• L'ordre du temple est le premier exemple d'une création originale de la chrétienté médiévale occidentale : l'ordre religieux-militaire.
    Au me siècle, dans le vaste mouvement de la réforme grégorienne et de la croisade, le nouveau chevalier du christ, tel que saint bernard l'a magnifié, prononce les voeux du moine, vit selon une règle, mais agit dans le siècle. et de quelle manière ! puisque, pour sa foi, il combat, il tue et il meurt. créé pour protéger les pèlerins de jérusalem reconquise par les croisés, il étend sa mission à la défense des etats latins d'orient, puis à l'espagne de la reconquista.
    Sa mise en accusation brutale, en 1307, par le roi de france philippe le bel, fut suivie d'un procès inique et de sa suppression en 1312. l'ordre du temple est devenu le bouc émissaire d'un conflit qui le dépasse et qui fut exacerbé en france par la personnalité du roi et de ses conseillers : le conflit entre un pouvoir spirituel sur la défensive et l'etat moderne qui s'affirme en occident depuis le milieu du xiiie siècle.

  • Le 27 novembre 1095, à Clermont, le pape Urbain II lance un vibrant appel à la chrétienté : il faut aller libérer Jérusalem et les Lieux saints de la tutelle des musulmans. À compter de là et jusqu´au milieu du XIIIe siècle, les croisades se succèdent, la dernière se soldant par la mort de saint Louis. En réalité, les choses sont moins simples qu´il n´y paraît : Urbain II n´a jamais employé le mot « croisade », pour commencer. Et le Moyen Âge tout entier est travaillé par des mouvements collectifs, des pèlerinages exaltés, des guerres saintes, qui rendent la notion de croisade très difficile à appréhender. Aujourd´hui encore, elle suscite des débats houleux parmi les historiens.
    L´auteur de ce petit livre se propose de faire le point sur le sujet, en recourant - on le lui pardonnera - à une métaphore culinaire : « Que faut-il pour réussir une mayonnaise ? Un bol et une cuillère de bois, un jaune d´oeuf, de la moutarde, de l´huile. On mélange jaune d´oeuf et moutarde et l´on ajoute peu à peu l´huile, le tout étant vivement battu à la cuillère, salé et poivré. Et l´on obtient un objet culinaire complètement nouveau. Que faut-il pour qu´il y ait croisade ? Un contexte - favorable - de réforme, un pape inspiré, l´idée de la libération des Églises d´Orient, la guerre sainte, le pèlerinage pénitentiel, la rémission des péchés et Jérusalem. De cet amalgame (lui aussi divin, car inspiré par Dieu !) naît la croisade : une idée neuve, un objet historique nouveau. »

  • À l'origine de l'ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem se trouve un hôpital fondé dans la Ville sainte au milieu du XIe siècle pour héberger les pèlerins venus prier sur le tombeau du Christ. Pendant deux siècles, les frères accueillent des voyageurs, riches ou pauvres, malades ou non, portent assistance aux déshérités et délivrent des soins médicaux aux blessés de guerre.
    D'abord ordre religieux, il est investi de responsabilités militaires dès le XIIe siècle avant même de devenir pleinement un ordre religieux-militaire. Pour preuve, l'apparition de frères d'armes, engagés avec les Templiers dans la défense des Lieux saints et des États latins d'Orient, et la grande forteresse du Crac des Chevaliers, qui atteste aujourd'hui encore de l'importance des moyens consacrés à cette tâche.
    La Terre sainte, mais aussi la péninsule Ibérique, sont le terrain d'élection de leur engagement dans les combats et la défense des forteresses. Pour mener leurs missions sur le « front », ils peuvent s'appuyer sur des ressources accumulées à « l'arrière », dans la chrétienté latine d'Occident, grâce à un puissant réseau de maisons et provinces. Chassé de Terre sainte à la chute d'Acre en 1291, l'hôpital se replie à Chypre avant de s'établir à Rhodes à partir de 1310. Assiégé par Soliman le Magnifi que, il se réfugie à Malte fin 1521. De nos jours, l'ordre de Malte est revenu à la vocation charitable de ses débuts.

