Tallandier

  • Pourquoi les espèces humaines ont-elles évolué ? Pourquoi Homo erectus est-il sorti d'Afrique ? Qui a inventé le feu ? Quand et comment Sapiens a-t-il conquis la Terre ? Pourquoi Néandertal a-t-il disparu ? Comment étaient organisées les sociétés préhistoriques ? Continuons-nous à évoluer ? Aurait-on pu rester à la préhistoire ?
    Il y a 5 000 ans, nous vivions encore dans la préhistoire. Ainsi, nous autres Homo sapiens avons émergé en Afrique il y a quelque 300 000 ans et avons passé plus de 98 % de notre existence vivant de chasse, de pêche et de cueillette.
    En 100 questions très claires et en s'appuyant sur les recherches les plus récentes, Jean-Paul Demoule raconte l'épopée des nombreuses espèces humaines successives, dont on ne cesse de trouver de nouvelles, leurs migrations et leurs mélanges. Il décrit leurs inventions - les outils, le feu, l'art, l'alcool, les armes, la roue, etc. -, leur alimentation, leurs vêtements, leur sexualité, leurs croyances, leurs maladies, leurs organisations sociales, leurs chefs. Enfin, il explique comment les humains, en inventant l'agriculture au Néolithique, firent exploser leur nombre, débouchèrent sur les premières villes et l'écriture, inaugurant un nouveau mode de vie dont l'Anthropocène n'est que l'une des nombreuses répercussions.

  • Où sont allés les plus aventureux des Phéniciens, des Égyptiens, des Grecs, des Romains ? Certains ont-ils déjà fait le tour de l'Afrique ? Que connaissent-ils à la fin de l'Antiquité du reste de la Terre habitée ? Où sont arrivés Indiens et Chinois ? Ces questions sont essentielles pour connaître l'étendue et l'intensité des relations entre les grandes civilisations.
    Dès l'Antiquité, Europe, Afrique et Asie étaient en contact. Il n'a pas fallu attendre Marco Polo ou les Grandes Découvertes pour voir des hommes et des femmes se déplacer et échanger marchandises et savoirs à très longue distance. De l'Islande au Vietnam, des côtes d'Afrique aux steppes de Mongolie, poussés par le vent de mousson comme le bateau du Palmyrénien Honaînû en route pour l'Inde ou au rythme lent des caravanes contournant le bassin du Tarim, marins, marchands ou ambassadeurs parcourent et décrivent des pays lointains. Ce que les Grecs connaissent et reçoivent de l'Inde, ce que les Chinois savent de Rome, ce que l'Inde emprunte à l'art et à la pensée grecs, sans négliger les expéditions dirigées vers l'Europe du Nord ou l'Afrique subsaharienne, un monde méconnu se découvre, où l'on trouve aussi bien des Indiens égarés sur les côtes danoises que des Grecs emportés par les vents à Zanzibar ou à Ceylan, tandis qu'un ambassadeur chinois hésite à se lancer sur le golfe Persique.
    À partir de textes, vestiges archéologiques et inscriptions, Maurice Sartre raconte les premières rencontres de trois continents, révélant à nos yeux la naissance d'un monde unique.

  • « Fouché, bien sûr, ne m'était pas un inconnu. Fouché de Nantes, le bourgeois impécunieux, le petit professeur en soutane des collèges de l'Oratoire, Fouché le conventionnel, le tueur de roi, le proconsul de Nevers et de Moulins, le mitrailleur de Lyon, le tombeur de Robespierre et le cauchemar de Napoléon, le ministre de tous les régimes, l'inventeur de la police moderne, le bâtisseur d'État, le théoricien et l'homme d'action, l'aventurier, le conspirateur et le parvenu. Assurément l'un des hommes les plus puissants de son époque, en tout cas l'un des plus étonnants. Rares sont ceux qui inventèrent de nouvelles règles du jeu sans attendre la fin de la partie. Fouché a été de ceux-là. » Emmanuel de Waresquiel fouille jusque dans ses moindres recoins la vie d'un homme aussi dissimulé que contradictoire. À l'aide de larges fonds d'archives - dont beaucoup sont inédits -, il dessine le portrait brillant d'un incroyable personnage jusqu'ici incompris et desservi par sa légende noire. Il nous donne ce faisant un Fouché d'une surprenante actualité.

