• Une vision d'ensemble de la vie des hommes et des femmes du Moyen Age, des invasions barbares à la Renaissance.

    Entre " Naître " et " Mourir ", les vingt-deux chapitres de ce livre scandent l'existence des hommes et des femmes du Moyen Age, depuis les invasions barbares jusqu'à la Renaissance. Pour raconter, avec son talent coutumier, le quotidien du peuple comme des grands, Jean Verdon embrasse tous les thèmes.
    L'on découvre ainsi que l'on ne se marie pas par amour et que les futurs époux n'ont pas leur mot à dire. La sexualité tient pourtant une place significative au sein du couple et certains textes, connus des milieux cultivés, attestent l'existence d'un art érotique. Les quantités de nourriture et de vin ingérées impressionneraient nos contemporains fervents de diététique, mais des conditions de vie plus dures que de nos jours entraînent une dépense énergétique plus importante. A ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui travaillent - les paysans, qui constituent l'essentiel de la population - s'ajoute, avec le développement des villes, le monde des artisans et des marchands. Sur eux tous la religion exerce une forte emprise, elle structure la société. Malgré les " malheurs du temps ", les hommes savent s'amuser, profiter des instants de loisir plus fréquents qu'on ne l'imagine. Ils se déplacent beaucoup, parfois longtemps, des mois, voire des années.
    Un panorama sans équivalent, riche et fascinant.

  • La religion - on l'oublie souvent - structure la vie des hommes du Moyen Age. Les dogmes qui régissent la foi chrétienne ont été essentiellement définis lors du concile de Nicée en 325. Certes des pratiques païennes ont subsisté, mais elles ont diminué au cours des siècles. Et l'Eglise a su en assimiler certaines en christianisant d'anciennes fêtes.
    L'auteur a choisi de suivre ce chrétien tout au long de sa vie, du baptême qui le lave du péché originel à la mort qui l'introduit dans l'au-delà, où il obtiendra récompense ou châtiment. Après son baptême, il reçoit une éducation religieuse, notamment auprès de sa mère, puis au fil des ans, satisfait à des pratiques collectives, par exemple l'assistance à la messe, ou individuelles, comme la réception des sacrements de l'eucharistie, de la pénitence, du mariage. Il doit respecter une morale en particulier dans les domaines de la sexualité, de l'argent ou du comportement : ne pas s'adonner à la violence.
    Si les dogmes, vérités à croire car elles sont révélées, ne changent pas, les pratiques ou certaines croyances peuvent connaître des transformations. Le baptême par immersion fait place au baptême par aspersion. Le purgatoire, esquissé par saint Augustin, naît véritablement au XIIe siècle. Les limbes apparaissent vers la même époque pour les enfants morts sans baptême, qui n'ont pas mérité des châtiments éternels. La naissance du purgatoire a entraîné une inflation des messes en faveur des défunts, car elles permettent de raccourcir le temps passé en ce lieu, d'où la floraison des indulgences.
    Moins libres que nous d'exprimer leurs doutes sur le plan religieux, plus sensibles aux pratiques et aux rites (reliques, miracles), les chrétiens du Moyen Age sont bien souvent écartelés entre les tentations de ce monde durant leur existence et la crainte du châtiment divin au moment de leur mort.
    Une synthèse limpide par un spécialiste incontesté.

  • Malgré certains travaux novateurs, le Moyen Age continue d'être considéré comme une période barbare, marquée par la violence, le famine et la peste. Entre l'Antiquité et la Renaissance, la nuit planterait sur dix siècles d'histoire occidentale. Pour dissiper cette vision caricaturale, l'auteur met en regard les bons comme les mauvais cotés de l'existence des contemporains de Charlemagne, de Saint Louis ou des Médicis. En dix chapitres portant notamment sur l'alimentation, la médecine, les femmes, l'intolérance, les plaisirs ou la mort, il brosse un tableau nuancé et vivant, qui rend la civilisation médiévale profondément attachant et la restitue dans toute sa vérité.

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