• Le lion

    Joseph Kessel

    «Un lion dans toute la force terrible de l'espèce et dans sa robe superbe. Le flot de la crinière se répandait sur le mufle allongé contre le sol.
    Et entre les pattes de devant, énormes, qui jouaient à sortir et à rentrer leurs griffes, je vis Patricia. Son dos était serré contre le poitrail du grand fauve. Son cou se trouvait à portée de la gueule entrouverte. Une de ses mains fourrageait dans la monstrueuse toison.»

  • Les cavaliers

    Joseph Kessel

    Kessel a situé en Afghanistan une des aventures les plus belles et les plus féroces qu'il nous ait contées. Les personnages atteignent une dimension épique : Ouroz et sa longue marche au bout de l'enfer... Le grand Toursène fidèle à sa légende de tchopendoz toujours victorieux... Mokkhi, le bon sais, au destin inversé par la haine et la découverte de la femme... Zéré qui dans l'humiliation efface les souillures d'une misère qui date de l'origine des temps... Et puis l'inoubliable Guardi Guedj, le conteur centenaire à qui son peuple a donné le plus beau des noms : « Aïeul de tout le monde »... Enfin, Jehol « le Cheval Fou », dont la présence tutélaire et « humaine » plane sur cette chanson de geste... Ils sont de chair les héros des Cavaliers, avec leurs sentiments abrupts et du mythe les anime et nourrit le roman.

  • Belle de Jour

    Joseph Kessel

    « Ce que j'ai tenté avec Belle de Jour, c'est de montrer le divorce terrible entre le coeur et la chair, entre un vrai, immense et tendre amour amour et l'exigence implacable des sens. Ce conflit, à quelques rares exceptions près, chaque homme, chaque femme qui aime longtemps, le porte en soi. Il est perçu ou non, il déchire ou il sommeille, mais il existe. » Joseph Kessel.

  • En Syrie

    Joseph Kessel

    « La Syrie ? Que savons-nous d'elle ? Avouons-le sans faux orgueil : quelques réminiscences historiques sur les croisades, quelques pages célèbres, les beaux noms de Damas, de Palmyre, de l'Euphrate, voilà tout notre bagage pour une grande et féconde contrée placée sous Mandat français. Mais qui discerne l'importance de ce Mandat ? Qui - à part de très rares spécialistes - pourrait tracer la physionomie politique de ce pays ? Qui expliquerait pourquoi l'on s'y bat et qui se bat ? Ce berceau des civilisations, ce lieu de passage prédestiné, dont la richesse et la beauté ont retenu, sans les mêler, tant de peuples, cette terre où poussent avec une force ardente les croyances et les hérésies, déroute et confond.» Le premier reportage de Joseph Kessel, publié en 1926. Des pages d'une surprenante actualité.

  • L'équipage

    Joseph Kessel

    "L'ombre d'un avion sur le sol vint détourner le cours de sa rêverie. Virense rentrait avec Michel. La douceur de l'atterrissage montra la science du pilote. Jean se dirigea vers l'appareil pour interroger les camarades. Mais aucun d'eux ne sortait des carlingues. Herbillon appela sans obtenir de réponse. Sourdement inquiet, il se hissa sur le marchepied du pilote et poussa un cri. Le gouvernail, les parois, le coussin de cuir étaient couverts de sang et Virense affaissé sur le siège avait les yeux clos." Enrôlé dans l'aviation française durant la Première Guerre mondiale, Joseph Kessel remporte avec L'équipage son premier grand succès, et fait entrer, dès 1923, l'aviation en littérature.

  • La vallée des rubis

    Joseph Kessel

    Plus secrète que la mecque, plus difficile d'accès que lhassa, il existe au coeur de la jungle birmane une petite cité inconnue des hommes et qui règne pourtant sur eux par ses fabuleuses richesses depuis des siècles : c'est mogok, citadelle du rubis, la pierre précieuse la plus rare, la plus chère, la plus ensorcelante.
    Mogok, perdue dans un dédale de collines sauvages par-delà mandalay. mogok autour de laquelle rôdent les tigres. la légende assure qu'aux temps immémoriaux un aigle géant, survolant le monde, trouva dans les environs de mogok une pierre énorme, qu'il prit d'abord pour un quartier de chair vive tant elle avait la couleur du sang le plus généreux, le plus pur. c'était une sorte de soleil empourpré. l'aigle emporta le premier rubis de l'univers vers la cime la plus aiguë de la vallée.
    Ainsi naquit mogok...

