• Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites.
    Son travail vise à promouvoir le « possible ignoré », sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation.
    Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.

  • Comment associer ce mot archaïque et désuet - « urbanisme » - au plaisir de faire la ville, à la modernité, à l'appétence pour toutes les disciplines, toutes les évolutions de modes de vie, de modes de faire, d'inventions sociales et technologiques ? Ariella Masboungi livre ici ses réflexions, ses convictions, ses «leçons» du projet urbain, persuadée que la ville est la clé du développement durable et que c'est elle, et non l'Etat, qui sait innover, qu'il faut picorer dans les expériences européennes, capitaliser et diffuser, mais surtout impulser de nouvelles directions au service du bien public et du plaisir que la ville porte par définition.

  • Théâtre de grandes opérations urbaines et architecturales et d'initiatives citoyennes, Berlin fait malgré tout face à une pénurie d'argent public et à un déficit abyssal. La gentrification en cours et la montée des prix des logements la rendent aussi moins désirable.
    La nouvelle coalition à la tête de l'agglomération berlinoise entreprend aujourd'hui une nouvelle stratégie urbaine visant à mieux accueillir la croissance démographique et l'attractivité qui draine habitants, touristes et capitaux. Plus participative et moins favorable à l'automobile, la ville cherche à croiser les méthodes (partenariat public/privé ; initiatives citoyennes/ actions sociales et économiques). Ce livre explore la capacité de Berlin à ne pas se banaliser et à rester un creuset d'innovation.

  • Comment la recherche peut-elle nourrir l'action et se mettre à portée des décideurs et des professionnels ? Pierre Veltz, ingénieur, sociologue et économiste, chercheur passé à l'action dans la mission préfigurant la métropole francilienne et dans le cadre de l'opération d'intérêt national sur le Plateau de Saclay y répond clairement.
    La croissance des métropoles se fait-elle au bénéfice ou au détriment des autres territoires ? Y a-t-il divergence entre la France des villes et une ruralité oubliée? Y a-t-il fracture entre la France intégrée des métropoles et une périphérie sociale et territoriale, laissée pour compte par les élites politiques et économiques ? L'ouvrage explore les pistes offertes à travers des confrontations avec architectes, urbanistes et responsables institutionnels.

  • Fidèle à la longue tradition d'aménagement de son territoire artificiel, Amsterdam, plus que jamais, innove : performante (mobilité, énergie et écologie), elle s'imagine en laboratoire démocratique et économique.
    Quand elle fut confrontée à la baisse des ressources publiques, elle a su maintenir une dynamique de projet en réinventant la stratégie publique. Selon quels partenariats ? Avec quels financements ? Suivant quelles priorités ? C'est à ces questions que se consacre cet ouvrage, montrant qu'en ouvrant le champ du projet à tous les acteurs de la ville, en renforçant l'articulation entre stratégie collective et réalisations public-privé, en misant, enfin, sur l'expérimentation grandeur nature, Amsterdam s'impose comme ville modèle. Un zoom kaléidoscopique sur une démarche exemplaire.

  • Extension du domaine de l'urbanisme porte le message de Frédéric Bonnet, Grand Prix de l'urbanisme 2014, pour offrir stratégie et qualité urbaine à tous les territoires. Penser le rural comme l'urbain, les lisières de ville, la nature comme structure de l'urbanité et comme support des déplacements doux, la contrainte des risques comme moteur d'une amélioration incrémentale du territoire. Faire en sorte que toute action architecturale serve l'urbain, que la difficulté soit le prétexte à inventer d'autres manières de penser le projet, économe, frugal parfois, mais toujours efficace pour que la durabilité devienne source d'inventivité et de plaisir.
    Extension du domaine de l'urbanisme soutient aussi le propos des nominés : Alfred Peter, pour que le transport soit le levier de la qualité urbaine, et Pierre Veltz, pour que le territoire nourrisse l'approche métropolitaine et fonde la régénération de la productivité urbaine.
    L'urbanisme de demain se réinvente aux côtés des grands projets pour trouver les voies d'une concrétisation féconde en matière de qualité architecturale, urbaine, économique et sociale, dans une ère où la sobriété s'impose sans renoncer à l'ambition de mieux faire la ville pour tous.

