• Pierre et Jean Un couple de retraités parisiens vit au Havre, avec ses deux fils. Le cadet, Jean, est blond et sage ; l'aîné, Pierre, noir et emporté. Leur vie s'écoule paisible, agrémentée de parties de pêche en mer ou sur la plage quand un grain éclate. Le ciel s'obscurcit. Les vents se déchaînent, chassant le bonheur. En mourant, un vieil ami de la famille laisse à Jean sa fortune. Pourquoi à Jean seulement ? Pierre y pense nuit et jour. Il plonge dans le passé de sa mère, à la recherche du secret empoisonné.
    L'émotion intense, l'histoire cruelle et vraie, les odeurs de la mer, la lumière célèbre de l'embouchure de la Seine font de ce roman un des chefs-d'oeuvre de Maupassant.

    Edition de Marie-Claire Ropars-Wuilleumier.

  • Le talent est une longue patience. - Il s'agit de regarder tout ce qu'on veut exprimer assez longtemps et avec assez d'attention pour en découvrir un aspect qui n'ait été vu et dit par personne. Il y a, dans tout, de l'inexploré, parce que nous sommes habitués à ne nous servir de nos yeux qu'avec le souvenir de ce qu'on a pensé avant nous sur ce que nous contemplons. La moindre chose contient un peu d'inconnu. Trouvons-le. Pour décrire un feu qui flambe et un arbre dans une plaine, demeurons en face de ce feu et de cet arbre jusqu'à ce qu'ils ne ressemblent plus, pour nous, à aucun autre arbre et à aucun autre feu.
    « Le Roman », 1888, repris dans Pierre et Jean.

  • Maupassant a écrit deux textes intitulés Sur l'eau : le plus connu est une nouvelle racontant comment un pêcheur tombe sur un cadavre dans une rivière, le second, que nous publions ici, est le récit d'une croisière que Maupassant a faite en Méditerranée dans les années 1880 sur son yacht le Bel-Ami.
    Il donne lieu à de magnifiques descriptions de la mer et de la côte d'azur et à des réflexions sur les joies de la navigation, mais aussi à des considérations sur la nature humaine, sur la vie et sur la littérature.
    Notre édition se distingue par trois détails importants :
    1) Reprenant les illustrations de l'édition Ollendorf, nous éditons ce texte accompagné de dessins d'Henry Lanos gravés sur bois par Georges Lemoine.
    2) Nous avons placé à la fin un court essai traduit du russe qu'Ivan Bounine (prix Nobel 1933) a consacré avant sa mort au marin Bernard qui apparaît dans le récit de Maupassant, essai qui est une sorte de testament philosophique.
    3) Le texte est précédé d'un avant-propos.

  • Ce recueil est constitué de 5 articles de Maupassant consacrés à Flaubert et parus dans divers journaux entre 1875 et 1890. Maupassant y fait le portrait plein de tendresse d'un homme qu'il respectait et aimait, mais aussi et surtout celui d'un écrivain dont il admirait le style et qui vouait une passion exclusive à la Littérature.
    On y trouve de superbes réflexions qui sont autant de professions de foi littéraires sur lesquelles tout amateur de littérature peut longuement méditer.
    En réunissant ces textes, qui sont des morceaux d'anthologie, nous voulons rendre accessibles aux lecteurs des pages d'une grande richesse qui méritent d'être lues et relues.