  • Fortune carrée

    Joseph Kessel

    C'était en 1931 que kessel entreprit la rédaction de ce qui devait être un de ses plus beaux romans.
    L'idée de " fortune carrée " lui vint sur le plateau volcanique de sanaa en voyant " le moscovite " caracoler sur l'étalon de l'imam du yémen.
    Cette histoire virile met en scène deux hommes violents et sans attaches : hakimoff et henri de monfreid, dans un cadre époustouflant de beauté : le yémen, la mer rouge, l'éthiopie-somalie.
    Un récit fulgurant qui s'inspire de la vie du grand voyageur que fut kessel et de ses rencontres avec de fabuleux personnages monfreid, mais aussi le sergent hussein ou encore gouri, le tueur aux bracelets de peau humaine.
    Un roman d'aventures épique et vrai.

  • "Il n'est point de romancier, a écrit joseph kessel, qui ne distribue ses nerfs et son sang à ses créatures, qui ne les fasse héritières de ses sentiments, de ses instincts, de ses pensées, de ses vues sur le monde et sur les hommes.
    C'est là sa véritable autobiographie." Il en est ainsi du tour du malheur, ce grand roman que kessel mit vingt ans à mûrir, dix ans à écrire. tout son temps s'y retrouve, en une ronde de personnages qui apparaissent, disparaissent, reviennent.
    Le personnage central en est richard dalleau. engagé volontaire dans la guerre de 1914-1918, grand avocat ensuite, richard est un de ces jeunes hommes qui aiment la vie, entièrement, furieusement.
    Dans toutes ses beautés et toutes ses jouissances. fort et vite. trop fort. trop vite.

  • Dans ce dernier tome, c'est peut-être plus à travers l'événement que par le
    dépaysement des lieux, que l'auteur recrée le mystère et les limites d'une
    époque. Broadway 1959, c'est par le biais du théâtre que les signes avant-
    coureurs des affrontements raciaux se manifestent. Et puis, toujours aux États-
    Unis, c'est la société des alcooliques anonymes. Enfin, le procès Eichmann, en
    1961, résurgence d'un passé qui marque le présent. Journaliste, aviateur,
    résistant, romancier (La Passante du Sans-Souci, L'Armée des ombres, Les
    Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel (1898-1979) fut l'un des grands reporters du
    xxe siècle. Ami de Malraux, de Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert les
    guerres civiles irlandaise et espagnole, les premières tensions en Palestine,
    les vols transsahariens de l'Aéropostale comme la traite négrière en mer Rouge.

  • «Il n'est point de romancier, a écrit Joseph Kessel, qui ne distribue ses nerfs et son sang à ses créatures, qui ne les fasse héritières de ses sentiments, de ses instincts, de ses pensées, de ses vues sur le monde et sur les hommes. C'est là sa véritable autobiographie.» Il en est ainsi du Tour du malheur, ce grand roman que Kessel mit vingt ans à mûrir, dix ans à écrire. Tout son temps s'y retrouve, en une ronde de personnages qui apparaissent, disparaissent, reviennent.
    Le personnage central en est Richard Dalleau. Engagé volontaire dans la guerre de 1914-1918, grand avocat ensuite, Richard est un de ces jeunes hommes qui aiment la vie, entièrement, furieusement. Dans toutes ses beautés et toutes ses jouissances. Fort et vite. Trop fort. Trop vite

