Langue française

  • Cet ouvrage tente de mieux saisir ce que signifie l'identité de la France, en reprenant les critères qu'Ernest Renan avait passés en revue : race, moeurs, religion, langue. Mais il explique surtout que c'est un dernier critère, celui de la culture, qui ouvre l'identité sur le monde.

  • Le démographe dresse le portrait du nouvel âge des migrations et montre qu'il n'y a aucune crainte à avoir des migrants, contrairement au fantasme alimenté par certaines personnalités politiques. A l'ère de la mondialisation, la mobilité est désormais un mode de vie et les migrations sont devenues un facteur de développement pour les pays d'accueil comme pour les pays de départ.

  • Cet essai aborde la crainte de l'immigration perçue comme une invasion, les processus d'intégration et d'assimilation des étrangers, l'attitude vis-à-vis du sol et du sang et la conception de l'appartenance nationale qui en découle.

  • Portrait actualisé des écarts qui se creusent et qui divisent les Français. Point sur les raisons profondes des inégalités sociales.

  • Selon l'ONU, la population de la Terre a franchi le seuil des six milliards sept cents millions d'habitants. Que signifie un tel chiffre ? Dans une grande partie du monde, la fécondité a diminué très rapidement. Les pays où elle reste élevée sont presque tous situés au sud du Sahara. Ces régions vont-elles à leur tour adopter une fécondité réduite ? Peut-on prévoir l'évolution démographique à long terme ? Comment expliquer que la stabilisation de la population et l'augmentation de la production agricole entraînent néanmoins une forte hausse du prix des subsistances et une aggravation de la faim dans le monde ? A partir de quelles valeurs peut-on calculer la population maximale pouvant durablement vivre sur la planète ? 45 évaluations variant de 4 à plus de 40 milliards ont été forgées entre 1650 et l'année 2000. L'invention de la notion de " population mondiale ", à la fois simple chiffre et idée abstraite, revient à se demander si la population menace la Terre.

  • Y a-t-il trop d'hommes sur terre ? Au grand banquet de la nature, l'humanité est-elle de trop ? Dans notre imagination, la peur du nombre a remplacé la peur de la bombe : non seulement, nous dit-on, il n'y aura bientôt plus de quoi nourrir la planète mais la surpopulation est directement ou indirectement responsable du trou dans la couche d'ozone, du réchauffement climatique, de l'érosion des sols, bref de toutes les catastrophes écologiques qui guettent l'espèce humaine à l'aube du XXIe siècle.
    Hervé Le Bras démontre qu'il n'y a pas une parcelle de vérité dans les terribles prédictions chiffrées que nous assènent nos Cassandre. Les chiffres masquent des arguments d'autorité, et les arguments d'autorité sont le paravent de nos préjugés et de nos peurs. La surpopulation est un mythe : telle est en substance la conclusion qui s'impose ici après une analyse serrée. Et, comme tout mythe, celui-ci nous en apprend plus sur nous-mêmes que sur le monde qui nous entoure.

  • Les statistiques isolent les individus de leur milieu pour les transformer en des sortes de Robinson affublés de diverses caractéristiques personnelles, leur âge, leur profession, leur sexe, leur éducation, leur nationalité, etc. Pire, l'individu est débité en tranches. Tantôt il est ouvrier qu'on compare aux autres professions, tantôt, âgé de 40 ans, il est comparé aux autres classes d'âge, tantôt il est mâle, immigré, bachelier, etc., mais jamais considéré comme un tout.
    Pour comprendre le comportement des Français, cet ouvrage a la double ambition de recoller ces morceaux d'individu en croisant les différentes caractéristiques puis de réinsérer l'individu dans son proche milieu, son couple éventuel, son ménage, sa parentèle, son lieu de résidence. Cela est réalisable grâce aux données du recensement qui décrivent la composition des ménages et des logements, pour plus de 20 millions de personnes. Grâce aussi à une cartographie précise, qui permet de déterminer la variabilité locale et régionale des comportements sociaux, économiques et politiques.
    L'ouvrage progresse par étapes en élargissant progressivement le cercle des proches, à commencer par le couple : qui vit avec qui en termes de profession, de diplôme, d'origine, de chômage. Par exemple, on constate que la conjointe d'un ouvrier n'est une ouvrière que dans 13 % des cas, mais une employée dans 50 % des cas et pour le reste appartient à une profession intermédiaire (technicienne, infirmière, assistante sociale par exemple). La notion de « ménage ouvrier » est dès lors largement vidée de sa signification. Puis on passe à la famille et au ménage (nombre des enfants, fécondité, familles monoparentales, isolés, etc.), au cercle de la parenté et enfin du voisinage.
    Sans aller jusqu'à l'adage « Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es », cette enquête exceptionnelle, qui croise des millions de données, montre que l'influence du milieu proche compte au moins autant que les caractéristiques de l'individu pour comprendre son comportement. Hervé Le Bras brosse un portrait des Français sous un jour absolument neuf.

