Lieux Dits

  • Chassés du royaume de France en 1394, d'Espagne en 1492 et de Provence en 1501, nombre de Juifs trouvent refuge en Avignon et dans le comtat Venaissin, territoires pontificaux. Peuple témoin de l'Ancienne Alliance, ils bénéficient de la tolérance ambivalente des papes. Contraints à un regroupement définitif au sein de quatre juiveries en 1624, ils occupent un quartier, appelé carrière, dans les villes d'Avignon, Carpentras, Cavaillon et l'Isle-sur-la-Sorgue. Ces carrières, et celle désertée dès le 16e siècle de Pernes-les-Fontaines, possèdent encore des vestiges ou des monuments, témoignant d'un culte et d'une culture millénaires, teintés de particularismes judéo-comtadins. Ces sites remarquables font actuellement l'objet d'une demande de classement au titre du patrimoine mondial de l'UNESCO. Voyage en des temps révolus, ce circuit propose la découverte d'un riche patrimoine mobilier et immobilier, parfois encore affecté à un rite religieux, une immersion dans un pan de l'histoire juive.

  • Ce beau guide invite à une balade inédite au coeur de Lyon sur les thèmes de la soie, du textile et de la mode à travers les âges. Il permettra de découvrir, à pied ou en vélo, les lieux chargés d'histoire qui, notamment à la Croix-Rousse, sont encore imprégnés de « La Grande Fabrique » et des Canuts. Mais, et c'est là sa grande originalité, ce petit guide fait aussi le lien entre la soierie d'hier, la haute-couture et la création contemporaine lyonnaise, remarquablement innovante dans le domaine du textile et de la mode. Guide en main, plan à l'appui, le lecteur appréciera le Village des créateurs et les différents lieux de création de la Presqu'Île et des quartiers Saint-Jean, Saint-Paul et Saint-Georges. À la fin du volume, d'autres lieux sont proposés pour poursuivre la découverte à Lyon et en Rhône-Alpes...

  • Avec pas moins de 300 oeuvres créées en relation avec la Première Guerre mondiale, la Normandie est particulièrement riche en verrières dites commémoratives. Les premières sont posées dès 1916, alors que les évêques appellent à inscrire dans le marbre ou sur le verre les noms des paroissiens morts sur des terres lointaines. Forte de son engagement dans la guerre, l'Église souhaite faire passer des messages forts, la promesse du salut divin pour les soldats sacrifiés mais aussi l'attachement chrétien à la nation. Ces verrières, mi-religieuses, mi-patriotiques, prolongent et célèbrent ainsi l'Union sacrée. Jusque dans les années trente, des centaines de paroisses normandes offrent des verrières, dans une démarche tantôt individuelle, tantôt collective.

    Pour les maîtres verriers, la représentation des souffrances liées à la guerre est un exercice inédit et difficile. Si la plupart réadaptent des images traditionnelles, beaucoup sont amenés à composer des oeuvres originales. Quelques ateliers abandonnent le style académique pour exprimer ce drame contemporain dans une esthétique nouvelle teintée d'Art déco.

    Cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur ce patrimoine de verre fragile et menacé, ses commanditaires et ses créateurs, et révèle la richesse et la diversité de l'art du vitrail en Normandie.

  • Ce livre raconte l'histoire d'un territoire rural, celui des communes de Provence-Alpes-Verdon, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Dans cette zone de montagne, au fort relief très contraignant, alternent hivers rigoureux et étés torrides, fortes précipitations et périodes de sécheresse. L'étude retrace comment les hommes s'y sont implantés au fil des siècles : villages perchés du haut Moyen Age (comme Demandolx, Sausses, Saint-Benoît...) puis lent processus de déperchement à la fin du Moyen Age. Si les villages ont concentré la majorité de l'habitat, nombre de fermes sont « éclatées » : maison dans le village, dépendances agricoles disséminées sur les terres exploitées ou regroupées en hameaux spécialisés. Des générations de paysans ont ainsi peu à peu aménagé le territoire pour assurer leur subsistance dans ce milieu difficile, asséchant des marais, dressant des kilomètres de murets de pierres sèches, conquérant des terres lointaines. La nature des cultures a elle aussi laissé des traces inédites, comme les ruchers-placards, et façonné des paysages ponctués d'oliviers, de pruniers ou de châtaigniers, avant que l 'élevage ovin ne devienne la principale et souvent unique activité agricole. De nombreux exemples individuels donnent un aperçu très précis, parfois inattendu, des exploitations paysannes des années 1830. Enfin, l'architecture agricole est détaillée, des grandes fermes seigneuriales servant de villégiature, comme la Bastide du Prévôt, aux fermes alpines d'Allos, en passant par les cabanes d'estive et les divers bâtiments agricoles disséminés et omniprésents dans les cultures.