  • Yann Le Bohec, grand historien militaire, nous livre ici une érudition vaste et authentique, une honnêteté intellectuelle scrupuleuse et un anti conformisme qui signe une pensée dynamique, et une passion pour l'histoire de Rome.
    Cet ouvrage part de l'histoire militaire pour proposer une nouvelle compréhension de l'histoire générale (histoire politique, économique, sociale, culturelle et religieuse). Il se présente comme un complément de La Guerre romaine parue en 2014.
    L'auteur a cherché à décrire puis à expliquer les succès de l'armée romaine sur dix siècles, et son échec final.
    Il a trouvé des guerres et des batailles oubliées par ses prédécesseurs.
    Il décrit les guerres et les batailles, menées par les Romains et aussi en tenant compte de leurs ennemis ; ces derniers ont été jadis négligés et pourtant il est indispensable de les connaître si l'on veut comprendre l'histoire.

    Le livre comprend 11 cartes et 57 planches, dont des inédits, qui permettront de comprendre le texte.

  • Une médecine existe chez les premiers hommes, un désir de guérir, quelques recettes, quelques usages, fragilement transmis de génération en génération. Vers 3 500 avant notre ère, entre l'Asie Mineure et les rives du Nil, les premiers médecins apparaissent : prêtres égyptiens, chirurgiens grecs, archiatres romains. La médecine révèle, dès son essor, une certaine cohérence, une continuité subtile, une sorte de fil rouge ténu qui trame toute son histoire en Occident. À travers les progrès parfois chaotiques de l'art de guérir, grâce à ses praticiens brillants comme à ses docteurs obscurs, avec leurs convictions, leurs angoisses, et leur passion, des fragments d'ossements paléolithiques aux prières aux dieux, de la philosophie grecque aux querelles entre l'Eglise et la science, de l'aspiration des Lumières aux terrifiants progrès dus aux guerres, ce sont finalement tous les cheminements de la recherche médicale qui s'offrent à notre regard.
    Au carrefour de l'anthropologie, de l'histoire culturelle, de l'histoire scientifique et de la philosophie, le livre de Roger Dachez nous plonge au coeur d'une extraordinaire aventure intellectuelle et humaine, avec ses génies connus ou méconnus, ses trouvailles révolutionnaires, ses périodes de stagnation et, finalement, d'extraordinaires progrès. L'augmentation de notre espérance de vie en Occident n'est-elle pas là pour en témoigner ?
    Un livre exceptionnel, accessible à tous.

  • Cléopâtre est la plus célèbre des reines de l'Antiquité et l'objet de tous les fantasmes : femme fatale, Égyptienne avide et cruelle, maîtresse et épouse des hommes les plus puissants de Rome... Elle fut en réalité la reine grecque d'un royaume prestigieux, dernier vestige de l'empire d'Alexandre le Grand.
    Avec un regard critique, utilisant textes, inscriptions, images et monnaies, Maurice Sartre écarte les mythes, brise les idées reçues et brosse le juste portrait d'une souveraine lucide et volontaire. En pleines guerres civiles romaines, Cléopâtre est consciente des limites de sa puissance mais porte loin ses projets politiques pour rendre à son royaume sa grandeur passée. Une femme d'État, en somme !

