Textuel

  • La mode comme on ne vous l'a jamais racontée, ou plutôt les modes. Le pluriel est important dans le titre de cet ouvrage ambitieux qui repose sur une démarche radicalement neuve, ouverte et transversale. 500 pages, 400 images, une cinquantaine de focus aux angles originaux et surprenants rythmant les 7 chapitres chronologiques, ce livre au design somptueux est destiné à un large public : étudiants, enseignants, professionnels ou passionnés de la mode.

  • Alors que l'on célèbrera début 2016 les 25 ans de sa disparition, Gainsbourg est partout. Et plus qu'hier, car hier il était en avance. Christophe Marchand Kiss éclaire les intrications de la vie et de l'oeuvre grâce à une iconographie confiée par la famille et les proches, exclusive et attachante.

  • Nourrie d'une exceptionnelle documentation visuelle et conçue par le spécialiste reconnu, cette histoire mondiale de l'anarchie s'annonce comme le livre de référence.
    C'est un panorama construit en une centaine de séquences de 1848 à nos jours qu'a réalisé Gaetano Manfredonia. De la Russie au Japon en passant par l'Espagne, les Etats-Unis et la France l'auteur livre une série de récits captivants, mettant en scène acteurs et penseurs, étapes historiques majeures, contexte social et politique.

  • Peur de la misère, de l'autre, de la violence, de l'au-delà, et bien sûr au premier chef peur des épidémie : en explorant les mentalités de nos ancêtres du Moyen-âge, George Duby permet d'affronter plus lucide les dangers d'aujourd'hui. Réalisés à l'aube du troisième millénaire, son analyse et son récit demeurent d'une étonnante actualité et nous frappe autant par leurs différences que leurs similitudes.
    Le grand savant qu'était Duby joue à merveille le jeu de l'entretien : vif, clair et aussi captivant qu'accessible.

  • Première synthèse sur la photographie française de ces 50 dernières années, cette somme de 416 pages est signée de Michel Poivert, historien majeur de la photographie. Trois cent images et autant d'auteurs sont présentés grâce à des portfolios construits comme des expositions. Ce livre de référence vient combler un manque criant. Sa couverture en tissu rouge vermillon en fait un très bel écrin.

  • Après «L'architecture est un sport de combat», long seller avoisinant les 20000 exemplaires vendus, voici l'autre combat de Rudy Ricciotti contre la « beauté pasteurisée ».  Fidèle à sa réputation de pamphlétaire, le célèbre architecte livre dans cet entretien au vitriol une dénonciation de la tyrannie du bon goût officiel au profit d'une beauté non conforme.

  • Politique du clitoris

    Delphine Gardey

    • Textuel
    • 2 Octobre 2019

    Ce livre érudit et ironique présente une critique féministe et décoloniale des savoirs et des pratiques médicales concernant le siège du plaisir féminin : le clitoris. Construit à partir de situations concrètes, il se compose d'une quinzaine de récits souvent stupéfiants. Chacun d'entre eux débute par une citation allant d'un savant du Moyen-âge à Freud en passant par Louise Bourgeois. Une façon non académique de développer une histoire édifiante.

  • On en a beaucoup entendu parler, mais les a-t-on jamais vus ces fameux cahiers de doléances de la Révolution Française ? Publiés ici pour la première fois en fac-similés et commentés par l'excellent spécialiste Pierre Serna, ces inédits vibrent de l'espoir démocratique. Les extraits choisis aux quatre coins de l'hexagone incarnent la France des villes et des campagnes. Ces traces magnifiques de notre patrimoine républicain résonnent d'une étonnante proximité: l'impôt pour tous, l'abolition des taxes sur les produits de première nécéssité, une même justice pour tous, le mariage des prêtres, l'encadrement des loyers etc.. 

