Editions Du Patrimoine

  • Environ 2 500 monuments ou sites protégés par l'État en raison de leur intérêt historique, artistique ou architectural exceptionnel sont présentés dans ce guide unique en son genre, véritable manuel de « savoir-visiter ». Il s'adresse à celles et ceux qui veulent découvrir l'extraordinaire diversité du patrimoine français sous toutes ses formes, des plus modestes aux plus grandioses, des plus anciennes aux plus contemporaines. Ouvrage de référence sur le patrimoine de la France, il recense par régions, départements et communes les édifices et sites protégés visitables tout au long de l'année.
    Depuis sa première édition, son succès ne s'est jamais démenti ; il est aujourd'hui proposé dans une nouvelle version entièrement revue et augmentée, avec 2 500 adresses pour multiplier les opportunités de visites.
    De nombreux outils permettent au lecteur de tirer le meilleur profit du guide : cartes, pictos, logos, index, Sillonnez la France de long en large, du phare de Cordouan à la maison de Jean de La Fontaine, du château d'If aux sites mégalithiques de Bretagne, ou de la Cité radieuse de Le Corbusier à la villa Cavrois !

  • En 2004, le ministère de la Culture a créé le label « Jardin remarquable ». Il distingue des jardins et des parcs, publics ou privés, présentant un intérêt culturel, esthétique, historique ou botanique. Six critères régissent l'attribution du label : la composition, l'intégration dans le site et la qualité des abords, la présence d'éléments remarquables, l'intérêt botanique, l'intérêt historiques pour les jardins anciens et la qualité de l'entretien. Aujourd'hui, 450 parcs et jardins sont labellisés en France.

    Ce guide est la première publication qui rassemble les jardins d'Île-de-France labellisés et invite à de belles promenades à travers les 40 jardins de la région, dont les plus célèbres comme le domaine national de Versailles dans les Yvelines ou le jardin du Palais-Royal à Paris ou de plus méconnus comme la Vallée aux Loups à Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine, la Roseraie du Val-de-Marne à l'Haye-les-Roses ou encore le domaine de Segrez dans l'Essonne.

  • De la princesse idéale à la « reine scélérate », de la traîtresse étrangère à la figure martyre, de l'héroïne adolescente à la mère bigote, de la femme de culture à l'icône de mode, l'image de la reine Marie-Antoinette, tour à tour adorée ou honnie, n'a cessé d'évoluer au cours des siècles.

    En suivant le fil de l'exposition qui se tiendra à la Conciergerie du 16 octobre 2019 au 26 janvier 2020, cet ouvrage, à travers 14 essais et 16 notices, commentera les multiples représentations de la reine et montrera comment le rapport à Marie-Antoinette a souvent été passionnel, déterminant des cultes, des hommages, ou au contraire de violentes attaques.

    Si la France de son temps l'a peu comprise - aux portraits de cour et images pieuses répondent les caricatures -, les imaginaires s'en sont emparés par la suite, jusqu'à en faire une héroïne de cinéma interprétée par les plus grandes actrices (de Sarah Bernhardt à Diane Kruger), le personnage culte d'un manga japonais (La Rose de Versailles de Riyoko Ikeda) ou encore un produit de grande consommation.

    La reine Marie-Antoinette connaît aujourd'hui un revival étonnant. Devenue une icône, un objet de pop culture, elle est la figure historique la plus internationalement commentée dans les livres ou les films, la plus dépeinte par les artistes contemporains ; elle incarne, tout simplement, une jeune femme de son/notre temps.

  • Fièrement posés en haut des toitures, les épis de faîtage en céramique font parfois encore partie du paysage des petites villes et des campagnes. À l'image des coqs campés au sommet des clochers, ils se remarquent de loin grâce à leurs formes et à leurs couleurs vives. Ils dépassent du faîtage pour protéger le poinçon placé à la jonction des arbalétriers. Symboles de la maison et de son propriétaire, ils ont souvent fait l'objet d'une attention décorative particulière.

    Depuis plus de 40 ans, le Centre de recherches sur les monuments historiques s'intéresse à ces épis de faîtage, en étudiant des pièces conservées dans des musées ou chez des collectionneurs privés. Un premier album, paru en 1984 (aujourd'hui épuisé) publiait des relevés effectués en Normandie, en Bretagne, en Bourgogne, ou dans le Berry, accompagnés d'une analyse historique et régionale.

