Somogy

  • Gustave Moreau (1826-1898) a conservé dans sa maison-atelier devenue musée au début du XXe siècle un grand nombre de peintures non figuratives. Les historiens de l'art s'interrogent depuis de nombreuses années sur ces oeuvres qui semblent anticiper l'art du XXe siècle alors que Gustave Moreau revendiqua toute sa vie le titre de peintre d'histoire.
    Cet ouvrage se propose de mettre en lumière de manière exhaustive, et pour la première fois, cet aspect méconnu de son art. Il examine minutieusement le statut et le rôle de ces réalisations dans le processus créatif de l'artiste, tant dans ses peintures que dans ses aquarelles. Il permet également de les replacer dans la perspective plus large des prémices de l'abstraction au XIXe siècle. Une question majeure est également posée, celle de la postérité de Gustave Moreau au XXe siècle. Un éclairage novateur et passionnant est ainsi donné sur un artiste qui souhaitait nous entraîner « vers le songe et l'abstrait ».

  • Vermeer, ou « le sphinx de Delft ». Cette expression, forgée au XIXe siècle, a figé la personnalité de Johannes Vermeer (1632-1675) dans une pose énigmatique et solitaire.
    Cet ouvrage original permet au contraire de découvrir que ce génie universel s'inscrivait dans un riche réseau d'influences, très loin du splendide isolement avec lequel il fut longtemps associé.
    La scène de genre élégante hollandaise connaît son âge d'or vers 1650-1680. Cette peinture, mise en scène luxueuse d'activités qui n'ont de quotidiennes que le nom, permet à la République des Provinces-Unies de s'affirmer face aux monarchies. Vermeer en est l'un des maîtres, aux côtés de Gerard Dou, Gerard ter Borch, Frans van Mieris, Gabriel Metsu, Pieter de Hooch... Ces peintres, actifs à Leyde, Deventer, Amsterdam ou Delft, ont eu connaissance du travail des uns et des autres. Leurs rapports alternent hommages, citations détournées, métamorphoses. Vues de la sorte, les sublimations de Vermeer prennent un sens nouveau : celui de ses rejets et de ses admirations.

  • Louis-Philippe et Versailles

    Collectif

    • Somogy
    • 24 Octobre 2018

    Dès le début de son règne, Louis-Philippe décida de transformer le château de Versailles et de l'ouvrir à tous. Il avait compris que le Versailles de Louis XIV était un mythe qui ne pouvait être conservé qu'en devenant un musée consacré « à toutes les gloires de la France », comme l'indique l'inscription aux frontons des pavillons.
    Travailleur acharné, le roi suivit les travaux de son architecte Frédéric Nepveu pendant quinze ans. Autour de la résidence royale, au coeur du palais, dans les ailes du Nord et du Midi, des travaux ont fait naître des Galeries Historiques consacrées aux batailles du Moyen Âge, aux croisades, aux guerres de la Révolution et de l'Empire, à la conquête de l'Algérie. Mille récits dessinent une histoire, car au lieu de nier le passé, Louis-Philippe favorisa le dialogue : le nouveau Versailles répond à celui de Louis XIV, opposant la galerie des Batailles à la galerie des Glaces et rivalisant dans la somptuosité et la richesse décorative. Passionné par toutes les nouveautés techniques, le roi n'a pas hésité à introduire des structures métalliques dans l'architecture du XVIIe siècle, afin d'éclairer les immenses galeries par des verrières zénithales : la galerie des Batailles ou les salles d'Afrique.
    Éclectique, complexe, arbitraire dans ses partis pris, le Versailles de Louis-Philippe est celui que nous connaissons aujourd'hui.

  • Très peu montrées, presque inédites, cent quinze des plus belles feuilles de la collection de dessins du XIXe siècle du musée de Grenoble composent ce parcours chrono-thématique, du romantisme aux prémices du symbolisme, illustrant le regard sur le passé et l'histoire nationale, les voyages en Orient ou en Italie, l'intérêt pour le pittoresque et le patrimoine, l'art officiel et monumental, la question des artistes confrontés à la guerre, l'illustration et la caricature, les réalismes ou encore la sensibilité au paysage.
    Une invitation à redécouvrir la diversité des approches graphiques des artistes dans un siècle bouleversé par les révolutions et les progrès intellectuels et scientifiques.

