• La beauté des paysages nous fascine. Un coucher de soleil, le ciel étoilé, une vallée verdoyante peuvent nous laisser muets d'admiration. Pourquoi le spectacle de la nature a-t-il autant d'effet sur nous ?
    Pour le savoir, Alexandre Lacroix nous embarque dans un voyage philosophique à travers les disciplines, les âges et les continents. On y croise Épicure, Kant ou Thoreau, mais aussi des peintres, des poètes, des spécialistes de l'évolution et de la biologie.
    On y apprend que la savane est le paysage préféré des humains. On y explore la façon japonaise d'apprécier une fleur ou un rivage. On s'initie à un courant philosophique jusque-là inconnu en France : l'esthétique environnementale. On dialogue avec des chercheurs du MIT ou des aveugles décrivant leurs plus beaux paysages. Et l'on visite certains lieux réputés pour leur beauté en France, en Angleterre, en Italie, en Patagonie...
    À mesure que l'enquête avance, nous découvrons que notre sensibilité à la beauté des paysages est constitutive de notre humanité. Mais qu'elle est menacée. Nous ne vivons plus autant que nos ancêtres au rythme du soleil et des saisons ; nos sens s'émoussent. La modernité nous éloigne de la nature. La crise écologique est donc liée à une crise esthétique : rendue insensible à la beauté de la nature, l'humanité se sent autorisée à la saccager.
    Aussi érudit que jubilatoire, cet essai permet à chacun de poser un regard plus lucide et plus émerveillé sur les paysages qui nous entourent. Un livre nécessaire, qui nous aide à renouer avec la nature, ses rythmes et sa majesté.

  • Si nous sommes sincères, il faut bien avouer que nous ignorons notre raison d'être sur Terre. La solution à l'énigme de l'univers et de la vie nous est cachée. Est-ce une raison pour désespérer ? Bien au contraire, on peut prendre appui sur cette incertitude. Socrate avec son « Je sais que je ne sais rien », Montaigne avec son « Que sais-je ? » nous ont montré le chemin.
    En suivant les enseignements des Sceptiques de l'Antiquité, ces philosophes injustement méconnus, j'ai cherché à élaborer une philosophie morale adaptée à notre temps. Elle tient en quatre préceptes, dont l'explication complète occupe l'ensemble de cet ouvrage : « Ne perds pas ta vie à poursuivre un but illusoire ; ne choisis jamais ; obéis toujours à ton désir le plus grand ; admire aussi souvent que tu le peux les apparences de ce monde ».
    A. L.

  • La Muette

    Alexandre Lacroix

    Il existe, à quelques kilomètres de Paris, un lieu méconnu, même si des événements majeurs s'y sont déroulés : la cité de la Muette. À l'origine, elle devait être un fleuron de l'architecture française. Dessinée par deux grands architectes, elle représentait une réponse au Bauhaus allemand, et une révolution du logement populaire. Mais le chantier a été interrompu avant-guerre et, de 1941 à 1944, la Muette est devenue le camp de Drancy, administré par les gendarmes et les nazis. Depuis ces bâtiments, soixante-sept mille Juifs furent déportés.

    Le destin de cette cité, qui concentre ce qu'on ne veut pas voir à la fois dans l'histoire et dans la société françaises, ne s'arrête pas là : après la Libération, elle a été aménagée pour y créer des logements sociaux. Les anciennes chambrées des détenus, cloisonnées à la va-vite pour faire des studios et des deux-pièces, sont encore habitées de nos jours.

    Dans ce roman choral, l'auteur nous invite à suivre le parcours de deux personnages attachants, Elsa, détenue en 1943, et Nour, un jeune Beur d'aujourd'hui. Ils n'ont pas la même langue, pas le même rapport au désir ni à la mort, mais leurs histoires s'entremêlent et se répondent. Si bien qu'au croisement de leurs monologues, on croit entendre les voix de la Muette.

