• Les femmes et le pouvoir

    Mary Beard

    • Perrin
    • 6 Septembre 2018

    Si la question de la place des femmes dans les structures du pouvoir est d'une actualité brûlante, la misogynie a des racines anciennes. Dès l'Odyssée d'Homère, les femmes se sont vues interdire tout rôle de premier plan dans la vie civique, le discours public, indissociable du pouvoir politique, étant défini comme masculin. Pour mieux cerner la violence exercée sur les femmes afin de leur intimer le silence, Mary Beard puisse dans l'histoire de Méduse ou de Philomèle (dont la langue fut coupée), d'Elizabeth Ire ou d'Hillary Clinton. Elle revisite ainsi, avec humour, la question de l'égalité des sexes et explique pourquoi, depuis deux mille ans, l'on a réservé aux femmes qui s'expriment et revendiquent le pouvoir une image détestable. Edifiant et salutaire !

  • L'ancienne Rome était une métropole tentaculaire de plus d'un million d'habitants, un « mélange de luxe et de saleté, de liberté et d'exploitation, de fierté civique et de guerre civile meurtrière ». Mais comment ce qui n'était qu'un village insignifiant dans le centre de l'Italie est-il devenu le siège d'un empire dominant la Méditerranée ?
    Mary Beard, historienne de renommée mondiale, raconte ici l'émergence d'une culture sans précédent, qui a façonné nombre de nos concepts fondamentaux sur le pouvoir, la citoyenneté, la guerre, la violence politique, l'empire, le luxe ou la beauté. Du mythe fondateur de Romulus et Remus (VIIIe av. J.-C.), à l'édit de l'empereur Caracalla offrant la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'empire (IIIe siècle), Mary Beard retrace toute l'histoire de l'Urbs. Ce faisant, elle conteste les perspectives historiques confortables en vogue depuis des siècles. Elle montre que l'histoire romaine, loin d'être figée dans le marbre, est constamment révisée et réécrite, grâce à de nouvelles connaissances.
    Notre perception de la Rome antique a considérablement changé au cours des cinquante dernières années. SPQR en fait la synthèse et façonnera probablement à son tour notre regard sur l'histoire de Rome pendant les décennies à venir.

  • Le 25 août 79, l'éruption du Vésuve détruisit la cité romaine de Pompéi, ensevelissant sous une pluie de cendres les fugitifs dont les corps, saisis sur le vif à l'instant de leur mort, ont été conservés jusqu'à nous. Qui étaient ces personnes emportant avec elles leurs biens les plus précieux et ces habitants recroquevillés dans leur maison n'ayant pas eu le temps, la possibilité de s'enfuir ? Comment vivaient-ils ?
    S'appuyant sur les enseignements de l'archéologie d'un site étudié de longue date et sur les références aux historiens, aux philosophes, aux romanciers et aux poètes latins, Mary Beard retrace la vie de la cité antique au moment de la catastrophe.

    Mary Beard est professeur d'Histoire antique à l'université de Cambridge. Elle collabore régulièrement au Times Literary Supplement. Elle a publié plusieurs ouvrages, notamment : The Parthenon (2002), The Colosseum (2005) et The Roman Triumph (2007).

  • « Un livre merveilleux : horrible, impressionnant, sanglant, parfois très drôle et toujours divertissant. » Robert Harris Dans un récit vivant et passionnant, Mary Beard et Keith Hopkins invitent le lecteur à un périple fait de légendes et d'histoires, au coeur du plus mythique des monuments : le Colisée de Rome.

    Le Colisée était le monument le plus imposant de la Rome impériale, dominant la cité. À l'origine, il pouvait accueillir plus de 50 000 spectateurs, friands de ses jeux meurtriers. Il reçoit aujourd'hui la visite de plus de 4 millions de visiteurs par an et il a attiré les touristes au fil des siècles, de Lord Byron à Mark Twain, et même Adolf Hitler.
    Mary Beard et Keith Hopkins nous content aujourd'hui l'histoire de la plus vaste arène de Rome : sa construction, les entraînements et les combats des gladiateurs et autres jeux du cirque qui s'y déroulaient, les foules d'amateurs qui se plaisaient à suivre ces jeux, les empereurs qui les mirent en scène et leurs détracteurs. Les auteurs racontent également ce que fut l'étrange seconde vie de ce monument : en effet, le Colisée fut aussi, tour à tour, un fort, une église, un jardin botanique et une fabrique de colle.

    Plein d'anecdotes et d'illustrations, ce livre est érudit et divertissant à la fois. Il n'existe pas de meilleure biographie du Colisée !

  • Religions de rome

    Beard Mary/North Joh

    • Picard
    • 1 Janvier 2006

    Ce livre propose une relecture fondamentale de plus de mille ans de l'histoire religieuse de Rome : de la fondation de la Ville à son émergence à la tête d'un empire mondial, jusqu'à sa conversion au christianisme. La religion était au coeur de la civilisation romaine ; elle était partie prenante de la vie politique et de la guerre, du pouvoir impérial et de l'opposition à celui-ci, de la vie quotidienne et des spéculations philosophiques. Cet ouvrage scientifiquement documenté replace la religion dans l'intégralité de son contexte culturel, aussi bien dans le village primitif du VIIe siècle av. J.-C., que dans la société cosmopolite, multi-culturelle, des premiers siècles de notre ère. L'ouvrage s'organise autour de plusieurs thèmes généraux : comment interpréter les théories par lesquelles les Romains eux-mêmes rendaient compte de leur système religieux et de ses origines ; quelles ont été les relations entre la religion et l'évolution politique de Rome ; l'importance religieuse de l'urbanisme et des monuments dans la Ville ; les idées nouvelles en matière d'identité et de communauté religieuses ; l'invasion et, au bout du compte, la révolution religieuse.

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