  • « Afrique. Les religions de l'extase » propose une introduction à la diversité des pratiques religieuses actuelles en Afrique et dans sa diaspora : du Sénégal à l'Éthiopie, de l'Égypte à l'Afrique du Sud, de Genève à Haïti !

    Abondamment illustré d'images saisissantes de cultes, de pèlerinages et autres rituels, prises par des photographes renommés, Theo Eshetu, Jacques Faublée, Christian Lutz, Mohau Modisakeng, Santu Mofokeng, Fabrice Monteiro, Jean-Pierre Grandjean, Anthony Pappone, Johnathan Watts et par l'auteur Boris Wastiau, ce livre nous immerge dans les systèmes magico-religieux africains, les cultes de possession et des ancêtres, et au coeur de l'expression du christianisme et de l'islam d'aujourd'hui.

  • Nigeria

    Collectif

    • Somogy
    • 3 Novembre 2012

    La rivière Bénoué est le plus grand affluent du fleuve Niger, qui traverse le centre du Nigeria. Remontant le cours de la rivière sur les pas des premiers explorateurs, « Nigeria, Arts de la vallée de la Bénoué » propose un voyage spectaculaire sur les rives dans la partie basse, moyenne et haute de la Bénoué. De remarquables sculptures, en bois, céramique ou métal sont ici présentées : statues féminines ou maternités en ronde-bosse, élégantes statues-colonne, masques-heaume à visage humain, masques horizontaux stylisés (mi-homme mi-animal), récipients anthropomorphes en terre cuite et regalia finement élaborés. Ces oeuvres mettent en avant la diversité des traditions communautaires de la région et la liberté des artistes vis-à-vis des codes stylistiques locaux. Elles témoignent d'une interaction ancestrale entre les communautés et révèlent de surprenantes convergences artistiques d'un peuple à l'autre. Cet ouvrage invite à découvrir un art dynamique des différentes régions de la vallée de la Bénoué, berceau de formes d'art les plus spectaculaires jamais produites en Afrique sub-saharienne.

  • Lapita : au coeur du Pacifique, ce nom insolite et méconnu est celui d'une civilisation établie depuis près de 3000 ans, en Nouvelle-Calédonie et au Vanuatu. En moins de quatre siècles, sa culture, sa langue et ses traditions se sont disséminées sur 4500 km.
    Cette « vague » lapita est caractérisée par deux éléments marquants : l'introduction par les colons dans cette région du globe des langues austronésiennes (deuxième famille de langues du monde), et une tradition céramique très spécifique. D'une homogénéité exceptionnelle, les poteries lapita sont ornées de décors mêlant motifs géométriques et formes humaines ; cet ensemble cohérent constitue un véritable marqueur archéologique de la progression des peuples de langues austronésiennes dans le Pacifique sud-ouest.
    Depuis un siècle, des générations de scientifique ont travaillé dans cette zone du Pacifique, identifiant environ 200 sites dont chacun a révélé des traces de la culture Lapita.
    La qualité exceptionnelle des décors peints sur ces poteries vieilles de trois millénaires a attisé l'intérêt du grand public pour ces vestiges disséminés sur un territoire grand comme l'Europe.
    Le catalogue montre l'évolution des formes et des décors, mais aussi leur héritage à travers les graphismes traditionnels océaniens.

  • A la découverte de l'histoire de la technologie d'impression sur toile à partir du bois gravé, technique introduite par les artisans huguenots qui, fuyant la France vers la Suisse et plus particulièrement à Neuchâtel, donnent ainsi naissance aux tissus peints ou imprimés : les indiennes.

  • Comptant parmi les artistes français les plus marquants de sa génération, Hervé Télémaque (né en Haïti en 1937) commence sa carrière de peintre à New York, avant de s'installer définitivement à Paris, où il contribue à l'émergence au début des années 1960 du mouvement de la Figuration narrative. D'abord situé au point de rencontre du surréalisme et du Pop Art, son oeuvre puise autant dans son histoire personnelle que dans une profonde réflexion autour de l'objet, qui permet à Télémaque d'explorer sur un mode ludique les relations parfois problématiques entre image et langage. Longtemps adepte de la « ligne claire » et combinant souvent peinture et objets réels avant d'aborder collages et assemblages, Télémaque porte tout au long de son évolution un regard à la fois poétique et politique sur le monde, sans jamais renier ses racines haïtiennes.