  • Jardin du Luxembourg. Un homme s'adresse à une femme qu'il s'apprête à rejoindre : il lui raconte l'histoire des mythiques chaises du Jardin, lui parle de La Nausé de Sartre, fait un détour par la Fontaine Médicis...
    Puis il poursuit « en sa compagnie » une exploration sentimentale et savante de Paris. À chaque rue traversée sont convoqués des anecdotes méconnues, des auteurs oubliés et célèbres ou des souvenirs personnels, du temps où le narrateur visitait de nuit les catacombes, escaladait les toits de Paris ou rencontrait à la bibliothèque la femme qui l'attend aujourd'hui.
    Dans ce récit aussi érudit qu'accessible, Alexandre Lacroix réussit à partager sa connaissance époustouflante de la ville et à mettre en scène un Paris intime et éternel. Et, ce faisant, il transforme ce roman géographique en un singulier voyage amoureux.

    Portrait d'Alexandre Lacroix par Arnaud Février © Flammarion

  • Vingt-quatre siècles après la mort de Socrate, il est temps qu'on cesse de prendre les idées pour des divinités célestes, intimidantes et hautaines. D'en finir avec ce préjugé que les grandes notions de la philosophie flotteraient au-dessus de nos têtes, qu'elles appartiendraient à une réalité à part, inaccessible.

    Philosopher n'est pas simplement affaire de spécialistes et d'érudits. Cela ne s'apprend pas forcément dans les manuels, bien au contraire : il s'agit d'abord d'un acte de pensée accessible à chacun, pour peu qu'on ait confiance en son jugement et qu'on fasse l'effort de réfléchir à sa propre condition.

    Fort de cette conviction, Alexandre Lacroix aborde ici des thèmes comme le désir, le courage, l'histoire, l'érotisme, la nature, le langage, le vieillissement, ou Dieu...

    En partant à chaque fois d'une expérience vécue, d'un rêve marquant, d'une conversation entre amis, du souvenir d'un être disparu, de la contemplation d'un paysage, il montre que loin d'être des constructions abstraites, les idées naissent le plus souvent d'un rapport concret au monde. Et qu'avant d'être une discipline scolaire, la philosophie est bien une émanation de la vie.

    Pour que la philosophie descende du ciel rassemble dix années d'écrits d'Alexandre Lacroix dans Philosophie Magazine.

  • En une génération, le numérique a bouleversé nos vies : nos relations amoureuses, amicales, professionnelles, économiques. Plus profondément, il modifie notre rapport au savoir, à l'histoire, à notre corps, à la mort. Nous avons du mal à mesurer les conséquences, gigantesques, de cette révolution, qui se déroule pourtant sous nos yeux.
      Pour nous éclairer, Alexandre Lacroix, écrivain, directeur de la rédaction de Philosophie Magazine, a choisi de suivre de près trois hommes, dont la démarche soulève des questions majeures pour notre temps. Son essai se lit comme une enquête.
      Les corps se connectent à la machine Dans la Silicon Valley, des chercheurs, programmateurs ou médecins, financés entre autre parle milliardaire philosophe Peter Thiel travaillent à un nouveau projet, aussi passionnant que démesuré : connecter le corps à la machine, et repousser ainsi les limites de la mort. Utopie technophile ou connexion salvatrice ?


    Les rapports entre l'Etat et le citoyen changent De son refuge en Angleterre, Julian Assange démontre qu'il n'est plus possible de penser l'État, la surveillance ou la liberté des citoyens comme hier. Les diffusions de documents confidentiels par des sites comme Wikileaks et les révélations des lanceurs d'alerte ont rendu caduque nos repères. Comment l'action politique va-t-elle désormais se mener ?


    L'histoire peut-elle encore s'écrire ?

    Au Paraguay, un certain Philippe, qui se définit comme un "truther", terme que certains traduisent par "conspirationniste" révèle l'existence d'armes et de sociétés secrètes. Avec Philippe se pose la question de savoir comment démêler, dans l'histoire actuelle, le vrai du faux, l'événement du fantasme.
      De ce tour du monde, on ressort ébranlé : le Web est une révolution dont on commence tout juste à sentir les effets.
       

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