• Albert Einstein (1879-1955), c'est une façon d'être, de penser et de créer sans pareil. Il a mené avec une ardeur et une obstination tranquilles son enquête sur l'Univers, et permis de fonder une véritable cosmologie scientifique. Dans cet ouvrage inclassable - ni livre de vulgarisation ni biographie -, Étienne Klein nous invite à faire quelques pas en compagnie de ce géant de la physique à la trajectoire atypique, cet humaniste conscient des dangers et des bouleversements qui menacent l'Europe à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

  • La physique et la philosophie sont-elles deux genres de pensée différents ? Pas si sûr...
    Étienne Klein, à partir d'exemples, montre bien que ces deux disciplines se répondent sans cesse et permettent une approche beaucoup plus affinée.

  • Dans la veine des «Tactiques de Chronos» (2004), essai consacré au temps, l'auteur interrogera la notion de vide sous toutes ses formes : philosophiques, scientifiques, culturelles, symboliques, langagières, et même sportives (avec l'alpinisme). En nous racontant l'histoire du vide, c'est presque toute l'histoire de la physique qu'il nous relatera. Car le statut que la physique accorde au vide est toujours corrélé à celui qu'elle accorde à la matière.

  • Le scientifique présente les différentes théories sur l'origine de l'univers. Il interroge ces modèles cosmologiques actuels et montre qu'ils ne décrivent que des métamorphoses, des structurations, mais sont encore incapables de saisir le passage de l'absence de toute chose à l'existence de quelque chose, la source dynamique de tout ce qui existe

  • Au XXe siècle, le ciel de la physique a été traversé par une comète, un prodige, Ettore Majorana (1906-1938). Et l'histoire de la physique a connu une décennie miraculeuse, les années 1930, qui ont vu naître la physique quantique, celle de l'infiniment petit, sur laquelle s'appuie encore la physique actuelle. En mars 1938, à l'âge de 31 ans, après avoir accompli une oeuvre scientifique si considérable qu'elle demeure pour partie inexplorée, il décide de disparaître.Etienne Klein est parti sur ses traces, à Catane, Rome, Naples, Palerme. Mais Majorana n'est pas seulement un scientifique d'exception. C'est un personnage de roman qui se dérobe à mesure qu'on l'approche.En l'approchant, Etienne Klein nous transmet ce que la passion de la science peut avoir d'exclusif et d'absolument saisissant, ce que le génie peut avoir d'excessif et de subjuguant. Et en nous plongeant dans l'histoire de la physique quantique et de ses pères fondateurs, il donne vie à la physique d'aujourd'hui.

  • Certaines révolutions sont lentes et ne font pas couler de sang. Entre 1925 et 1935, la physique connaît un tel bouleversement : les atomes, petits grains de matière découverts quelques années plus tôt, n'obéissent plus aux lois de la physique classique. Il faut en inventer de nouvelles. C'est ce que firent, avec d'autres, les sept physiciens hors du commun auxquels Étienne Klein rend ici hommage : George Gamow, Albert Einstein, Paul Dirac, Ettore Majorana, Wolfgang Pauli, Paul Ehrenfest et Erwin Schrödinger. Formant l'avant-garde de la science européenne du début du XXe siècle, ces hommes, qui ont en commun d'avoir été, chacun à sa façon, des génies, sont parvenus, par des travaux d'une audace extraordinaire, à comprendre les lois étranges qui régissent le comportement de la matière. À travers eux se dessine l'histoire d'une époque et d'un bouillonnement intellectuel intense, qui demeure unique dans l'histoire de la physique.

  • L'heure qu'il est, le temps qu'il fait, l'espace du souvenir ou de la prévision : de quelque côté qu'on l'aborde, par le passé, le futur ou le présent, le temps s'échappe et nous fuit. Il est sans matière et pourtant nous habitons en lui, nous sommes emportés par lui, comme tout ce qui existe. Etienne Klein, à la fois physicien et philosophe, propose ici quelques pistes pour cerner la plus immédiate et la plus difficile de toutes les questions.

  • « Faisons-nous face à la dictature du progrès ? Jusqu'où doit-on oeuvrer, individuellement et collectivement, à faire progrès, à produire du progrès, à être en progrès ? L'adverbe est de lieu, il est aussi de direction, de périmètre, d'espace. Et, bien sûr, de sens. Ce postulat, ce qui l'interroge est légion. Le devenir de l'humanité passe par une approche d'un progrès utile, résultant d'un grandissement intérieur personnel partagé collectivement. Ce grandissement, c'est-à-dire cette appréhension d'un «sens» et d'une responsabilité revivifiés, convoque chacun. C'est à ce questionnement intime qu'invite ici Étienne Klein. » Denis Lafay

  • Quand un physicien et un jazzman se rencontrent, que font-ils ? Des anagrammes.
    Un jeu savant et loufoque qui consiste à mélanger les lettres d'un mot pour en former un autre. C'est ainsi que les tripes ne sont pas sans esprit, les morues sans moeurs, le pirate sans patrie, le sportif sans profits et l'étreinte sans éternité. Cette opération malicieuse peut même révéler le sens caché des noms et des expressions. Avec Klein et Perry-Salkow, la madeleine de Proust devient un don réel au temps idéal, le Canard enchaîné brandit la canne de l'anarchie et, dans la courbure de l'espace-temps, ils voient le superbe spectacle de l'amour.
    Cela n'est qu'un début... Car nos auteurs aiment déchiffrer les énigmes. Quelle loi discrète ont-ils découverte dans la chute des corps ? Quelle sentence prémonitoire dans Marie-Antoinette d'Autriche ? Quelle vérité profonde dans Albert Einstein ? Quelle coquetterie surprise chez la marquise de Pompadour ? Ils font surgir les réponses tapies dans le secret des mots et les accompagnent de saynètes ou de portraits.