  • Rudy Ricciotti est un architecte qui a le sens des mots et le goût des sens et qui aime à se faufiler entre deux idées reçues.
    Dans cet ouvrage, l'architecte internationalement reconnu explicite les principaux combats qu'il mène depuis plusieurs décennies, interrogeant de manière iconoclaste les enjeux et les perspectives de sa profession. Avec un réalisme éloigné de toute langue de bois, il est question :
    Du salafisme architectural dominant les constructions contemporaines : une architecture qui refuse les signes de toute expression personnelle, pratiquant ainsi une forme d'exclusion contre les projets qui ne s'inscriraient pas dans le strict respect d'un minimalisme utilitaire à l'anglo-saxonne.
    De la fourrure verte dont se drapent tous les " tartuffes " au chevet de l'environnement avec comme étendard la norme HQE, alors qu'ils massacrent allègrement les savoirs faire des constructeurs, l'économie locale et la nature qu'ils s'imaginent défendre.
    De la pornographie de la réglementation dont les défenseurs et principaux bénéficiaires renouvellent le champ de pouvoir en multipliant règles et cadres normatifs, sans aucune concertation sur les réalités du métier.
    De la maîtrise d'ouvrage du Louvre et des coulisses du chantier du département des Arts de l'Islam, projet qui vit défiler trois Présidents de la République.
    Au gré des sujets, seront également abordés le lien entre art et architecture et quelques avis corrosifs sur d'autres travaux comme ceux de Rem Koolhaas.

  • Le célèbre couple de sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot livre ici une dénonciation impitoyable de la complicité des gouvernements avec le destructeur Dieu Argent. Fidèles à leur méthode rigoureuse, ils démontrent, preuves à l'appui, comment l'argent s'est transformé en une arme de destruction massive aux mains d'une aristocratie de l'argent qui fraye intensément avec celle du pouvoir. À l'heure du « Fillongate », de la violence délirante de Trump, de l'arrogance de Marine Le Pen face à la justice, ou de la mondialisation du droit de polluer à coups de « crédits carbone », l'indignation sociologique des Pinçon-Charlot est indispensable.

  • Si les «?mauvais garçons?» ont leurs héros, de Gavroche à Joey Starr en passant par James Dean, les «?mauvaises filles?» sont les invisibles de l'histoire.
    Dans cet ouvrage, Véronique Blanchard et David Niget dévoilent ces ombres fugaces qui surgissent au détour d'archives médicales ou judiciaires?: «?vagabonde?», «?hystérique?», «?fille-mère?», «?prostituée?», «?fugueuse?», «?cheffe de bande?», «?punk?», «?crapuleuse?»...
    Par le biais d'une vingtaine de portraits incarnés de «?mauvaises filles?» jugées immorales, de 1840 aux années 2000, ils rendent un visage et une histoire à ces destins orageux. Ils cartographient les lieux qu'elles traversent ou qui les enferment - lieux de perdition (fête foraine, guinguette, bal), de coercition (internat, couvent, prison, asile), de soumission (maison close, foyer familial).
    Étouffées et contraintes depuis des décennies par le poids des normes juridiques, religieuses, médicales, familiales, ces mineures «?incorrigibles et rebelles?» ont néanmoins fini, par leurs résistances, par devenir des actrices du changement social, culturel et politique.
    Alors, déviantes ou dissidentes??

  • Ce fut un scandale retentissant : La Marseillaise version reggae interprétée par Gainsbourg sous le titre «Aux armes et caetera». Un édito du très conservateur Michel Droit dans Le Figaro Magazine du 1er juin 1979 mit le feu aux poudres en attaquant Gainsbourg en tant que juif. C'est l'anatomie de ce scandale que présente ici Laurent Balandras

  • Figure majeure du féminisme et de l'anti-racisme, Rokhaya Diallo livre ici un concentré de ses combats en 55 tribunes. Perpétuellement attaquée, c'est en combattante qu'elle s'exprime avec détermination et pédagogie. L'ouvrage couvre 10 ans d'intervention sur des sujets qui dérangent et que Rokhaya a réussi à pousser sur le devant de la scène.

  • À Anvers, alors qu'il joue enfant au foot en culottes courtes, Harry Gruyaert va chercher le ballon dans les hautes herbes qui lui caressent les cuisses. La lumière est belle, son esprit s'échappe du terrain. Le photographe décrit ce moment comme une libération des sens, comme le point de départ de sa quête de sensations.
    Membre de Magnum depuis 1982, Harry Gruyaert décrit la photographie comme une expérience physique, un état d'excitation, une façon d'être présent au monde. Le monde, il le traduit en couleurs à une époque où le noir et blanc rafle la mise sur les cimaises des galeries.
    Héritier de la tradition américaine, très influencé par le cinéma, Harry Gruyaert a su créer une palette chromatique extrêmement personnelle, un rouge dense, un vert qui vibre, une manière de découper la lumière et ses ombres dans le cadre. Qu'il s'agisse de la Belgique, du Maroc, des États-Unis, de Paris ou de Moscou, aucun sujet ne compte en tant que tel. Tous constituent des réservoirs d'inspiration et d'impressions rétiniennes.
    Ce livre, à l'editing somptueux, est son premier livre rétrospectif.