  • Comment le projet urbain peut contribuer à faire la ville durable.
    Face aux peurs liées aux dérèglements environnementaux, aux crises économiques et sociales, le renouveau des projets urbains est un message d'espoir. Ce livre présente des projets urbains innovants qui dessinent une nouvelle donne, renouent avec des savoirs anciens, mettent des techniques en constante progression au service des projets et assument un rôle croissant de la société civile. Affrontant le triple défi de la connaissance, de l'engagement politique et de l'évolution comportementale et démocratique, les projets urbains, qui savent établir des liens entre les hommes, les espaces et les fonctions, sont capables d'anticiper l'avenir et d'oeuvrer à une meilleure équité sociale et territoriale.

  • Si la notion d'art public apparaît maintenant entendue de tous, elle n'épuise point l'apport des artistes à la fondation ou refondation de la ville. Parce que leur démarche à pour objet un dévoilement du monde, ces derniers contribuent à révéler le caractère des lieux ou espaces. Ainsi, en concourant non plus seulement à l'embellissement de la ville via la statuaire ou les fameux " 1 % ", mais à l'élaboration même du projet urbain, ils participent à la réflexion sur le devenir de la ville contemporaine. De la sorte les interventions artistiques en milieu urbain ne sont plus la transposition en extérieur de l'art muséal mais une nouvelle dimension de l'aménagement.

    À visiter les oeuvres d'artistes comme Andrea Blum, Daniel Buren, Nathalie Dubois & Mustafa Sanaoui, Bill Fontana, Dani Karavan, Yann Kersalé, Tania Mouraud et bien d'autres créateurs dont Dominique Perrault à observer les nombreuses expériences en Allemagne, France, Hollande ainsi que par le monde, se dessinent des horizons poétiques, des rêves, se racontent des histoires, s'expriment des ambiances qui appellent le plaisir, l'émotion. Le regard, libre des contraintes usuelles, aide l'artiste à explorer des voies inédites. Éphémère ou pérenne, leur apport peut être essentiel : offrir plus de sens, créer des liens entre les lieux, entre les hommes, proposer un travail sur la mémoire, sur le visible et l'invisible, faciliter l'appropriation sociale et l'identification.

    Venant après Penser la ville par le paysage et Penser la ville par la lumière, cet ouvrage, dernier de la trilogie, analyse les conditions de l'intervention désormais courante d'un artiste dans l'espace public mais aussi l'hypothèse plus ambitieuse de son travail sur le territoire, en amont de l'élaboration d'un projet urbain.

  • L'agence TER se caractérise par un tropisme étranger affirmé qui s'incarne dans une quantité de projets à l'international (Los Angeles, Shanghai...), par un investissement sur le long terme, par l'abord des très grands territoires (projet transfrontalier «Métropole verte», Belgique, Pays-Bas et Allemagne), enfin par une très forte dimension écologique.
    Cette agence prône un « urbanisme des milieux vivants », portant une attention fine à la géographie et à l'héritage des territoires, renversant la contrainte, notamment celle provoquée par l'eau, pour composer des projets liant les espaces et les hommes. La relation à la nature est au coeur de son approche, génératrice de spatialités différentes pour des espaces publics renouvelés, comme les « places-parcs », nouvelles centralités de la ville.

  • Le futur énergétique est déterminant quant à l'évolution du modèle urbain, à l'action sur le territoire, sur les projets urbains et sur la ville existante. Et pourtant la technique reste maîtresse alors qu'elle ne compte que pour une part dans la sobriété espérée.

    Cet ouvrage présente des innovations de tous types et présente, acteur par acteur, ce que chacun peut faire isolément et en coopération avec les autres, de l'État à l'individu en passant par l'aménageur, la collectivité, les urbanistes et les acteurs privés.

    Si les ambitions de transition énergétique des territoires sont relativement partagées, les solutions s'inventent au quotidien. Nombre d'acteurs testent des solutions et s'interrogent sur le rôle de chacun pour servir cette ambition.
    Ce sont des explorateurs : ils redéfinissent leur métier en essayant d'imaginer comment utiliser le climat au mieux dans leurs projets, ce que la gestion locale de l'énergie oblige comme nouveaux montages, comment mettre les usagers au coeur de cette révolution.
    Ce sont des mutants : tous sont obligés de sortir de leurs prérogatives et de leurs compétences, ils font émerger une jeune génération de capacité techniques, économiques et décisionnelles nouvelles qui esquissent la nature des acteurs des territoires demain.