  • la france ne serait-elle plus seulement une terre d'immigrationoe elle devient, et pour la première fois de son histoire, un pays d'émigration.
    la dénatalité menacerait-elle toujours notre système de retraites ? la france renouvelle, au rebours de ses partenaires européens, ses générations. le vieillissement de sa population serait-il encore à redouter ? quand l'espérance de vie en bonne santé ne cesse de croître, les personnes âgées mènent toujours plus longtemps une vie autonome.
    le "désert français" ne serait-il pas une image dépassée ? nos campagnes se peuplent aujourd'hui plus vite que les villes.
    quatre faits occultés, quatre mystères auxquels s'attaque hervé le bras.
    avec rigueur et humour, il dessine le nouveau tableau de la population française en réfutant les lieux communs des prophètes du déclin.

  • La démographie, qui affirme être une science, n'a-t-elle pas aussi des préjugés idéologiques ?
    Définir une population représente un coup de force : n'est-ce pas imposer à un ensemble d'individus une catégorie qui va désormais les cataloguer et les contraindre ? A peine inventée, la population prend son autonomie : elle augmente, diminue, se déplace et enferme les individus dans son piège.
    Dès lors, ses conventions deviennent ses objets : l'âge, la fécondité et la croissance endogène de la population. D'où le racisme, l'eugénisme et l'exclusion de groupes considérés " à risques ".
    Cet ouvrage retrace les étapes de cette inquiétante invention des populations dans des domaines aussi différents que la politique de la Banque mondiale, l'idéologie des races, des ethnies et de l'assimilation, ou du vieillissement, la politique coloniale de la population...
    Sur toutes ces questions hautement controversées, de jeunes spécialistes internationaux interviennent.

  • La démographie sert de baromètre à la nation.
    Quand la fécondité diminue, on craint le déclin, voire la disparition; quand la mortalité augmente, on fustige l'Etat incapable d'assurer la santé publique; quand le divorce progresse, ou brandit le spectre d'une disparition de la famille. Comment marche ce baromètre? Et peut-on lui faire confiance? Hervé Le Bras nous introduit dans l'atelier du démographe et nous initie à ses secrets de fabrication.
    Chaque pièce de l'instrument est démontée, étudiée et testée selon des procédures rigoureuses, chaque indice et chaque théorie de la démographie sont scannés et soumis à des expériences incontestables. Une initiation sans concession à la plus précise des sciences sociales ; un manuel détaillé d'utilisation pour déjouer les faux diagnostics.
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  • Pourquoi le pays des Droits de l'homme a-t-il pu donner à son extrême droite la moindre chance d'accéder aux plus hautes responsabilités de l'État? Pourquoi ce même pays, alors que nulle part ailleurs le marxisme ne trouve plus le moindre écho, peut-il accorder tant de crédit à son extrême gauche trotskiste ? Ces questions en soulèvent une autre, beaucoup plus radicale: Comment vote-t-on ?Comment chacun de nous décide-t-il quel homme ou quel parti choisir? Quels événements petits ou grands nous motivent-ils? À quel réseau d'influence est-on rattaché? À partir d'une cartographie électorale, économique et sociale des 36 565 communes de France, Hervé Le Bras apporte une interprétation profondément originale de la nouvelle donne politique française.
    Non, nous ne votons pas en fonction de notre sexe, ni de notre appartenance sociale, de nos diplômes, de notre état civil ou de notre âge ! Alors, comment vote-t-on ? La réponse est dans les cartes.

  • Pour comprendre le mal dont souffre la France, Hervé Le Bras et Emmanuel Todd l'ont passée au scanner de la cartographie la plus moderne.
    Entre 1980 et 2010, une mémoire des lieux a bizarrement guidé une transformation sociale accélérée. Structures familiales, attitudes politiques, inégalités sociales : les changements observés révèlent un déséquilibre nouveau entre les espaces anthropologiques et religieux qui composent l'Hexagone. Son coeur libéral et égalitaire, qui fit la Révolution française, est affaibli. Sa périphérie, autrefois fidèle à l'idéal de hiérarchie, et souvent de tradition catholique, est désormais dominante. Nos dirigeants, parce qu'ils ignorent tout du mode de fonctionnement profond de leur propre pays, aggravent sa condition par des politiques inadaptées.