    Avec un ensemble de peintures, dessins, collages, objets et assemblages, témoignant de la diversité de son oeuvre la rétrospective organisée par le Centre Pompidou, Paris et le musée Cantini de Marseille est le prétexte de ce catalogue qui constitue désormais un ouvrage de référence sur Télémaque. Susceptible de nombreuses interprétations, sa production, que caractérisent sa force plastique, son acuité critique et sa réjouissante ironie, y est éclairée par de nombreux commentaires et documents inédits.

  • La Cité interdite au Louvre

    Collectif

    • Somogy
    • 24 Septembre 2011

    La Cité interdite de Pékin a depuis toujours exercé une fascination sur l'Occident. Réservée aux familles impériales ainsi qu'à leur entourage, la fameuse cité était interdite d'accès au peuple chinois qui n'avait le droit ni de s'en approcher ni même de la regarder. Pour construire ce qui sera le plus vaste complexe architectural de Chine s'étendant sur 72 ha, quatorze années et plus d'un million d'ouvriers furent nécessaires. Pendant cinq siècles, soit entre 1420 et 1924, 24 empereurs s'y sont succédé, accumulant des trésors incommensurables, jalousement conservés et transmis d'une génération à la suivante. Une série importante de ces trésors, désormais nationaux, et jamais encore sortis de Chine, est présentée à cette occasion. Pièces exceptionnelles des XIIe, XIIIe et XIVe siècles figureront aux côtés d'oeuvres occidentales non moins remarquables (comme la plus ancienne cartographie de Pékin connue en Occident), un rapprochement qui aura pour effet d'attester du rayonnement de Pékin et de la Chine jusqu'en Occident dès les premières heures.

  • Le 24 juin 1961, André Malraux, alors ministre de la Culture, inaugurait le premier musée d'après guerre en France : le musée-maison de la culture du Havre.
    Cet illustre parrainage de l'auteur du Musée imaginaire conduit le musée d'Art moderne André Malraux-MuMa, en ce cinquantième anniversaire, à proposer un stimulant dialogue de ses collections avec des oeuvres photographiques contemporaines.
    Pour Malraux, le musée est "la réunion de tant de chefs- d'oeuvre d'où tant de chefs-d'oeuvre sont absents [et qui] convoque dans l'esprit tous les chefs-d'oeuvre", un "possible mutilé" qui appellerait "tout le possible".
    Il s'agit ici de proposer un autre possible. Mais seulement un parmi d'autres, l'intention étant d'ouvrir le champ et non de le fermer. Le jeu peut se poursuivre indéfiniment, et se révéler pour chacun une invitation à s'en saisir, à le faire sien et à le prolonger.

  • Tout d'abord technique de la soie chinoise, importée en Europe à l'aube des temps, la serge de laine désigne l'une des trois principales armures de tissage textile, l'armure étant le mode d'entrecroisement des fils. Sa pérennité exceptionnelle atteste d'un usage large, quasi universel : de l'habit à l'habitat, en passant par les décors de théâtre et les accessoires militaires, les déclinaisons de la serge de laine sont innombrables. Ses qualités uniques font qu'elle est aujourd'hui encore prisée par les tailleurs de luxe. Son histoire est surprenament mouvementée : les règlements de Colbert visant à protéger sa production, l'impact de la religion et des événements historiques sur la fabrication, la vie quotidienne des sergés, leurs conditions de travail, le rôle des foires, les rivalités entre sergers et drapiers... Cet ouvrage est l'occasion d'une immersion dans l'univers insolite du patrimoine textile mondial.

  • Cet ouvrage retrace l'histoire de l'évolution des techniques de construction appliquées aux ponts industriels. L'apparition du coke métallique en (1750) et du procédé de puddlage de l'acier en 1754 ont ouvert la voie à une nouvelle ère dans la construction des ponts, qui, de la pierre et du bois, sont passés au métal. 1856 est l'année de la mise au point de l'acier : grâce à ce matériau révolutionnaire apparaissent de nouvelles formes, simplifiées. Enfin, l'arrivée du béton, du béton armé et du béton contraint ouvre des possibilités de réalisations grandioses et jusque-là insoupçonnées, les ponts devenant d'admirables prouesses technologiques.

