant à la religion de la croissance une religion inverse, mais en retrouvant la dimension spirituelle, quoique laïque, de l'homme, lequel n'est pas qu'un homo oeconomicus .
    David Henry Thoreau, le précurseur de la décroissance, disait que « serait un poète celui qui pourrait enrôler vents et rivières à son service, afin qu'ils parlent pour lui ». La décroissance, c'est cet art de vivre, un art de vivre bien, en accord avec le monde, un art de vivre avec art.

  • Si l'Europe ne constitue pas un acteur géostratégique global, capable de poser des actes souverains, elle n'est pas non plus réductible à une simple expression géographique. Berceau de la civilisation occidentale, elle est pourtant située à la croisée des menaces, dont certaines portent sur son existence même. Cette situation paradoxale ne semble pas pouvoir être dépassée au moyen d'une "souveraineté européenne", de toute évidence improbable.
    Mais une confédération européenne fondée sur la libre collaboration des nations et le "partage du fardeau" au sein de l'Alliance atlantique ne pourrait-elle pas relever les défis qui se posent à elle ?

  • Depuis les travaux d'Einstein sur la relativité générale au début du XX siècle, nous savons que l'espace est en expansion ou en contraction. L'observation montre que les galaxies s'éloignent toutes les unes des autres à une vitesse proportionnelle à leur distance : c'est la loi d'expansion de Hubble. Comme d'autres, cette observation n'a fait que confirmer la théorie du « Big Bang », selon laquelle l'Univers a commencé dans un état extrêmement chaud et concentré : la nucléosynthèse primordiale. Grâce à la détection du fond cosmique, on a pu repérer que cet état, composé d'éléments légers comme l'hélium ou le deutérium, a connu d'infimes fluctuations de densité 400 000 ans après le Big Bang. Ce sont ces fluctuations qui ont donné naissance aux galaxies.
    Depuis 1998, nous savons que l'expansion de l'Univers s'accélère, à cause d'une mystérieuse énergie noire.
    Un surprenant voyage dans l'espace, et donc... dans le temps !

  • Jérusalem a 4 000 ans.
    Longtemps, ce que l'on a su de son histoire, on l'a tiré des auteurs antiques (Flavius Josèphe, Philon d'Alexandrie...), des témoignages des premiers pèlerins chrétiens et, bien sûr, du texte biblique. Mais à partir de 1863, date à laquelle des fouilles sont entreprises sur le site même de la Ville sainte, l'archéologie a profondément renouvelé l'approche des historiens.
    En huit chapitres chronologiques, de la période cananéenne (à l'âge de bronze) jusqu'aux débats les plus ancrés dans les problématiques historiques et idéologiques actuelles en passant par les croisades, Michaël Jasmin réussit la gageure de retracer quatre millénaires d'une histoire chahutée mais absolument passionnante. Intégrant les dernières découvertes archéologiques qu'il fait dialoguer avec les sources historiques, il met au jour les dynamiques urbaines et religieuses propres à la cité des trois monothéismes.

  • D'environ - 3000 à - 332, à travers trente dynasties, la civilisation égyptienne s'est développée et a marqué de son empreinte le monde.
    Cet ouvrage présente, au regard des dernières avancées de la recherche, les grandes périodes de l'époque pharaonique. Il analyse la politique intérieure et extérieure menée par les principaux souverains et offre ainsi au lecteur les moyens d'appréhender l'histoire complexe de l'Égypte ancienne.

  • Le négationnisme naît dès la fin de la Seconde Guerre mondiale au sein de cercles dont l'antisémitisme aurait dû être définitivement discrédité par les événements. Pourtant, niant la politique d'extermination nazie, ces « révisionnistes », comme ils se désignent - car ils affirment opérer une révision de l'histoire -, prétendent que les Juifs culpabilisent l'Occident pour légitimer la création de l'État d'Israël et étendre leur domination. En total désaccord avec leurs méthodes pseudo-historiques, les historiens, à la suite d'Henry Rousso, ont rétrospectivement qualifié ce discours de « négationnisme ».
    Valérie Igounet revient sur ce terme et sur l'idéologie qu'il recouvre, laquelle consiste à réactualiser le « mythe du complot juif international » et à l'instrumentaliser à seule fin de dédouaner Vichy et le nazisme de leurs crimes. Elle en explore les multiples avatars, jusqu'aux plus récents, comme celui de l'antisionisme, qui prolifère non seulement dans l'extrême droite, mais également parmi les partisans d'une extrême gauche tiers-mondiste, pro-arabe et anti-israélienne.

