• Le long des rives du Nil, il y a très longtemps, vivaient des paysans, des prêtres, des scribes, qui vénéraient les pharaons comme des dieux...

  • Meryptah et le mystère de la tombe de Toutânkhamon Illustré par Hélène GEORGES Le pharaon Toutânkhamon vient de mourir, sa tombe se trouve dans la Vallée des Rois ; on raconte qu'elle renferme des richesses encore jamais égalées. Fils d'artisans chargés de décorer les sépultures royales, Meryptah et Nakht habitent dans un village à Thèbes-Ouest. Un soir qu'ils jouent dans les montagnes, les deux garçons perçoivent des voix : des voleurs sont en train de piller le riche tombeau de Toutânkhamon. Pour les enfants, c'est le début d'une dangereuse aventure au coeur de la vallée interdite, pour tenter de protéger les trésors sacrés du pharaon.

  • Voyager à travers l'egypte des millénaires anciens en regardant les temples, les pyramides, les villes tels qu'ils furent au temps de leur splendeur, devient un rêve accessible.
    Grâce au talent de jean-claude golvin, l'aquarelle nous restitue la vie au temps des pharaons.
    Ce guide unique permet d'appréhender clairement les sites anciens. un texte concis les replace dans leur contexte religieux, économique et historique.
    Il est un compagnon indispensable du visiteur qui veut comprendre le secret des pierres et des vestiges qui, souvent dénaturés par le temps, s'offrent sous un jour nouveau à ses yeux.

  • Dans la Grèce d'avant Alexandre le Grand, l'art des jardins n'existe pas. Les reliefs accidentés, les rivages découpés et les îles aux climats rudes restent des espaces peu adaptés à l'émergence de parcs, tels qu'ils existent en Mésopotamie ou en Egypte. L'homme est marin autant que paysan ; ceci ne signifie pas l'absence de jardins, mais plutôt une forme particulière de relation à la nature. En marge de celui qui oeuvre physiquement, le philosophe, dans sa lente maturation des concepts, perçoit intimement les détails de la flore sauvage, des prairies spontanées et des arbres sacrés. Il s'inspire de la beauté de la nature comme symbole de l'oeuvre divine. L'aspect contemplatif est omniprésent, de même que la déambulation savante. Mais le philosophe n'est pas jardinier ; il n'évoque que rarement le travail de la terre. Aristote et Théophraste inaugurent la figure du scientifique voyageur, qui collecte, inventorie et rédige pour restituer les premières sommes de connaissances botaniques, reprises ensuite par les lettrés romains épris de botanique
    comme Caton, Varron ou Columelle. Les vestiges archéologiques manquent pour mesurer concrètement l'ampleur des travaux liés aux jardins : un seul exemple pour la Grèce entière, mais combien de textes, chants et poèmes, de sanctuaires dans leurs écrins de verdure, d'offrandes de fleurs pour les autels, de parfums et d'huiles qui sont indissociables d'une pratique de l'horticulture.
    Le jardin retrouve son statut et sa fonction de creuset culturel à Pompéi et à Rome, dont les collines se couvrent de villas et de parcs. Il y a un avant et un après Rome dans l'art des jardins, qui se fonde d'abord autour d'une passion pour la terre. Les travaux des champs sont au centre des préoccupations des habitants du Latium et leurs connaissances horticoles, mêlées à la fascination pour la culture grecque qu'ils découvrent déjà teintée d'Orient, introduisent un art nouveau dont nous pouvons mesurer l'ampleur en déambulant à travers les vestiges des villas de Néron ou de Tibère. Lentement, les domaines ruraux ébranlés à la fin de la Deuxième Guerre punique se regroupent en latifundia.
    Une transformation du paysage et une éclosion des villas de plaisance tendent à éloigner le citoyen romain de sa terre. Désormais, il importe d'Orient ce qu'il produisait auparavant et pense avec nostalgie aux jardins de rapport qu'il cultivait jadis. L'éloignement de la terre est significatif, mais il ne doit pas occulter les connaissances des techniques horticoles. Ce n'est qu'après avoir maîtrisé l'ensemble de ces techniques et assimilé les influences des colonies orientales, que les Romains vont envisager le jardin comme un symbole ostentatoire du pouvoir politique.

