• Le temps des guerres de Religion fut un moment de profond bouleversement : les institutions les plus anciennes vacillaient, les royaumes se disloquaient, l'Église explosait. Dans cet univers chaotique, les apparences trompeuses, les mensonges et les ruses furent souvent nécessaires à la survie. Pour mieux le comprendre, Nicolas Le Roux offre une analyse des tensions qui marquèrent la noblesse française dans le second XVIe siècle. Il examine ainsi, à travers les portraits d'hommes et de femmes de pouvoir - Guy de Lanssac, les Guise, Mme de Montpensier, le duc de Mercoeur et d'autres -, les différentes formes de contestation de la légitimité d'Henri III. L'auteur retrace les étapes de la construction de ces principales forces d'opposition, qu'il s'agisse de la nébuleuse constituée autour du duc d'Anjou ou des associations catholiques radicalement opposées à l'idée qu'un hérétique puisse prétendre à la couronne. À l'issue de ce parcours, c'est bien le fascinant portrait kaléidoscopique d'un royaume en mutation que brosse Nicolas Le Roux, à travers une galerie de personnages captivants et souvent surprenants.

  • Les chapitres : ils forment un récit, reprenant les grands thèmes et les chronologies (démographie, production, institutions, culture.).
    L'atelier de l'historien : le lecteur découvre la manière de travailler de l'historien. Cet atelier met en lumière les sources historiques et les débats d'historiens que la période a engendrés. Un atout majeur.
    Les annexes : indispensables pour comprendre le travail de l'historien, elles reprennent les repères chronologiques, les notices biographiques, la bibliographie par chapitre, la table des références iconographiques, les sources des textes, cartes et graphiques et l'index.

  • Au début du XVIe siècle, certains chrétiens, « protestant » contre ce qu'ils considèrent comme des abus de Rome, ébranlent l'unité de l'Église. De ce conflit théologique découle une crise politique sans précédent, dont les guerres de Religion sont la traduction sanglante.
    Complots, attentats, massacres, guerre des mots et des images... De la mort d'Henri II à la signature de l'édit de Nantes, c'est cette histoire, douloureuse mais féconde sur le plan des idées politiques, que Nicolas Le Roux raconte avec verve, mettant au jour le rôle crucial que cette période troublée a joué dans le renforcement du pouvoir royal et dans l'avènement de la modernité.
    Pour les contemporains, une question s'est posée, qui n'a rien perdu de son actualité : le politique est-il un rempart suffisant contre les guerres menées au nom de la religion ?

  • 1515 Marignan. Qui ne connaît cette correspondance entre un millésime facile à retenir et la victoire remportée par François Ier dans le nord de l'Italie ?
    Cet essai d'histoire synchronisée entend replacer dans son contexte une bataille longtemps considérée comme une date majeure de l'histoire de France.
    Le début du xvie siècle fut un moment de circulation des hommes, des oeuvres et des idées sans précédent. Les nouvelles formes artistiques inspirées par la redécouverte de la culture antique se diffusaient en Europe, et l'on a pu voir dans ce mouvement une véritable « renaissance » du Vieux Continent.
    Alors qu'Érasme défendait une vision renouvelée de la vie chrétienne et prônait la paix entre les créatures de Dieu, certains s'interrogeaient sur le sens profond des guerres qui ravageaient l'Ancien Monde et sur celui des « découvertes » ultra-marines.
    Ces événements n'annonçaient-ils pas la fin des temps ?

  • La Renaissance constitue un moment paradoxal d'apogée de l'imaginaire chevaleresque et de transformation de la culture de la guerre en raison du développement de l'usage des armes à feu. Cet ouvrage se penche sur cette culture chevaleresque et sur les pratiques militaires au temps des guerres d'Italie, des années 1490 aux années 1530 environ, une période charnière au cours de laquelle l'équilibre politique européen a été bouleversé. Combinant les approches culturelles, sociales et politiques, il propose une analyse du monde des gens de guerre à la Renaissance, qui renouvelle la connaissance de la culture militaire en confrontant les expériences des gentilshommes et des simples soldats, et en étudiant la construction mythique de l'image de l'homme de guerre.

  • Les volumes de l'Histoire de France étant destinés à devenir des classiques, nous en proposons les grands thèmes sous une forme plus accessible et moins volumineuse.
    Nicolas Le Roux déroule sous nos yeux la fresque de cette séquence historique particulièrement dramatique pour le royaume de France, divisé par la question religieuse, ensanglanté par les massacres et les régicides. Mais il montre aussi que ces temps de crise constituent, paradoxalement, le creuset de la monarchie absolue d'Ancien Régime : c'est en effet sur les ruines d'un pays déchiré par l'intolérance que se construit la nécessité d'un pouvoir royal investi d'une puissance transcendante, enfin capable d'assurer la stabilité de l'État et de s'imposer sur la scène européenne.

  • "Noblesse oblige." La maxime du duc Pierre-Marc-Gaston de Lévis (1764-1830) est passée dans le langage courant pour évoquer les obligations morales qui pèsent sur les détenteurs d'un nom, et plus généralement pour inviter tous les prétendants à la respectabilité à adopter un comportement conforme à la dignité qu'ils revendiquent. L'idée n'était pas nouvelle. En 1665, dans son Dom Juan, Molière plaçait déjà dans la bouche de Dom Louis une tirade véhémente devenue fameuse : "Non, non, la naissance n'est rien où la vertu n'est pas." Si la noblesse reposait sur la vertu, quelle définition donnait-on à cette qualité ? S'agissait-il du courage guerrier, de l'exemplarité morale ou de l'appartenance au monde des gens de bien ? Vivre de ses rentes ne suffisait plus pour être reconnu comme noble dans une société où, à partir du XVIIe siècle, le roi s'imposa comme le maître des identités. Sous une unité de façade, quelles failles économiques, culturelles et idéologiques traversaient la noblesse à l'époque moderne ? À quelles obligations, surtout, se sentait-elle tenue, et quelles formes prenaient les engagements politiques, religieux et partisans qui l'animaient ? Quel était le sens des termes "vocation" ou "service" pour les seigneurs et les dames de l'Ancien Régime ?

    C'est à ces questions, et à quelques autres, que ce volume propose des éléments de réponse, non par une approche systématique de la noblesse en tant qu'ordre ou catégorie sociale illusoire, mais à travers une analyse fondée sur l'examen de traces, de textes et d'archives, qui permettent de brosser un panorama de la société des princes et des princesses, des seigneurs et des capitaines, des nobles d'épée et des courtisans, entre le temps de la Renaissance et l'aube du XIXe siècle.

    Avec la participation de l'université Lyon 2 et du LARHRA.

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