  • Last call

    Harry Gruyaert

    Ce livre souligne la dimension hyper graphique de l'oeuvre d'Harry Gruyaert. L'aéroport est un concentré de son vocabulaire visuel : intensité des couleurs, géométrie des formes, transparence, jeux de lumière et reflets. Une exposition très grand format dans les aéroports d'Orly et Roissy présentera un choix de photos issues de "Last Call" sur 50 bâches 4 x 3.

  • Le droit peut-il réduire la violence ? Monique Chemillier-Gendreau nous transmet ici de précieux outils intellectuels pour résister aux formes actuelles de la violence, celle des administrations étatiques, celle du capitalisme militarisé comme celle des contre-pouvoirs fanatiques qui se développent à l'échelle mondiale. Une analyse et un appel qui sonnent terriblement juste à l'heure où les états européens se rejettent l'accueil du bateau humanitaire l'Aquarius.  

  • Miguel Benasayag sonne ici l'alerte face au danger que représente le pouvoir croissant des algorithmes sur nos démocraties. Car c'est au quotidien que la vie collective est insidieusement "prise en charge" par l'Intelligence Artificielle. Refusant la polarisation entre technophobes et technophiles, il livre un plaidoyer pour repenser la conflictualité en démocratie.

  • Voici enfin une rétrospective en français de l'oeuvre de Saul Leiter. Ce livre rassemble la plus importante sélection de photographies et de tableaux issus des archives Leiter et offre une plongée aussi poétique que sublime dans l'oeuvre du génie de la couleur. Un prix très accessible (35€) pour un  « petit beau-livre » de 312 pages généreux en images  avec ses 230 reproductions.

  • Première fresque historique sur la longue durée - 130 ans - portant sur l'ensemble des mouvements LGBT. Un rassemblement exceptionnel d'archives issues d'une quinzaine de fonds publics et privés. Des persécutions jusqu'aux premiers mariages homosexuels en passant par les années sida, Antoine Idier restitue l'ampleur des combats menés. De nombreux contributeurs et témoins incarnent la pluralité des points de vue, des mouvements, des générations.

  • On se demande souvent comment respecter l'orthographe. Mais l'orthographe est-elle respectable ? Mêlant texte, illustrations et bande dessinée, ce livre interroge avec humour notre orthographe en pointant nombre de ses absurdités. Une critique de l'orthographe française savante et cinglante mais en toute convivialité !

  • Avec 200 images anonymes de 1880 à 1980, ce livre explore l'histoire du travestissement à travers la photographie amateur. Chinée aux puces ou sur internet, cette collection rassemblée par Sébastien Lifshitz sera révélée aux Rencontres d'Arles en juillet prochain. Tout dans ces images nous surprend : audace des codes du genre chahutés, plaisir du travestissement, beauté des clichés anonymes.

  • Cette étonnante enquête d'Hugues Fontaine, basée sur de nombreuses archives publiques et privées témoigne d'un épisode peu connu de la vie d'Arthur Rimbaud : celui du photographe. Trois photographies inédites prises par le poète alors qu'il vivait en Éthiopie sont dévoilées ici. Une façon étonnante d'aborder l'histoire de la photographie et de découvrir une autre facette de la vie du plus mythique des poètes français.

  • Danser Pina

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    • Textuel
    • 15 Novembre 2018

    Qui de mieux pour évoquer l'oeuvre de Pina Baush que les fidèles danseurs de sa compagnie, le Tanztheater Wuppertal? Les récits de vingt-quatre d'entre eux incarnent la figure mythique de la danse contemporaine, aussi secrète qu'adulée. Les sublimes images de Laurent Philippe permettent de revivre toute l'oeuvre: solos, duos, trios, tableaux.

  • S'inscrivant dans l'actualité politique du débat parlementaire sur la loi bioéthique au printemps 2019, Daniel Borillo s'interroge : sommes-nous vraiement maîtres de nous-mêmes? Il propose ici une réflexion philosophique accessible sur des qestions sociétales majeures relatives à la vie, la mort, la sexualité ou l'intimité: GPA, transexualité, suicide assisté...

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