• Nouvelle édition au format de poche, sans les illustrations, de ce texte marquant de Gertrude Stein dont la traduction française a paru en 2016 aux éditions Cambourakis. Ce petit «Livre de lecture»« »propose une vingtaine de leçons facétieuses, potentiellement destinées à un public enfantin, qui jouent avec la langue, la grammaire, les sonorités, et le sens. Sous leur allure désinvolte et ludique, ces courts textes questionnent avec une remarquable acuité notre pratique de la lecture et proposent un concentré de l'écriture de Gertrude Stein, figure tutélaire de la modernité littéraire américaine. 

  • Mrs Reynolds

    Gertrude Stein

    Un nouvel ouvrage de Gertrude Stein, encore inédit en français, préfacé par Jacques Roubaud. Composé de 1940 à 1943, «Mrs. Reynolds» est le dernier roman de Gertrude Stein. Plus narratif que ses ouvrages initiaux, il se déroule en pleine Seconde guerre mondiale, dans une petite ville de France en zone libre. On y suit cette femme sans prénom, vaquant à ses occupations de villageoise soumise aux desseins de la météorologie, de l'astrologie et de la prophétie. Entre autres voisins, deux personnages, Angel Harper et Joseph Lane : derrière ces patronymes, on reconnaît facilement Adolf Hitler et Joseph Staline. Ceux-ci sont présentés tantôt comme deux personnages sans relief particulier, pris par un quotidien proche de celui des villageois qu'ils côtoient , tantôt comme des personnalités à part, dont le destin futur de dictateur plane comme une ombre sur l'Histoire et le destin des nations. Si le roman n'a en soi aucune volonté d'affirmer un positionnement idéologique précis, il laisse en revanche parfaitement percevoir le climat de profonde inquiétude qui marque cette époque. L'histoire y est introduite sous la forme d'un présent continu, qui fait la trame des vies, et en donne la tonalité.

  • Alors que la menace allemande plane sur la France, Gertrude Stein publie en 1940 «Paris France», un petit opuscule mêlant souvenirs de jeunesse et observations sur son pays d'adoption : la France. Elle écrivait que les écrivains doivent avoir deux pays, celui auquel ils appartiennent et celui dans lequel ils vivent réellement. Le second est romanesque. Ce texte est malgré tout un hymne au plaisir et à la joie de vivre dans ce pays romanesque qu'était la France pour elle et les Américains de sa génération. Derrière les commentaires tranchés sur la mode, les traditions et les façons d'être des Français, on retrouve l'intérêt continu de Stein pour les caractères, pour les habitudes : tout ce qui se répète dans un comportement et qui fait le style d'une vie. Ce texte est complété par «Raoul Dufy»«. Il faut méditer sur le plaisir. Raoul Dufy est plaisir».

  • Un chien qui désire apprendre à lire ; un petit garçon nommé Charlie Tsar qui passe son temps à compter les « C » ;
    Pourquoi lire est préférable à mesurer, lire à dire, voir à vouloir ? Peut-on dire qu'on est et ne pas être ?... Voici quelques-unes des idées, des questions étranges posées par Gertrude Stein dans ce recueil. Ce qu'elle fait avec le mélange de sérieux et de légèreté qui est de mise lorsque c'est aux enfants que l'on s'adresse, ou que l'on fait semblant de s'adresser. Publié quelques mois après la mort de l'auteure, ce petit Livre de lecture encore inédit en français propose une vingtaine de leçons facétieuses, auxquelles s'ajoutent trois brèves pièces de théâtre, qui jouent avec la langue, la grammaire, les sonorités, et le sens. Sous leur allure désinvolte et ludique, parfois proches du conte, de la comptine, du virelangue, ces courts textes questionnent avec une remarquable acuité notre pratique de la lecture et représentent un concentré de l'écriture de Gertrude Stein, figure tutélaire de la modernité littéraire américaine. Le livre prend la forme d'un petit manuel élégant, à la manière des livres de lecture d'antan, ornementé d'une trentaine de dessins inédits d'Alice Lorenzi.

empty