  • L'egypte ancienne est peuplée par un monde laborieux : paysans, artisans et commerçants font vivre le pays, les militaires le défendent.
    Les pharaons et les dieux ont longtemps éclipsé l'histoire du peuple ; c'est pourtant lui qui bâtit les temples et nourrit l'empire. l'egypte au jour le jour, dans les détails de ce qui fait une vie, émerveille autant que ses fastes : ce sont ces témoignages qui permettent de mieux comprendre les techniques guerrières, la gestion des travaux dans les ateliers ou dans les chantiers royaux, le fonctionnement de l'économie, l'évolution des sciences au fil des dynasties et la vie au quotidien.
    Les marchés et les échangesà longue distance reflètent un monde qui sait gérer ses matières premières, non seulement lelong du nil, mais vers l'afrique, la méditerranée et l'asie. pendant des millénaires, les anciens egyptiens ont travaillé et combattu pour amener le pays à son apogée ; leur vie, faite de joies et de pleurs, nous parvient grâce aux nombreux documents littéraires, artistiques et archéologiques.

  • Les anciens egyptiens

    Aude Gros De Beler

    • Errance
    • 23 Septembre 2003

    Trois entités dominent l'égypte : les scribes, les pharaons et les dieux.
    Pendant toute la durée de l'histoire pharaonique, ils organisent et gèrent l'ensemble de la société ; ce sont les maîtres de l'administration comme du royaume des vivants et des morts. cette triade définit le cadre de vie, de même que l'histoire des hommes et des femmes des bords du nil. au-delà des temples majestueux, des tombes aux peintures magnifiques, se devine la vie d'un peuple. grâce aux textes et à l'archéologie, loin des descriptions architecturales et de l'histoire de l'art, apparaissent les anciens égyptiens dans leur cadre de vie, géographique et historique, culturel et mythologique, administratif et religieux.

  • Les égyptiens ornaient leur tombe de peintures magnifiques.
    La mort était la continuité de leur vie quotidienne dans chacun de ses faits et gestes. la société y est illustrée de l'enfant au vieillard, du serviteur au pharaon, avec tous les corps de métier, du paysan au militaire. le souci des détails fait de leurs représentations des trésors, et nulle autre civilisation ne nous offre ces livres d'images extraordinaires qui peuvent nous faire vivre des scènes au jour le jour.
    Regarder les travaux dans les champs ou les ateliers d'artisans, une partie de chasse dans les marais ou dans les déserts, un banquet accompagné de musiciennes ou de danseuses. entrer dans la maison d'un notable comme dans celle d'un simple ouvrier, se promener dans des jardins somptueux, plantés des essences les plus rares. se rendre chez le coiffeur sur une place de village et, en passant, déposer son linge chez le blanchisseur.
    Admirer les parures de ces dames apprêtées pour la fête. en un mot, pénétrer dans l'intimité de cette société comme si c'était la nôtre. aujourd'hui, beaucoup de ces tombeaux sont fermés aux photographes et certaines peintures, depuis leur découverte, sont détruites ou effacées. il y a trente ans, un photographe a systématiquement arpenté ces tombes. son témoignage est unique et nous permet, grâce à l'égyptologie moderne, de voir se dérouler un film vieux de plus de trois mille ans en une profusion d'images.

  • Un album pour la reine des reines.

    Personnage iconique, presque légendaire, Cléopâtre est vue dans cet album à travers un point de vue inédit. Mal connue, cette reine, à l'intelligence hors du commun, érudite, charismatique, et d'origine grecque est l'un des pharaons les plus avisés de la fin de l'empire ptolémaïque. Son but avant tout est de restituer la gloire passée de l'empire égyptien, et pour cela elle doit impérativement composer avec Rome. Car la reine d'Egypte est également victime de la propagande romaine. Elle est haïe par les Romains - surtout les Romaines ! - pour deux principales raisons : tout d'abord, c'est une monarque riche et puissante, alors qu'à Rome, la république est chérie et les rois vus comme des tyrans. Puis, c'est une femme libre, autrement dit, une femme qui jouit de libertés interdites aux romaines : elle peut vivre seule, posséder des propriétés, hériter ou divorcer... tout ce qu'une romaine ne peut pas être.

    Pour la première fois, cette BD tient compte des deux faisceaux historiques (romains et égyptiens) pour tenter de raconter le véritable personnage derrière l'icône. Une femme forte qui fut une actrice fondamentale de l'histoire de l'Égypte mais aussi, de manière indirecte, de la chute de la République romaine.

