• Au Proche-Orient, il y a 10 000 ans, l'homme devint agriculteur et éleveur. A travers le récit de vie du jeune Cando, Jean Guilaine raconte les bouleversements majeurs de cette période du Néolithique, qui entraînèrent le conflit permanent entre tradition et progrès. Un hommage à Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis.

  • Il y a environ 10 000 ans, l'homme prend un nouveau départ et modifie radicalement sa façon de vivre. Il fonde alors les premiers villages, impose sa domination sur son environnement, « invente » l'agriculture et l'élevage. Une transformation sans retour, qui fait de lui le maître unique de la nature. Jean Guilaine s'attache aussi dans ce livre aux comportements individuels et collectifs, insistant notamment sur la précocité de la violence, les origines de la guerre, le meurtre d'Ötzi, figure emblématique de nos ancêtres. Il souligne le poids de l'imaginaire, des symboles et des rites dans le fonctionnement de ces communautés anciennes.

    Les temps néolithiques ont posé les bases des sociétés qui sont aujourd'hui les nôtres. L'Histoire, dès lors, est en marche.

  • Vers la fin des temps paléolithiques, entre environ -12 000 et -3 000, au terme de près de trois millions d'années d'histoire, l'humanité change brusquement de façon de vivre : des groupes de chasseurs collecteurs font l'expérience de la sédentarisation, renforcent l'aspect végétal de leur diète, commencent à manipuler céréales et animaux et se transforment peu à peu en agriculteurs éleveurs.
    Le néolithique a commencé. Pour Jean Guilaine, ce moment de basculement n'est pas tant une fin qu'un commencement : il inaugure les temps historiques et pose le socle initial de nos sociétés. Car ces populations, désormais rurales, sont confrontées à la plupart des problèmes des communautés historiques : pulsions démographiques, politiques de colonisation, implantation de frontières, aménagement du paysage, luttes pour le pouvoir, conflits intervillages. Trois prénoms incarnent cette révolution : Caïn, le premier agriculteur, Abel, le premier berger, et Ötzi, alias Hibernatus, l'Homme des glaces, etc., peut-être le premier. tueur en série.
    Pour l'auteur, cet éventail de rôles délivre la leçon du néolithique. Bien investi, régulé, le milieu peut être le meilleur auxiliaire de l'homme. Pressions démographiques, appât du profit, stratégies économiques pour vivre aux dépens des plus faibles, goût de la suprématie entraînent une exploitation exacerbée et un monde aux tensions permanentes.

  • Qu'y a-t-il avant l'Histoire ? Une longue période, appelée la Protohistoire, qui débute avec le Néolithique et la naissance de l'agriculture et qui s'achève, en Occident, avec l'expansion romaine. C'est cette étape décisive que nous décrit ici Jean Guilaine, qui en est l'un des plus grands spécialistes.

    Comment, devenu paysan, l'homme est-il parti à la conquête de notre continent ? Quelle est la signification des mégalithes, dolmens et menhirs qui sont érigés durant cette période ? Comment étaient organisées les premières sociétés ? Comment sont nées les inégalités ? Comment s'est instauré le pouvoir des chefs ?

    À toutes ces questions, Jean Guilaine répond avec le savoir de l'explorateur et du savant. Il nous guide sur les chemins de cette Histoire d'avant l'Histoire, où se nouèrent les premiers échanges en Méditerranée et où l'homme commença à imposer sa marque sur la planète.

  • À sa mort, parvenu au Paradis, un archéologue se trouve face à face avec Ato, un homme ayant vécu vers 2500/2400 avant notre ère. Un dialogue amical se noue. L'archéologue s'imagine que son nouveau compagnon a mené une vie misérable.
    Il a tout faux ! Ato lui narre alors les mille et une péripéties de son existence aventureuse. À la demande d'un chef ibérique, il a erré aux quatre coins de la Méditerranée à la recherche - sans cesse compromise - d'ivoire oriental. Devenant ainsi malgré lui le chroniqueur émouvant des civilisations fort diverses auxquelles son destin l'a confronté...
    L'odyssée de cet Ulysse préhistorique sera riche en rebondissements. Un récit captivant !