  • 1948. Le monde vit dans une paix fragile. Et voici qu'au Proche-Orient les
    armes recommencent à faire feu. On pouvait cependant espérer que l'indépendance
    et la reconnaissance de l'État d'Israël allaient enfin mettre un terme
    pacifique aux deux mille ans d'errance et de persécutions d'un peuple qui
    venait, précisément, de connaître le drame le plus sanglant de son histoire.
    Mais cette fois ce sont les pays arabes qui entendent priver Israël de la vie.
    C'est sur cette première guerre palestinienne que s'ouvre le quatrième tome de
    ses Grands reportages. Journaliste, aviateur, résistant, romancier (La Passante
    du Sans-Souci, L'Armée des ombres, Les Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel
    (1898-1979) fut l'un des grands reporters du xxe siècle. Ami de Malraux, de
    Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert les guerres civiles irlandaise et
    espagnole, les premières tensions en Palestine, les vols transsahariens de
    l'Aéropostale comme la traite négrière en mer Rouge.

  • La piste fauve

    Joseph Kessel

    1953. Voici Joseph Kessel dans un Kenya en révolte contre la Couronne d'Angleterre. Puis sur la route des Merveilles, du lac Victoria au Kilimandjaro, entre colons et guerriers Masaï. Partout, il s'émerveille d'une poésie à l'état brut, d'un paysage spirituel de tapisserie de Dame à la Licorne : Quand je me réveillai une minuscule gazelle couleur de châtaigne, avec deux aiguilles pour cornes et deux dés de velours pour sabots, se promenait autour de mon lit... Des reportages exceptionnels, à l'origine du Lion.

  • De son périple africain du début des années cinquante, Joseph Kessel rapporte des expériences inoubliables, du lac Victoria au Kilimandjaro : la rencontre d'une tribu de Pygmées au bout d'une piste improbable ; la traversée en bateau à moteur du Nil, fleuve mythique ; l'authentique récit, au cours d'une soirée au coeur de la brousse, de l'amitié entre une lionne et une petite fille.

    Les captivants reportages d'un géant de la littérature du XXe siècle : un sens du détail sans égal, une troublante magie.

  • «- Je m'appelle Frank T. et je suis un alcoolique.
    - Je m'appelle Elizabeth F. et je suis une alcoolique.
    Selon la condition sociale, le vêtement était luxueux, ou pauvre. Selon le degré d'éducation, variaient les manières et les voix. Mais l'origine, la culture, le costume, la fortune des hommes et des femmes qui parlaient ainsi et des hommes et des femmes à qui s'adressaient leurs propos n'avaient aucune importance. Ils étaient tous unis par un lien commun, plus fort que celui d'un milieu, d'une race, d'une famille, ou même d'un amour. Blancs ou Noirs, opulents ou misérables, illettrés ou savants, ils étaient solidaires, ils étaient frères à jamais, parce qu'ils avaient subi le même mal dévorant et qu'ils avaient laissé aux griffes du monstre leur chair et leur âme.» Ce célèbre reportage contribua à l'installation en France des Alcooliques Anonymes. Il conserve toute son actualité.

  • Ami, entends-tu...

    Joseph Kessel

    Au soir d'une vie pour le moins mouvementée, Joseph Kessel se confie une dernière fois à un jeune ami journaliste, Jean-Marie Baron. Cet ultime témoignage est un festival d'aventures et d'anecdotes, avec les premiers pas rocambolesques dans le journalisme, les voyages durant l'entre-deux-guerres. Débordant d'énergie, passant d'un milieu à l'autre, Kessel côtoie les grandes figures de Paris, de Hollywood, ou d'ailleurs, et termine ses nuits dans les cabarets russes, avec guitare et vodka. Mais bientôt survient la guerre. C'est l'exil - plein de risques -, l'arrivée à Londres, l'intégration dans les forces gaullistes, les faits d'armes, le Chant des partisans...
    Flamboyant, généreux, attentif aux marginaux, sensible aux misérables, Kessel nous tend la main et donne, à sa manière, une leçon d'humanité, une formidable leçon de vie, de liberté et de jouvence, plus opportune que jamais.

