• Le motif dans le tapis

    Henry James

    Après que le maître lui eut révélé l'existence d'un " motif " dans son oeuvre, un jeune critique littéraire londonien n'a de cesse que de relever le défi, d'élucider le mystère.
    La quête inlassable du " tuyau " qui permettrait de comprendre le sens profond de l'oeuvre du grand Hugh Vereker se transforme bientôt en une véritable obsession, pour lui, pour son ami Corvick, critique lui aussi et pour la jeune femme de celui-ci. S'ensuit un enchaînement extraordinaire d'événements, de voyages et de péripéties, conséquences d'une enquête quasi policière... C'est à vrai dire une brillante variation sur la lecture et sur le rôle de la critique que cette énigme littéraire mise en scène par Henry James.

  • Au début du XXe siècle, en plein surgissement de l'énorme puissance financière des Etats-Unis, un jeune américain européanisé est rappelé au pays natal par un oncle mourant qui lui lègue son immense fortune. Désemparé par un monde cupide dont les règles lui sont étrangères, l'absent de retour se trouve pris au piège par son propre héritage, et soumis aux manigances cyniques et sentimentales d'amis d'enfance retrouvés. Conçu dès 1909, publié en 1917 - un an après sa mort -, «La Tour d'ivoire »est le dernier "grand roman américain" de Henry James, destiné à faire pendant à La Coupe d'or en sondant "les choses noires" qui se cachent derrière l'éclat de la vie des riches.

  • Naissance au présent ouvrage. A cette époque, l'auteur a déjà beaucoup voyagé, en France même et ailleurs en Europe, et a lu quantité d'auteurs français. C'est donc en connaisseur du pays, de son histoire et de sa littérature qu'il va suivre un itinéraire qui le mènera d'abord à Tours et dans les châteaux de la Loire, puis au Mans et à Nantes, avant de se diriger vers le sud, où il passera par Bordeaux, Toulouse, Arles, Nîmes, Carcassonne, terminant son périple par la Bourgogne.
    Tout au long de ses promenades, dans une prose raffinée, il décrit les monuments et évoque les lieux visités sous les différents angles que sa culture lui permet d'appréhender, citant Honoré de Balzac ou George Sand, aussi bien que John Ruskin, et proposant une réflexion permanente entre passé et présent. Ce vagabondage d'un grand esprit a longtemps servi de guide aux visiteurs anglo-saxons de nos contrées.
    Une splendide "leçon de regard".

  • Jamais traduit en français, difficile même à trouver en Angleterre, où il était resté longtemps indisponible, ce récit autobiographique constitue pourtant l'une des clés essentielles de Henry James où l'art du maître atteint des sommets d'analyse et de subtilité psychologique tout à fait extraordinaires. On y découvre un Henry James inattendu, jeune flâneur épris de rêveries sensuelles, de visions et de réverbérations aperçues comme au travers d'une boule de cristal et qui recouvrent ses années d'enfance et d'adolescence jusqu'à l'âge de 15 ans.

  • Voici trois longues nouvelles de Henry James datant de la première période majeure, dite «internationale», qui correspond à l'installation définitive de l'auteur à Londres. Le Siège de Londres (1883) met en scène une aventurière américaine originaire de Californie, qui fortune faite grâce à ses nombreux divorces, part à la chasse au mari dans les hautes sociétés européennes. Madame de Mauves (1874) raconte l'histoire d'un mariage mal assorti entre une Américaine vertueuse, Euphémia de Mauves et un aristocrate parisien dépravé. Lady Barberina (1884) campe un autre couple, celui de Jackson Lemon, un riche médecin américain marié à l'aristocrate et très britannique lady Barberina Clement qui à New York s'ennuie à mourir. Là encore, Henry James excelle à peintre les minauderies de la société américaine et la férocité de l'aristocratie anglaise qui éduque les jeunes filles comme on dresse les purs-sangs. Pour les vendre.

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