• Les chapitres : ils forment un récit, reprenant les grands thèmes et les chronologies (démographie, production, institutions, culture.).
    L'atelier de l'historien : le lecteur découvre la manière de travailler de l'historien. Cet atelier met en lumière les sources historiques et les débats d'historiens que la période a engendrés. Un atout majeur.
    Les annexes : indispensables pour comprendre le travail de l'historien, elles reprennent les repères chronologiques, les notices biographiques, la bibliographie par chapitre, la table des références iconographiques, les sources des textes, cartes et graphiques et l'index.

  • La guerre de Cent ans a-t-elle existé ? On le suppose, puisque les livres d'histoire, qui caractérisent ainsi le conflit entre France et Angleterre entre 1337 et 1453, l'affirment depuis le XIXe siècle. La guerre de Cent Ans n'a pourtant pas de fin officielle, puisqu'il n'y a jamais eu de traité de paix, et certains ont voulu faire remonter l'inimitié entre les Capétiens et les Plantagenêt au XIIe siècle. Face à cette alternative, le présent livre voudrait présenter la guerre de Cent ans comme la manifestation spectaculaire, entre la fin du XIIIe siècle et le milieu du XVe siècle, du passage à un nouvel politique. Les progrès de la souveraineté et de l'Etat royal ont en effet rendu caduque le partage féodal de la souveraineté entre seigneur et vassaux, poussant à la révolte le plus puissant d'entre eux, le duc de Guyenne qui était aussi roi d'Angleterre.

  • L'histoire de la France aux XIVe et XVe siècles est marquée par un conflit à rebondissements, qualifié par les historiens de « guerre de Cent Ans ». Le conflit connut plusieurs phases, entrecoupées d'accalmies. La durée du conflit, de même que les souffrances de ceux qui l'ont animé ou en ont pâti, interdisent de le réduire à l'écume des événements : c'est la raison du titre de cet ouvrage.
    Ce livre s'attachera cependant moins à la narration circonstanciée des détails de ces guerres, qu'à les comprendre comme éléments d'un contexte général. La trame du récit est ainsi subordonnée au développement chronologique des grands phénomènes qui marquent la période.
    La fin du Moyen Âge est marquée par trois phénomènes majeurs, d'ampleur européenne et qui s'inscrivent dans le temps long : une phase de forte croissance de l'État, une crise économique d'origine agraire après trois siècles de croissance et une crise démographique avec la réapparition de la peste en Occident après sept siècles d'absence. Les deux premiers phénomènes sont l'effet du modèle de développement de la civilisation féodale du Moyen Âge central, mais le dernier paraît exogène ; tous concourent cependant à précipiter le pays dans une des plus vastes dépressions de son histoire.

  • Neuf historiens ont mis leur science au service de l'histoire de Paris, pour en éclairer un aspect à la lueur de leurs propres travaux et des derniers acquis de la recherche. C'est ainsi que sont tour à tour abordées la question de la place des saints fondateurs dans la ville, celle de l'évêque, des enceintes, de la justice, de la bourgeoisie, de l'assistance, des femmes, de l'université, de l'aristotélisme, du roi en son palais et de la guerre civile.
    Ce sont autant de portraits d'une ville aux visages multiples qu'il est difficile de saisir dans son ensemble, mais leur mise en série permet ici de s'en faire une idée. Il en ressort néanmoins que Paris cumule déjà à cette époque les fonctions économiques, religieuses, intellectuelles, curiales et politiques, ce qui est unique en Occident où les villes peuvent rarement s'enorgueillir de plus de deux ou trois fonctions : Gand est avant tout une cité industrielle, Bologne une ville universitaire, Venise un pôle commercial...
    Cet épais feuilletage de fonctions variées est probablement l'explication de l'exceptionnel développement de Paris au Moyen Age.

  • Les historiens s'intéressant rarement au cadre urbain des séjours de la cour, ce livre vise à réconcilier l'histoire de la cour avec l'histoire urbaine en général, et avec Paris en particulier. Il s'agit d'un véritable livre collectif qui explore le problème de la présence physique du roi et de ses gens dans la ville, mais aussi celui des effets socio-économiques et politiques de la consommation curiale dans Paris. Comblant un angle mort de l'historiographie, ce livre montre comment Paris fut la ville de cour par excellence, de Philippe le Bel à la fin de l'Ancien Régime.

  • L'histoire économique est en déshérence. Médiévales la revisite sous l'angle du travail. Paris s'y prête très bien, car les statuts de ses corporations ont longtemps servi de modèle pour penser l'économie urbaine médiévale.

  • Ce travail collectif regroupant historiens, géographes et informaticiens, témoigne des profonds renouvellements de l'histoire médiévale et moderne de Paris grâce à l'analyse spatiale. Le plus ancien plan parcellaire de Paris (plans Vasserot 1810-1836) a été reconstitué dans un système d'information géographique, permettant ainsi d'analyser la morphologie urbaine et de la croiser avec diverses emprises sociales : localisation des enceintes, densités socio-économiques, spatialités du pouvoir seigneurial et royal, présence de la noblesse à Paris sont autant de dimensions de la fabrique de la ville bénéficiant d'un Éclairage nouveau.
    Ouvrage unique en son genre, richement illustré, Paris de parcelles en pixels est la synthèse d'une expérience unique et inédite jusqu'à aujourd'hui.

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