  • Le mystère des templiers exerce une fascination particulière chez nos contemporains. La simple évocation d'un grand-maître, d'une commanderie ou d'une baillie suffit à déclencher un puissant imaginaire, mêlant trésor perdu, guerre sainte et complot royal.
    Pour sortir des idées reprises en boucle, l'auteur, spécialiste incontesté des ordres religieux-militaires, réunit dans cet ouvrage une somme de données précises sur la réalité templière.
    Ni biographie collective ni dictionnaire, ce livre recueille et décompte toutes les informations mentionnées sur des templiers dans les procès et autres procédures qui s'étalèrent de la rafle du 13 octobre 1307 jusqu'à la fin de l'ordre en 1312.
    Origines, carrières, lieux... qu'ils soient chevaliers, chapelains, sergents, c'est tout un peuple qui surgit à travers les 2 336 templiers recensés, actifs pour le plus ancien depuis 1248, et 1 135 physiquement présents dans l'une ou l'autre des procédures.
    À la fois catalogue et base documentaire, cet ouvrage renseigne une période importante de l'histoire de l'ordre qui envoie alors massivement des recrues à Chypre dans la perspective de reprendre pied en Terre sainte.

  • Tournois, croisades, table ronde et amour courtois.
    Le inonde des chevaliers fascine et intrigue. quelle est la part entre l'imaginaire et l'histoire? i)e roland à lancelot, en passant par bayard et le roi arthur, alain demurger ressuscite les grandes figures de la chevalerie, explique les codes et les coutumes, les idéaux et les exploits. c'est la vie quotidienne et rêvée des chevaliers, des seigneurs et de leurs dames, des guerriers et de leurs légendes qui est ainsi contée.
    Ceux qui ont autrefois joué aux chevaliers et ceux qui y jouent encore trouveront là un guide du moyen ange épique et étonnant.

  • Les Hospitaliers

    Alain Demurger

    Alain Demurger examine tous les rouages de la puissance des Hospitaliers sans trop s'en laisser conter par les chroniqueurs du temps qui héroïsent ou diabolisent les ordres militaires. » André Burguière, Le Nouvel Observateur. « Avec passion, le médiéviste nous fait entrer dans un monde toujours fascinant qui a fait galoper plus d'une imagination. » Laurent Lemire, Livres Hebdo. L'ordre de Malte trouve ses racines dans un ordre religieux médiéval, les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Fondé pour héberger les pèlerins du XIe siècle, il se transforme dans le contexte de la croisade en un ordre « religieux-militaire » qui agit en Terre sainte, mais aussi en Espagne, et finit par constituer un réseau puissant de maisons et de province. Cette synthèse magistrale en retrace l'histoire, jusqu'au repli à Rhodes en 1317.

    Historien des croisades et des ordres religieux-militaires, Alain Demurger a publié de nombreux ouvrages, dont Les Templiers (« Points », 2008), Jacques de Molay(2007) et Croisades et croisés au Moyen Âge(2006).

  • - Comment christianiser la guerre ? Comment s'assurer un corps de soldats disposé à remplir fidèlement la défense de la chrétienté et sa mission de lutte contre " l'Infidèle " ? A ces deux questions, la chrétienté médiévale a répondu en créant des institutions originales : les ordres religieux-militaires. Des hybrides, des " monstres " selon l'expression d'Isaac de l'Etoile, vivant comme des moines et agissant comme des chevaliers : des chevaliers du Christ, " revêtus de l'armure de fer et de l'armure de la foi ". La Reconquista, les croisades ont favorisé l'expansion de ces ordres en Terre sainte, en Espagne et sur les rives de la Baltique. Avec la méfiance grandissante des monarques à l'égard de ces puissances militaires devenues parfois de véritables États et la substitution du thème de la mission à celui de la guerre, les ordres religieux-militaires perdent peu à peu de leur vitalité. C'est alors aussi que naissent les légendes et les rumeurs auxquelles Alain Demurger fait un sort en retraçant l'histoire de ces moines soldats et en analysant la genèse de la légende.

    - Maître de conférences à l'université Paris I, Alain Demurger est déjà l'auteur au Seuil de Templiers (Points Histoire, 2005) et Chevaliers et chevalerie expliqués à mes petit-fils (2009).

  • Méconnu, souvent mal jugé par la postérité, Jacques de Molay ne manquait ni de caractère ni d'ambition. Alain Demurger revient, dans cet biographie exemplaire de limpidité et de précision, sur le parcours du dernier grand maître du Temple qui périt, il y a 700 ans, sur le bûcher après avoir refuser de renier son ordre.  Par le seul véritable spécialiste des templiers en France.

  • Par une plongée en abîme au coeur des nombreux procès-verbaux des interrogatoires et dépositions de 231 templiers qui, parfois, résistèrent et défendirent leur ordre mis en accusation par le roi de France Philippe le Bel à partir de 1307, Alain Demurger, spécialiste des ordres religieux militaires et auteur de nombreux ouvrages sur les templiers, donne de cette persécution au jour le jour qui ne laissa rien au hasard, jusqu'à l'exécution du dernier grand-maître, Jacques de Molay en 1314, une vision saisissante.

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