• La linguistique est d'abord l'étude scientifique des langues, d'un point de vue descriptif (matériel grammatical et lexical) ou historique (évolution et diversification d'une langue dans le temps, objet de la grammaire comparée, avec la notion de famille de langues).
    Elle suppose la connaissance des bases de la production du langage (phonétique, psycho-linguistique), mais aussi des conditions sociologiques de son fonctionnement (sociolinguistique). Elle comporte un aspect cognitif : l'étude de la façon dont les moyens d'expression d'une langue organisent la saisie du monde (sémantique).
    Confrontée à une grande diversité dans les structures des langues, elle s'efforce de dégager des constantes dans le cadre d'une typologie.

  • La linguistique est d'abord l'étude scientifique des langues d'un point de vue descriptif ou historique. Elle suppose une connaissance des bases de la production du langage (phonétique, psycho-linguistique), des conditions sociologiques de son fonctionnement (sociolinguistique) et comporte un aspect cognitif, l'étude de la façon dont les moyens d'expression d'une langue organisent la « saisie » du monde (la sémantique). Cet ouvrage en donne un aperçu complet et didactique.

  • Ce livre a pour but d'éclairer une page de l'histoire de l'Empire perse au sommet de sa grandeur, il y a 2 500 ans, et l'image d'un homme d'exception, le Grand roi Darius 1er (522-486), roi des rois, roi des Perses, pharaon d'Egypte. Le palais qu'il a fait construire à Suse aux confins de la Perse et de la Babylonie, au centre géographique d'un empire qui s'étendait de la vallée du Nil à celle de l'Indus, est un témoin unique de l'architecture orientale à la fin du VIe siècle avant l'ère commune. Ce palais, reconnu il y a 150 ans par l'archéologue britannique W K Loftus, puis par l'archéologie française, s'est trouvé révélé dans ses dimensions et sa complexité par dix années de recherches sur le terrain, de 1969 à 1979. Son souvenir, gardé par la Bible aux livres d'Esther, d'Esdras et de Néhémie, avait aussi trouvé un écho dans des pièces du théâtre grec et français ainsi que dans la littérature de l'Antiquité ; souvenir ravivé en 1888 par l'arrivée dans les salles du musée du Louvre d'un gigantesque chapiteau à têtes de taureau et de frises de briques émaillées alignant des " archers " richement vêtus, tenant la lance, ou d'inquiétantes figures de lions et de monstres ailés. Mettant en oeuvre de surprenantes techniques, le palais de Darius s'est élevé sur les ruines déjà millénaires de la vieille capitale élamite ; il marque une étape sur la route du Fars vers la Babylonie et, au-delà, vers l'Asie antérieure et le monde égéen. Sa construction a rapproché deux cultures, deux traditions architecturales ; celle de la plaine mésopotamienne qui ne dispose que de terre et d'eau, de la brique crue et des roseaux, et celle du haut plateau iranien dont les matériaux sont aussi la pierre et le bois. La convergence des deux manières de bâtir a débouché, dans un esprit de connivence, vers des solutions élégantes, comparables dans le domaine de l'architecture à celles que connaissent, dans le même temps, les arts plastiques. En témoigne, dans cet autre domaine, la statue colossale de Darius, dressée en Egypte au bord d'un canal reliant le Nil à la mer Rouge et à la Perse, avant qu'elle ne soit apportée à Suse par Xerxès. L'ornementation du palais introduit une iconographie nouvelle, une imagerie humaniste qui met fin au règne des monstres de l'ancienne mythologie et révèle un aspect de l'idéologie de Darius, chef de guerre charismatique, mais aussi homme de religion, administrateur et législateur à l'échelle du monde alors connu. Sous le haut patronage de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et coordonné par Jean Perrot, directeur de la mission archéologique de Suse, cet ouvrage rassemble des contributions d'historiens, archéologues et spécialistes français de la période achéménide, professeurs au Collège de France, chercheurs au CNRS, conservateurs du département des Antiquités orientales du musée du Louvre.

