• La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire.
    De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien ! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français".
    Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.

  • Lorsque Philippe le Bel fit arrêter les Templiers en 1307, l'Histoire tournait une page : les temps modernes, illustrant le triomphe du temporel sur le spirituel, commençaient.
    L'ordre militaire le plus prestigieux de la chrétienté, qui avait défendu le royaume de Jérusalem pendant près de deux siècles au prix de très lourds sacrifices, était sur le point d'être définitivement abattu par le roi de France. Leur arrestation massive, minutieusement préparée, fut une gigantesque opération policière : elle stupéfia l'opinion, pris de court le pape Clément V, accabla l'honnête grand Maître de l'Ordre, Jacques de Molay.
    S'ensuivit une parodie de justice orchestrée par l'inquisition : accusations mensongères, lavages de cerveaux, séances de tortures savamment graduées. Lâchetés et actes d'héroïsme, trahisons et coups de théâtre se succédèrent jusqu'à la suppression du Temple et la mort sur le bûcher de Jacques de Molay en 1314. C'est ce mécanisme diabolique que Georges Bordonove a mis à plat avec son talent de narrateur.
    Démontrant l'indigne falsification des charges pesant sur les inculpés, il laisse la vérité s'imposer d'elle-même qui plaide en faveur des victimes de la tragédie.

  • Fils de Henri II et de Catherine de Médicis, Charles IX fut roi à dix ans. Son règne voit le développement de la guerre civile et s'achève sur le massacre de la Saint-Barthélémy. Chasseur, poète, artiste, il meurt des suites d'une pneumonie tuberculeuse à l'âge de vingt-quatre ans.


  • Un roi, un héros et un saint, «le meilleur
    roi qui fut au monde» selon le juriste
    Beaumanoir, tel apparaît Louis IX (saint Louis),
    en ce XIIIe siècle où le rayonnement de la France
    parvient à son zénith. Rassembleur d'hommes,
    habile à concilier les extrêmes, passionné pour le
    bien public, il s'efforce en toutes circonstances
    de moraliser la politique. Guerrier intrépide,
    mais encore diplomate, son adresse et son
    équité font de lui l'arbitre de l'Europe.
    Mystique, assez ardent pour réveiller l'esprit de
    croisade, il résiste vigoureusement aux papes
    et aux évêques si l'intérêt de l'Etat est en jeu.
    Par amour pour son peuple, il se fait aussi
    législateur et réformateur hors de pair. On ne
    sait lequel le plus admirer du chevalier, du
    clerc, du patriarche, du roi ou de l'homme.


  • 987 : Hugues Capet était élu roi de France à Senlis. Ainsi mettait-il un point final à une rivalité séculaire entre Carolingiens et Robertiens et devenait-il le fondateur d'une prodigieuse lignée, la plus longue d'Europe, qui assumerait le destin de la France jusqu'à la Révolution. En associant son fils à la couronne,Hugues Capet instaurait surtout, pour trente-deux rois à venir, une monarchie héréditaire à laquelle serait désormais indissolublement liée la notion de droit divin conférée par l'Église. Au terme d'une véritable tragédie shakespearienne avant la lettre, on peut dire que grâce à lui, grâce à son habileté, à sa patience, à son sens aigu de l'opportunité, à ses qualités exceptionnelles d'homme d'État, s'est trouvé définitivement scellé l'acte de naissance de notre pays.

  • La dynastie mérovingienne, fondée par clovis, a duré deux siècles et demi (481-737).
    Roi des francs saliens, ce dernier parvient à conquérir la gaule romaine et à l'unifier. son baptême, sous l'impulsion décisive de son épouse clotilde, est un événement capital : il permet la christianisation de l'europe. ses fils, après le concile réuni par leur père en 511, l'année de sa mort, parachèvent son oeuvre grandiose mais se lancent dans des luttes fratricides. c'est ainsi qu'à travers les tumultes de leurs règnes se dessine la france.
    Chef de guerre victorieux - soissons (486), vouillé (507) -, homme politique avisé, protecteur du catholicisme, clovis est, en occident, l'héritier des empereurs de rome. il est aussi la préfiguration de charlemagne.


  • En un seul volume, les biographies de Philippe VI, Jaen II, Charles V, Charles VIO, Charles VI, Louis XI, Charles VIII et Louis XI, parues dans la série«Les rois qui ont fait la France : les Valois».