  • Descendre le Nil au temps des pharaons, d'Abou Simbel à Alexandrie, devient un rêve enfin accessible grâce au talent inconstestable de Jean-Claude Golvin. Une Égypte fastueuse, totalement inédite, qui redonne vie aux ruines les plus grandioses comme aux vestiges les plus anodins. Chaque image - environ une centaine d'aquarelles - est accompagnée de commentaires sur l'architecture et les découvertes archéologiques, ainsi que de nombreux textes retraçant le contexte mythologique, politique et historique, qui permettent d'appréhender le site dans sa totalité. Nouvelle édition, totalement corrigée, revue et augmentée d'un cahier supplémentaire.

  • Retrouver l'architecture antique est un défi. Jean-Claude Golvin y parvient grâce à une connaissance archéologique et architecturale alliée à un talent de dessinateur. Ainsi reprennent vie et forme les sites les plus célèbres : cent trente restitutions se répartissent sur trente siècles, de 2500 av. J.-C. au Ve siècle de notre ère. Chaque image représente une immense synthèse, regroupant en un seul dessin des milliers d'informations publiées dans des centaines de pages, parfois le résultat d'un siècle de fouilles. Nouvelle édition d'un classique de la vulgarisation archéologique.

  • L'écriture en hiéroglyphes des anciens Egyptiens est sans doute la plus belle écriture jamais dessinée, avec ses centaines de signes qui représentent fidèlement les êtres humains, les animaux, les plantes et les choses.
    Cette écriture va t'être révélée ici à travers l'histoire d'un papyrus sacré, cadeau de Pharaon. Dans les récits d'un " Age d'or " où dieux égyptiens et hommes cohabitent sur Terre pour le meilleur et pour le pire, tu apprendras à déchiffrer ces mystérieux dessins et tu découvriras les secrets de l'humanité, que seuls peuvent connaître les initiés...

  • Un beau livre composé de 75 reconstitutions de sites et de monuments tel que pouvait les voir un voyageur du temps des pharaons, expliqués par une évocation de la vie dans l'Egypte ancienne à travers les récits mythologiques, l'histoire et l'archéologie

  • À quoi ressemblait la vie sur les rives du Nil, quelques millénaires avant notre ère ?
    L'auteur, égyptologue de profession, dévoile de nombreuses facettes de cette civilisation égyptienne si mystérieuse et fascinante : la légende du Nil ou celle du dieu Rê, le Soleil, à l'origine du monde, l'histoire des pharaons, mais aussi beaucoup d'aspects plus méconnus du quotidien de ce peuple tels que la vie de scribe, d'artisan, l'éducation des enfants et la vie d'une famille. Un ouvrage pour mieux connaître cette civilisation qui a nous a laissé de nombreux héritages : l'astronomie, les mathématiques, le calendrier solaire.