  • Le musée Roybet Fould rend hommage à l'oeuvre graphique de Jules Chéret à travers une collection particulière de petites estampes ayant appartenu à Roger Marx.
    Au nombre de 175 pièces, ces éphémères (chromos, couvertures de roman, titres de musique, invitations, faire-part de naissance, menus, cartes postales, programmes de spectacle) sont à même de souligner les temps forts de la carrière de l'affichiste, et de rendre compte de son ascension artistique. Du milieu du XIXe siècle à la première décennie du XXe siècle, ils mettent en évidence, par leur diversité, la cohérence du geste qui prévaut à cette collection, en même temps que l'engouement social pour la collecte des vieux papiers, vieilles images, auquel elle prend part.
    Explorer ces images de papier permet d'observer, souligner et tisser des relations entre elles et avec la production d'affiches de Chéret, participant, en cela, du régime de visibilité médiatique qui, par la récurrence des thèmes et l'adaptation des motifs iconographiques, contribue à forger l'image de Chéret lui-même.

  • « L'Esprit de Montmartre et l'Art Moderne, 1875 - 1910 » invite le lecteur à découvrir la philosophie radicale et contestataire des artistes montmartrois au tournant du XXe siècle. Mettant à l'honneur les Arts Incohérents, les Hydropathes, le Fumisme ou encore le cabaret des Quat'z'Arts et la Vachalcade, l'ouvrage montre l'importance de Montmartre en tant que centre de l'avant-garde artistique.

    200 pièces d'archives et 150 oeuvres, issues de la collection du Musée de Montmartre mais également de collections publiques et privées, présentent au lecteur les moyens d'expression des artistes de l'époque (satire, caricature), leurs médias de prédilection (affiches, illustrations, chansons), et leurs lieux d'expression favoris (cabarets, cirque).

    & Guide du Musée de Montmartre qui incite à découvrir l'histoire des bâtiments et les jardins Renoir, les artistes en résidence et les chefs-d'oeuvre du Musée de Montmartre.

    L'exposition « L'Esprit de Montmartre et l'Art Moderne, 1875 - 1910 » sera installée dans l'Hôtel Demarne, en tant qu'exposition inaugurale de ce nouvel espace.

  • «Gilles Aillaud peint l'énigme que l'animal abrite, recèle dans la consistance de sa chair, parfois massive et compacte, le grain et la couleur de sa peau, la façon qu'elle a de prendre la lumière, la relation que l'animal entretient avec son élément de prédilection - l'eau dans le cas du phoque, de l'hippopotame et des crocodiles, les rochers factices dans le cas de l'ours -, il peint l'étrangeté du lieu où il est assigné à résidence, il l'épure jusqu'à le rendre quasi abstrait, libérant ainsi les potentialités du dessin et de la couleur, et dans cet espace nous sommes confrontés au sommeil, à la somnolence de l'animal, à la manière d'être de chaque animal selon sa complexion dans sa cage ou sa fosse, bref, Gilles Aillaud peint son propre regard, « l'insomnie de la raison?» (selon la belle formule de Michel Sager). » Jean Jourdheuil «Si les animaux ne sont chez Aillaud ni thème ni symbole, que sont-ils donc ? Risquons, si grandiloquente qu'elle puisse paraître, l'hypothèse qu'ils sont l'aurore de la peinture, qu'Aillaud nous donnerait en quelque sorte à contempler de nouveau.?» Didier Semin «Aillaud ne déguise pas le rhinocéros en rocher : il donne à voir tout ce que le rhinocéros a, d'emblée, tel qu'il est, du rocher, il peint son espèce de photosensibilité qui le fait tendre, dans la nature, vers la minéralité du rocher (.) Parfois, les enclos représentés sont vides, et l'on n'y voit précisément que des roches : ces tableaux vides de bêtes ne sont pas exactement encore des paysages, mais ils y tendent. De sorte qu'il n'y a pas lieu de placer, dans l'oeuvre d'Aillaud, les paysages - de l'île de Skyros, d'Afrique, du Finistère. - en marge des figures d'animaux. » Didier Semin «Je peins des choses, je suis absolument incapable de peindre une idée. Je peins des choses parce que la force des choses me paraît plus forte que toute idée. Pour nier une chose, il faut la détruire, tandis qu'une idée, c'est du vent, on peut toujours fermer l'oreille.» Gilles Aillaud Gilles Aillaud était non seulement peintre mais également dessinateur, graveur, scénographe, écrivain et poète. Cet ouvrage montre toutes les facettes de ses talents.

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