• Les photographies anciennes révèlent un Paris que nous ne connaissons plus. Ou à peine. Le plus surprenant est qu'en contemplant ces scènes de la vie ordinaire on croit entendre les appels des marchands des quatre saisons, le martèlement des sabots des chevaux sur le pavé, les cris des gamins s'égaillant en riant sur les trottoirs. Arrêt sur images.

    De Saint-Thomas d'Aquin aux Invalides, de l'École militaire au Gros Caillou, le 7e arrondissement offre différents visages. Les hôtels particuliers du noble faubourg cultivent leur entre-soi, tandis que la foule se presse aux soldes du Bon Marché. La dentellière de la rue du Bac travaille à l'ancienne, les soldats de l'École militaire prennent des poses avantageuses à la terrasse des cafés et c'est encore le Nord-Sud qui dessert le carrefour Saint-Germain-Raspail. À la tour Eiffel, le marchand de coco fait de bonnes affaires ; sur la frontière opposée de l'arrondissement, la file d'attente s'étire devant la piscine Deligny.

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