Pu De Rennes

  • Ce manuel donne les principales clés pour comprendre les formes du pouvoir et de l'exercice du pouvoir dans le monde musulman entre le Xe et le XVe siècle. Il suggère des pistes de réflexion et propose une bibliographie sur les différentes thématiques à considérer. Il couvre un temps long de six siècles et un espace extrêmement vaste (l'essentiel des terres d'Islam, al-Andalus, Maghreb, Égypte, Syrie, Hedjaz, Iraq jusqu'en 1258).

  • En entrant dans les temps modernes, les Ibériques tiennent le premier rôle dans le désenclavement du monde à échelle planétaire. L'apport majeur en est la création d'un Nouveau Monde en Amérique, fruit d'un impérialisme de l'exploitation de la main d'oeuvre amérindienne et africaine au sein d'un encadrement politique, religieux et culturel prégnant, aboutissant à la création d'une société entièrement nouvelle dans sa hiérarchie, ses blocages et ses mobilités. Cette connexion entre les Anciens Mondes et ce Nouveau Monde engendre une première forme historique de mondialisation.

  • Herodote

    Collectif

    L'Enquête est ici mise en rapport avec l'épopée, la pensée ionienne, le théâtre athénien, mais aussi confrontée à des lectures aussi différentes que celles de Lucien dans l'Antiquité, de Montaigne à la Renaissance et, tout près de nous, de Ryszard Kapuscinski ou de Claude Lévi-Strauss. Qu'il s'agisse des grandes questions anthropologiques posées par tout effort de compréhension et de représentation de l'autre ou des choix narratifs qu'implique toute tentative d'écrire l'histoire, cet éclairage pluriel témoigne de l'actualité sans cesse renouvelée de l'entreprise hérodotéenne.

  • À partir de trois focales d'observation, le paysage, les relations sociales et la biodiversité, cet ouvrage présente les différentes facettes des jardins urbains, permettant d'en saisir toute la complexité. La diversité des approches croise les facteurs écologiques et les facteurs sociologiques : différentes disciplines, anthropologie, sociologie, géographie ou écologie nous ouvrent à un regard renouvelé sur les jardins, leur sens et leurs pratiques.

  • Les « évènements » du printemps 1968 ont été vécus et ressentis de manière beaucoup plus diversifiée que ne le laisse penser une mémoire parisienne étroite bien que dominante. Comment Mai 68 se déroula-t-il dans les départements dépourvus d'université et peu industrialisés, ou dans les centres industriels « de province » et les capitales régionales ? Dans les milieux professionnels aussi opposés que les forces de l'ordre, les cheminots, les enseignants ou les hospitaliers ? Dans les forces politiques alors au second plan comme les centristes, les giscardiens, la « gauche non communiste », l'extrême droite ou les gaullistes de gauche ? Cet ouvrage apporte des réponses précises et neuves sur ces questions.

  • Servi par l'ensemble des sciences historiques, de l'archéologie à l'anthropologie, cet ouvrage fait état des recherches récentes concernant les lieux de pouvoir médiévaux en Bretagne. La part belle est faite aux manifestations monumentales de ce pouvoir, tant en campagne qu'en ville, qu'il s'agisse de châteaux ou d'autres résidences de l'aristocratie laïque, d'églises et de monastères, mais aussi d'agglomérations subordonnées à un château.

    Avec le soutien du conseil général des Côtes-d'Armor.

  • Ranimer des sentiments de solidarité, affirmer la présence de la France dans les pays « latins » de l'Amérique, proposer une troisième voie dans le contexte de l'affrontement Est/Ouest, tel était l'objectif du général de Gaulle, en s'y rendant deux fois en 1964. Le résultat fut-il à la hauteur des ambitions ? Les contributions rassemblées dans ce volume apportent une réponse nuancée : si l'action politique est restée sans lendemain, pour des raisons à la fois internes et externes, le message de dignité et d'espoir semé par De Gaulle n'a pas été oublié.

    Avec le soutien de la Fondation Charles de Gaule.

  • Au sein d'une abondante historiographie sur les expositions universelles, les dimensions culturelles et identitaires suscitent actuellement l'attention des chercheurs. Ce courant participe de l'intérêt pour l'idée de modernité au XIXe siècle - technique, économique, sociale, culturelle, politique - comme enjeu fédérateur, mais aussi conflictuel, autour duquel les participants ont construit leur identité.