  • Classée au Patrimoine mondial de l'Unesco en 1980, Palmyre est en péril depuis qu'elle a subi les destructions que Daech lui a infligées en 2015. Elle eut pourtant un destin hors norme. Habitée dès la préhistoire, cette palmeraie au milieu de la steppe a été fondée, selon la légende, par Salomon. Sa situation en a fait longtemps un relais entre la Méditerranée et le golfe arabo-persique. Mais au-delà de l'image d'Epinal d'une ville se rebellant, sous la conduite de la reine Zénobie, contre la domination romaine, que savons-nous réellement de son histoire ? L'archéologue Patrick Maxime Michel revient sur un passé plurimillénaire et pluriculturel, où s'entremêlent influences juives, romaines, chrétiennes et musulmanes, dont le temple de Bêl porte les traces, qui de temple est devenu une église puis une mosquée.
    Palmyre ? Un lieu à la croisée des chemins, où de sublimes ruines invitent à la rêverie.

  • Aton, Anubis, Imhotep, Osiris... La religion égyptienne a toujours fasciné, à commencer par les auteurs grecs, aux yeux de qui elle paraissait si exotique. Ces mêmes « dieux à tête de chien » qui faisaient rire Lucien de Samosate émerveillent encore les enfants du XXIe siècle ! Preuve que la magie des images égyptiennes n'a rien perdu de son efficacité.
    Mais par-delà les fantasmes et les théories farfelues, elles sont avant tout les témoins d'une civilisation millénaire qui, loin d'être pétrifiée, a évolué et s'est transformée, au gré des changements politiques et des influences venues d'ailleurs.
    À travers 100 mots, Hélène Bouillon brosse un tableau de l'univers religieux de la vallée du Nil. Elle replace certains mythes dans leur contexte historique, mais revient aussi sur les légendes contemporaines que l'Égypte continue de nous inspirer...

  • Né au cours des années 1960 et 1970, l'art urbain est devenu un phénomène artistique planétaire.
    Exercé au départ gratuitement et sans autorisation dans l'espace public, il agrège des pratiques et des formes aussi diverses que le graffiti, le muralisme ou le street art, et charrie des influences qui vont de la publicité aux cultures de masse en passant par le militantisme. Sans former un véritable mouvement, tous ces artistes n'en ont pas moins des points communs. Parmi eux, la capacité à oeuvrer dans la ville en toute liberté, avec une remarquable économie de moyens.
    Quatre auteurs reviennent sur les origines de l'art urbain, depuis l'émergence de pratiques contextuelles et du graffiti writing dans les années 1960 jusqu'à sa reconnaissance publique, institutionnelle, médiatique et même marchande. Quatre regards complémentaires, portés sur un mouvement hétérogène, car accessible à tous.

  • La photographie n'a jamais été aussi présente dans notre vie quotidienne. Facebook, Instagram, Pinterest... Chaque jour, des millions d'internautes n'hésitent pas à se raconter en images. Le numérique et les Smartphones ont démocratisé une technique qui n'est plus réservée seulement à la presse ou à la publicité. Témoins les expositions, dans les musées comme dans les galeries, qui a ttirent de plus en plus de monde.
    De Niépce, l'inventeur de la photographie, à Photoshop, célèbre logiciel de retouche, en passant par Avedon et Penn, camera obscura, Cartier-Bresson, Kodak ou encore selfie, Pierre-Jean Amar nous donne quelques clés pour comprendre la photographie, son histoire et ses techniques, mais aussi de bons conseils pour réussir ses clichés. En photographe reconnu et proche de Willy Ronnis, dont il a réalisé les tirages, il illustre un art qui dépend finalement moins de l'oeil du téléobjectif que de l'oeil humain.