    Marceline Brunet ; Laurent Del Rosso ; Alexeï Laurent ; Maxence Mosseron ; Frédéric Pauvarel ; Françoise Baussan ; Sarah Bossy.

  • Bordé par le Doubs, qui forme une frontière naturelle avec la Suisse voisine, et marqué par les reliefs du Jura, mêlant plateaux et vallées, le Pays horloger demeure profondément attaché à l'industrie qui lui a donné son nom. Implantée au 18e siècle, celle-ci s'est largement développée dans la deuxième moitié du siècle suivant, fournissant aux sociétés suisses aussi bien que françaises l'ensemble des pièces composant la montre. Elle connaît une forte période d'expansion au 20e siècle, jusqu'aux années 1960-1970 où elle peine à s'adapter à l'arrivée du quartz et aux conséquences de la mondialisation. De la multitude d'entreprises apparues au fi l du temps, peu nombreuses sont celles qui parviennent à se maintenir jusqu'à nos jours. En réalisant l'inventaire du patrimoine industriel du Pays horloger, la Région Bourgogne-Franche-Comté a souhaité rappeler l'importance de la tradition horlogère dans le Haut-Doubs et ses caractéristiques, aussi bien techniques qu'architecturales ; tradition qui perdure aujourd'hui et qui contribue à façonner l'identité de ce territoire. Richement illustré, cet ouvrage invite le lecteur à parcourir les villes et les villages du Pays horloger pour comprendre comment cette industrie s'y est déployée, quels savoir-faire se sont développés, transmis et pérennisés, et comment s'organisent les différents ateliers concourant à la fabrication d'une montre (de ses multiples composants à son montage).

  • L'habitat en pan-de-bois compte parmi les richesses du patrimoine architectural de l'Alsace, jusqu'à former désormais l'une des facettes de son identité culturelle. Des Vosges du Nord au Sundgau et du piémont viticole aux berges du Rhin, plusieurs milliers de maisons et de fermes édifiées dans les villes et les villages témoignent du savoir-faire séculaire des charpentiers.
    Elles se distinguent des bâtiments en maçonnerie par le jeu graphique de leurs ossatures de bois, dont le dessin varie notamment selon l'époque de construction et le terroir.

    Cet ouvrage propose de porter un regard nouveau sur l'architecture urbaine et rurale en pan-de-bois et ses principes constructifs, en profitant des apports récents de la dendrochronologie et de l'archéologie. Il embrasse une histoire longue de sept siècles, débutant au XIIIe siècle pour s'achever au cours des années 1900, qui voit l'abandon progressif de « cet art de construire » traditionnel. À travers trois périodes chronologiques sont exposées les différentes manières de bâtir en pan-de-bois, les innovations et les permanences, ainsi que la richesse des techniques d'assemblage et la grande variété du décor sculpté.

    Les figures des différents artisans qui, du bûcheron au menuisier, participent au chantier de construction sont passées en revue dans un chapitre spécifique, complété par un lexique des principaux termes tecHNIQUES.

  • Régions-frontières, l'Alsace et la Moselle ont été tout à la fois enjeux et victimes des trois grands conflits meurtriers des XIXe et XXe siècles. Marquée par autant de changements successifs de nationalités entre France et Allemagne, la commémoration des « morts pour la patrie » y constitue un enjeu mémoriel particulier, douloureux et parfois délicat.
    Aux côtés des nécropoles nationales érigées à proximité des champs de bataille, les monuments aux morts qui sont élevés au lendemain de la Première Guerre mondiale illustrent ainsi, par la spécificité et la diversité de leur iconographie, cette histoire tourmentée. Comment commémorer le sacrifi ce pour la patrie alors que la majorité des morts ont combattu pour le camp adverse ? Comment panser ses plaies dans le contexte du retour à la France ? Les thèmes guerriers et la représentation du soldat vainqueur s'effacent au profit de nombreuses allégories à l'antique, féminines et intemporelles, ou de scènes religieuses.
    Fruit d'un regard croisé entre historien et historiens de l'art, l'ouvrage entend faire mieux connaître ce patrimoine si spécifi que près d'un siècle après son édification.