    Cet ouvrage novateur montre comment tirer parti de ces innovations pour qu'elles deviennent légion et non l'exception, et analyse l'articulation entre elles pour que l'exceptionnel devienne l'ordinaire.

  • Ce livre explore l'inventivité à l'oeuvre dans la légendaire ville de New York sous la mandature de Michael Bloomberg, maire de la ville de 2002 à 2013. Poursuivant la dynamique impulsée par ses prédécesseurs, Bloomberg a donné un nouvel élan à l'évolution du Grand New York par une réinvention de la planification - PlaNYC - et par le renouveau des règles, incitant tous les investisseurs à réaliser les enjeux de qualité urbaine souhaitée par la Ville.

  • Ciseleur de l'espace public, Gérard Penot est le défenseur du piéton pour lequel il dessine la ville à hauteur d'homme. Il se fait spécialiste des espaces publics frugaux, justes et efficaces. La route n'est plus dessinée pour les seuls automobilistes et se borde d'espaces de vie traités en ramblas avec des rez-de-chaussée transparents fabriquant une ville aimable au piéton. Une réussite rare. Démonstration est faite que la sobriété des interventions peut être synonyme de qualité et de durabilité. Face aux déséquilibres urbains, les réalisations de Gérard Penot montrent une exemplarité en matière d'ambition, de concertation, de rencontre et d'échanges avec les habitants sans techniciser la démarche.
    Ce qui l'intéresse, c'est le processus de fabrication collective, c'est le projet humain.

  • La ville du XXe siècle a été profondément imprégnée par la logique automobile, car la voiture a véritablement révolutionné les possibilités individuelles de déplacement et fortement inspiré aménageurs, urbanistes et architectes, de la grande échelle de la forme urbaine au détail de l'aménagement et de l'esthétique de l'espace public, jusqu'à atteindre une situation quasi hégémonique que les nouvelles contraintes économiques et environnementales exigent de repenser.
    Comment cette ville peut-elle évoluer avec une redéfinition du rôle de l'automobile, sans la stigmatiser, et un rééquilibrage des autres modes de déplacement individuels et collectifs et de leurs espaces respectifs ? La voiture a encore, très certainement, une longue vie au regard de sa souplesse inégalée, de l'accessibilité généralisée qu'elle offre et de l'attachement que les usagers lui témoignent. Mais elle semblerait avoir perdu en Europe la bataille symbolique et son usage se modifie déjà considérablement insistant davantage sur son rôle de service que sur sa possession. Elle deviendrait ainsi plus un outil qu'un symbole, plus un usage qu'une propriété.
    Redéfinir les rapports entre ville et voiture est à l'ordre du jour lorsque la mobilité croît et se diversifie ce qu'induisent les nouveaux modes de vie nomades et multiples. Dans les villes dessinées pour et par la voiture, l'enjeu est de créer un espace public d'abord conçu pour le piéton sans exclure cet instrument de flexibilité qu'est la voiture. Trois types d'espaces urbains contrastent quant à leur aptitude à organiser un meilleur équilibre entre urbanisme et transports : les centres urbains, les grands territoires et - l'entre-deux - la « ville intermédiaire ».
    La part de la voiture individuelle, ou du moins sa propriété, est-elle appelée à se réduire ? Quel impact cela aura-t-il sur l'espace public à toutes les échelles ? Cela touchera-t-il l'organisation des métropoles ? Autant de questions qui alimentent une réflexion riche, de nature à modifier sensiblement les modèles urbains ainsi que la gestion des agglomérations.

  • Madrid, capitale espagnole aux dimensions du Grand Paris, s'engage dans une démarche a priori utopique : faire la ville pour tous et avec tous. Quel pari pour une équipe municipale issue de la société civile avec à sa tête l'atypique Manuela Carmena. À la clé, trois principes : la solidarité, qui se traduit par un changement de modèle urbain au profit de la proximité et de la régénération de l'espace public ; la participation, au travers de la présence des élus dans les quartiers et de la création d'une plate-forme citoyenne participative ; et enfin la créativité, en continuité avec la longue histoire des laboratoires citoyens de Madrid. Ce livre offre une lecture de l'expérience madrilène en cours, dont peuvent s'enrichir les autres villes européennes et leurs habitants.

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