    Avec le concours du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) - Centre Alexandre Koyré (UMR 8560), des Archives nationales et du laboratoire ICT de Paris Diderot-Paris 7.

  • Ce livre étudie les structures hydrauliques antiques dans une perspective historique, en mettant l'accent sur leur évolution et leurs altérations ou dégradations, causées par des facteurs anthropiques (nouvelles utilisations, erreurs de construction, malversations, détournements de fonction) ou naturels. Le processus d'abandon est également étudié, en conjonction avec les structures avoisinantes. Les réseaux d'eau ainsi envisagés dans la longue durée permettent de comprendre la stratégie des villes en matière d'eau et deviennent un élément-clef d'interprétation de l'histoire de structures archéologiques, et plus largement d'un site.

  • Ce livre ouvre à nouveau le dossier de « la lutte du boulet contre la cuirasse » en apportant le regard croisé de plusieurs disciplines neuves (archéologie de la métallurgie, archéologie du siège, enquête iconographique). Il étudie la co-évolution de l'artillerie et de la fortification et ce, dès l'artillerie mécanique. Il se place principalement dans la perspective du siège et consacre une série de contributions aux place-fortes de Bretagne.

  • Cet ouvrage propose une large réflexion sur les rapports entre patrimoine, savoirs et communautés savantes.
    Il restitue l'histoire et les enjeux de la montée en puissance de la préoccupation patrimoniale dans les lieux de production de savoirs (universités. laboratoires, observatoires ou hôpitaux universitaires). Si elle est manifeste aujourd'hui, la rencontre entre communautés savantes et patrimoine n'en est pas pour autant nouvelle. Les chercheurs en sciences humaines et sociales réunis dans cet ouvrage ancrent leurs questionnements dans cette histoire: comment des communautés savantes constituent un ensemble de traces qu'elles jugent nécessaire de préserver.
    De transmettre et de donner à voir publiquement. comment d'autres acteurs s'en emparent et en multiplient les usages, contribuant ainsi à une inscription des savoirs dans la sphère culturelle? Comment ces communautés tissent-elles la toile de l'identité, selon quelles modalités se forgent et se donnent à voir des représentations de soi et de son savoir?

  • « Avoir des amis, c'est avoir du pouvoir », écrivait Hobbes en 1651. Le tissage des liens joue en effet un rôle clé dans l'évolution de la vie intellectuelle et culturelle. Pour le comprendre, les sciences de l'Antiquité en Europe nous offrent un observatoire privilégié. Les travaux sur la sociabilité savante et les outils de la sociologie des réseaux permettent d'explorer les stratégies individuelles et collectives, personnelles et institutionnelles. Appréhendés à travers les correspondances, les publications, les journaux ou les polémiques, les réseaux relatifs à l'Antiquité structurent la production des savoirs et la définition de champs disciplinaires, transmettent des héritages et des filiations, témoignent de ruptures et d'innovations.

  • Cet ouvrage présente une série d'enquêtes portant sur les formes d'expression et les lieux du culte de Mars, dans les faciès provinciaux des Gaules, des Germanies, ou d'Espagne.
    À travers les regards d'archéologues, d'épigraphistes et d'historiens, il propose un réexamen des figures plurielles de Mars autour de Mars Mullo, un dieu de l'ouest de la Lyonnaise : Lenus Mars chez les Trévires, Mars Caturix chez les Helvètes, Mars Bolvinnus chez les Sénons, Mars Camulus en Gaule Belgique, Mars Albiorix, Melovius, Nabelcus, leusdrinus... en Narbonnaise et Mars Borus, Campester, Cariociecus, Tilenus...
    En Espagne. S'agit-il d'un des dieux de la cité, du pagus, out. d'un territoire plus vaste ? Quelques données iconographiques du dieu complètent ces dossiers épigraphiques. Les études archéologiques et architecturales comparent les typologies et les identités des sanctuaires d'Allonnes (Mars Mullo, La Forêterie et Les Perrières), d'Aubigné-Racan, d'Aulnay de Saintonge, de Blicquy, de Chartres, de Jublains, de Meaux, de Tours, du Vieil-Evreux.
    L'intérêt des chercheurs se porte également sur les codifications architecturales et décoratives des sanctuaires, notamment pour Barzan et Mérida, et sur l'évolution des marqueurs de l'architecture religieuse des provinces : le chapiteau corinthien, la décoration d'applique, la restitution du tracé de la colonnade, des ordres et des élévations. Une réflexion sur la fin des sanctuaires païens en Occident complète ces diverses approches.
    Le Centre d'Étude des Sociétés Antiques et Médiévales (CESAM) de l'Université du Maine fonde ses recherches sur une approche historique et archéologique de l'espace et des pouvoirs qui le constituent et l'organisent. Il s'intéresse aux élites. Dans le cadre d'une collaboration avec FUMR 8546, " Archéologies d'Orient et d'Occident " et avec le Service Régional de l'Archéologie des Pays-de-la-Loire, il privilégie l'axe archéologique concernant l'étude de la Gaule de l'Ouest, et en particulier celle du territoire des Aulerques Cénomans.

