• En 1898, Louise Michel achève la rédaction de son histoire de la Commune : « Écrire ce livre, annonce-t-elle au lecteur, c'est revivre les jours terribles où la liberté nous frôlant de son aile s'envola de l'abattoir ; c'est rouvrir la fosse sanglante où, sous le dôme tragique de l'incendie, s'endormit la Commune belle pour ses noces avec la mort, les noces rouges du martyre. Dans cette grandeur terrible, pour son courage à l'heure suprême lui seront pardonnés les scrupules, les hésitations de son honnêteté profonde. » Quelque vingt-cinq années après les événements, cette figure de la Commune de Paris n'a pas perdu de sa fougue.
    Dans ce récit passionné, elle raconte, jour par jour, les épisodes de ce drame qui lui valurent d'être emprisonnée puis déportée pendant près de dix ans en Nouvelle-Calédonie. La richesse et la précision de ses informations font de ce texte un document exceptionnel sur la Commune et ses acteurs. De plus, ses qualités stylistiques et la force de son écriture élèvent ce témoignage émouvant au rang des grands classiques de notre littérature politique.
    Cette nouvelle édition, entièrement revue, est augmentée de nombreux éclaircissements critiques, d'un index et d'un dossier photographique.

  • La Chasse aux loups de Louise Michel (1830-1905) avait disparu depuis 1891. Le texte complet est ici retrouvé. C'est un roman bref, violent, construit sur un message : il faut tuer, et sur une chanson : « Les quatre couteaux ». Roman frénétique du terrorisme, dominé par l'amour de la mort, cette chasse infernale, qui est une chasse aux hommes, agglutine la fiction, l'histoire, l'actualité, les grands mythes, et la vision cosmogonique.
    Dans une langue rythmique et polyglotte, Louise Michel, londonienne depuis 1890, rêve ainsi le retour du « spectre de mai », le sang de la Semaine sanglante qui remonte, la révolte des chassés contre les chasseurs, la terre en état de métamorphose. Marquant un aboutissement de la création romanesque, le roman compose un nouveau Quatrevingt-treize et précède de quelques années l'élaboration de La Commune.

  • en 1898, louise michel achève la rédaction de ses souvenirs sur la commune : " ecrire ce livre, annonce-t-elle au lecteur, c'est revivre les jours terribles où la liberté nous frôlant de son aile s'envola de l'abattoir ; c'est rouvrir la fosse sanglante où, sous le dôme tragique de l'incendie, s'endormit la commune, belle pour ses noces avec la mort, les noces rouges du martyre.
    [...] dans cette grandeur terrible, pour son courage à l'heure suprême lui seront pardonnés les scrupules, les hésitations de son honnêteté profonde. " quelque vingt-cinq années après les événements, cette figure de la commune de paris n'a pas perdu sa fougue. dans ce récit passionné, elle raconte, jour après jour, les épisodes de ce drame qui lui valurent d'être emprisonnée puis déportée pendant près de dix ans en nouvelle-calédonie.
    la richesse et la précision de ses informations font de ce texte un document exceptionnel sur la commune et ses acteurs. de plus, ses qualités stylistiques et la force de son écriture élèvent ce témoignage émouvant au rang des grands classiques de notre littérature politique.

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