  • Cléopâtre

    Maurice Sartre

    Cléopâtre VII Théa Philopator est la plus célèbre des reines de l'Antiquité et l'objet de tous les fantasmes : femme fatale, Égyptienne avide et cruelle, maîtresse et épouse des hommes les plus puissants de Rome... Elle fut en réalité la reine grecque d'un royaume prestigieux, dernier vestige de l'empire d'Alexandre le Grand.
    La tradition, relayée par la littérature ou le cinéma, a imposé une image erronée de Cléopâtre, femme-déesse aux charmes envoûtants qui aurait réussi à contrer les assauts de Rome en séduisant César, s'alliant et se mariant avec Marc Antoine, luttant contre Octave jusqu'à sa défaite lors de la bataille d'Actium, et orchestrant son suicide comme l'acte final d'une tragédie.
    Avec un regard critique, utilisant textes, inscriptions, images et monnaies, Maurice Sartre écarte les mythes, brise les idées reçues et brosse le juste portrait d'une souveraine lucide et volontaire. En pleines guerres civiles romaines, Cléopâtre est consciente des limites de sa puissance mais porte loin ses projets politiques pour rendre à son royaume sa grandeur passée. Un homme d'État, en somme !

  • Les civilisations grecque et romaine ont tant façonné notre culture qu'outre notre langage, elles en imprègnent aujourd'hui encore chaque mode d'expression, du théâtre à la politique, en passant par la poésie, la musique, la philosophie ou la peinture.
    Se familiariser avec le monde complexe de leur mythologie, c'est mieux repérer les nombreux modèles que notre propre société a empruntés au monde antique. Grâce à ses articles érudits et détaillés, ce dictionnaire nous guide à travers les très riches récits qui nourrissent les mythes grecs et romains, dans lesquels monstres, guerres et intrigues sont légion et où les généalogies s'entrecroisent.

  • Une préhistoire des femmes est-elle possible ? Claudine Cohen fait état des nouveaux questionnements qui, à rebours des idées reçues, ont renouvelé la vision de la femme dans le cadre des sociétés et des cultures de la préhistoire.

    Chercher les femmes, au-delà des idées reçues et des stéréotypes échevelés qui ont régné des décennies durant : tel est le propos de ce livre. Aujourd'hui, de nouvelles découvertes et de nouveaux questionnements rendent enfin visibles ces femmes qui vécurent aux temps lointains de la Préhistoire, de l'aube du Paléolithique jusqu'aux confins de l'âge du fer.
    Que savons-nous des transformations évolutives de leurs corps et de leur apparence ? Quelles images les Préhistoriques nous en ont-ils laissées ? Comment penser le rôle de ces femmes dans la reproduction et la famille ? Quelles preuves pouvons-nous avoir de leurs tâches quotidiennes, de leurs réalisations techniques, de leurs talents artistiques ? De quels savoirs, de quels pouvoirs disposaient-elles ? Revenant sur les figures magnifiées et mythiques de la matriarche ou de la Déesse, Claudine Cohen s'interroge aussi sur les rapports de domination, de violence, d'exploitation que les femmes ont pu endurer dans ces sociétésdu passé.

    En éclairant sous un angle neuf la vie matérielle, familiale, sociale, religieuse des mondes de la Préhistoire, cet ouvrage vise à ancrer la réflexion actuelle sur la différence des sexes et le statut social des femmesjusque dans la profondeur des millénaires.

  • S'il n'eut sans doute que fort peu à voir avec le héros de Dumas, le véritable d'Artagnan se révèle, à la lecture des archives, un fascinant personnage. Charles de Batz Castelmore connut, grâce à sa seule valeur, une ascension sociale exceptionnelle au coeur du Grand Siècle. Autant qu'un habitué des camps et des sièges, le commandant de la compagnie des mousquetaires du roi est un personnage clef du système de pouvoir louis-quatorzien. Proche de Lionne, Le Tellier, Louvois, fréquentant Mme de Sévigné, d'Artagnan s'impose comme l'agent de confiance de Mazarin. Il est l'homme des missions délicates (l'arrestation de Fouquet, l'emprisonnement de Lauzun). Une mort glorieuse au siège de Maëstricht, en juin 1673, viendra clore la carrière de ce petit gentilhomme devenu grand seigneur... Cette biographie de Jean-Christian Petitfils, spécialiste du Grand Siècle et de l'Ancien Régime, est le fruit de multiples recherches d'archives ; comportant un grand nombre de documents inédits, elle a été couronnée par l'Académie française.