  • S'il est un artiste qui, par son nom même, domine toute l'histoire de l'art et continue de déchaîner passions et polémiques, c'est sans conteste Léonard de Vinci (1452-1519). La célébration du 500e anniversaire de sa mort constitue l'occasion d'écrire une synthèse subjective sur la vie, l'oeuvre et la fortune d'un homme qui continue, malgré tout, de demeurer insaisissable.
    Peinture, dessin, architecture, musique, ingénierie, anatomie, cartographie, poliorcétique, hydraulique, physique... Toutes les disciplines savantes ont semblé intéresser cet insatiable curieux, à la polyvalence admirable, archétype même de l'homme de la Renaissance.
    Après avoir brossé un panorama de la carrière d'un homme qui a irradié de ses apports bien des foyers artistiques, Mathieu Deldicque se penche sur les recherches que le peintre de La Joconde a menées dans bien des domaines de l'art et de la connaissance.

  • L'histoire des Mérovingiens, entre damnatio memoriae et mythe intégrateur, est délicate à appréhender. Elle s'inscrit dans l'histoire des royaumes barbares, à la période de transition entre Antiquité et Moyen Age. Elle révèle la complexité et l'altérité des sociétés du haut Moyen Age. Régine Le Jan montre que la royauté mérovingienne a ses propres spécificités, différentes de celles des royautés lombarde ou wisigothique.
    Elle met en perspective la capacité des élites franques à tirer finalement parti de la christianisation et du renouveau économique jusqu'à rejeter la dynastie des rois aux longs cheveux, symbole d'un monde achevé.

  • Vous aimeriez partir à la recherche des civilisations englouties ? Enfant, vous vous rêviez dans la peau d'Indiana Jones ? Chaque été, vous êtes bénévole sur un chantier de fouilles ? Vous êtes un habitué des sites et des musées archéologiques ? Alors ce livre est fait pour vous !
    En professionnelle confirmée, Anne Lehoërff non seulement vous raconte l'histoire des p remiers archéologues et des grandes découvertes depuis le milieu du XIX siècle, mais décrit aussi les méthodes d'enquête et les étapes de la chaîne opératoire en archéologie. Même les termes techniques et spécialisés n'auront plus de secret pour vous.
    Enseignants du primaire ou du secondaire, acteurs des politiques d'aménagement au contact de l'archéologie préventive, amateurs des Journées du patrimoine et des Journées nationales de l'archéologie ou simplement férus de vieilles pierres, vous trouverez dans ce guide tout ce qu'il faut savoir en matière d'archéologie. Et que, par exemple, la loi française interdit de fouiller dans son jardin...

  • « La Bibliothèque Que sais-je ? » est une nouvelle série réunissant, autour d'un même thème, plusieurs volumes d'un même auteur ou d'auteurs différents initialement parus dans la collection « Que sais-je ? ».
    Avec cet ouvrage, le lecteur parcourra trois millénaires d'histoire.
    Éric Smilevitch retrace d'abord l'histoire du judaïsme en explorant la tradition hébraïque, qui enveloppe toutes les dimensions de la vie. Yves Bruley montre le rôle crucial du christianisme dans l'histoire mondiale, depuis le retournement religieux de l'Antiquité gréco-romaine jusqu'à nos jours. Dominique Sourdel se propose, loin des idées fausses qui ont longtemps imprégné le monde non musulman, de dégager les principes fondateurs du Coran et ceux de la Loi islamique. Enfin, Jean Baubérot interroge le protestantisme dans son rapport à une modernité qu'il a contribué à faire émerger et qui est à présent en crise.
    Une véritable Bible pour tous ceux qui souhaitent comprendre un phénomène mondial dont nos sociétés sont le théâtre depuis plusieurs décennies : le retour du religieux.