  • « J'ai vécu pour l'archéologie. Je lui ai consacré mon énergie, ma détermination.

    Je mesure le privilège que j'ai eu de disposer de tout mon temps pour prospecter, fouiller, voyager, rapporter, écrire, enseigner et, bien sûr, appréhender ce basculement fondamental qu'assumèrent nos semblables en devenant agriculteurs. » J. G.

    Débutée dans son Occitanie natale, l'emprise des recherches archéologiques de Jean Guilaine s'est étendue à l'ensemble du Bassin méditerranéen : péninsule Ibérique, Andorre, Italie méridionale, Sicile, Grèce, Chypre. En perspective : les dix millénaires qui ont conduit des ultimes sociétés de chasseurs-cueilleurs jusqu'au monde urbanisé antique.

    Dix millénaires protohistoriques sont donc ici décrits, tout au long d'une vie scientifique où sont relatés, non sans humour, le cheminement, les péripéties et les principales figures. On y croise notamment Fernand Braudel, Jacques Ruffié, Jacques Le Goff ou encore André Miquel. Ce parcours trouve son aboutissement au Collège de France, où Jean Guilaine a enseigné cette période si essentielle de l'humanité à laquelle il a su donner sa pleine dimension.

  • Catalogue officiel de l'exposition semi permanente « Invention des agricultures, naissance des dieux »» à la Galerie de la Méditerranée au MUCEM, à partir du 28 mai 2014.

  • Dans son enseignement au collège de france comme dans ses recherches ou dans son oeuvre écrite, jean guilaine a imposé le néolithique et l'age du bronze comme les périodes fondatrices du monde historique.
    Il analyse ici brillamment la longue évolution qui a conduit de l'émergence des communautés villageoises au proche-orient aux sociétés complexes, urbaines, puis étatiques. a l'écart de cette région motrice, l'europe construira très tôt une identité qui ne cessera de s'affirmer face aux modèles orientaux. une grande fresque de protohistoire couvrant plusieurs millénaires, bâtie à partir des plus récentes données de l'archéologie.

  • Panorama sur les dolmens du Bassin méditerranéen.
    Une étude sur les monuments mégalithiques : leur âge, leur fonction et leur construction.

  • Entre le monde urbanisé oriental et les communautés rurales d'occident, entre "lettrés" et "barbares", l'age du bronze est la période de tous les contrastes.
    Sur une vaste diagonale étirée du pakistan à l'atlantique, cet ouvrage aborde un ensemble de questions centrées autour de la notion d'espace, habité ou exploité: genèse des villes de l'indus, relations agglomérations/campagnes en mésopotamie, développement et disparition des cités levantines, caractères de l'occupation du sol et de l'organisation de l'habitat de la méditerranée centrale à l'europe de l'ouest, images de paysages ruraux et de leur parcellaire (campanie, normandie), embellie des terramares, exploitation de la montagne (alpes, pyrénées), contraintes de l'environnement.
    Une gerbe d'exemples témoignant sur la variété des choix culturels, des modèles d'habitat et d'aménagement des territoires. séminaire de la chaire des civilisations de l'europe au néolithique et à l'age du bronze du collège de france, dirigé par jean guilaine.

  • Période de transition entre la fin des temps néolithiques et les débuts de l'Age du bronze, le Chalcolithique constitue, dans l'évolution des sociétés, une période essentielle marquée par diverses avancées techniques (la métallurgie, la roue, le chariot et le char, l'araire, la domestication du cheval dans l'ancien monde), des échanges organisés sur des espaces toujours plus larges, un contexte architectural où l'ostentatoire s'affiche à côté de l'ordinaire, un poids grandissant d'idéologies au service de dominants.
    Longtemps défini sur le seul critère de l'usage du cuivre, le concept de chalcolithique s'est par la suite étendu à la sphère du social. On le considère désormais comme une étape capitale dans la constitution d'élites à l'autorité fondée sur des réseaux d'alliances et/ou la guerre, l'hérédité, la maîtrise des circuits de distribution de matériaux recherchés ou de pièces exotiques. L'apparition d'inégalités sociales variant sensiblement selon les aires culturelles envisagées, les cas de figure analysés dans ce séminaire sont donc présentés en deux tomes distincts : Proche et Moyen-Orient, Amérique, Afrique d'un côté, continent européen de l'autre.

