• Michel roquebert a reconstitué avec une minutie inégalée la société cathare, son histoire et celle de sa répression, en se fondant uniquement sur les sources du temps : traités et rituels cathares, chroniques, interrogatoires et sentences de l'inquisition, correspondances des papes, des rois et des grands, canons conciliaires, actes publics et privés de tout ordre.
    Cette histoire des cathares, couvrant plus de trois siècles, raconte : 1) l'hérésie, sa nature exacte, son essor dans l'europe entière et les raisons de son développement particulier dans les etats du comte de toulouse et des vassaux, correspondant, en gros, aux régions midi-pyrénées et languedoc-roussillon ; 2) la croisade, lancée en 1209 par le pape innocent iii, jusqu'à la chute de montségur en 1244 ; 3) l'inquisition, fondée en 1233 à toulouse, pour éradiquer le christianisme dissident dont elle ne vient à bout que dans le premier quart du xive siècle.
    Une synthèse exhaustive de trois siècles dramatiques et flamboyants. la référence indispensable.

  • Jouant sur la plasticité du mot « figure » (de proue, de danse, de style, etc.), le présent ouvrage offre 17 chapitres qui sont autant de clés pour pénétrer dans le vaste domaine que le biographe de Simon de Montfort ou de saint Dominique explore depuis de nombreuses années.
    Du testament d'un hobereau « hérétique » aux pérégrinations de deux soeurs traquées par l'Inquisition, de l'attaque d'une abbaye pour libérer le parfait cathare qui y est détenu, aux raisons qui ont conduit le très catholique roi d'Aragon à combattre aux côtés des protecteurs de l'hérésie, des mythes bibliques dont s'est nourri le catharisme à l'exil en Lombardie des Languedociens qui fuyaient la persécution, sans oublier le vaste clan nobiliaire qui régna quarante ans sur Montségur, autant de regards jetés sur le drame occitan du xiiie siècle.
    Mais aussi, et surtout, autant d'occasions de s'immerger dans le vécu quotidien de ceux qui, de l'humble bouvier au grand seigneur, en furent témoins, acteurs ou victimes.

    Spécialiste incontesté du catharisme, auquel il a consacré toute son oeuvre, Michel Roquebert a publié de nombreux ouvrages chez Perrin, notamment L'Epopée cathare en cinq volumes, qui a fait, et fait encore, date.

  • Il y a près de huit siècles, à l'instigation du pape innocent iii, le fer et le feu s'abattaient sur les terres qui allaient constituer plus tard la province du languedoc.
    Ce premier volume raconte le prétexte de cette guerre sans merci connue sous le nom de croisade albigeoise et menée par une chevalerie recrutée dans le nord de la france : l'éradication du catharisme, une hérésie solidement implantée en pays occitan, qui enseignait que le monde visible n'est pas l'oeuvre du dieu de bonté, mais celle d'un créateur mauvais.

  • lorsqu'en avril 1216 simon de montfort fait hommage de ses conquêtes au roi philippe auguste, la croisade contre les cathares semble achevée.
    en fait, c'est le début d'une nouvelle lutte entre la légalité du " seigneur postiche " installé par la force, et la légitimité du " comte naturel " raymond vi de toulouse, alors en fuite. massacres, bûchers, batailles n'ont pas résolu la question cathare : l'autorité du roi de france sur toulouse, l'autorité religieuse de rome sur les pays " hérétiques". ce tome raconte le rétablissement inespéré opéré par les occitans sous la bannière de raymond vii mais aussi la " croisade royale " qui finit par sanctionner irrémédiablement sa défaite, et prépara l'annexion du languedoc au domaine capétien.

  • Dernier volume de la série de cinq racontant le grand drame du XIIe siècle occitan, nourri des documents historiques contemporains et des milliers d'interrogatoires menés par l'Inquisition.
    La catharisme n'est pas mort en 1244 sur le bûcher de Montségur. Dans le dernier volume de sa magistrale série, Michel Roquebert est le premier à relater, grâce à l'étude de milliers de sources contemporaines, la résistance du catharisme jusqu'au bûcher du dernier cathare, Guillaume Bélibaste, en 1321.
    L'auteur décortique le travail de l'Inquisition, fondé sur le contrôle d'un pays entier et la mise en fiches, village par village, de toute sa population. A la lecture de cette chasse aux "Amis de Dieu", comme s'appelaient entre eux les cathares, c'est la première guerre idéologique totalitaire qu'on découvre.

  • Après ses ouvrages sur l'histoire du catharisme, Michel Roquebert, le plus grand spécialiste du sujet, propose une étude des théories et pratiques de cette dissidence chrétienne.