  • L'Égypte antique est inséparable de l'écriture hiéroglyphique. Cette écriture élégante et majestueuse a symbolisé à elle seule la vallée du Nil aux yeux de l'Occident pendant plus de mille cinq cents ans, jusqu'à ce que Champollion déchire, en 1822, le voile de mystère qui l'enveloppait.
    Si l'écriture cunéiforme revendiquait l'honneur d'être l'écriture la plus ancienne de l'humanité, la découverte, il n'y a pas si longtemps, de nouveaux documents à Abydos, en Haute Égypte, a mis à mal cette suprématie. En explorant cette langue, c'est donc aussi aux origines de l'écriture que nous touchons.
    Au-delà de leur beauté formelle, Jean Winand nous invite à percer les sens des hiéroglyphes et à découvrir l'histoire d'une des langues les plus anciennes.

  • Vous trouvez que la statuaire, la céramique ou la mosaïque antiques sont splendides, mais vous ne savez pas toujours ce qu'elles représentent ? Au musée, vous aimeriez percer certaines énigmes des tableaux inspirés de l'antique ? Vous aimeriez lire Homère ou Sophocle, mais vous avez peur de ne pas saisir leur langage symbolique ? Vous connaissez les grandes légendes de la mythologie, mais vous n'en comprenez pas toujours le sens caché ? Vous vous apprêtez à visiter des ruines antiques, mais vous avez peur de passer à côté de leur signification ?
    Munissez-vous de ce guide : il vous permettra de savoir à quoi sert un caducée ; ce qu'il faut comprendre si, dans un mythe, vous croisez un aigle, un cerf ou un dauphin ; quels sont les vertus ou les dangers du lierre, de la jacinthe, du lotus ou de la menthe ; quel rôle symbolique jouent une balance, un coffre ou une lampe à huile ; ce que nos ancêtres voyaient dans la Lune, la Voie lactée ou au détour d'un labyrinthe...

  • « Bobo » : un néologisme que tout le monde utilise, souvent comme un qualificatif péjoratif (contraction de « bourgeois-bohème ») désignant une partie mal définie de la population. Bizarrement, ce mot a un sens, mais pas de définition.
    En réalité, il recouvre un groupe social que la sociologie universitaire refuse de déterminer sous prétexte que « bobo » serait une construction journalistique, polysémique et floue.
    Thomas Legrand et Laure Watrin tentent malgré tout de définir ce mot, et les mots qui y sont attachés, soit parce qu'ils font partie du vocabulaire des bobos, soit parce qu'ils aident à cerner le périmètre de la boboïtude.
    AMAP, bio, mixité, vinaigre blanc, solidaire, citoyen, contradiction, butternut, vegan, bistronomie, local, glocalisation, jardins partagés, carte scolaire, gentrification, récup'...
    100 mots comme autant de détails dont le tout dessine une population à la fois ouverte et autocentrée, parfois exaspérante, mais qui invente ou contribue à promouvoir les rapports sociaux et les modes de vie d'un monde globalisé, hyperconnecté et sous contrainte écologique.

  • L'anticléricalisme désigne l'ensemble des manifestations, actes ou discours, qui s'opposent à l'ingérence du clergé dans les affaires publiques, à l'immixtion du spirituel dans le temporel.
    Comme tous les mots en « -isme », il semble désigner un projet politique cohérent, une attitude idéologique, un système de pensée homogène. Au cours de l'histoire pourtant, il a revêtu des formes multiples et variées, le plus connu étant l'anticléricalisme laïque qui a battu son plein sous la IIIe République et qui donnera naissance à la loi de séparation des Églises et de l'État (1905).
    Caricatures médiévales, critiques protestantes, antijésuitisme, bouffeurs de curés... Il y a bien des manières d'être anticlérical. Mais s'opposer aux clercs, est-ce s'opposer à la religion ? L'anticléricalisme est-il consubstantiel aux sociétés catholiques ? En existe-t-il un pour chaque religion ? Jacqueline Lalouette revient sur un phénomène universel, aux accents souvent bien français, qui en dit long sur la sécularisation des sociétés modernes. Mais jusqu'à quand ?

