• Imaginez. Vous vivez dans un pays démocratique, bardé d'institutions et d'organismes de protection, et voilà que vous apprenez l'existence des SDHI. Des pesticides qui entendent trucider champignons et moisissures dans les récoltes. Sans que vous l'ayez su, ils sont partout : sur 80% des surfaces de blé, sur l'orge, les arbres fruitiers, les tomates, les semences, les pommes de terre, les terrains de foot et de sport, les golfs.

    Vous vous renseignez un peu, et vous découvrez que des scientifiques de réputation mondiale ont prévenu dès octobre 2017 les autorités. Pour eux, le danger est immense, car les SDHI s'attaquent à la fonction respi­ratoire de tous les êtres vivants - la SDH. Et donc aux humains, comme le démontrent des études en laboratoire. Or les atteintes à la SDH, chez nous, mènent à des maladies neurologiques épouvantables, et des cancers.

    Vous êtes naïf, vous croyez dans les valeurs sacrées de la République, et vous êtes sûr que les agences de protection vont régler l'affaire en trois semaines. Tout au contraire, un silence de six mois s'installe, suivi d'une bouffonnerie d'expertise. Bouffonnerie, car les jeux sont faits d'avance : il faut en réalité sauver les SDHI et jurer qu'ils ne posent aucun problème de santé publique.

    Vous êtes naïf, mais pas à ce point-là, et vous décidez de lire ce livre pour comprendre. Vous y apprendrez tout ce qu'on peut savoir d'un dos­sier incroyable, qui montre comme jamais que le lobby des pesticides est installé en profondeur dans l'appareil d'Etat français. Et comme vous êtes ouvert aux révélations, vous convenez avec l'auteur que quelque chose est décidément pourri au royaume de l'agriculture industrielle. Et vous concluez tout seul avec ce seul mot encore disponible, celui de révolte. Oui, un seul mot : révolte.

  • Sous la forme d'une lettre ouverte adressée à Raymond, un paysan fictif qui serait né en 1924, Fabrice Nicolino, à sa manière concise et directe, déroule une argumentation implacable sur le thème « Une autre histoire de l'agriculture était possible ». En retraçant à grands traits les événements et les décisions qui en moins d'un siècle ont provoqué la mort de la paysannerie et ont mené à un épuisement des sols et à une mise en péril inquiétante de la biodiversité, l'auteur de «Bidoche» invite à réfléchir aux pistes qui éviteraient de reproduire les erreurs du passé. Car malgré son constat accablant, il reste convaincu que d'autres voies sont possibles pour l'agriculture.

  • Face à l'urgence politico-climatique, Fabrice Nicolino s'insurge. Prônant à la fois des actions concrètes et un changement de regard sur nos sociétés et leurs écosystèmes, il rappelle le caractère impératif d'une sortie de la culture capitaliste - qui menace directement l'existence de l'homme. Un véritable virage anthropologique est indispensable. Peut-on inverser le courant si puissant de la destruction du monde ? Oui. Mais il faut rompre avec l'ancien. Mais il faut des idées neuves. Les voici.

  • Comment et pourquoi l'industrie chimique a-t-elle pu libérer dans l'eau, dans l'air, dans le sol, dans les aliments et jusque dans le sang des nouveau-nés plus de 70 millions de molécules chimiques ? Pourquoi des maladies comme le cancer, l'obésité, le diabète, Alzheimer, Parkinson, l'asthme et même l'autisme augmentent-elles toutes en même temps ? Que contient vraiment l'eau dite potable ? Comment les transnationales ont-elles organisé une désinformation planétaire sur cet empoisonnement universel ? Peut-on y échapper ? Une enquête redoutable sur l'invasion effrayante des produits chimiques dans notre quotidien et notre environnement.

  • Un manifeste événement ! Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l'eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l'estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles moteurs ou cérébraux chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L'exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui préfère la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers. Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans ; la moitié des papillons en vingt ans ; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards ; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Rendez-nous nos coquelicots et nos bleuets ! Rendez-nous la beauté du monde ! Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection. Nous exigeons de nos gouvernants l'interdiction de tous les pesticides en France. Pas demain. Maintenant. Assez de discours, des actes.

empty