  • Une synthèse sur les grottes artificielles néolithiques en Méditerranée, et plus particulièrement sur Arles, où se rencontre une des plus imposantes d'entre elles.

  • Que sait-on des premiers villages d'agriculteurs sur le vaste espace de la Méditerranée orientale à l'Atlantique et sur une durée de près de cinq millénaires (8000-2000 avant notre ère) ? Prenant appui sur une série de sites archéologiques représentatifs, cet ouvrage souligne la forte variabilité de ces établissements selon les régions, les époques, les cultures.
    Car le village a une histoire, diverse et complexe, reflétant l'organisation sociale, économique et idéologique de ses habitants. Tous les auteurs sont les directeurs des chantiers de fouilles évoqués : autant de sites clés pour comprendre le développement des communautés villageoises, étape capitale dans l'histoire de l'Ancien Monde.

  • En raison de son extrême diversité dans le temps et l'espace, le mégalithique demeure un sujet inépuisable de théories et de débats.
    C'est pourquoi les contributions contenues dans cet ouvrage abordent le sujet sous trois angles singuliers ou récemment renouvelés par la recherche.
    Le premier analyse le dolménisme " vu de l'intérieur ", c'est-à-dire de la zone mortuaire et non plus à partir de son enveloppe externe. Il approche les sociétés mégalithiques d'Occident à travers le contenu anthropologique des tombeaux : que peut-on dire de la démographie, des relations sociales, voire des rapports de parenté ? Quelle était la logique de fonctionnement des sépultures collectives ? Comment gérait-on le contenu des caveaux ?
    Un autre axe constitue une mise au point sur les tout derniers développements qui permettent de dater plus finement le mégalithisme occidental - de la Galice à l'Armorique et au Bassin parisien - et le dolménisme ouest-méditérranéen - de la Catalogne ibérique à la Provence.
    Le mégalithisme du Proche-Orient, à la fois vivace et peu connu, trouve ici sa juste place de même que les tombes mégalithiques du Harar (Ethiopie).
    Enfin menhirs et pierres levées, productions symboliques longtemps négligées de la recherche, sont réhabilités. Ainsi en Armorique où, des monolithes isolés aux alignements de Carnac, les menhirs sont analysés en fonction de leur insertion dans le paysage et des effets visuels qu'ils génèrent.
    Dans la corne de l'Afrique, les pierres dressées, omniprésentes, sont replacées dans la très longue durée.

  • Cet ouvrage tente d'imbriquer, dans une perspective globalisante, trois aspects de la recherche archéologique : les matériaux et leur aptitude à être modifiés, la production et les savoirs techniques qui l'encadrent, enfin la circulation, sur des espaces divers, de la matière, des ébauches ou des objets finis.
    Ces problèmes sont ici envisagés dans un large créneau de temps, depuis l'émergence du Néolithique jusqu'à la fin de l'Age du Bronze, voire aux tout débuts des temps historiques. On verra comment, très tôt, s'affiche une distinction entre les créations destinées à l'utilitaire et celles qui sont affectées au superflu, au clinquant ou au prestige. Comment un matériau peut être recyclé au fil du temps pour conserver sa puissance de distinction.
    Comment, enfin, la matière est détournée de ses possibilités pratiques pour servir à construire les rapports entre les individus, à établir des codes symboliques, à jouer comme repère d'un certain ordre idéologique et social.