  • Dans ce cinquième tome, entièrement consacré à l'Afghanistan, Joseph Kessel
    nous livre ses impressions de voyage, nous relate ses rencontres insolites,
    nous révèle les rites violents et magnifiques de ce peuple qui lui a inspiré
    l'un des plus célèbres de ses romans, Les Cavaliers. Outre l'attrait fascinant
    de découvrir un monde inconnu dans les pas d'un tel guide, il y a, pour
    quiconque s'intéresse aux cheminements de la création littéraire, un parallèle
    à établir, et une impression d'émerveillement à assister à la naissance d'un
    chef d'oeuvre. Journaliste, aviateur, résistant, romancier (La Passante du Sans-
    Souci, L'Armée des ombres, Les Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel (1898-1979)
    fut l'un des grands reporters du xxe siècle. Ami de Malraux, de Saint-Exupéry,
    de Monfreid, il a couvert les guerres civiles irlandaise et espagnole, les
    premières tensions en Palestine, les vols transsahariens de l'Aéropostale comme
    la traite négrière en mer Rouge.

  • Les temps sauvages

    Joseph Kessel

    En octobre 1918, on demande des aviateurs volontaires pour la sibérie.
    Joseph kessel, sous-lieutenant de vingt ans, s'embarque à brest. vladivostok est une ville soumise à la loi de la jungle. une ancienne caserne enforme six mille prostituées. a bord de leur train de luxe, l'ataman semenof et ses cosaques font régner la terreur. une nuit, au cabaret l'aquarium, kessel rencontre léna, une chanteuse mince, triste, qui murmure : " aime-moi noire. " ainsi commence une étrange et poignante histoire d'amour, à la mesure de cette fin du monde.

  • Les Jours de l'aventure, second tome de son anthologie Témoin parmi les hommes, est imprégné de cet esprit d'aventurier, propre au journaliste français. Témoin lucide sur les événements et la nature humaine de son époque, Joseph Kessel décrit d'abord sa lutte contre les derniers marchands d'esclaves dans le bassin de la mer Rouge. " Je venais de songer à des hommes noirs, taciturnes et résignés que j'avais remarqués trois ans plus tôt en terre arabe... Ces hommes étaient des esclaves. " Il ne s'agit pas du siècle dernier, mais de 1930 ! Puis c'est une autre grande aventure, européenne celle-là : l'Allemagne avant Hitler et la prise du pouvoir par le Führer. Kessel enchaînera sur New-York, l'Amérique de 1933 au bord de " l'abîme ", celle de la crise. Et pour finir, l'Espagne : " Ce fut à Port-Bou que je passai la frontière le 3 octobre 1934. Pour une fois je n'allai pas vers la tragédie ou l'aventure, elles m'attendaient au rendez-vous. " Journaliste, aviateur, résistant, romancier (La Passante du Sans-Souci, L'Armée des ombres, Les Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel (1898-1979) fut l'un des grands reporters du XXe siècle. Ami de Malraux, de Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert les guerres civiles irlandaise et espagnole, les premières tensions en Palestine, les vols transsahariens de l'Aéropostale comme la traite négrière en mer Rouge.

  • "Cette famines, ces alertes, ces bombardements, ces queues interminables aux portes des boutiques, cette pénurie des objets les plus humbles, je les avais vus à Madrid, je les vis à Marseille, à Paris... La France et l'Angleterre les subissaient des mêmes ennemis".
    Joseph Kessel, dans L'Heure des châtiments, troisième tome de Témoins parmi les hommes, livre un témoignage exceptionnel des événements tragiques qui ont frappé l'Europe de 1936 à 1945. Bouleversante évocation de souvenirs atroces, de dévouements sublimes, " de cette fosse d'oubli où la vie chemine malgré tout ". L'Espagne à feu et à sang de 1938 avec la guerre civile, la France de 1940 à 1945, Londres, les sans-gloire, les sans-tombeau, les sans-abri, les sans-pardon, la longue défaite puis le procès de Nuremberg, la liberté retrouvée, enivrante, pleine de promesses et d'embûches.
    Journaliste, aviateur, résistant, romancier (La Passante du Sans-Souci, L'Armée des ombres, Les Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel (1898-1979) fut l'un des grands reporters du XXe siècle. Ami de Malraux, de Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert les guerres civiles irlandaise et espagnole, les premières tensions en Palestine, les vols transsahariens de l'Aéropostale comme la traite négrière en mer Rouge.

