Arts et spectacles

  • Présenté dans un ordre chronologique, l'ensemble des critiques d'art d'Apollinaire permet de se former un jugement indépendant sur ses idées esthétiques, sa compétence et son rôle dans le développement de l'art moderne. En outre, ses écrits, en tant que chroniques, nous font revivre jour par jour l'époque la plus animée, la plus héroïque du XXe siècle.
    Les textes s'échelonnent de 1902 à 1918. On y découvre constamment un grand esprit, un grand poète et un homme de goût, ce qui n'empêche nullement le piquant, la fraîcheur et l'imprévu. La critique de Guillaume Apollinaire, en effet, était souvent subjective, impressionniste ; il n'hésitait pas à dire avec candeur : « J'aime ce tableau », ou : « Je trouve ce tableau détestable. » À l'analyse rigoureusement intellectuelle, il préférait l'impression lyrique, et « son génie de critique », comme l'a remarqué André Salmon, « était inséparable de son génie de poète ».

  • Le flâneur des deux rives est l'un des derniers écrits d'Apollinaire, paru posthume en 1919. Commandé par Cendrars et Cocteau, le livre est un montage réalisé par Apollinaire à partir de chroniques parues dans le Mercure de France, augmentées de parties inédites. Flâneries parisiennes, au hasard de rencontres, hésitant entre le rêve et la réalité on y découvre Ernest La Jeunesse, Ferragute Cypriate, l'hôtel des Haricots, le Musée des réverbères, etc. et ce basculement permanent entre rêve et réalité donne à ce texte une tonalité merveilleuse qui en fait un chef d'oeuvre de la littérature sur Paris. Cahier hors texte couleur avec des pages du manuscrit et suivi d'une note des éditeurs, Patricia Farazzi et Michel Valensi.

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