    Présentés de nouveau ici, ils sont complétés par de nouveaux relevés, souvent réalisés dans la région Occitanie. Composés de formes géométriques, de fleurs, de personnages ou d'animaux, leur histoire et leur symbolisme sont évoqués ici, tout comme leur méthode de réalisation, ancienne ou actuelle.

    Comme dans chaque album de la collection, relevés graphiques et photographies pour la plupart inédites permettent de pénétrer au coeur de ces magnifiques objets vernaculaires.

  • À l'heure où le caractère insulaire du Mont-Saint-Michel a été rétabli et le paysage de la baie profondément renouvelé, cette monographie exceptionnelle, retrace l'histoire de ce chef-d'oeuvre monastique à partir de sa fondation. Depuis lors, plusieurs éléments sont venus en préciser l'histoire : édition des textes fondateurs de l'abbaye, fouilles archéologiques des remparts, étude des logis abbatiaux.

    Le texte s'ouvre sur une étude de la baie, de son écosystème, sa faune et sa flore, et se clôt sur les travaux qui ont rétabli l'insularité, en 2015, rappelant ainsi la force du lien entre le monument et son environnement.

    Les spécialistes ici rassemblés abordent tous les aspects du site, du village, de l'abbaye, de son histoire, de son imagerie, de sa rénovation. Depuis le songe du moine Aubert dont les textes témoignent dès le IXe siècle, jusqu'à la transformation du Mont en prison dès le règne de Louis XIV, et sa résurrection au XIXe siècle, aucun aspect n'est omis. Cet ouvrage évoque la vie religieuse et la vie intellectuelle du Mont, l'une des plus brillantes de la France médiévale mais aussi l'histoire de ses pèlerinages, avec l'apparition au XIXe siècle de ces nouveaux pèlerins que sont les touristes.

  • Les graffitis - ces marques, dessins ou simples signatures qui parcourent les murs de nos monuments historiques depuis des siècles - intriguent et fascinent, mais ne sont devenus que récemment l'objet d'un intérêt patrimonial, au-delà de la curiosité qu'ils ont toujours suscité. Ils forment un ensemble hétéroclite, abordant la religion, l'amour, le sexe, la guerre, la politique...
    À travers une vingtaine de textes de chercheurs, anthropologues, historiens ou sociologues réunis pour la première fois, et grâce à des entretiens avec des artistes, le livre interroge leurs définitions et leurs sens multiples.

    Témoignages d'une période, écho d'un événement, description du quotidien des prisonniers ou expression d'une résistance, d'un engagement politique, voire oeuvres artistiques : les graffitis peuvent endosser tous ces différents rôles.
    Cet ouvrage, abondamment illustré, permet d'embrasser leurs multiples facettes, devenues dans notre regard contemporain des traces, ultimes témoins d'un instant révolu.

  • Organisé autour des propriétaires successifs du château qui chacun y imprimèrent leur goût et celui de leur temps, cet ouvrage exigeant invite le lecteur à découvrir l'architecture de ce château et la vie qui l'habitait depuis sa création au XVIIe siècle jusqu'à son acquisition par l'État au XXe siècle.
    Construit à la demande de René de Longueil, personnage influent à la cour de Louis XIII puis de Louis XIV, le château de Maisons est l'oeuvre de François Mansart qui redouble de génie dans la conception de ce nouveau monument. Il fut ensuite la propriété du comte d'Artois frère de Louis XVI et futur Charles X. Après la Révolution, c'est Jean Lannes de Montebello, l'un des maréchaux les plus proches de Napoléon qui s'établit à Maisons. Jacques Laffitte, banquier qui joua un rôle central lors de la Révolution de Juillet, succède à Lannes et procède à des travaux d'envergure dans le parc de Maisons qu'il transforme en partie en lotissement dans une opération immobilière sans précédents. Au début du XXe siècle, le château est menacé de destruction par son dernier propriétaire qui souhaite étendre le lotissement. La mobilisation acharnée des habitants et des politiques locaux, soutenus par la presse, parvient à mettre un terme au projet.
    La vie mouvementée du château, qui concentre trois siècles de l'histoire de France, fascine autant que son architecture magistrale. Le lecteur découvrira avec plaisir l'épopée de Maisons dans cet ouvrage accessible et abondamment illustré.