  • Lutte longue et âpre, les guerres médiques opposèrent pendant cinquante ans les cités grecques à l'empire perse. De la plaine de Marathon (490 av. J.-C.), où les hoplites athéniens mettent les troupes perses en déroute, jusqu'au choc de Platées (479 av. J.-C.) qui marque la fin des hostilités sur le sol grec, Peter Green rend intelligible et accessible ce vaste ensemble de conflits sanglants.
    De coups de théâtre en retournements dramatiques, il conte le quotidien des soldats et des citoyens, les stratégies militaires et les offensives, et donne l'éclairage indispensable à cet événement historique majeur, sans lequel l'histoire de l'Europe et de l'Asie eut été différente.

  • Les gaulois

    Jean-Louis Brunaux

    Des Gaulois, il faut retenir la brillante civilisation. Beaucoup de ce qu'on a attribué aux Romains leur revient. C'est tout un monde à redécouvrir.
    Les Gaulois ont exploité toute la Gaule, y installant de vastes exploitations agricoles ; ils y ont tracé de grandes voies rectilignes, facilitant déplacements et commerce. Curieux et ingénieux, ils sont à l'origine de nombreuses inventions dans la métallurgie, les métiers du bois, de l'habillement, etc. Par leur spiritualité, ils se distinguent de leurs voisins latins et grecs : des sages et savants (les druides) les ont initiés à l'immortalité de l'âme, à sa réincarnation ; mais, par leur vie politique et religieuse, ils en sont très proches : institutions de type « démocratique », magistratures annuelles, religion d'État se déroulant dans d'authentiques sanctuaires.
    Grâce aux sources littéraires antiques et aux résultats les plus récents de l'archéologie, c'est à une redécouverte des Gaulois que Jean-Louis Brunaux nous convie.

  • En 527, Justinien devient empereur romain d'Orient. Dès lors, le souverain de Constantinople poursuit un seul but : réformer, agrandir, unir son empire dans la même foi chrétienne et en faire la plus grande puissance du monde méditerranéen.
    Empereur « qui ne dort jamais », il unifie le droit avec le Code justinien et de nouvelles lois ; il bâtit de nombreux monuments, dont la basilique Sainte-Sophie de Constantinople ; il adopte une politique religieuse offensive envers les païens et les hérétiques et s'engage dans la définition de la doctrine orthodoxe.
    À l'extérieur, il défend l'empire contre les attaques de la Perse et des barbares. La reconquête de l'Afrique du Nord et de l'Italie est l'un de ses immenses succès. Si son long règne ne fut pas sans ombres, Justinien a conduit l'Empire romain à son apogée.

  • La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire.
    De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien ! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français".
    Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.

  • Dans ce dernier tome, c'est peut-être plus à travers l'événement que par le
    dépaysement des lieux, que l'auteur recrée le mystère et les limites d'une
    époque. Broadway 1959, c'est par le biais du théâtre que les signes avant-
    coureurs des affrontements raciaux se manifestent. Et puis, toujours aux États-
    Unis, c'est la société des alcooliques anonymes. Enfin, le procès Eichmann, en
    1961, résurgence d'un passé qui marque le présent. Journaliste, aviateur,
    résistant, romancier (La Passante du Sans-Souci, L'Armée des ombres, Les
    Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel (1898-1979) fut l'un des grands reporters du
    xxe siècle. Ami de Malraux, de Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert les
    guerres civiles irlandaise et espagnole, les premières tensions en Palestine,
    les vols transsahariens de l'Aéropostale comme la traite négrière en mer Rouge.