  • Fils du poète Charles d'Orléans, Louis XII naquit en 1462. Ce prince humilié par Louis XI, en révolte contre Anne de Beaujeu, monta sur le trône à trente-six ans, après la mort de Charles VIII. Il épousa Anne de Bretagne afin d'assurer le rattachement de cette province à la France. Épris de gloire, il conquit la moitié de l'Italie, fut un temps l'arbitre de l'Europe, mais dut faire face à une coalition formée par le pape Jules II et l'empereur Maximilien Ier. Réaliste, avisé, bienveillant, il sut être un excellent roi. Législateur, réformateur, justicier, ouvert aux aspirations des classes laborieuses, attentif à simplifier et à alléger la fiscalité, il mérita le surnom de Père du Peuple. Louis XII est le trait d'union entre le Moyen Âge et la Renaissance.

  • La dynastie des Valois-Angoulême nous plonge au coeur d'une période éblouissante, celle de la Renaissance que symbolisent aujourd'hui les merveilleux châteaux de la Loire. De la bataille de Marignan, qui consacre le Roi-Chevalier, à l'avènement de Henri IV, c'est tout un siècle à la fois glorieux et tragique qui défile à travers cinq règnes: ceux de François Ier, Henri II et ses trois fils, François II, Charles IX et Henri III, sans oublier l'omniprésente reine Catherine de Médicis. Car les crimes politiques abondent, la lutte entre catholiques et protestants fait rage au point de mettre en péril l'unité du pays. Mais, au-delà de ces conflits dont les traces ont subsisté pendant des siècles, ces souverains, mécènes et protecteurs des arts sous toutes leurs formes, parviennent à jeter les bases d'une puissante monarchie absolue qui hissera bientôt la France à la tête de l'Europe des Lumières.
    Cinq rois, cinq personnalités contrastées et investies de leur haute mission sacrée.

  • L'année même de son avènement en 1515, François Ier entre dans l'Histoire avec éclat, la victoire de Marignan lui valant aussitôt le glorieux surnom de Roi-Chevalier. Son règne fertile en événements majeurs ? guerres d'Italie, duel contre Charles Quint, début de la Réforme ? se place sous le signe d'un nouvel art de vivre suscité par la Renaissance : il devient le protecteur des arts, s'entoure de créateurs de génie tel Léonard de Vinci, transforme la vieille royauté capétienne en monarchie quasi absolue, se montre un diplomate avisé et un législateur perspicace.
    Humain avant d'être roi, tolérant par nature, il incarne à la perfection la France de la première moitié du XVIe siècle, alors la plus riche et la plus peuplée des nations de l'Europe.

  • Jean II, surnommé le Bon en raison de sa bravoure, succéda en 1350 à son père Philippe VI, premier roi Valois après l'extinction des Capétiens directs.
    Héritant d'un royaume affaibli et d'une autorité contestée après la défaite de Crécy, il s'efforça de redresser la situation en réorganisant l'armée et en assainissant les finances. Trahi par les grands qui changeaient de parti au gré de leurs intérêts, il fut malheureusement vaincu par le Prince Noir à la bataille de Poitiers. Roi méconnu, il réunit à la couronne la Bourgogne et le Dauphiné. Ce portrait dressé à partir d'une contre-enquête minutieuse aide à comprendre sa personnalité, vivante incarnation des vertus et des faiblesses du tragique XIVe siècle.
    Il fut le créateur du Franc.

  • Louis XIV

    Georges Bordonove

    Il est l'incarnation du Grand Siècle et de l'apogée de la France. Jamais monarque ne fut, plus que lui, Roi à chaque instant de sa vie. À l'éclat et à la splendeur de son règne répondent un écrasant labeur personnel, une lutte continuelle pour paraître égal à lui-même et d'abord en bonne santé. Ses conquêtes, ses revers, sa grandeur devant l'adversité, ses maîtresses, ses deuils, la sérénité de ses derniers jours, composent une passionnante aventure humaine. Il n'est pas un coeur français que la personne du Roi-Soleil puisse laisser indifférent, malgré ses fautes. Mais selon le mot de Napoléon, le soleil n'a-t-il pas lui-même ses taches ?

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