• La nonchalance est une affaire de connaisseur. « J'étais devenu un spécialiste mondial de la sieste », révèle Dany Laferrière dès le début de son livre. Cela n'interdit pas de lire et de réfléchir la sieste y est, au contraire, propice. Elle permet aux pensées de jaillir, s'attachant aux petites et aux grandes choses, aux rêves et aux lectures. Dany Laferrière nous parle d'Obama et de l'Histoire, de ses premières amours nimbées d'un parfum d'ilang-ilang, de Salinger et de Borges, de la guitare hawaïenne, du nomadisme et de la vie, car cet Art presque perdu de ne rien faire est, ni plus ni moins, un art de vivre.
      Il faut prendre le temps de lire ce livre. Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire.
    L'éloge de la lenteur, à rebours de la frénésie contemporaine. Marie Chaudey, La Vie.
    Un essai enthousiasmant contre l'agitation, l'immédiateté et les écrans, en même temps qu'un plaidoyer en faveur de la lecture. Olivia de Lamberterie, Elle. 

  • Voici le roman le plus singulier de Dany Laferrière  : un roman dessiné. Et écrit à la main  ; comme tous les précédents, mais dans cet Autoportrait de Paris avec chat son écriture est reproduite en même temps que ses dessins, dans ce volume de grand format et de grande ambition. Et c'est guidés par la main du plus charmeur des académiciens français, ses lettres et ses couleurs, que nous pénétrons dans un Paris à son image, un Paris qui, d'une certaine façon, n'est autre que lui-même.
    Plutôt que «  À nous deux Paris  !  », voici «  Nous deux à Paris  !  ». Le narrateur, un grand rêveur, arrive dans la ville la plus réaliste du monde. Il en fait la découverte et nous avec lui, remontant ses rues et le temps à la rencontre de ceux qui ont fait sa gloire. Paris, ses monuments de pierre et d'intelligence, l'arc de Triomphe aussi bien que Balzac, ses cafés aussi bien que ses créateurs de mode, le Flore aussi bien que Gabrielle Chanel. Paris se nourrit aussi des étrangers qui cessent d'en être dès qu'ils l'aiment et contribuent à faire ce qu'il est. Et voici donc Hemingway, et voici donc Noureev, et voici donc Apollinaire... Et puis il y a Chanana. Qui est cette mystérieuse chatte en manteau rose qui arrive chez le narrateur à minuit  ?

  • Un livre cadeau réunissant des oeuvres touchantes et accessible à une belle qualité de facture. Une incursion dans l'univers magique du lecteur, mais aussi un voyage nostalgique au travers des époques et des moeurs des années 1940 à aujourd'hui.

    À l'heure du papier électronique et du traitement d'images par ordinateur, George S. Zimbel réaffirme son engagement envers la straight photography. C'est sa manière propre : la non-intervention. Il nous offre des images de lecteurs prises à travers le monde au fil des soixante dernières années. Sur un trottoir de New York, dans les rayons d'une bibliothèque montréalaise ou à la table d'un café parisien, les images de Zimbel éveillent le souvenir d'un monde fascinant, moment de grâce où le temps et l'espace disparaissent.

    In today's world of digital paper and computer-generated imagery, George S. Zimbel renews his commitment to "straight photography." That's his way: non-intervention. In this book, he offers us pictures of readers taken around the world, over the last sixty years. On a New York sidewalk, in the stacks of a Montreal library or at the table of a Paris café, Zimbel's images evoke memories of a fascinating world, that moment of grace when time and space disappear.

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