  • Ce livre a pour but d'éclairer une page de l'histoire de l'Empire perse au sommet de sa grandeur, il y a 2 500 ans, et l'image d'un homme d'exception, le Grand roi Darius Ier, (522-486), roi des rois, roi des Perses, pharaon d'Égypte.
    Le palais qu'il a fait construire à Suse aux confins de la Perse et de la Babylonie, au centre géographique d'un empire qui s'étendait de la vallée du Nil à celle de l'Indus, est un témoin unique de l'architecture orientale à la fin du vie siècle avant l'ère commune. Ce palais, reconnu il y a 150 ans par l'archéologue britannique W.K.Loftus, puis par l'archéologie française, s'est trouvé révélé dans ses dimensions et sa complexité par dix années de recherches sur le terrain, de 1969 à 1979.
    Son souvenir, gardé par la Bible aux livres d'Esther, d'Esdras et de Néhémie, avait aussi trouvé un écho dans des pièces du théâtre grec et français ainsi que dans la littérature de l'Antiquité ; souvenir ravivé en 1888 par l'arrivée dans les salles du musée du Louvre d'un gigantesque chapiteau à têtes de taureau et de frises de briques émaillées alignant des " archers " richement vêtus, tenant la lance, ou d'inquiétantes figures de lions et de monstres ailés.
    Mettant en oeuvre de surprenantes techniques, le palais de Darius s'est élevé sur les ruines déjà millénaires de la vieille capitale élamite ; il marque une étape sur la route du Fars vers la Babylonie et, au-delà, vers l'Asie antérieure et le monde égéen. Sa construction a rapproché deux cultures, deux traditions architecturales ; celle de la plaine mésopotamienne qui ne dispose que de terre et d'eau, de la brique crue et des roseaux, et celle du haut plateau iranien dont les matériaux sont aussi la pierre et le bois.
    La convergence des deux manières de bâtir a débouché, dans un esprit de connivence, vers des solutions élégantes, comparables dans le domaine de l'architecture à celles que connaissent, dans le même temps, les arts plastiques. En témoigne, dans cet autre domaine, la statue colossale de Darius, dressée en Egypte au bord d'un canal reliant le Nil à la mer Rouge et à la Perse, avant qu'elle ne soit apportée à Suse par Xerxès.
    L'ornementation du palais introduit une iconographie nouvelle, une imagerie humaniste qui met fin au règne des monstres de l'ancienne mythologie et révèle un aspect de l'idéologie de Darius, chef de guerre charismatique, mais aussi homme de religion, administrateur et législateur à l'échelle du monde alors connu. Sous le haut patronage de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et coordonné par Jean Perrot, directeur de la mission archéologique de Suse, cet ouvrage rassemble des contributions d'historiens, archéologues et spécialistes français de la période achéménide, professeurs au Collège de France, chercheurs au CNRS, conservateurs du département des Antiquités orientales du musée du Louvre.

  • Michelle Perrot est une des plus grandes historiennes contemporaines. Ses travaux, pionniers en matière d'histoire sociale, d'histoire des marges, des femmes et du genre, ont puissamment contribué à renouveler la discipline et ses objets. Les trois séquences qui rythment ce volume correspondent à ses thèmes de prédilection : ouvriers, marges et murs, femmes.
    S'intéressant à travers eux à des figures de dominés, longtemps ignorés par les chercheurs, elle explore les traces à demi effacées de vies ordinaires qui, elles aussi, ont fait l'histoire : celles des ouvriers en grève ou des détenus du XIXe siècle, celles des enfants des rues, vagabonds ou autres Apaches de la Belle Époque. Celles enfin des femmes, toujours inscrites dans la diversité de leurs parcours et saisies dans la variété de leurs lieux de vie : la chambre, l'atelier, l'usine, la maison bourgeoise, la rue.
    Longtemps étouffées ou inaudibles, les voix de ces femmes, ouvrières (« mot impie », selon Michelet) ou autrices (au premier rang desquelles George Sand), militantes ou anonymes, aux corps assujettis ou triomphants, exploités et désirés, sont restituées par la force d'un style singulier. Toutes semblent se rejoindre in fine dans la figure de Lucie Baud, « révoltée de la soie », meneuse de grève en Isère et inspiratrice de Mélancolie ouvrière, saisissant livre-enquête ici reproduit en intégralité.
    Michelle Perrot a elle-même assuré la sélection, l'agencement et la présentation des textes retenus, portant un regard résolument lucide et personnel sur plus d'un demi-siècle de recherche et d'engagement. Ce volume permet d'en mesurer toute l'ampleur.

  • Les femmes font aujourd'hui du bruit ? C'est en regard du silence dans lequel les a tenues la société depuis des siècles.

    Silence des exploits guerriers ou techniques, silence des livres et des images, silence surtout du récit historique qu'interroge justement l'historienne. Car derrière les murs des couvents ou des maisons bourgeoises, dans l'intimité de leurs journaux ou dans les confidences distraites du passé, dans les murmures de l'atelier ou du marché, dans les interstices d'un espace public peu à peu investi, les femmes ont agi, vécu, souffert et travaillé à changer leurs destinées.
    Qui mieux que Michelle Perrot pouvait nous le montrer ? Historienne des grèves ouvrières et du monde du travail, explorant les prisons dès les années 1970, Michelle Perrot s'est attachée très tôt à l'histoire des femmes. Elle les a suivies au long du XIXe et du XXe siècles, traquant les silences de l'histoire et les moments où ils se dissipaient. Ce sont quelques-unes de ces étapes que nous restitue ce livre.