  • La publication du fac-similé du manuscrit du cartulaire de Sainte-Croix de Quimperlé vise à répondre à la fois aux exigences du monde universitaire mais aussi à l'intérêt d'un public plus large. Il s'agit en effet d'un document à tous points de vue exceptionnel pour la connaissance de la Cornouaille et de la Bretagne aux XIe et XIIe siècles. Les 167 folios sont accompagnés en marge d'analyses des chartes, un index et des illustrations complétant cet ouvrage.

  • Quel regard les étrangers visitant Versailles portaient-ils sur la cour ? S'appuyant sur des témoignages inédits ou peu connus, les études réunies dans cet ouvrage mettent en lumière différentes facettes du voyage curial et rendent compte de l'évolution de la perception de la cour et de la monarchie françaises à l'échelle européenne.

  • Actes des ducs de Bretagne

    Collectif

    Ce volume propose le recueil et l'édition critique des 174 actes des ducs des maisons de Rennes et de Cornouaille, de 944 à 1148, collectés dans les archives et les bibliothèques de la France du Nord-Ouest et de l'Angleterre, ainsi que dans les fonds d'érudits et différentes collections. Ces actes donnent la mesure du pouvoir de ces ducs et de leur action en matière politique, administrative et religieuse.

    En coédition avec la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne.

    Avec le soutien l'université Rennes 1 et de la région Bretagne.

  • Encore une Histoire de Bordeaux ? En réalité, celle-ci n'a rien de commun avec ses devancières. Cet ouvrage obéit au désir très précis d'une écriture synthétique, allant à l'essentiel, et abondamment illustrée. En d'autres termes, réaliser un beau livre s'appuyant sur des fondements scientifiques incontestables. Un livre qui fera honneur à notre ville, à l'école historique bordelaise actuelle et qui contribuera à mieux faire connaître une cité qui est sortie de sa gangue de pierre pour courir vers le million d'habitants. Une ville qui attire aussi bien ces Parisiens qui se précipitent le matin vers la capitale dans les tunnels de la gare Saint-Jean que les touristes que déversent les bateaux de croisière sur des quais où les hangars et les grues n'existent plus que dans la mémoire des plus anciens et sur les photos de notre livre.

    Une nouvelle Histoire de Bordeaux était aussi une nécessité parce qu'en quarante ans, au rythme des fouilles archéologiques qui se sont multipliées avec les différents chantiers urbains, mais aussi avec les innombrables thèses, notre vision de la ville a été modifiée de fond en comble. De nouvelles modes historiographiques sont apparues sans parler de fortes attentes sociales comme celle autour de la traite négrière ou de la Seconde Guerre mondiale et de l'occupation. Depuis, les archives se sont ouvertes, les découvertes se sont multipliées, des livres ont été écrits et des colloques se sont tenus, par exemple sur l'affaire Papon. L'un des grands objectifs de ce livre est de répondre à cette attente, de faire un bilan et plus globalement de suivre les centres d'intérêt actuels de l'historiographie.

  • Examiner dans le rapport à l'art et à la nature la construction du paysage, la façon dont il se façonne et dont il façonne le regardeur : tel est un des objets majeurs du présent ouvrage. C'est la question du rapport à la nature, dans la pratique des peintres et des artistes contemporains, qui est posée. Ce volume se situe dans un courant d'études sur le paysage à la jonction entre plusieurs disciplines - histoire de l'art, esthétique et philosophie - dont le fil d'Arianne est le regard : celui de l'artiste, celui du commanditaire et celui du spectateur.

    Avec le soutien des associations AEPHAE et ACC, Marseille.

