• Après deux siècles de domination économique, l'Occident est progressivement rattrapé par le reste du monde. En ce début de XXIe siècle, les contraintes écologiques interdisent de généraliser à l'échelle du monde le niveau de vie occidental. Il devra donc baisser pour que chacun ait sa juste part, rendant ainsi inéluctable l'appauvrissement de l'Occident. Comment vivrons-nous cette évolution : en changeant nos sociétés pour nous adapter à ce nouveau monde ou en nous opposant au sens de l'histoire, au prix d'un déchaînement de la violence ?
    Récit des tribulations de l'humanité depuis son apparition sur Terre, cet essai propose une vision fondamentalement optimiste de l'avenir : oui, un nouveau monde est possible.

  • Nous sommes à un moment de l'histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l'espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d'orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C'est un défi magnifique, mais redoutable.
    Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s'impose urgemment. Elle ne porte aucun projet, n'est animée d'aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme, l'idéologie néolibérale ne sait plus que s'autocélébrer. Presque toutes les sphères de pouvoir et d'influence sont soumises à son pseudo-réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroître toujours plus la richesse.
    Cette représentation du monde n'est pas seulement sinistre, elle est aveugle. Elle méconnaît la puissance explosive de l'injustice, sous-estime la gravité de l'empoisonnement de la biosphère, promeut l'abaissement des libertés publiques. Elle est indifférente à la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes, consent à voir dilapider les chances de survie des générations futures.
    Pour l'auteur de ces pages incisives et bien informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s'attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd'hui les riches qui menacent la planète.

  • La commune de Notre-Dame-des-Landes vit, depuis plusieurs siècles, de l'agriculture et de l'élevage. Un projet d'aéroport sur les terres de la commune, lancé au début des années 70 et concrétisé il y a quelque temps avec la mise en oeuvre du projet d'aéroport du Grand-Ouest, a provoqué un soulèvement en pays nantais contre l'Etat et les principaux élus locaux (UMP et PS). Autour des agriculteurs directement concernés s'est formé un « mouvement citoyen », comprenant certains élus locaux, la Confédération paysanne, des associations de défense de l'environnement, mais aussi une nouvelle génération d'activistes qui occupent la ZAD (zone d'aménagement à défendre). Tous contestent ce projet au nom de la protection des terres agricoles, de la lutte contre l'effet de serre et d'une vision nouvelle de la vie commune.
    Bref, impossible de voir dans le différend la traditionnelle opposition entre intérêt général et intérêts privés.
    Pour en avoir le coeur net, Hervé Kempf s'est rendu à plusieurs reprises sur les lieux, et il s'est pris de passion pour ce qu'il y a vu : c'est qu'au-delà des formes que prend la résistance populaire au projet, le soulèvement de Notre-Dame-des-Landes esquisse les contours d'une nouvelle société politique.
    Histoire et état des lieux, reportage, analyse politique : tels sont les trois moments de cette enquête, qui s'annonce comme une nouvelle façon de pratiquer le métier de journaliste - à l'abri des pressions politiques et des intérêts privés.

  • La grande affaire du XXIe siècle sera l'écologie : comment, face à une dégradation de la biosphère jamais observée dans l'histoire, allons-nous empêcher le désastre et refaire une société juste et pacifiée ? Ceux qui tiennent aujourd'hui les manettes de la société n'ont pas la réponse à cette question cruciale. Mais une nouvelle génération arrive aux commandes et donne le ton de ce que seront les décennies à venir.

    L'équipe de Reporterre est allée interroger ses plus vaillants représentants : Claire Nouvian, Pablo Servigne, François Ruffin, Corinne Morel Darleux, Jon Palais, Jade Lindgaard, Alessandro Pignocchi, Angélique Huguin, Matthieu Amiech, Fatima Ouassak, Pierre Rigaux, Juliette Rousseau... Ces femmes et ces hommes ont tous moins de 45 ans. Nous leur avons demandé comment elles et ils étaient arrivés à l'écologie, quelle était leur vision du monde et comment, au quotidien, changer la vie. Ensemble, ils dessinent un nouveau monde, où la nature, la justice sociale, le bien commun, la sobriété, la technique retrouvent leur juste place.

    Dans ces entretiens revigorants, elles et ils transmettent le goût de l'espoir et l'envie de lutter. Un livre programme, présenté par Hervé Kempf.

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