  • 1948. Le monde vit dans une paix fragile. Et voici qu'au Proche-Orient les
    armes recommencent à faire feu. On pouvait cependant espérer que l'indépendance
    et la reconnaissance de l'État d'Israël allaient enfin mettre un terme
    pacifique aux deux mille ans d'errance et de persécutions d'un peuple qui
    venait, précisément, de connaître le drame le plus sanglant de son histoire.
    Mais cette fois ce sont les pays arabes qui entendent priver Israël de la vie.
    C'est sur cette première guerre palestinienne que s'ouvre le quatrième tome de
    ses Grands reportages. Journaliste, aviateur, résistant, romancier (La Passante
    du Sans-Souci, L'Armée des ombres, Les Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel
    (1898-1979) fut l'un des grands reporters du xxe siècle. Ami de Malraux, de
    Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert les guerres civiles irlandaise et
    espagnole, les premières tensions en Palestine, les vols transsahariens de
    l'Aéropostale comme la traite négrière en mer Rouge.

  • Voyages en France

    Arthur Young

    Les célèbres Voyages d'Arthur Young sont une peinture saisissante de l'état économique, social et politique de la France à la fin de l'Ancien Régime et au début de la Révolution. Ce récit est écrit d'une plume aisée et spirituelle par un observateur remarquable et impartial, bien placé pour tout voir puisqu'il fréquente les milieux de la Cour, loge chez les La Rochefoucauld, et mène son enquête dans les auberges de rouliers comme dans les manoirs seigneuriaux et les salons nobles et bourgeois.
    Si l'agronomie est la principale de ses préoccupations, elle ne l'absorbe pas tout entier, bien loin de là.
    Il assiste par curiosité aux pompeuses cérémonies de la Cour de Versailles, au dîner du roi en grande cérémonie (" si j'étais roi, je balaierais les trois quarts de ces stupides formalités ! "), fréquente les théâtres de Paris et de province, écoutant avec un égal plaisir tragédies, comédies et opéras... ; par ailleurs, traversant la France à cheval, il reconnaît la beauté de nos routes mais les trouve désertes, vante le moelleux de nos lits mais déplore l'incommodité de nos auberges et la saleté repoussante de leur personnel, ne manque jamais de noter soigneusement les mérites ou les démérites des auberges où il s'arrête, note particulièrement si la table est bonne... C'est un peintre des moeurs en même temps qu'un observateur avisé de la vie publique. Ses jugements politiques sont souvent pénétrants, mais sont toujours ceux d'un Anglais : quand il apprend après le 14 juillet que l'Assemblée s'est mise au travail de la Constitution, il ne se retient pas d'écrire que si elle imite la Constitution anglaise, elle fera le bonheur de la France, mais que, si elle s'en écarte, toutes les calamités sont à prévoir.
    Dès son retour en Angleterre, Arthur Young prépara la publication de ses Voyages en France qui parurent en deux volumes dans le courant 1792. L'ouvrage obtint tout de suite un vif succès.

  • Fils de Saint-Malo, Jacques Cartier reste dans l'imaginaire collectif « le découvreur du Canada ». En 1534, ce capitaine courageux entre dans le golfe du Saint-Laurent. Il sera le premier à remonter « le plus grand fleuve qu'on ait jamais vu », ouvrant ainsi la route intérieure du continent nord-américain.
    Soutenu par François Ier, cet explorateur avisé espérait découvrir un passage vers Cathay et les routes de l'Asie. Il suscite des vocations d'aventuriers des océans et, grâce à lui, la puissance continentale française apprend à regarder au-delà de l'horizon. Un rêve qui prendra forme au siècle suivant avec la colonie de la « Nouvelle-France », fondée par Champlain sur ses traces.

  • 29 mai 1453 : Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé peut-être de manière excessive la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen - les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance héroïque d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.