  • Ils appartiennent tellement à l'espace urbain et quotidien, que le passant ne les voit parfois plus. Et pourtant, depuis les temps les plus anciens, pavements et calades participent à l'identité des villes et villages et sont le révélateur d'une qualité de vie.
    Cet ouvrage porte un regard particulier sur les aménagements dans les centres anciens en s'intéressant aux revêtements de sol en pierre pour y relever des réalisations remarquables. Les auteurs se sont principalement intéressés au dessin de ces sols pour en montrer toutes les richesses et leur apport à la qualité des aménagements.
Pour illustrer les différents problèmes traités à l'occasion de tels travaux, il a été joint aux exemples anciens des aménagements récents témoignant de l'adaptation aux usages actuels. Cette documentation alimentera le travail des concepteurs, au dialogue qu'ils engagent avec les maîtres d'ouvrage responsables de la mise en valeur du patrimoine urbain. Du Puy-en-Velay à Chambéry, de Versailles à Cordes- sur-Ciel, de Monpazier à Bastia, un voyage.
    Yves Belmont, architecte urbaniste en chef de l'État, est conseiller pour l'architecture à la DRAC Rhône-Alpes. Jannie Mayer, historienne de l'art, conservateur honoraire du patrimoine, a dirigé pendant une quinzaine d'années le Centre de recherches sur les monuments historiques.

  • Une visite de « la plus rose des villes roses » et de son remarquable patrimoine architectural le long de six itinéraires commentés. Pour accompagner des promenades réussies, un guide de visite complet et documenté avec des notices concises, des cartes détaillées et des encadrés sur les lieux phares. Fondée au xiie siècle, Montauban conserve, en son centre historique, son plan originel en damier, ainsi que des merveilles de l'architecture de brique médiévale : le Pont-Vieux sur le Tarn et l'église Saint-Jacques avec son clocher octogonal. Aux xviie et xviiie siècles, période d'apogée économique après la tourmente des guerres de religion, une fièvre de reconstruction voit émerger des bâtiments civils et de nombreux édifices religieux, dont l'imposante cathédrale de pierre, qui expriment à la fois la prospérité et la reconquête catholique et royale. De cette période faste, la ville conserve une unité marquée par le classicisme. Montauban est aussi la ville natale de Jean Auguste Dominique Ingres et d'Antoine Bourdelle, dont les oeuvres sont exposées au musée Ingres. 16 auteurs, tous très impliqués localement, ont collaboré à la rédaction de ce guide : animateur du patrimoine, guides-conférenciers, historiens et historiens de l'art, conservateurs des musées et de la bibliothèque municipale.

  • Le 24 mai 1871, Jules Bergeret, l'un des chefs militaires de la Commune orchestre très consciencieusement l'incendie du palais des Tuileries, symbole d'un régime honni. En trois jours et trois nuits, le brasier fait disparaître le château voulu par Catherine de Médicis. En 1883, les ruines sont rasées après un vote de l'Assemblée nationale.

    Le palais des Tuileries renaît aujourd'hui de ses cendres grâce à cet ouvrage à la fois très documenté et richement illustré. Le lecteur découvrira, au fil des pages, l'histoire et l'architecture de cette grande demeure royale et impériale, de Catherine de Médicis à Napoléon III. Les auteurs, parmi lesquels plusieurs conservateurs du musée du Louvre, nous font également découvrir les décors et l'ameublement qui en ont fait le faste : peintures, sculptures, tapisseries, lambris, bras de lumière, lustres, commodes, consoles, bureaux, chaises... aujourd'hui dispersés entre collections publiques et personnes privées, ou simplement disparus. Les photographies d'époque livrent un témoignage poignant de l'état des Tuileries sous le Second Empire ; des photographies contemporaines des objets retrouvés permettent d'évoquer cette grandeur évanouie.

    De constructions en modifications, de décorations en adaptations, on voit ainsi revivre, non sans émotion, ce magnifique palais.

  • Le ministère de la Culture et de la Communication a créé en 2010 un nouveau label : "Maisons des Illustres". Au total, 214 maisons sont labellisées. Toutes conservent et transmettent la mémoire de femmes et d'hommes qui les ont habitées et se sont illustrés dans l'histoire politique, sociale et culturelle de la France.