  • Au début du XXe siècle apparait une catégorie nouvelle de journalistes : les grands reporters. Leur métier était l'aventure, la découverte permanente. Ils avaient pour mission de faire connaître à des millions de lecteurs, emprisonnés dans leur routine quotidienne, des lieux pour eux inaccessibles et des spectacles humains auxquels ils ne pouvaient même pas rêver d'assister. Par vocation, peut-être même par prédestination, Joseph Kessel est l'un d'entre eux. Sa soif de comprendre et sa curiosité l'ont conduit sur les grands chemins de l'univers et l'ont amené à vouer sa vie entière à l'aventure.
    Couvrant les lendemains de l'armistice de 1918 jusqu'à 1929, Le Temps de l'espérance relate la vision d'un jeune homme au cuur de l'Irlande insurgée, de l'Israël en passant par la Syrie des Tcherkesses, la ligne aérienne de Didier Dauriat ou encore les russes réfugiés à Paris après la révolution d'Octobre 1917. Au milieu d'eux, Joseph Kessel, témoin lucide, bienveillant, complice, nous livre un témoignage exceptionnel.
    Journaliste, aviateur, résistant, romancier (La Passante du Sans-Souci, L'Armée des ombres, Les Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel (1898-1979) fut l'un des grands reporters du XXe siècle. Ami de Malraux, de Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert les guerres civiles irlandaise et espagnole, les premières tensions en Palestine, les vols transsahariens de l'Aéropostale comme la traite négrière en mer Rouge.

  • Au pied de la vieille ville de Tanger se trouve la place du Marché, le Grand Socco. C'est là, où grouille une foule pittoresque, que vient Bachir, le petit bossu à la voix d'or. Quel âge a Bachir ? On ne peut le dire. Douze ans, quatorze ans, peut-être. Mais il parle. II raconte des histoires belles et singulières comme Les Mille et Une Nuits. Allah l'a doué d'une parole enchantée. Lady Cynthia, Sir Percival, le bon Abd-el-Meguid Chakraf - qui veut le bonheur de tout le monde -, M. Evans, le Prophète des Bêtes Blessées, la pauvre Léa, l'extravagante Mme Elaine, et le marchand d'or et bien d'autres encore défilent tout au long des discours de Bachir qui raconte leurs aventures étonnantes avec une verve et une poésie tout orientales. Mais le personnage favori de Bachir, c'est un petit âne blanc si mystérieux, si touchant que l'on se demande si par hasard ce gentil animal n'aurait pas une âme. Lorsque, sous les yeux émerveillés de Nahas l'usurier, de Sayed le lecteur public, de Zelma la bédouine et de tous les autres qui l'écoutent inlassablement, Bachir grimpera sur ce petit âne blanc pour aller visiter le monde, personne ne doutera plus de la véracité de ses histoires.

  • Les nuits de Sibérie

    Joseph Kessel

    • Arthaud
    • 27 Avril 2013

    « J'avais entendu dire que Vladivostok était pleine de réfugiés sans abri [...] Maintenant j'avais sous les yeux cette misère en marche. »

  • Il y a quarante ans, Joseph Kessel publiait " Les Cavaliers ". Inspiré d'un séjour en Afghanistan, ce roman raconte l'engouement des cavaliers afghans, les tchopendoz, pour le bouzkachi, un jeu traditionnel où deux groupes de cavaliers se disputent une carcasse de chèvre, et le long voyage de retour de l'un d'entre eux, blessé, vers son village. En 2004 et 2005, Alain Buu est revenu sur les pas du grand écrivain et de son héros. D'un périple de 700 kilomètres, il a rapporté des images hors du temps, qui entrent en résonance avec de courts extraits des " Cavaliers ".

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