Sciences humaines & sociales

  • Sur les terres d'Orient, l'humanité a parcouru un long chemin. Elle a essayé toutes les formules, du village à la ville, de la cité-État à l'État territorial, des États nationaux à l'Empire universel. Les populations d'Orient se sédentarisèrent progressivement, maîtrisèrent les plantes et les animaux, puis les techniques d'irrigation, la métallurgie, l'art de construire.

  • L'Orient ancien fut le théâtre d'une grande part de l'histoire de l'humanité.
    Y furent inventés l'agriculture, le village, l'écriture, la ville, la cité-Etat, les gouvernements nationaux et les Empires. Si d'autres parties du monde connurent aussi certaines de ces innovations, nulle part ailleurs l'histoire n'en est aussi bien assurée. Au début du IIe millénaire, l'Orient ancien était une mosaïque de royaumes plus ou moins concurrents. Après une crise générale, résultant sans doute d'un dérèglement interne de systèmes centrés sur des cours royales, l'Orient vit naître, sur une assez vaste échelle, des Etats nationaux, voire théocratiques.
    Les plus forts assimilèrent les plus faibles. Ces dernières transformations aboutirent â des rassemblement gigantesques qui se heurtèrent à l'hellénisation, soutenue par le génie d'Alexandre. Mais ce héros ne fut-il pas, pour certains, le dernier Achéménide ? Avec l'épopée d'Alexandre, une autre histoire se noue. L'Orient ancien a été le lieu des prémices. Il appartiendra â la Grèce, au monde iranien, au monothéisme juif, de prendre le relais.
    L'hellénisation et l'iranisation ont introduit des coupures radicales, encore perceptibles dans l'Orient de nos jours, comme le christianisme allait transformer l'Occident.

  • Une lecture de l'Orient ancien d'après la documentation archéologique de 10 000 avant notre ère à la mort d'Alexandre, entreprise sur une immense zone géographique, d'Istanbul aux rives de l'Indus et du Caucase au Golfe jusqu'à la frontière de l'Egypte.
    Sur les terres d'Orient, l'humanité a parcouru un long chemin. Elle a essayé toutes les formules, du village à la ville, de la cité-Etat à l'Etat territorial, des Etats nationaux à l'Empire universel. Les populations d'Orient se sédentarisèrent progressivement, maîtrisèrent les plantes et les animaux, puis les techniques d'irrigation, la métallurgie, l'art de construire. Certaines sociétés s'organisèrent peu à peu selon un système de chefferies, d'abord assez simples puis de plus en plus complexes, en un tissu serré de relations sociales garantes de leur survie.
    A la fin du IVe millénaire, des villes virent le jour. Certaines régions accédèrent à un mode de vie urbain qui allait marquer le monde. Au sein de ces villes se constituèrent des entités politiques d'abord centrées sur un petit territoire. Assez brutalement, durant le troisième quart du IIIe millénaire, un système nouveau fit son apparition, celui de l'Etat territorial, qui cessa d'être fondé sur une ethnie ou un système de parenté et de redistribution, pour se structurer autour d'un chef politique, d'un pouvoir centralisé et d'une bureaucratie.
    Depuis le XIX siècle, les archéologues de tous les pays du monde creusent la terre et le sable dans des paysages variés, des déserts, des montagnes, des plateaux et des rivages maritimes, et mettent au jour de nombreuses civilisations, des plus modestes aux plus célèbres.

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