    Certaines sont des maisons-musées permettant d'entrer dans l'intimité de ces personnes illustres à travers des objets et un mobilier conservés dans leur cadre d'origine. D'autres sont des maisons-archives qui présentent et valorisent divers documents et témoignages. D'autres encore, des maisons-création où carte blanche a été donnée à un artiste pour une évocation esthétique. D'autres enfin perpétuent l'esprit de l'illustre personnage par l'accueil en résidence d'écrivains, de peintres ou de comédiens. Du domaine au studio, du château à l'appartement, la maison ou l'atelier, ces lieux authentiques sont encore trop rarement connus et visités.

    Ce guide est la première publication qui les rassemble. 214 idées de visites à travers la France entière et les départements d'outre-mer, de Jeanne d'Albret (Lot-et-Garonne) au Facteur Cheval (Drôme), d'Auguste Escoffier (Alpes-Maritimes) à Matisse (Aisne), de Rabelais (Indre-et-Loire) à Christian Dior (Manche), de Joséphine de Beauharnais (Martinique) à Colette (Yonne)...

  • Monumental aborde, pour la première fois dans ses colonnes, le sujet de l'hydraulique qui occupe une place prépondérante dans le paysage et la structuration des villes, dès l'Antiquité, au Moyen Âge, à l'ère industrielle et contemporaine. Il présente à la fois un intérêt technique, scientifique et patrimonial. Ce champ immense est doté d'un patrimoine aux typologies variées et complexes, témoins de la maîtrise de l'eau pour son captage, son usage, sa gestion et sa distribution. Le cheminement de l'eau voit se succéder des ouvrages d'art, ponts et aqueducs, usines élévatoires, réservoirs aux allures de cathédrale, châteaux d'eau à l'architecture parfois futuriste, fontaines monumentales... Leur étude a permis de découvrir des dispositifs anciens, la mise au point de systèmes très ingénieux, révélant des savoir-faire de haute technicité. Cependant, la conservation et la restauration de ces ouvrages patrimoniaux se heurtent parfois à l'application de directives en matière de défense de l'écologie.

    Dans ce numéro, Notre-Dame de Paris fait l'objet d'un état des lieux des travaux en cours, réalisés depuis l'incendie du 15 avril 2019.
    Ce numéro propose également une sélection de chantiers récemment achevés, comme à la cathédrale de Bordeaux, avec le retour des panneaux en albâtre des XIVe-XVe siècles, à la cathédrale de Cahors où se prépare le jubilé du 900e anniversaire de sa consécration, à l'ancienne école d'Henri Prouvé à Vantoux (Moselle). Sont également présentés un bilan des recherches menées à la grotte de Lascaux, ainsi que l'histoire et la postérité de la brique Falconnier, produit verrier de l'Art nouveau, aujourd'hui menacé.

    La rubrique des brèves met l'accent sur le vitrail - connaissance, recherches et conservation.
    La liste des objets classés au titre des monuments historiques en 2018, les acquisitions de biens mobiliers par le CMN et une recension des publications viennent clore ce semestriel.

  • Le semestriel 2018-2 consacre un grand dossier à la décennie 1925-1935, période charnière d'intense activité architecturale, qui voit se développer, en France comme à l'étranger, de nouveaux courants. Expériences, innovations techniques et esthétiques, s'inscrivent dans un contexte d'effervescence dans tous les domaines de la création.

    De nombreux architectes européens ont contribué à l'expansion des théories du Mouvement moderne dont ce numéro se fait l'écho, notamment à travers l'achèvement récent d'opérations significatives de restauration comme la villa E-1027 d'Eileen Gray et Jean Badovici à Roquebrune-Cap-Martin ; la piscine des Amiraux d'Henri Sauvage, l'appartementatelier de Le Corbusier, le palais d'Iéna d'Auguste Perret, la halle Freyssinet devenue « station F », le cinéma mythique du Louxor, à Paris... Il évoque les constructions d'Ali Tur en Guadeloupe ainsi que les expériences urbaines et architecturales menées au Maroc dans les années 1015-1930.

    Parmi les autres sujets de ce numéro, citons l'important chantier de mosaïques galloromaines de Séviac dans le Gers, celui de la colonne de Juillet, place de la Bastille ; la restauration de la Pietà, peinture murale de Delacroix, à Saint-Denys-du-Saint-Sacrement (Paris) ; la rénovation de l'hôtel Lutetia et la renaissance de ses décors, et enfin la Maison des Sciences de l'Homme (Paris).