  • Au programme : la cathédrale de monreale et son cloître paradisiaque, l'aventure d'un entomologiste pris pour un brigand, l'ascension du volcano, celle de l'etna, son histoire, les temples...
    Et la sublime taormine, qui ,emporte la préférence de guy de maupassant (1850-1893). cet ennemi (le la médiocrité est exalté par les formes majestueuses des temples antiques et par la pure sérénité des cloîtres. c'est que maupassant a fui la capitale pour retrouver dans l'aride campagne sicilienne une beauté idéale. il y parvient si bien qu'il devance ses guides et devient lui-même le meilleur des guides pour un périple très actuel

  • En mai 1880, à l'instar de J.-K. Huysmans, Guy de Maupassant, qui vient de connaître un premier grand succès littéraire avec Boule de suif, est sollicité par Arthur Meyer, propriétaire du Gaulois, pour écrire une chronique hebdomadaire dans son journal.
    Dès le 21 mai, le patron de presse annonce à ses lecteurs qu'" un bataillon renouvelé de chroniqueurs, pris parmi les jeunes, nous donnera presque chaque jour un article de tête qui sera intéressant, j'en réponds : nous aurons (...), Les dimanches d'un bourgeois de Paris, par Guy de Maupassant, le jeune maître en qui Flaubert voyait déjà son continuateur ; Les Mystères de Paris, par M. Huysmans, un réaliste de la nouvelle école ".
    Désireux d'écrire pour les journaux, Maupassant accepte l'offre de Meyer et produit entre les mois de mai et août une dizaine d'articles (ou nouvelles) qui narre les aventures de Monsieur Patissot, figure caricaturale du parfait bureaucrate, cousin proche de Bouvard et Pécuchet ou de Messieurs Berrichon et Bougran.
    Patissot donc, modeste employé de bureau, voit son existence bouleversée le jour où il apprend qu'il est menacé d'apoplexie s'il ne s'adonne pas à l'exercice physique. Pour satisfaire aux recommandations de la faculté, il décide de bouleverser son quotidien en dédiant ses fins de semaines à la promenade. Ces excursions vont bien entendu donner prétexte à diverses aventures, qui vont conduire le lecteur à apprécier le ridicule, la bêtise de cette petite bourgeoisie, aux revenus aussi étroits que ses idées ; mais également à découvrir les environs de Paris à la fin du XIXe siècle, où s'aventurer jusqu'à Colombes, Sèvres ou Meudon représentait encore une véritable expédition.
    Extrait : Toute sa vie avait été sédentaire. Resté garçon par amour du repos et de la tranquillité, il exécrait le mouvement et le bruit. Ses dimanches étaient généralement passés à lire des romans d'aventures et à régler avec soin des transparents qu'il offrait ensuite à ses collègues. Il n'avait pris, en son existence, que trois congés, de huit jours chacun, pour déménager. Mais quelquefois, aux grandes fêtes, il partait par un train de plaisir à destination de Dieppe ou du Havre, afin d'élever son âme au spectacle imposant de la mer.
    Il vivait depuis longtemps tranquille, avec économie, tempérant par prudence, chaste d'ailleurs par tempérament, quand une inquiétude horrible l'envahit. Dans la rue, un soir, tout à coup, un étourdissement le prit qui lui fit craindre une attaque. S'étant transporté chez un médecin, il en obtint, moyennant cent sous, cette ordonnance : " M. X..., cinquante-deux ans, célibataire, employé. - Nature sanguine, menace de congestion. - Lotions d'eau froide, nourriture modérée, beaucoup d'exercice. " Montellier, D.M.P. " ??

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  • C'est le Paris « fin de siècle », à la fois différent du nôtre et le donnant à pressentir, que Maupassant fait revivre dans ces récits, avec ses employés voués à une vie mesquine qui peut tourner au drame, ses « petites femmes » et ses adultères aux conséquences parfois tragiques, l'animation du Boulevard et la tristesse de la pluie sur la ville, les joies et les drames du canotage en banlieue.

    Les Contes parisiens réunissent 67 récits, parmi lesquels : « Les dimanches d'un bourgeois de Paris », « Une partie de campagne », « La femme de Paul », « Le parapluie », « La parure », « L'héritage », « Yvette », « L'armoire », « Le voyage du Horla », « Mouche », « L'inutile beauté ».

    Textes choisis, présentés et annotés par
    Marie-Claire Bancquart.

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