  • Fondée sur une éminence au nord-est de la ville par la reine Mathilde de Flandre, épouse de Guillaume le Conquérant, l'Abbaye aux Dames offre un point de vue exceptionnel sur la plaine de Caen et son port. Au sein d'un parc d'une dizaine d'hectares, les bâtiments conventuels, entièrement reconstruits au XVIIIe siècle et classés Monuments historiques, donnent à voir l'un des plus beaux exemples normands d'architecture classique.
    À proximité de l'entrée subsiste l'abbatiale de la Trinité, romane, qui cristallisa au XIXe siècle l'intérêt des architectes et des historiens férus de patrimoine, tel le célèbre Victor Ruprich-Robert. Bien que remaniée, elle présente un aspect harmonieux voire original, tant dans son élévation que dans son décor sculpté qui renvoie à l'Orient.
    Bouleversés par les occupations militaires dès la Révolution, les bâtiments conventuels et leurs jardins, parcourus de majestueuses allées de tilleuls, reçoivent à compter du Premier Empire de nouvelles attributions hospitalières : l'hôtel-Dieu de Caen, devenu hospice Saint-Louis, cèdera la place en 1983 aux services du conseil régional de Basse-Normandie.
    S'appuyant sur une recherche documentaire approfondie, l'ouvrage retrace plus de 900 ans d'histoire tout en apportant un éclairage nouveau sur les périodes plus récentes de cet ensemble monastique, dont la brillante réhabilitation en fait aujourd'hui l'un des fleurons de la ville de Caen.

  • "Entre 1920 et 1980, les stations de sports d'hiver construites dans les Alpes ont été de véritables laboratoires d'urbanisme et d'architecture. À travers la présentation de six d'entre elles (Megève, Courchevel 1850, Flaine, Avoriaz, Les Arcs et Les Karellis), les auteurs montrent comment les concepteurs ont répondu à ces nouvelles commandes par des créations originales propres à chaque site.
    Grâce à de nombreuses illustrations, découvrez ces stations depuis leur fondation : du domaine skiable aux stations sans voiture, du chalet skieur au studio cabine, l'ouvrage témoigne du caractère novateur de ces aménagements. Rarement montrés, les intérieurs rivalisent eux aussi d'ingéniosité.
    L'ouvrage s'accompagne d'une liste analytique des principaux acteurs de la conception des stations, d'un appareil critique, d'une bibliographie et d'un index."

  • Riche d'un héritage artistique exceptionnel (Amboise, Chambord, Blois, Chaumont-sur-Loire, Chenonceau, Azay-le-Rideau...), le Val de Loire est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Parce que le mouvement intellectuel et artistique de la Renaissance s'y est exprimé avec une grande vitalité, la Région Centre-Val de Loire célèbre en 2019 le 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci et l'esprit d'innovation propre à ce moment de notre histoire. Ce livre invite le lecteur à redécouvrir cet héritage à travers le regard des photographes de l'Inventaire général qui ont constitué le plus important fonds photographique professionnel consacré au patrimoine en région Centre-Val de Loire.

    Offrant parfois un regard inattendu sur certains sites phares (Blois, Chambord, château de Diane de Poitiers à Anet, château de Châteaudun, tour du choeur de la cathédrale de Chartres, hôtel Lallemant à Bourges), ce livre présente également des oeuvres moins connues mais de grande qualité grâce à ses six parcours en Beauce, Perche, Berry, Touraine, Blésois, Gâtinais, Sologne. Sensible à cette beauté, l'écrivaine Léonor de Récondo s'en est inspirée pour lui dédier un texte inédit. Un clin d'oeil au vocabulaire descriptif de l'architecture et du mobilier vient, de temps à autre surprendre le lecteur.

  • Vichy, ville d'eaux

    Collectif

    Un beau livre à paraître sur l'histoire et l'architecture de cette ville modèle, née des sources et fortement pénétrée d'espaces naturels, qui a réussi, bénéficiant du soutien de l'État, à devenir la reine des villes d'eaux. Petite métropole, mais capitale par la monumentalité de ses thermes ou ses palaces, par ses lieux de mondanité, sa vie culturelle et son caractère cosmopolite.