    Après un hommage rendu à Pierre-André Lablaude, le lecteur retrouvera les chroniques semestrielles, notamment sur les objets classés, ou les acquisitions de bien culturels par le CMN en 2017, ainsi que la présentation de la collection royale de Louis XVIII au château de Maisons-Laffitte.

  • Afin d'accompagner la monographie La Tapisserie française, les Éditions du patrimoine ont souhaité proposer un titre jeunesse, sous la forme d'un album de coloriage.
    Comme de grandes bandes dessinées, les tapisseries - du Moyen Âge à nos jours - racontent des histoires... Démons et licornes, dragons et archanges, chevaliers en armures, héros aux pouvoirs fabuleux, tout un univers à explorer et à colorier en famille !

    Avec une sélection de plus 30 coloriages, cet album retrace 700 ans de l'histoire et des secrets de la tapisserie. L'occasion de découvrir un patrimoine d'une incroyable richesse... et de profiter ensemble d'un moment de détente.

  • Saint-Jean-des-Vignes, l'une des plus puissantes abbayes de la France médiévale, fut fondée vers 1075 sur une colline située hors du castrum de la ville antique d'Augusta Suessionensis. Au milieu du XIIIe siècle, lorsqu'est lancé le chantier de l'abbatiale gothique, Soissons est en plein essor et son paysage monumental manifeste avec éclat la prégnance de la cathédrale. L'abbaye, qui abrita jusqu'à 150 moines, traversa les siècles jusqu'en 1805 quand Napoléon Ier ordonna d'en utiliser les pierres pour restaurer la cathédrale. Sa façade monumentale, heureusement épargnée, est un élément remarquable du paysage soissonnais et un repère topographique sur la colline Saint-Jean, site privilégié qui continue à accueillir des réalisations architecturales contemporaines novatrices (Henri Gaudin, Jean-Michel Wilmotte).
    Toujours entourée de son enceinte fortifiée du XIVe siecle, Saint-Jean-des-Vignes garde une partie du mur du bas-côté sud de la nef et le mur du chevet avec ses contreforts qui rendent perceptible les dimensions de l'église, ainsi que son splendide réfectoire, la moitié de son cloître gothique et des vestiges de bâtiments claustraux médiévaux.
    Depuis 1982, le site fait l'objet de fouilles systématiques sous la direction de Sheila Bonde et Clark Maines. Dans les anciens greniers à farine loge le Centre d'Etude des Peintures Murales Romaines (CEPMR), dans les anciennes infirmeries et logis des hôtes, la base de recherche archéologique de l'Inrap, dans le logis, le Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine, faisant de l'ancienne abbaye un foyer de la recherche scientifique et culturelle. À proximité, le magasin à poudre et l'arsenal sont les témoins de l'occupation militaire de l'abbaye au XIXe siècle.

  • Ce numéro propose de faire un point, de façon transversale, sur l'ensemble des techniques et procédés innovants élaborés ou utilisés ces dernières années dans le domaine des monuments historiques (immeubles et objets mobiliers), en matière de restauration et de traitement en conservation préventive et curative.
    Au-delà d'un bilan dressé sur les recherches menées par les laboratoires nationaux, universitaires, publics et privés, la revue donne la parole aux maîtres d'oeuvre, restaurateurs et responsables des services patrimoniaux pour présenter, à travers des études de cas récents, les problématiques qui se sont posées à eux, la façon de les résoudre et l'usage qu'ils font de ces nouveaux outils et techniques. Un numéro qui fera date, car il permet d'entrevoir les perspectives qui se dessinent d'ores et déjà sur l'évolution des techniques, et la façon de concevoir et conduire les restaurations.

  • Henri IV et le château ducal de Cadillac seront mis à l'honneur dans l'exposition (Cadillac, 12 juin - 29 septembre 2019) et le livre qui l'accompagne. Le personnage fascinant de Jean-Louis de Nogaret de La Valette, plus connu sous le titre de duc d'Épernon, ne sera pas en reste : il est le bâtisseur du château, mais aussi un proche du roi, puis un de ses opposants, voire même peut-être celui qui commandita son assassinat. Le duc fut éloigné par le roi qui voyait en sa puissance une menace, mais qui lui permit de se bâtir une demeure à la mesure de son statut.

