• Sumer

    André Parrot

    " L'Univers des Formes ", collection voulue par André Malraux, est la plus prestigieuse Histoire universelle de l'art. En vingt volumes, cette nouvelle édition présente les grandes civilisations et l'histoire de leurs chefs-d'oeuvre, de la Préhistoire au déclin de la Rome antique. Avec Sumer apparaît, dès la fin du IVe millénaire, dans la basse plaine du Tigre et de l'Euphrate, la première civilisation urbaine. Elle va s'étendre à l'ensemble de la région d'entre les fleuves, cette Mésopotamie dont les cités manifestent, aux IIIe et IIe millénaires, une extraordinaire puissance créatrice, qui se poursuivra au ler millénaire, période que couvre un second volume Assur. Etendard d'Ur, stèle d'Hammurabi, sceaux-cylindres représentant Gilgamesh, céramiques de Samarra, portraits de Sargon, statues de Gudéa, peintures du palais de Mari, vases d'Uruk, ziggurats d'Ur et d'Agarquf... au-delà de la création artistique, c'est l'esprit de l'univers religieux, du monde palatial et des habitants des cités du bassin des Deux Fleuves qui resurgit là. Le texte d'origine d'André Parrot, illustré par une documentation photographique largement en couleur, est introduit par une nouvelle présentation et augmenté d'une bibliographie mise à jour dues à Jean-Claude Margueron, directeur émérite à l'Ecole pratique des hautes études et directeur honoraire de la mission archéologique française de Mari.

  • Assur

    André Parrot

    Prolongement du premier volume de la collection, consacré par André Parrot à Sumer, Assur prend le relais, illustrant la culture de l'Orient mésopotamien et iranien, de l'émergence de l'Empire assyrien (IIe millénaire av. J.-C.) jusqu'à la conquête d'Alexandre le Grand (356-323 av. J.-C.).
    Les lions androcéphales du palais de Khorsabad, les chasses d'Assurbanipal sur les reliefs de Ninive, les peintures de Til-Barsip, les ivoires de Nimrud, les portes en bronze de Balawat, les briques émaillées de Babylone, comme les défilés royaux de Suse et de Persépolis donnent à voir et à comprendre un monde qui était celui de la Bible, un Orient dont les traces sur le terrain sont aujourd'hui en péril, mais dont l'héritage culturel a été fondamental.
    Le texte d'origine d'André Parrot, illustré par une documentation photographique largement en couleur, est introduit par une nouvelle présentation et augmenté d'une bibliographie mise à jour dues à Jean-Claude Margueron, directeur émérite à l'École pratique des hautes études et directeur honoraire de la mission archéologique française de Mari.

  • Etre le premier à toucher, après quelque quatre, cinq ou six mille ans, l'objet précieux qu'on a vu sortir de terre, être le premier à pénétrer dans quelque caveau oú sur le sol de la chambre sépulcrale on peut encore discerner l'empreinte des pieds nus de ceux qui rendirent les derniers devoirs à quelque auguste défunt, anonyme ou au contraire rapidement identifié, rien n'égale ces heures-là.
    Mais l'archéologue ne se contente pas seulement de se réjouir d'avoir à son actif ces "grandes heures" qui ne sont pas accordées à tous. il y a, ce qui compte encore plus, cette approche d'hommes qui ont depuis longtemps fermé leurs yeux aux horizons terrestres et que l'on s'efforce d'appréhender dans leur âme et dans leur pensée. a celui qui gravit aujourd'hui les escaliers de certains ziggourats babyloniens sera peut-être offerte la vision de ces cohortes sacrées, montant et descendant, tels les anges de l'échelle de jacob à béthel.

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