  • Bien des chemins mènent à la chambre : le sommeil, l'amour, la méditation, Dieu, le sexe, la lecture, la réclusion - voulue ou subie. De l'accouchement à l'agonie, elle est le théâtre de l'existence, là où le corps dévêtu, nu, las, désirant, s'abandonne. La chambre est une boîte, réelle et imaginaire. Quatre murs, plafond, plancher, porte, fenêtre structurent sa matérialité. De l'Antiquité à nos jours, Michelle Perrot esquisse une généalogie de la chambre, creuset de la culture occidentale, et explore quelques-unes de ses formes : la chambre de Louis XIV, la chambre d'hôtel, la chambre conjugale, celle de la jeune fille, du malade ou du mourant, celle de l'écrivain, la cellule du religieux ou celle de la prison.

  • Comment vivre en tant que femme sur la planète des hommes ? A chaque époque, sa réponse. Mais toujours le même présupposé : ce sexe-là est le faible, l'inférieur, le subordonné. De la Préhistoire à nos jours, voici, racontée par quatre femmes d'exception, l'histoire de la condition féminine, dans un dialogue audacieux, sans jargon ni tabous. Un combat inouï contre l'ordre - moral, social et sexuel - imposé par des générations de monarques, prêtres, pères, maris, qui est loin d'être terminé.

  • Mon histoire des femmes. " Mon " histoire des femmes est en réalité " notre " histoire des femmes, et des relations entre les hommes et les femmes. Comment changent les apparences, la sexualité, la maternitéoe Quand est né le désir d'enfantoe Les histoires d'amour ont-elles une histoireoe Quel rôle ont joué les religions dans la vie des femmesoe Pourquoi l'accès au savoir, à la lecture et à l'écriture, au travail et au métier, a-t-il été si difficileoe Peut-on parler de "révolution sexuelle " dans le dernier demi-siècleoe Celle-ci est-elle le fruit de la modernitéoe du désir des femmesoe Quel est le poids des féminismes?. Ce livre, issu d'une série d'émissions diffusées sur France Culture, propose de retracer le combat des femmes pour exister à part entière, à égalité avec les hommes. Un combat aujourd'hui encore nécessaire à mener.

  • Le catalogue officiel de l'exposition Pasteur, l'expérimenteur au Palais de la Découverte.

    Pionnier de la microbiologie, Louis Pasteur a été le père des plus importantes révolutions scientifiques du XIXe siècle : de ses recherches naîtront la vaccination contre la rage et la pasteurisation. Mais qui est vraiment Louis Pasteur ? Quel a été son parcours ? Comment ses travaux ont-ils été accueillis par ses contemporains ? Véritable voyage dans la vie et l'oeuvre de l'homme, ce catalogue richement illustré de documents d'archives renouvelle notre vision du grand savant.

  • Extrait d'une revue ou d'un ouvrage relié à part en un petit livret. Destiné habituellement à faire connaître un article récemment publié, la collection détourne l'usage et la fonction du tiré à part pour inviter à la (re)découverte d'un texte.

    En lieu et place du traditionnel mot d'accompagnement de l'auteur, Sophie Coeuré partage ici, dans une courte présentation, son expérience de lecture de : "La Sorbonne par elle-même, mai-juin 1968" de Jean-Claude Perrot, Michelle Perrot, Madeleine Rebérioux, Jean Maitron.

  • Depuis longtemps, les fouilles archéologiques ont fait apparaître des fragments de verre en très grand nombre. L'intérêt des archéologues, orienté dans un premier temps vers les verres creux, se tourne de plus en plus vers les fragments de verre plat. Ceci conduit à poser de nouvelles questions sur les diverses utilisations du verre dans l'architecture, tant civile que religieuse, en particulier pour ce qui touche à la fermeture des baies ou au décor intérieur. Cette publication fait un point sur l'avancement des recherches dans ce domaine à partir d'une table ronde organisée par le Centre d'études médiévales d'Auxerre. Celle-ci a permis de réunir et de confronter les données récentes, issues des découvertes archéologiques en contextes stratigraphiques et des fonds de musées, sur les débuts du vitrail en France et, pour quelques exemples, à l'étranger. Outre une mise en perspective de la présence abondante du verre, un inventaire précis à partir d'un protocole défini,ou encore des analyses physico-chimiques sur les compositions, ont été mis en évidence les arguments pour leurs datations qui s'étalent entre le ve et le XIIe siècle.


  • née de la volonté de saint louis, qui voulait offrir à sa collection de reliques un joyau digne de l'abriter, la sainte chapelle offre au visiteur l'éblouissement de sa parure de vitrail, " ce rideau de verre, cette confession ardente faite de couleurs pulvérisées et de points lumineux, qui ont valeur moins d'un récit que d'un hymne simultané et d'une explosion permanente (.
    ). ces panneaux de verre coloré autour de nous, c'est la matière qui sent, c'est la matière abstraite sensible au rayon intellectuel. voici le paradis retrouvé " (paul claudel, l'oeil écoute).

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