Sciences humaines & sociales

  • Barbare ? Informel ? Obscur ? En analysant la question foncière, ce livre démontre qu'au contraire le haut Moyen Âge est une période inventive pour le droit.

    Du VIe au Xe siècle, durant lesquels la détention de la terre est le fondement de toute puissance, les terres publiques sont gérées de manière attentive : comment concéder la terre publique à des fidèles, afin d'éviter le risque d'accaparement ? Analysant le droit foncier, ce livre interroge les cadres et les concepts avec lesquels on parle de la terre dans les sociétés dites "barbares" et permet de dresser un portrait inattendu des sociétés du haut Moyen Âge, plus attaché au formalisme juridique qu'on ne le croit couramment.

    Toutes les institutions foncières sont réexaminées et réévaluées ; des concessions aux églises à la colonisation agraire, en passant par les techniques d'enregistrement et de publicité foncière. En montrant ainsi un formalisme toujours plus affirmé et l'apparition d'innovations juridiques totalement inconnues du droit romain, ce livre propose une approche inédite des sociétés rurales du haut Moyen-Âge.

  • Cet ouvrage aborde les questions de fond pour comprendre ce qu'est le rapport à la terre dans le monde romain.
    Quels soin les différents statuts juridiques du sol, en Italie et dans les Provinces romaines ? Quelles sont les formes de la fiscalité foncière ? Quels rapports faut-il voir entre la technique des arpenteurs et les questions juridiques et sociales posées par la colonisation ? Comment a-t-on tenté de répondre à Rome à la contradiction existant entre l'enregistrement cadastral supposé fixe et l'instabilité normale des situations agraires et environnementales ? Comment a-t-on organisé L'espace agraire ? L'exposé de ces problèmes conduit l'auteur à observer qu'il existe un rapport social et spatial fondamental.
    Qu'il nomme "fondiaire". Pour traduire toute la richesse de la notion de fundus. Une base indispensable pour étudier la terre dans le monde romain, pour fixer le sens des tenues, pour passer de l'espace agraire à l'espace social.

  • Pour étudier les milieux, les paysages et les territoires du passé, les chercheurs ont, aux XIXe et XXe siècles, fabriqué des modèles comme la cité antique, l'openfield, la centuriation, le bocage, la ville, le latifundium, les grands défrichements, etc. Ils ont aussi inventé les pays géologiques, les vestiges archéologiques, les typologies paysagères, les cultures, les périodes historiques, les territoires cohérents. Jadis on recherchait des caractères originaux du passé, mais on forgeait surtout les caractères identitaires utiles pour justifier le nationalisme, le naturalisme et l'historicisme méthodologiques. S'il y a crise des récits de la relation que les sociétés ont eue avec leurs milieux, c'est parce qu'on a pris conscience du décalage grandissant que les Modernes ont installé entre les réalités géographiques et les représentations historiennes qu'ils se sont données. L'ouvrage analyse les principaux récits et en montre le caractère transformateur, souvent polémiste, et toujours réducteur parce qu'on y développe des modèles explicatifs hypertrophiés.

  • L'arpentage romain

    Gérard Chouquer

    • Errance
    • 1 Novembre 2001

    A la fin du Ier siècle après JC, les arpenteurs romains ont entrepris une vaste opération de révision cadastrale et fiscale qui les a conduits à rédiger des instructions et des traités.
    Ces textes "gromatiques" forment un recueil essentiel pour comprendre l'histoire de l'assignation des terres, les controverses agraires et les techniques de l'arpentage. Ainsi peut-on saisir la colonisation romaine, la politique du territoire et ce qu'on en voit encore dans nos paysages actuels. Les auteurs proposent une étude détaillée de ces textes et l'accompagnent de nombreux extraits. Ces sources permettent d'appréhender un élément fondamental de l'histoire de l'Empire romain.
    Un dictionnaire de 1300 entrées concernant les termes et les expressions de l'arpentage antique complète cette somme, fruit de vingt ans de travail.

  • Le développement, ces dernières années, de la recherche et des études sur l'histoire et l'archéologie du paysage incite aujourd'hui à faire un bilan critique des différentes approches.
    L'auteur, un des meilleurs spécialistes du sujet, propose dans ce livre deux essais complémentaires. Le premier analyse sans complaisance les dérives des études morpho-historiques. Le second propose un renouvellement de la recherche, et jette les bases d'études futures.

  • Le livre est le tome second du Traité d'archéogéographie, champ du savoir qui réordonne la matière des disciplines géohistoriques. Il fait le point sur les différentes applications de ce concept.

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