  • Au coeur des cités minières se nichent quelques jardins qui rompent avec l'image un peu monotone et sage des jardins ouvriers ordinaires : girouettes, moulins, mobiles, sculptures en ciment ou en papier, peintures, travail du bois ou du métal, soudures, architectures, installations éphémères ou assemblages de matériaux de récupération. Certains habitants, en particulier d'anciens mineurs, ont peuplé leur jardin, les murs de leurs maisons et quelquefois même leur intérieur d'oeuvres singulières, fantaisistes, souvent insolites, qu'ils ont la plupart du temps réalisées eux-mêmes. Conscient de la valeur culturelle et artistique de ces productions et de leur caractère éphémère, le service de l'Inventaire général du Patrimoine culturel de la Région Nord-Pas de Calais a mené une étude d'inventaire systématique sur ce thème.
    Réalisés par des créateurs autodidactes, à l'image des « Picassiette » ou « Facteur Cheval », une vingtaine de sites, pour la plupart inconnus du grand public, ont ainsi été recensés et photographiés, dont l'exceptionnel jardin de M. Rémy Callot, employé des Houillères et mosaïste pendant ses heures de loisirs. Après une introduction sur l'histoire, la conservation et la valorisation des jardins décorés en France, cet ouvrage propose une sélection de ce patrimoine étonnant, produit en Nord-Pas de Calais par les mains d'hommes hauts en couleur, inspirés par le thème de la mine ou par d'autres horizons.

  • Canaux de Bourgogne

    Collectif

    Parcourant près de 600 kilomètres, les canaux de Bourgogne sont des marqueurs forts de l'identité régionale. Le transport y fut intense, les sites grouillants de vie. Maisons, sites d'écluses, ouvrages d'art ou de franchissement rythment le tracé des canaux et comme eux sont construits en réseau. Ils sont l'oeuvre d'architectes et d'ingénieurs des 18 et 19e siècles, qui ont façonné le territoire et réfléchi à son organisation.
    Les industries, qui ont constitué une raison d'être de ces voies d'eau artificielles, et les activités de loisirs aujourd'hui, contribuent largement à alimenter l'histoire de ces canaux. Ce livre permet de mettre en lumière un patrimoine historique et paysager varié. Il fait suite à l'inventaire mené par la région Bourgogne sur quatre voies navigables en Bourgogne (la Seille canalisée et les canaux de Bourgogne, du Centre et du Nivernais). Il vise à la fois à synthétiser les résultats de cette étude et à faire ressortir les caractéristiques exceptionnelles, ingénieuses ou insolites de chacun des canaux. Une première partie historique revient sur leur construction, une deuxième développe la notion de patrimoine technique en réseau et la troisième s'attache à l'environnement proche des voies d'eau, rives mais aussi paysages. Qu'ils soient naturels ou ponctués de châteaux, d'églises ou de villages, ces paysages, souvent antérieurs à la construction du canal, en sont aujourd'hui indissociables.

  • Le service Patrimoine et Inventaire de la région Centre-Val de Loire restitue dans ce livre ses recherches sur le fonds d'atelier du peintre-verrier Jean Mauret, installé depuis 50 ans dans le Cher.

    Fils et petit-fils de peintres-verriers, Jean Mauret naît en 1944 à Heiltz-le-Maurupt (Marne). Après ses études à l'école des beaux-arts de Nancy puis de Bourges, il s'installe en 1969 comme verrier et sculpteur à Saint-Hilaireen-Lignières (Cher). Il abandonne la sculpture en 1974 pour se consacrer pleinement au vitrail.

    Son travail s'articule autour de deux axes principaux : la restauration de vitraux anciens et la création de vitraux contemporains, essentiellement pour des églises protégées au titre des Monuments historiques (128 églises en France). Parallèlement, il réalise quantité d'oeuvres personnelles.

    Jean Mauret collabore également avec plusieurs artistes contemporains : Jean-Pierre Raynaud (abbaye de Noirlac), Gottfried Honegger (cathédrale de Nevers), Jan Dibbets (cathédrale de Blois) et Shirley Jaffe (chapelle dite de la Funeraria à Perpignan).

    En 2006, il abandonne la restauration pour se consacrer uniquement à la création. Cet ouvrage restitue l'oeuvre et la démarche créative d'un artiste qu'il faut placer parmi les grands peintres-verriers français de la seconde moitié du XXe siècle et du début du XXIe siècle.