  • De l'Asie du Sud-Ouest où se constituent, aux Xe et IXe millénaires avant notre ère, les premières communautés paysannes, à la péninsule Ibérique où elles prennent pied au VIe millénaire, la Méditerranée est le théâtre de profondes transformations.
    Chasse et cueillette cèdent désormais le pas à la production agricole : un monde repensé voit le jour, fort de systèmes économiques, de liens sociaux ou de repères symboliques nouveaux. L'appropriation de l'espace méditerranéen par les populations d'agro-pasteurs fonde la matrice d'où émergeront les futures civilisations classiques. Cette Méditerranée néolithique connaîtra, de la Sicile au Portugal, son point d'orgue aux IVe et IIIe millénaires.
    En témoignent notamment ses manifestations les plus abouties : grands tombeaux mégalithiques de la mer Tyrrhénienne à l'Andalousie, hypogées de Sardaigne et de Provence, temples de Malte, statuaire naissante d'Occident. Autant de monuments et de lieux qu'interroge cet ouvrage pour appréhender des sociétés déjà confrontées aux premières accélérations de l'Histoire.

  • Consacré à la Méditerranée entre 7000 et 2000 avant notre ère, ce livre propose une synthèse de nos connaissances sur la préhistoire méditerranéenne. Avant les brillantes civilisations qui lui succéderont - égyptienne, mésopotamienne, crétoise, hittite, mycénienne, étrusque, phénicienne et enfin gréco-romaine -, la Méditerranée est déjà le théâtre de profondes transformations et d'accomplissements sans précédents.
    Développement de l'agriculture et de l'élevage, passage des communautés « égalitaires » à des sociétés hiérarchisées, transition des villages aux cités, et parfois, apparition des premiers États, telles sont les principales mutations à l'oeuvre dans cet espace. Des inventions et des réalisations techniques diverses jalonnent ces mutations : terre cuite, métallurgie, véhicules à roues, grande architecture de pierre des bâtiments de prestige.
    Qu'il étudie les paysans à la conquête de la mer, les sociétés et les rythmes collectifs, ou encore, le monde des hypogées et les écoles mégalithiques, l'auteur allie à une érudition impressionnante un art du récit qui fait revivre pour nous le berceau des civilisations.

  • Période de transition entre la fin des temps néolithiques et les débuts de l'Age du bronze, le Chalcolithique constitue, dans l'évolution des sociétés, une période essentielle marquée par diverses avancées techniques (la métallurgie, la roue, le chariot et le char, l'araire, la domestication du cheval dans l'ancien monde), des échanges organisés sur des espaces toujours plus larges, un contexte architectural où l'ostentatoire s'affiche à côté de l'ordinaire, un poids grandissant d'idéologies au service de dominants.
    Longtemps défini sur le seul critère de l'usage du cuivre, le concept de chalcolithique s'est par la suite étendu à la sphère du social. On le considère désormais comme une étape capitale dans la constitution d'élites à l'autorité fondée sur des réseaux d'alliances et/ou la guerre, l'hérédité, la maîtrise des circuits de distribution de matériaux recherchés ou de pièces exotiques. L'apparition d'inégalités sociales variant sensiblement selon les aires culturelles envisagées, les cas de figure analysés dans ce séminaire sont donc présentés en deux tomes distincts : Proche et Moyen-Orient, Amérique, Afrique d'un côté, continent européen de l'autre.

  • En 1991, dans le massif d'Ötztal, à la frontière entre le Tyrol et l'Italie, un couple d'alpinistes allemands découvre le corps bien conservé dans la glace d'un être qui vivait 3 200 ans avant notre ère. On le surnomme Ötzi.
    De nombreux chercheurs se sont succédé pour établir son origine. Archéologue protohistorien, Jean Guilaine nous raconte avec passion cette longue investigation scientifique qui permettra d'élucider la cause de sa mort et de reconstituer la vie au temps du Néolithique.
    « Et pour questionner plus objectivement les sociétés de la Préhistoire récente, celles qui, faute d'écriture, sont encore dans le domaine de l'oralité, l'archéologie est là, prête à relever le défi. »
    Jean Guilaine.

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