  • Au coeur de nombreux débats contemporains, la question des migrations est devenue un enjeu majeur, au point de faire oublier que les grandes vagues migratoires ne sont pas le propre de notre époque.
    L'archéologie apporte des informations essentielles sur ces mouvements de population à grande échelle qui se sont succédé de la Préhistoire - avec les premiers Hominidés quittant l'Afrique - au XXIe siècle. Volontaires ou contraintes, ces migrations ont induit diaspora, colonisation, métissage, intégration et ségrégation.
    Confrontant les données archéologiques, historiques, génétiques, géographiques, démographiques et linguistiques, Archéologie des migrations propose un réexamen critique des sources disponibles. Cet ouvrage a pour ambition de mettre en perspective de nouvelles hypothèses scientifiques et d'aller au-delà de la simple observation des mouvements de population, en abordant notamment les contacts entre les migrants et les sociétés qu'ils rencontrent.

    Avec des contributions de :
    Jean-Paul Demoule, Eva-Maria Geigl, Pascal Picq, Peter Bellwood, Jean-Jacques Hublin, Jérôme Dubouloz, Colin Renfrew, Patrice Brun, Vincenzo Bellelli, Ana Delgado Hervas, Claudia Moatti, Christophe Sand, Augustin Holl, Bruno Dumezil, Jean-Luc Boudartchouk, Vincent Carpentier, Paul Salmona, Marc Terrisse, Susan Peabody, Christian Grataloup, Theresa A. Singleton, Anne Richier et Nicolas Weydert, Krish Seetah, Dirk Hoerder, Sophie Bouffier, Isabelle Catteddu, Philippe Joutard.

  • Une première édition de cet ouvrage parut en 1981. Les auteurs écrivaient alors : « La France n'est pas une nation comme les autres : elle n'est pas un peuple mais cent, qui ont décidé de vivre ensemble. Or du nord au sud, de l'est à l'ouest de l'Hexagone les moeurs varient aujourd'hui comme en 1750. Chacun des pays de France a sa façon de naître, de vivre et de mourir. L'Invention de la France est un Atlas qui cartographie cette diversité en révélant le sens caché de l'histoire nationale : hétérogène, la France avait besoin pour exister de l'idée d'homme universel, qui nie les enracinements et les cloisonnements ethniques. Produit d'une cohabitation réussie, la Déclaration des droits de l'homme jaillit d'une conscience aiguë mais refoulée de la différence » L'idéologie aujourd'hui dominante, analysée dans la nouvelle partie inédite de cet ouvrage augmenté, pourrait être décrite comme un programme de défense d'une homogénéité menacée, ou, chez les plus radicaux, le rêve d'un retour à une homogénéité perdue. Mais ce que montrait justement L'Invention de la France, dès 1981, c'est que cette homogénéité n'a jamais existé. Les défenseurs autoproclamés de l'identité nationale ne comprennent pas l'histoire de leur propre pays. Osons le dire : ils sont aveugles à la subtilité et à la vérité du génie national. Alors, pourquoi ne pas ajouter quelques différences, parfois importantes, quelques nouvelles provinces mentales, maghrébine africaine ou chinoise, pour les atténuer, les apprivoiser avec le temps, comme on l'a toujours fait en France ? Il n'y est pas question de fixer des différences pour l'éternité, d'essentialiser des pays et des peuples. La culture est mouvement, progrès, diffusion, homogénéisation bien sûr, mais sans oublier que de nouvelles différences apparaissent sans cesse. L'Invention de la France s'achève par une partie politique. L'effondrement du catholicisme, puis du communisme ont engendré un vide religieux et idéologique qui a fini par couvrir tout l'hexagone. On peut donc parler d'une nouvelle homogénéité par le vide, qui explique l'apparition, parmi bien d'autres choses, dans un pays où les Français classés comme musulmans ne pratiquent pas plus leur religion que ceux d'origine catholique, protestante ou juive,, d'une islamophobie laïco-chrétienne, qui prétend que la seule bonne façon de ne pas croire en Dieu est d'origine catholique. Le vide métaphysique du moment Sarkozy est ici saisi à sa source.

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