    Le fastueux château ducal de Cadillac et le château de Versailles dévoileront pour l'exposition de riches peintures, sculptures et objets d'art du xvie au xixe siècle qui évoqueront à la fois l'histoire et la légende du bon roi Henri, à la lumière de ses relations avec le duc d'Épernon.

    Le livre contient deux essais : dans le premier, Véronique Larcade traite des relations qu'entretiennent Henri IV et le duc d'Épernon et, dans l'autre, Olivier du Payrat revient sur les paradoxes de cette exposition. Ces essais seront suivis d'un magnifique portfolio présentant les plus belles oeuvres de l'exposition, puis d'un catalogue complet des oeuvres exposées.

  • Jacques Ignace Hittorff Précurseur du Paris d'Haussmann par Michael Kiene - L'architecte injustement méconnu du Paris haussmannien - Une oeuvre riche et multiple qui a déterminé l'image urbaine - et universellement admirée - de Paris.
    - Un reportage photographique exclusif pour revisiter Paris sur les traces d'Hittorff : de l'obélisque de la Concorde aux pavillons et fontaines des Champs-Élysées, en passant par la gare du Nord, l'église Saint-Vincent-de-Paul ou le cirque d'Hiver....
    - Une documentation exceptionnelle par la rareté des documents et la qualité des dessins d'Hittorff.

    La carrière de l'architecte Jacques Ignace Hittorff (Cologne 1792-Paris 1867) est sans nul doute l'une des plus remarquables de son temps mais l'une des plus méconnues.
    Fils d'un maître tôlier de Cologne, il exerce pendant un demi-siècle sous cinq gouvernements ou souverains français différents. Il crée ainsi quelques-uns des plus célèbres édifices du XIXe s. tels que la gare du Nord et conçoit l'une des plus belles perspectives de l'urbanisme européen : le grand axe s'élançant de la place de la Concorde et des Champs-Élysées à la place de l'Étoile, jusqu'au bois de Boulogne.
    Historien d'art fort influent, il rédigea des livres sur la Sicile, traduisit des ouvrages archéologiques et inventa une théorie sur la polychromie dans l'architecture grecque.
    L'auteur nous révèle la place de premier plan qu'occupe cet artiste dans l'architecture du XIXe s. tout en nous faisant découvrir les documents exceptionnels et en grande partie inédits conservés à la bibliothèque de l'université de Cologne : journaux de chantiers, lettres, journaux de voyages et quantité de dessins superbes.

    Michael Kiene est professeur d'histoire de l'art à l'université de Cologne et spécialiste de l'oeuvre de Jacques Ignace Hittorff : il s'est attaché à établir l'inventaire des dessins d'Hittorff conservés à la bibliothèque de l'université de Cologne.

  • Le 16 janvier 2015, le Collège de France a été le cadre d'un colloque sur l'histoire, l'actualité et les perspectives de la recherche en architecture. Venus de France, de Suisse, d'Italie, du Canada et du Japon, les intervenants ont tracé les contours d'un champ spécifique du travail scientifique : l'essor de la recherche a été parallèle à celui de l'architecture renouvelée, apparue en France à partir du milieu des années 1960. Celle-ci s'est notamment formée sous l'égide du Comité d'orientation de la recherche et du développement en architecture (Corda), puis de l'actuel Bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère (Braup). Comme le révèlent les textes, le champ thématique en a été et reste fort large.

    Publié sous la direction de Jean-Louis Cohen, cet ouvrage est le premier de la nouvelle collection « Recherche & architecture », éditée par le Bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère (Braup), du ministère de la Culture. La politique du Braup vise à soutenir les publications scientifiques issues des unités de recherche des Écoles nationales supérieures en architecture. Ces publications proviennent de rapports de recherche, de thèses de doctorat ou de colloques organisés par les écoles et sont destinées à la communauté scientifique, aux étudiants, aux professionnels ou à un public plus large encore. L'objectif étant d'assurer une visibilité aux recherches menées dans les écoles et de participer à la reconnaissance de l'architecture en tant que discipline.