  • Globale, « monstrueuse » par ses dimensions comme par son objet, l'histoire de la traite est écartelée en de nombreux sous-ensembles dont il est difficile de maîtriser la totalité.
    C'est pourquoi, dans cet ouvrage, Olivier Grenouilleau se propose de dépasser le stade de la monographie, de l'analyse statistique ou thématique (même si, en ces domaines, il reste et restera toujours beaucoup à faire). Ce faisant, il délaisse un peu ce qui est maintenant le moins mal connu - l'histoire de la traite et de ses modalités pratiques -, pour s'intéresser, en amont et en aval, à ses implications et à ses conséquences, bref à la place et au rôle de la traite dans l'Histoire.
    Cette approche permet d'offrir au grand public une synthèse abordant, même très succinctement, l'essentiel de ce qui se rapporte à la traite des Noirs, dont l'histoire, aux implications mémorielles douloureuses, est ainsi replacée dans une perspective globale.

  • Parler de l'Europe intellectuelle, c'est d'abord suivre les voyages d'écrivains et de savants, d'éditeurs et de traducteurs, d'universitaires et de conférenciers qui ont sillonné le continent, soit pour se former, soit pour enseigner, soit pour se rencontrer. Là, plus que partout ailleurs, les hommes, les textes et les idées ont circulé.
    De ces entrecroisements incessants, en temps de paix comme en temps de guerre, découle l'intensité de grands débats politico-intellectuels. En Europe, si l'unité vient du questionnement, la diversité, sans conteste, vient des réponses qui y sont apportées.
    Attentif aux mobilités intellectuelles, François Chaubet revient sur ce génie de l'Europe, qui n'est autre que sa dimension « polyphonique ».

  • « L'Iliade et l'Odyssée occupent une place à part dans la littérature en général. Ce sont les premières oeuvres écrites qu'ait produites la Grèce. D'emblée, elles se sont imposées à l'admiration de tous. Les poètes lyriques grecs, les tragiques, les historiens en ont été nourris et les ont imitées. Leur texte a servi de base à l'éducation en Grèce. Les héros des deux poèmes d'Homère sont passés dans le monde moderne [...]. Achille et Patrocle, Hector et Andromaque, Ulysse sont devenus des êtres familiers à tous et capables d'incarner, selon les cas, telle ou telle idée de l'homme. » Dans cet essai, Jacqueline de Romilly interroge la place si particulière que l'oeuvre d'Homère occupe dans notre histoire en analysant les conditions de sa genèse ainsi que les raisons d'ordre littéraire d'un plaisir de lecture sans cesse renouvelé.

  • Il paraît que tous les chemins mènent à Rome. Une fois sur place pourtant, difficile de ne pas se perdre dans ce mille-feuilles architectural où l'Antiquité voisine avec la Renaissance, les coins de rue médiévale avec les églises baroques.
    Pour éviter de s'évanouir devant un trop-plein d'oeuvres d'art - sous l'effet du syndrome de Stendhal -, suivez un cicérone hors de pair en la personne de Bruno Racine, le plus Romain des Français. Il vous guidera entre les sept collines (qui sont aujourd'hui neuf), le long du Tibre, du Forum au Trastevere et de la Piazza Navone à la Piazza del Popolo en passant par la Via del Corso et la Via Vittorio Veneto. Vous apprendrez pourquoi Rome n'est plus une ville blanche, et pourquoi il ne faut pas dire « Lazio de Rome » pour p arler d'une des deux équipes de calcio (football) de la Ville éternelle.
    Une quête de sens qui est aussi un éveil des sens : avez-vous déjà goûté un abbacchio, suivi d'un gelato - con panna o senza panna (« avec ou sans crème fouettée ») ? Quoi qu'il en soit, vous ne refuserez pas un verre de grattachecca avec le fantôme du Bernin ou de Poussin, de Chateaubriand ou de Freud...

  • Polymorphes et polyvalents, si les dieux de l'Égypte sont présents sur les stèles, les papyrus, les statues, les temples, ils semblent insaisissables : dans une religion sans dogme ni livre canonique, l'existence des dieux nous parvient fragmentée, éclatée en autant de parcelles vivantes qu'il y a de documents.
    Cet ouvrage propose au lecteur des clefs pour pénétrer dans l'imaginaire des anciens Égyptiens, approcher le monde des dieux de l'Égypte et appréhender cette religion du savoir qui, pendant trois millénaires, a accumulé des connaissances du vrai justifiant des apparences du réel.

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