• Pour mieux observer sa future épouse, un jeune homme imagine de se présenter à elle sous la livrée de son valet qui lui-même s'habillera en maître ; or la jeune fille, de son côté, a eu la même idée, et se fait passer pour sa femme de chambre qui elle-même jouera son rôle.
    Le hasard a ouvert le jeu à l'amour, et le jeu de l'amour est d'aller aussi bien où on ne l'attendait pas.

    Depuis sa création en 1730, la pièce s'est imposée comme le chef-d'oeuvre de Marivaux qui séduit par l'harmonieux équilibre entre une forme dramatique inspirée de la comédie italienne et une intrigue de drame bourgeois.
    Un charmant badinageoe Sans doute. Mais qui ne va pas sans questions :
    L'amour est-il bien naturel ? ignore-t-il les barrières socialesoe Chacun vaut-il par ce qu'il est ou par ce qu'il paraîtoe Le Jeu de l'amour et du hasard nous conduit au-delà du marivaudage : " c'est une bagatelle qui vaut bien la peine qu'on y pense ".

  • Édition présentée et commentée par Annie Collognat-Barès, professeur de lettres supérieures au lycée Victor-Hugo (Paris).

    Jetés sur un rivage grec à la suite d'un naufrage, deux couples, maîtres et serviteurs, ont tout à craindre de cette « Île des esclaves » où survit une tradition séculaire. Dans cette étrange république, on leur ordonne d'échanger leurs noms, leurs vêtements et leur condition. Les valets ont trois ans pour transformer leurs patrons, et faire de ces orgueilleux injustes et brutaux des êtres humains raisonnables et généreux.
    Alchimiste des intrigues amoureuses, Marivaux excellait aussi dans la comédie sociale et la fable utopique, qui ne finissent jamais comme prévu.

    Lire avec le texte intégral et la préface.
    Comprendre avec Les clés de l'oeuvre.
    47 pages pour aller à l'essentiel.
    112 pages pour approfondir.

  • Le paysan parvenu

    Pierre de Marivaux

    « Le titre que je donne à mes Mémoires annonce ma naissance; je ne l'ai jamais dissimulée à qui me l'a demandée, et il semble qu'en tout temps Dieu ait récompensé ma franchise là-dessus; car je n'ai pas remarqué qu'en aucune occasion on en ait eu moins d'égard et moins d'estime pour moi. [...] Le récit de mes aventures ne sera pas inutile à ceux qui aiment à s'instruire. Voilà en partie ce qui fait que je les donne; je cherche aussi à m'amuser moi-même. »

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