  • En février 2011, alors que l'Égypte était en révolution contre l'oligarchie qui la dominait depuis si longtemps, Philippe Flandrin et Patrick Chapuis achevaient Le Labyrinthe des pyramides, un ouvrage consacré aux tombes royales de l'Ancien Empire (Actes Sud, 2011). En dépit de l'insécurité prévalant sur les sites, le Conseil Suprême des Antiquités de l'Égypte a souhaité dresser un état des lieux des nécropoles jouxtant Le Caire, et c'est ainsi que nos auteurs ont été conviés à étendre leur travail aux tombes civiles qui entourent les pyramides. De par les peintures, dessins, bas-reliefs et sculptures, elles révèlent l'histoire et la culture matérielle de l'Égypte au IIIe millénaire avant notre ère.
    Les images des tombeaux de l'Ancien Empire témoignent d'un temps qui est également le nôtre. Les formes qu'elles proposent sont d'une diversité et souvent d'une inventivité telles qu'elles pourraient être l'oeuvre d'artistes contemporains : au classicisme des cortèges de porteurs d'offrandes répond le naturalisme de certaines compositions, le graphisme du dessin, l'abstraction des peintures murales. Sur les parois de ces sépultures, les choses, les êtres humains et les animaux sont sujets à d'incessantes transformations. Ce que nous voyons n'est pas simplement la représentation d'une époque et de son ordre, mais l'expression d'une volonté de changement, d'une nécessité d'évolution. Ainsi, comme la mort - loin d'être un échec - est le lieu où se prépare le futur, le tombeau, où l'on enterre dignitaires, vizirs, scribes, indigents et poètes, est le laboratoire de l'avenir. Sur ces images, on ne trouve qu'exceptionnellement - sauf dans la tombe d'Ankhmahor, vizir de la Ve dynastie - des scènes de lamentation, on ne voit nul cadavre, nulle dépouille mortelle ; bien au contraire, les scènes peintes ou gravées célèbrent chaudement la vie.
    À côté de la personnalité du défunt - le «Maître du tombeau», expression empruntée à Pierre Montet -, on découvre aussi les témoignages de l'ensemble des acteurs de la société civile égyptienne : nobles, bourgeois, ouvriers, paysans, artisans. De même, la terre d'Égypte de cette époque lointaine est largement célébrée, avec sa faune, sa flore et ses richesses, au premier rang desquelles apparaît le Nil. Enfin, on comprend comment cette société complexe, supérieurement organisée, a pu évoluer et jeter les bases de trente-cinq siècles de civilisation et de rayonnement, en Égypte comme dans le monde antique. À travers cet ouvrage, c'est ce laboratoire que les auteurs ont voulu nous faire découvrir, à l'heure où la folie des hommes menace de le flétrir, car, outre les pillards, la foule des visiteurs qui se massent dans les tombes suffit hélas à mettre en péril tous ces chefs-d'oeuvre bien mortels.

  • Le jardin, qu'il soit verger, espace de cultures de plantes potagères, cour de temple, jardin palatial ou privatif, est un espace clairement délimité, où un savoir-faire technique est mis au service d'un idéal. La projection symbolique témoigne du souhait de recréer un paradis originel, d'asservir le règne végétal, de montrer de manière ostentatoire sa fortune ou de s'attirer la bienveillance des dieux. Elle se matérialise au travers de réalisations de différentes échelles, depuis les parcs jusqu'aux espaces intimes des patios, toutes réunies sous le vocable de «jardin» dont la mise en oeuvre est directement issue de l'origine agricole des cultures et d'une conscience du divin.
    Avant de franchir l'enceinte du lieu et d'en expliciter les arcanes qui règlent son contenu, nous devons nous interroger sur son origine et sur les raisons qui conduisent, à l'aube naissante des grandes civilisations, à l'apparition d'un espace consacré, fortement inscrit dans l'articulation de cités qui représentent une nouvelle forme d'organisation sociale. A ceci se superposent la maîtrise des techniques et l'apparition des premiers cultes ; ces facteurs d'évolution se mettent en place au Proche-Orient autour de la période néolithique et servent de piliers fondateurs aux jardins de l'Antiquité.
    Situé à la charnière d'une double contrainte, celle de réaliser, en utilisant la terre, l'eau, les outils et les végétaux, un espace réel et clairement défini retraçant un désir symbolique ou sacré, le jardin ne nous est parvenu que sous la forme de représentations ou de narrations, elles-mêmes teintées de symbolisme et imprégnées des canons artistiques en vigueur dans les différentes civilisations. Ici point - ou peu - de vestiges archéologiques : les végétaux n'ont pas survécu aux affres du temps et les différents ouvrages mis en oeuvre dans l'espace «jardin» ont souvent disparu. Seuls subsistent les éléments massifs (structures hydrauliques, canaux et murs d'enceinte), qui nous informent de l'ampleur des réalisations.
    Il n'est pourtant pas impossible de dresser un aperçu de ce que fut la genèse du jardin en Mésopotamie et en Egypte. A mi-chemin entre l'idéal et le matériel, la promenade dans les jardins de l'Antiquité nous entraîne dans un espace empreint de sacré qui, au-delà de la culture des végétaux et la maîtrise technique, pose les bases d'un rapport au paysage et à la nature qui continue de nous inspirer. Plus de trois mille ans avant notre ère, les rives du Tigre et de l'Euphrate vont servir de cadre à l'apparition d'un espace de plantation jusque-là inconnu, un «enclos de fête», qui poursuit sa maturité au bord du Nil, subit de multiples influences orientales avant de franchir la Méditerranée et de rejoindre la Grèce, puis l'Italie romanisée.

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