  • Sur les épaules du physicien Etienne Klein, découvrons la matière et ses mystères encore irrésolus.
    La matière est partout autour de nous. On croit tout connaître sur elle, mais par exemple, on ne sait pas encore pourquoi l'eau solide flotte dans l'eau liquide ni pourquoi l'eau chaude refroidit plus vite que l'eau froide.
    Dans l'univers et le système solaire, la matière tient en place et bouge grâce à une force très faible ; la gravitation, que l'on croit connaître mais peut-être pas complètement.
    Et les atomes qui composent la matière, les connaît-on si bien ? Chaque noyau d'atome tient grâce à deux forces qu'on ne connaissait pas encore au début du siècle..mais il pourrait bien y en avoir d'autres.
    Et la fameuse matière noire qui fait tourner en bourrique les astronomes, de quoi est-elle vraiment composée ? Un tour d'horizon de la mystérieuse matière, des atomes qui la composent, et de tout ce que les scientifiques cherchent encore à découvrir.

  • Naguère souveraine, la science est aujourd'hui en question : cible de cri-tiques d'ordre philosophique ou politique, tenue pour responsable de maintes dérives du monde actuel, quand elle n'est pas victime de l'ignorance et du désintérêt.
    L'illusion même d'une science unitaire, omnisciente et transcendante, de la mathesis universalis chère à Leibniz, s'est dissipée, y compris à l'intérieur d'un champ de connaissances dont aucun spécialiste ne maîtrise la totalité. Signe des temps : le beau nom de " savant " - de qui goûte la saveur du savoir - a cédé la place au sec " scientifique ", élément anonyme d'un complexe réseau. Et pourtant, la science - l'univers de techniques innovantes, d'évaluations quantitatives, d'expertises aiguës qu'elle ne cesse de créer - reste, autant que l'antique fondement religieux, le socle idéal de nos sociétés, celui qui façonne nos modes de vie et nos schémas mentaux.
    Au point qu'une nouvelle métaphysique de la technoscience triomphante promet, tel le Pantagruélion rabelaisien, de tout expliquer et de tout résoudre ! Qu'est-ce que la science ? Que peut-elle ? Que vaut-elle ? Les questions de Kant restent celles que le public, spontanément, pose à une recherche aussi profondément engagée dans le devenir de nos sociétés. Comment en comprendre les origines et le développement, l'essence paradoxale, l'extrême complexité qui vire, désormais, à l'incommunicabilité et donne prise à la confusion ? Comment en apprécier les résultats tout en en mesurant les limites et les risques ? Comment éviter le relativisme désabusé ou le rejet pur et simple ? Comment sortir du flou, des approximations et des idées toutes faites ? Les réponses à ce faisceau de questions ne peuvent être que plurielles.
    Et ludiques : la réflexion est un jeu de miroirs où les divers points de vue se concentrent et s'éclairent, de prismes où ils se diffractent. Aussi deux chercheurs - un biologiste et un physicien - et deux philosophes se livrent-ils au libre jeu des échanges entre les perspectives qu'ils dessinent, et des rebonds sur les questions que leur posent les représentants, non spécialistes, de la société civile.
    Il en ressort toute une série d'aperçus concrets, aussi excitants pour l'esprit qu'essentiels à la compréhension de ce qui se joue : sur le boson de Higgs, les théories physiques et la prévision, par le calcul, de réalités à vérifier par l'expérimentation ; sur le traitement individuel de l'atome et l'engouement pour lus nanotechnologies ; sur le créationnisme niant l'évolution ; sur le transhumanisme promettant de remodeler l'homme...
    Illustrer ainsi la grandeur de l'esprit scientifique et la conscience honnête de ses limites comme de son essentiel inachèvement en est la meilleure défense : c'est, du même coup, l'appel à une authentique culture, ouverte à la complexité, soucieuse des implications, désireuse de " l'expansion des choses infinies ".

  • La question des origines interroge les ressorts les plus profonds de l'être humain. Il faut s'avoir d'où l'on vient pour savoir qui l'on est. D'où le besoin individuel de s'ancrer dans une lignée ; d'où le besoin collectif de se créer un mythe fondateur ; et d'où le besoin universel d'expliquer l'origine du monde. Les réponses à ces questions de la psychologie, avec Sophie Marinopoulos (1re partie), de la sociologie, avec Michel Wieviorka (2e partie) et de la cosmologie, avec Etienne Klein (3e partie). En guise de conclusion, ces trois experts confrontent leurs points de vue dans une dernière partie.

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