  • Associer dans un titre les usines et le parfum ? La délicatesse fleurie des fragrances les plus subtiles ne fait pas immédiatement songer au monde de l'industrie !

    Et pourtant, les usines sont bien au coeur de l'histoire de la parfumerie grassoise. Elles ont été le cadre principal d'une aventure qui s'est enracinée dans l'artisanat de l'Ancien Régime et a pris son envol au moment où l'Europe était saisie par la fièvre de la Révolution industrielle. Depuis les premières fabriques installées dans le centre historique de Grasse jusqu'aux grandes usines des faubourgs qui ont structuré l'extension urbaine à la fin du XIXe siècle, cet ouvrage dépeint les lieux de production successifs à l'origine du développement de la parfumerie grassoise et explique leurs évolutions.

    Dix années d'étude ont abouti à un inventaire exhaustif de ce patrimoine, révélant notamment l'augmentation significative du nombre de moulins à partir de la fin du Moyen Âge, signe de la place spécifique qu'occupe la production d'huile dans l'expansion de la parfumerie. C'est entre autres ce nouvel éclairage sur les liens techniques et économiques régissant ces différentes activités qui permet aux auteurs de proposer une vaste synthèse historique sur les mutations de la parfumerie grassoise entre les dernières décennies du XVIIIe siècle et la fin des Trente Glorieuse.

  • À l'instar des provinces voisines de l'ouest de la France, l'Anjou offre un riche patrimoine de peintures
    murales de la fin du 15e et du début du 16e siècle. La présence de la seconde maison d'Anjou et plus particulièrement du roi René et de sa cour ont en effet favorisé l'existence d'un foyer artistique dynamique et créatif.
    Depuis le 19e siècle, les découvertes (ou redécouvertes) de décors peints dans des édifices civils et religieux ont révélé des oeuvres de grande qualité, tels la "Vierge de Pitié" de l'ancien couvent des Cordeliers de La Baumette, à Angers, peinte dans les années 1460, oeuvre magnifique de douceur et d'intensité contenue. Exceptionnelles tant du point de vue du style que de l'iconographie, ces peintures monumentales soulignent l'importance de la couleur et des images dans l'architecture à la fin du Moyen Age. Les exemples les plus remarquables composent ici un panorama inédit et donnent à voir au public un patrimoine artistique encore méconnu.
    La première partie du livre situe le contexte historique, religieux et artistique de cette formidable vague de création et détaille les différentes techniques de la peinture murale. La seconde partie est consacrée à une étude approfondie des 32 sites les plus remarquables de la peinture murale en Anjou. Une large place est laissée aux photographies de Bruno Rousseau, souvent présentées en pleine page.

  • La Grande-Ile, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1988, et la Neustadt de Strasbourg témoignent d'influences croisées entre les cultures française et germanique sur le plan de l'architecture et de l'urbanisme. Depuis les origines de la ville jusqu'à la capitale du Reichsland d'Alsace-Lorraine et aujourd'hui de la région Alsace, la ville de Strasbourg a joué le rôle de vecteur d'échanges uniques entre la France et l'Allemagne.
    De tous temps, la capitale régionale a démontré sa capacité à s'approprier les styles et courants venus de l'extérieur, notamment gothique, renaissance et baroque, tout en assurant le rôle de modèle pour d'autres réalisations au-delà de ses frontières, comme c'est le cas par exemple de la cathédrale et de l'université. Symbole d'un projet politique de planification et de construction d'une capitale et, associée à l'émergence de la discipline de l'urbanisme, de l'extension des villes européennes de la fin du XIXe et du début du XXe siècles, la Neustadt se déploie dans la continuité de la ville ancienne, témoignant de la capacité de la ville à intégrer et valoriser ses legs antérieurs tout en se structurant par de nouvelles formes de vie sociale et de production technique et artistique durables.
    De longtemps frappée du sceau des anciens antagonismes souverains, la Neustadt de Strasbourg est conçue et réalisée à partir de la période allemande (1871-1918) jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle. L'ouvrage vise à appuyer le dossier de candidature à l'extension de la Grande-Ile à la Neustadt au patrimoine mondial de l'Unesco.