  • Les plus beaux jardins que Le Nôtre a créés en Île-de-France ont heureusement échappé à la destruction. Malgré les transformations qu'ils ont subies, ils nous permettent de saisir ce qui fait l'art du dessinateur de jardins sur les lieux même où il est intervenu.
    Ses contemporains voyaient en lui l'inventeur d'un art auquel il a donné ses lettres de noblesse et fourni des modèles par son oeuvre. Même si ces vivants symboles du Grand Siècle ont beaucoup perdu de leur exubérance baroque, ils offrent aujourd'hui encore, à moins d'une heure de Paris, l'agrément de la promenade, qui est leur première vocation.

  • Figeac

    Collectif

    Cité commerçante prospère au Moyen Âge, établie autour d'une abbaye, Figeac, dans le Lot, a hérité de ce passé un ensemble de demeures remarquables : édifices de grès rose ou beige, aux façades parfois agrémentées de pans de bois, aux ouvertures souvent travaillées et ornées, bordant ses rues et ruelles. Palais de notables fortunés ou simples maisons d'artisans, ces édifices, aujourd'hui restaurés et habités grâce à une politique patrimoniale attentive, composent un riche panorama de l'architecture civile médiévale. La ville haute et la ville basse s'organisèrent autour des deux églises principales, Notre-Dame-du-Puy et Saint-Sauveur, aux beaux retables et autels baroques. Les siècles suivants doteront la ville d'hôtels particuliers et de bâtiments administratifs sans bouleverser cette physionomie urbaine singulière. Né à Figeac, le savant Champollion y a son musée, prolongé aujourd'hui par le musée des Écritures.

  • Aujourd'hui connue pour être le premier port de pêche français, la ville de Boulogne-sur-Mer possède depuis l'Antiquité - de par sa position stratégique sur la Manche - un passé riche d'événements. En témoignent son patrimoine et son architecture, qui rappellent la présence des Romains, les affrontements du Moyen Age, la prospérité de la période moderne et le passage de la Grande Armée napoléonienne.
    Mais Boulogne est aussi une cité de la reconstruction qui, avec l'architecte Pierre Vivien, trouve après les ravages de la guerre un nouveau visage, précurseur et dynamique. C'est cette perpétuelle évolution, celle d'une ville vivante et active, qui caractérise Boulogne aujourd'hui. Les six parcours proposés conduisent le visiteur à la découverte de la vieille ville fortifiée, avec ses figures et ses personnalités, et les mènent de la ville basse et commerçante, en passant par la cité portuaire et balnéaire et par l'architecture de la reconstruction, jusqu'à la découverte des beaux paysages du Boulonnais, jusqu'à la colonne de Wimille.

  • Ce numéro thématique s'intéresse au patrimoine industriel dont la prise en compte, en France, date des années 1970-1980. À la suite des Trente Glorieuses, la désindustrialisation a entraîné la fermeture et l'abandon, de nombreux sites. Demeurent les hautes silhouettes des cheminées des immenses usines, leurs toitures en sheds, les chevalements et les terrils des paysages miniers qui, ayant modelé le territoire en leur temps, sont apparus dès lors comme un héritage à sauvegarder et à revitaliser. La protection au titre des monuments historiques des lieux les plus emblématiques, leur reconversion, ainsi que le renouvellement urbain généré par le réaménagement des friches ont contribué à faire connaître et à valoriser ce patrimoine d'un genre nouveau.

    Ce dossier dresse un bilan de cette reconnaissance patrimoniale suscitée par les multiples acteurs, venant d'horizons divers (historiens, universitaires, architectes, artistes...), et militant souvent au sein de mouvements associatifs. Il porte, pour l'essentiel, sur des lieux de production industrielle - patrimoine bâti et machines -, en activité ou non, et sur les reconversions et la valorisation des sites, notamment en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni.

    Plusieurs études de cas illustrent les différentes facettes de cette évolution, tant sur le plan théorique que dans les pratiques. Si, en France, on constate qu'environ 700 édifices, relevant de l'architecture industrielle, ont été, à ce jour, protégés au titre des monuments historiques, la patrimonialisation s'est étendue à l'échelle du paysage, comme en témoigne l'inscription du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais sur la liste du patrimoine mondial en 2012.

    Enfin, la rubrique des brèves présentant des sujets d'actualité, la liste des immeubles qui ont été classés au titre des, monuments historiques en 2014 et une recension des publications viennent clore ce numéro.

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