    Du XIe au XIVe siècle, la chrétienté médiévale fut traversée, des Balkans à la Champagne, de l'Italie et du Languedoc à la Flandre et à la Rhénanie, par un vaste courant religieux. L'histoire connaît cette hérésie sous le nom de catharisme. Ses adeptes imputaient la création du monde visible non point au « bon » Dieu, mais à un principe mauvais qui, en créant l'univers matériel et le temps qui corrompt toute chair, a permis au mal de se manifester par la souffrance et par la mort. Ils se proclamèrent chrétiens, mais le dualisme sur lequel reposait leur foi les fit accuser d'être de « nouveaux manichéens ». Ce fut à ce titre qu'ils furent persécutés jusqu'à leur éradication complète, leur dogme constituant pour l'Eglise un danger évident.
    On ne les a longtemps connus que par les écrits de leurs adversaires. Or la découverte de textes authentiquement cathares a permis d'avoir une vue plus juste des choses. Michel Roquebert se penche sur leur foi elle-même, comme sur les pratiques qui l'accompagnaient, en les comparant point par point à l'orthodoxie catholique.

  • en 1213, la bataille de muret consacre la victoire du nord sur le sud-ouest, des croisés commandés par simon de montfort sur le comte de toulouse et le roi d'aragon, de rome sur les cathares.
    l'épée a provisoirement vaincu la parole. tournant capital de cette première croisade contre les albigeois, muret inaugure le démembrement de la puissance occitane.

  • 750 ans après les événements, montségur parle encore à notre imaginaire.
    La légende et l'histoire ont entremêlé leurs fils ; une poignée d'" hérétiques" qui défient des années durant les deux plus grandes puissances de leur temps, l'eglise romaine et le roi de france ; dix mois d'un siège en altitude qui s'acheva un matin de mars 1244, dans les cendres d'un immense bûcher collectif ; les dossiers de l'inquisition conservant les données d'un combat dont la question centrale reste toujours d'actualité : comment le mal peut-il apparaître dans un monde créé par un dieu en principe infiniment bon ? la réponse cathare était fascinante, mais aussi redoutable pour les rois de france que pour rome.
    C'est l'histoire d'une geste pathétique et folle, ici magistralement racontée en se fondant uniquement sur les sources du temps.

  • Simon de Montfort est l'une des figures les plus controversées du Moyen Age.
    L'homme a laissé à l'histoire le souvenir cruel de l'Inquisition dirigée contre les « ennemis de l'intérieur », hérétiques cathares et albigeois dénoncés par le Saint Siège dans le comté de Toulouse et les principautés voisines. Montfort, qui a pris la croix en 1209, ne vit que les neuf premières années de cette guerre qui devait en durer vingt : il mourut en 1218, la tête fracassée par un boulet de catapulte, alors qu'il assiégeait Toulouse.
    Mais ces neuf années auront compté : face à des adversaires infiniment supérieurs en nombre, il déploya à l'échelle de tout le pays une stratégie de conquête d'une redoutable efficacité. En effet, rien ne put faire obstacle à ses desseins, pas même d'ailleurs le pape Innocent III, qui, à maintes reprises essaya de tempérer les ardeurs de ce conquérant trop zélé. Avec la bénédiction de l'Église, il est vrai, il mit à mort plusieurs centaines d'hommes et de femmes hérétiques, fit pendre ou égorger les chevaliers insoumis quand il ne suppliciait pas lui-même ceux qui l'avaient trahi.

  • À l'extrême sud de notre pays, aux confins du Languedoc et de la Catalogne française, paysage et architecture restent hantés par l'un des drames les plus terribles de la chrétienté médiévale : l'hérésie cathare.
    Christianisme dissident apparu dès avant l'An Mil, le catharisme s'est nourri, trois siècles durant, des pulsions réformatrices ou simplement contestataires qui agitaient l'Europe occidentale. Vingt ans de guerre et un siècle d'Inquisition ont inscrit leur histoire dans des milliers de documents écrits. Mais la terre a aussi gardé les traces tangibles du drame cathare : ce sont les vestiges des châteaux forts dressés contre la Croisade puis contre la persécution. Certains d'entre eux figurent parmi les plus formidables forteresses de l'Europe médiévale. Restent aussi les villes et les lumineux paysages du Midi, tour à tour tendres et rudes, où vécurent des hommes et des femmes dont beaucoup, voici plus de sept cents ans, sont morts pour la liberté de croire à la religion de leur choix.
    De très belles photos de Gérard Sioen illustrent le récit de ce tragique épisode raconté par Michel Roquebert.

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