• André Grabar, qui fut professeur au Collège de France, propose dans cet ouvrage une interprétation de l'iconoclasme byzantin (728-843) en étudiant directement les oeuvres d'art (ainsi que les médailles et les sceaux) autour desquelles se déroula le conflit connu sous le nom de « querelle des images ». Le livre comprend trois parties :
    Un essai sur le problème de l'image religieuse, païenne et chrétienne avant le commencement des persécutions des icones par les empereurs byzantin (726) ; une partie centrale qui envisage le sort de l'image sacrée pendant les persécutions (726-843) et une troisième partie qui traite des arts religieux byzantin après la fin des persécutions (843).

  • L'élongation des membres, la frontalisation des volumes, l'effacement du modelé, l'hiératisme des poses, le décharnement des figures, la recherche du type et du signe - autant de traits de l'art byzantin dont le grand historien andré grabar repère la source dans les courants néo-platoniciens du iiie siècle après j.
    -c. il montre au travail dans l'image une conception spiritualisée de la matière. l'artiste doit - par des moyens purement esthétiques - conduire le spectateur :
    - à se détacher du sensible ;
    - à " ouvrir les yeux de l'esprit " ;
    - à contempler le divin dans les choses.
    Le texte sur " plotin et les origines de l'esthétique médiévale " (1945) - célèbre et depuis longtemps introuvable - est complété par une conférence de 1948 sur " la représentation de l'intelligible dans l'art byzantin médiéval ", et précédé d'une mise au point plus générale sur les rapports constants et problématiques du moyen âge et de l'antiquité païenne.

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