  • L'Alsace au coeur du Moyen Age

    Collectif

    Avant d'être un joyau de l'art gothique, la cathédrale de Strasbourg fut une basilique romane majeure, bâtie par l'évêque Werner et dont certaines parties, telles que la crypte, sont encore conservées. L'année 2015 fête le millième anniversaire de sa fondation. Ce jubilé offre l'occasion de poser un regard nouveau sur cet édifice insigne.
    Elargissant l'approche bien au-delà de l'édifice lui-même ou de l'architecture romane alsacienne, l'ouvrage, fruit d'une collaboration entre le service de l'Inventaire du patrimoine de la Région Alsace et l'université de Strasbourg, offre un large panorama de l'Alsace et du Rhin supérieur de l'an mil au début du XIIIe siècle. Cette période, qui s'ouvre avec l'avènement des empereurs saliens et s'achève avec la chute de Frédéric II de Hohenstaufen, fut un moment charnière dans l'histoire de l'Empire germanique. Durant ces deux siècles, les deux rives du Rhin constituent le coeur névralgique de l'Empire et c'est à proximité du fleuve que s'édifient les grandes cathédrales de Spire, Bâle ou Strasbourg.
    Abordant tant l'histoire, l'architecture civile et religieuse, les arts précieux que le paysage des XIe et XIIe siècles, ce beau livre richement illustré entend faire le point sur les dernières recherches dans ces domaines tout en invitant le lecteur à se laisser conduire à la découverte de sites majeurs ou moins connus.

  • Comment est-on passé de la salle commune à la chambre individuelle ? Comment l'hôpital, d'abord hospice, est devenu établissement de soins ? Pourquoi l'hôpital " aériste " et le sanatorium (deux cas où l'on a cru pouvoir guérir par l'architecture) ont continué de se construire après la péremption de leur théorie fondatrice ? Quelle est l'histoire des maternités, des lazarets, des asiles d'aliénés ? Autant de réponses à découvrir dans le voyage architectural auquel invite cet ouvrage.

    Jusqu'au siècle des Lumières, l'hôpital, lieu de charité chrétienne et d'exclusion sociale, est aussi le premier outil d'une politique sanitaire balbutiante. L'incendie de l'hôtel-Dieu de Paris, en 1772, est le catalyseur d'une double réflexion sur la prise en charge des démunis et sur les réponses architecturales accordées à une première médicalisation de l'hôpital. Ainsi architectes et médecins poursuivent tout au long du XIXe siècle la même chimère : une architecture en mesure de soigner le corps et l'esprit. L'hygiénisme impose alors durablement le plan en " double peigne " puis le système du pavillon isolé tandis que les découvertes de Pasteur tardent à faire valoir leur logique. Inversement, dans l'Entre-deux-guerres, ce sont les données économiques, sociales et architecturales qui précèdent la révolution de l'antibiothérapie pour donner naissance à l'hôpital-bloc. Les Trente Glorieuses appliquent à l'institution leur politique centralisatrice, prescriptrice de modèles fonctionnels. Aujourd'hui, les maîtres mots sont désormais humanisation et insertion urbaine.
    Explorer l'histoire des hôpitaux en France revient à cheminer auprès du pèlerin, de l'indigent, du marginal, du déviant, du fou, de l'enfant abandonné, du vieillard, de l'infirme, du malade, aujourd'hui du patient. C'est surtout découvrir, présents dans toutes nos villes, des bâtiments d'exception.

  • Révélation d'un patrimoine Art déco pour ces deux villes et leur agglomération, riches de surprises et de trésors cachés, au détour d'une rue en levant les yeux ou même en allant à la piscine !
    Située au coeur du Bassin minier du Pas-de-Calais, la Communauté d'agglomération de l'Artois s'articule autour de deux pôles urbains importants, Béthune et Bruay-la-Buissière, alliant paysages ruraux et mémoire industrielle.
    Fortement touché par les destructions durant la Première Guerre mondiale, ce territoire a su se reconstruire en magnifiant ses espaces publics par une architecture mêlant référence à l'architecture flamande de la Renaissance et style Art déco. Grâce à l'inventivité des architectes, l'architecture publique aussi bien que l'habitat a pu ainsi prendre une nouvelle physionomie, associant avec hardiesse tradition et modernité.

  • Un chef d'oeuvre revisité : le grand portail de la cathédrale d'Autun à la lumière de deux siècles de restaurations.

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