  • S'appliquant au concept de littérarité remis récemment en débat, la réflexion proposée ici s'intéresse au domaine latin, qui reste de ce point de vue largement inexploré. L'arc diachronique représenté, de l'Antiquité au Moyen Âge et à la Renaissance, offre à l'étude un espace culturel où la notion de tradition est vivante, marqué initialement par l'appropriation des codes culturels hellénistiques, et qui a vu ensuite le passage du paganisme au christianisme engendrer ses propres effets. Par une attention portée tour à tour aux positions de l'auteur et du récepteur, aux modes de production et aux mécanismes de validation, aux définitions en creux ou par défaut de la littérarité, les contributions mettent au jour un certain nombre de critères en fonction desquels il apparaît qu'un texte est perçu ou défini comme « littéraire ». Cette diachronie longue permet d'éclairer l'évolution qui a progressivement amené un resserrement de la notion, notamment à propos de genres qui, de nos jours, ne sont plus jugés relever de « la littérature » (histoire, littérature spirituelle ou didactique...). Cette réflexion sur la nature du fait littéraire se situe ainsi au confluent de divers champs d'expression ou disciplines et a vocation à éclairer la conception de la littérarité dans l'Europe classique et contemporaine tandis que son avenir suscite interrogation à l'heure où la disparition du livre de papier est presque annoncée. Avant de pouvoir se demander si d'autres configurations peuvent présider à une nouvelle naissance du fait littéraire, on est revenu à son moment d'origine, dont il ressort une mise en valeur du sens sociétal et personnel des productions littéraires en continuel réaménagement.

  • Comment naviguaient les marins le long des côtes atlantiques de l'Europe à la fin du Moyen Age ? S'adressant aux navigateurs chevronnés ou non, aux esprits curieux du monde de la mer comme aux amateurs d'histoire maritime, ce livre apporte des réponses à travers l'étude d'instructions nautiques rédigées en 1483-1484 par Pierre Garcie dit Ferrande, maître de navires de Saint-Gilles-sur-Vie, et imprimées en 1520 sous le titre de Grand Routier.

    Avec une boussole et une ligne de sonde pour seuls instruments, Pierre Garcie explique la manière de longer les côtes du Ponant et de traverser la Manche ou le golfe de Gascogne. Pragmatique et pédagogue, il accompagne ses explications de dessins d'amers qui font de son routier une oeuvre unique à l'époque.

    Au moment où la victoire de Jean-Luc Van den Heede dans la Golden Globe Race (29-01-2019) a attiré l'attention sur la navigation "à l'ancienne", Le Grand Routier permet d'approcher des techniques plus vieilles encore et oubliées des historiens : les savoirs empiriques des marins de l'Atlantique à la fin du Moyen Age, avant le développement de la navigation astronomique.

    Avec l'aide d'une équipe internationale, Michel Bochaca et Laurence Moal font redécouvrir Le Grand Routier 500 ans après sa première édition. Alliant la passion de la recherche avec celle de la mer, ils entraînent le lecteur dans le sillage d'un maître de navires de la fin du XVe siècle au gré de nombreuses illustrations qui donnent tout son sens au texte de Pierre Garcie.

  • L'ouvrage explore le paysage photographique des origines (vers 1850) à nos jours, des paysages des frères Bisson aux artistes actuels comme Walter Niedermayr, Jean-Marc Bustamante ou Eric Bourret. Il déploie la triple thèse suivante : 1) le paysage photographique achève ou accomplit l'ensemble du genre du paysage tel que la peinture l'a inventé à la Renaissance ; 2) en l'accomplissant, le paysage photographique se libère de la tradition paysagère elle-même et ouvre au paysage un champ indéterminé d'inventions presque infinies dont les études rassemblées ici explicitent quelques-unes des possibilités ; 3) cette continuité et cette rupture créent ainsi un paysage "sans qualité" selon l'expression de Robert Musil, paysage dont la polymorphie alimente les autres arts et la créativité de l'art contemporain. Voilà pourquoi le livre dessine un parcours permettant d'articuler - c'est son originalité - invention du paysage pictural, invention du paysage photographique et inventions photographiques du paysage.
    L'ouvrage fondamentalement pluridisciplinaire entend se plier à la logique photographique elle-même qui permet d'engendrer de nouvelles images non picturales, des images machinées, non métaphoriques, profondément documentaires, et dont la reproductibilité permet un archivage du réel, une exploration de nouveaux territoires naturels ou urbains, la multiplication infinie de points de vue sur eux.

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