  • Elle avait 29 ans, il en avait 19 et leur rencontre fut un coup de foudre. Ainsi commence l'une des plus extraordinaires histoires d'amour et de politique du Moyen Age, celle d'Aliénor d'Aquitaine, reine de France, mal mariée à Louis VII, qu'elle va bientôt quitter pour Henri, le jeune fils du comte d'Anjou, qui accèdera au trône d'Angleterre deux ans plus tard. Au-delà de cette union passionnée, Henri et Aliénor ont un sens inné de la politique. Tous deux vont en effet bâtir l'empire Plantagenêt qui, à son apogée, s'étendra de l'Irlande et l'Angleterre à la Normandie, la Bretagne, et jusqu'à la Guyenne. Ils auront huit enfants dont deux régneront sur l'Angleterre : Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre. Les historiens lui ont longtemps fait grief d'avoir été à l'origine des guerres qui pendant deux cents ans, ont opposé les royaumes de France et d'Angleterre. Mais sans conteste, sa personnalité écrasante domine tout le XIIe siècle occidental. Philippe Delorme rend donc à Aliénor d'Aquitaine sa véritable stature : celle d'une femme maîtresse de son destin, d'une souveraine lucide et lettrée, protectrice des artistes et des troubadours, qui s'éteignit à l'âge, exceptionnel pour l'époque, de quatre-vingt-deux ans.

  • En ce samedi 14 octobre 1066, Guillaume le Conquérant observe le déploiement impressionnant de ses hommes au pied de la colline de Senlac, près du port d'Hastings. Face à lui, le roi Harold prend position sur la crête et attend avec confiance l'assaut des Normands. Dans un bruit assourdissant, près de 20 000 hommes en armes s'élancent ; les acteurs d'une des plus grandes batailles de l'Occident médiéval entrent en scène.
    Si les conséquences de la bataille d'Hastings sont aujourd'hui bien connues, puisqu'elle signe l'acte de naissance de l'Angleterre, le vécu des combattants de cet affrontement épique est largement ignoré. C'est pourquoi Pierre Bouet nous entraîne au coeur de la mêlée, aux côtés des housecarls du roi saxon ou des chevaliers de Guillaume. La sanglante réalité d'une bataille médiévale nous apparaît alors, avec ses actes de bravoure et de lâcheté, ses violences et ses souffrances. Loin d'une histoire militaire froide où les conceptions stratégiques noient les réalités physiques et matérielles, ce sont toutes les passions humaines qui sont rapportées dans ce récit vivant. Alors laissons parler les armes : elles décidèrent en une journée du destin d'un royaume et de plusieurs milliers d'hommes.

  • Dans ce cinquième tome, entièrement consacré à l'Afghanistan, Joseph Kessel
    nous livre ses impressions de voyage, nous relate ses rencontres insolites,
    nous révèle les rites violents et magnifiques de ce peuple qui lui a inspiré
    l'un des plus célèbres de ses romans, Les Cavaliers. Outre l'attrait fascinant
    de découvrir un monde inconnu dans les pas d'un tel guide, il y a, pour
    quiconque s'intéresse aux cheminements de la création littéraire, un parallèle
    à établir, et une impression d'émerveillement à assister à la naissance d'un
    chef d'oeuvre. Journaliste, aviateur, résistant, romancier (La Passante du Sans-
    Souci, L'Armée des ombres, Les Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel (1898-1979)
    fut l'un des grands reporters du xxe siècle. Ami de Malraux, de Saint-Exupéry,
    de Monfreid, il a couvert les guerres civiles irlandaise et espagnole, les
    premières tensions en Palestine, les vols transsahariens de l'Aéropostale comme
    la traite négrière en mer Rouge.

  • Yann Le Bohec nous plonge dans la vie quotidienne des soldats romains à l'apogée de l'empire, de 31 av. J.-C. à 235 ap. J.-C. : qui étaient les hommes recrutés pour faire la guerre, comment se déroulait une journée au camp, comment les soldats conciliaient leur religion et leur métier, leur vie familiale et leurs loisirs, quelles étaient les punitions, corvées, récompenses...
    À partir des sources disponibles (les textes des grands auteurs, l'épigraphie, la papyrologie et la numismatique), et des nombreuses et récentes découvertes des archéologues, notamment les ostraka, les papyrus et les tablettes, l'auteur nous permet de comprendre pourquoi l'armée romaine du Principat a atteint un niveau d'excellence sans exemple dans l'histoire.
    Avec ce nouvel ouvrage, Yann Le Bohec, le grand spécialiste de l'armée romaine, apporte une contribution précieuse et originale à l'histoire militaire.

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