• Plutarque s'interroge, s'émerveille, devant ce qu'il appelle le courage, la raison ou le plaisir, qui permet à l'homme de tuer puis de manger des animaux. En somme, la question qu'il pose peut s'énoncer de la manière suivante : comment l'homme peut-il «jouir» de manger de la chair ? Cette question n'est plus religieuse, mais proprement morale. Elle ne concerne plus seulement un certain ordre du monde, un partage entre les animaux, les hommes et les dieux, mais un ordre de la moralité, lié à l'évolution des cultures et des mentalités.

  • Comment vivre avec la mort d'un enfant ? Dans ces pages empreintes d'émotion Plutarque, dont deux fils sont déjà morts, invite son épouse à surmonter le chagrin de la perte de leur fille de deux ans avec une constance et une sobriété admirables. Plus qu'une simple compassion, la consolation antique se présente comme un exercice spirituel : une exhortation à la maîtrise de soi. Cette nouvelle traduction est l'occasion de redécouvrir cette perle de la littérature qui n'a d'égale que les célèbres «Consolations» de Sénèque. Préface de Maxime Rovere.

  • "Le commencement de bien vivre c'est de bien écouter. Combien de gens se font du tort, parce qu'ils veulent s'exercer à discourir, avant d'avoir su tirer les fruits d'une leçon d'écoute. Ils se figurent que l'usage de la parole requiert apprentissage et pratique tandis que l'audition, elle, est une éternelle source de profit, quelle que soit la manière de s'en servir. Pourtant, ceux qui veulent bien jouer à la paume n'apprennent-ils pas à recevoir et à renvoyer la balle comme il faut ? De même, quand on écoute quelqu'un qui nous instruit, le premier devoir est de bien entendre ce qu'il dit." (Plutarque)

  • Vies parallèles

    Plutarque

    Il existe des êtres d'exception, qui marquent leur époque et jouent un rôle déterminant dans l'histoire du monde ; l'avenir seul peut dire si cette action est durable, néfaste ou bénéfique.
    Au tout début du iie siècle après j. c. , l'écrivain grec plutarque de chéronée a choisi de ressusciter certains de ces personnages illustres dans ses vies parallèles, car il croit à la vertu de l'exemple. ce volume rassemble les vies de deux orateurs, démosthène et cicéron, de deux héros fondateurs, thésée et romulus, de deux doctrinaires confrontés à l'âpre réalité politique, dion et brutus, et d'un " barbare ", le roi de perse artaxerxés.

  • En brillant causeur Plutarque manie la plaisanterie, l'anecdote, le mythe dans son discours érudit sur la flatterie. En fin stratège, il dévoile tous les artifices des flagorneries, enseigne à se méfier des éloges sucrés, de la fausse franchise et des amitiés hypocrites. Conclusion : il faut accorder plus de crédit à ses ennemis qu'à ses proches. Le reproche est plus fécond que la flatterie. Rédigé aux environs de l'an 100, ce bref traité a gardé toute son actualité, preuve de sa justesse et de sa rigueur.

  • Dans ce bref dialogue, la santé du corps et celle de l'âme sont indissociables. Soucieux de mettre en pratique ses connaissances médicales pour permettre à chacun de rester en bonne santé - sans pour autant juguler les plaisirs qui répondent à la nature - le philosophe prône une nourriture et un mode de vie équilibrés tout en invitant à dompter désirs et passions au nom de l'harmonie, de la mesure et de la maîtrise de soi.

  • La serenite interieure

    Plutarque

    • Rivages
    • 16 Mars 2001

    La sérénité intérieure rassemble les considérations morales sur la tranquillité de l'âme que plutarque envoie à paccius, sénateur romain.

    Le ton, familier et immédiat, est celui de la correspondance, tandis que profonde et rationnelle est la quête d'un parfait équilibre qui sait triompher des événements extérieurs, des troubles intérieurs, des passions prêtes à nous aigrir et à voiler d'ombre certains moments de notre existence.
    La philosophie de plutarque nous apprend à accepter tout ce qui arrive, car il y réside toujours quelque bien: c'est dans la pratique de cette philosophie de l'adversité que nous trouvons en nous les valeurs morales et spirituelles dont personne ne pourra jamais nous priver.

  • Plutarque se pose ici en défenseur de la cause des bêtes. Reconnaître " l'intelligence des animaux ", le respect auquel ils ont droit, participe d'une réconciliation de l'homme avec le monde.

  • Si Antoine (83-30) a su se faire aimer de Cléopâtre, de ses pairs il fut détesté. Cicéron par exemple n'a pas de mot assez vil contre lui, comme l'atteste les virulentes Philippiques tout entières consacrées à la critique du tribun de la plèbe, l'accusant d'avoir conduit à la guerre civile et faisant de lui un ennemi public, avant de finir assassiné par cet ennemi. Si Plutarque a des jugements plus modérés, c'est un contre-modèle qu'il entend présenter, rappelant que : « Nous pensons qu'il n'est peut-être pas plus mauvais d'introduire parmi les modèles exemplaires que présentent nos Vies une ou deux paires de ces hommes qui se sont conduits de façon trop inconsidérée et dont les vices ont été rendus éclatants par la grandeur du pouvoir qu'ils ont exercé et des affaires qu'ils ont dirigées ». Ambigu face à Jules César, ennemi déclaré d'Auguste, il est à l'origine de la fameuse bataille navale d'Actium qui se solde par un échec retentissant de sa flotte. Il abandonne ses soldats pour rejoindre Cléopâtre à côté de laquelle il se donnera la mort.
    Personnage d'exception dans une période exceptionnelle, Marc Antoine sous la plume de Plutarque n'en est pas moins humain et touchant.


  • source fondamentale pour l'étude de la divination antique, les oracles de la pythie constituent un véritable " testament delphique " qui permet à plutarque de poser les fondements de ses équations philosophiques conduisant à une réflexion sur le divin.
    comment l'homme peut atteindre par la raison la pensée divine ? comment se fait le passage d'une réalité spirituelle à une expression verbale concrète (l'oracle) ? qui permet ce passage du spirituel au matériel ? qui prononce les vers oraculaires ? la pythie ? la sibylle ? quel rôle a le savoir dans le contact, à delphes, avec le divin ?
    à la charnière de deux époques, entre polythéisme et monothéisme, les oracles de la pythie nous permettent de comprendre le mécanisme grec de la mantique inspirée, mais aussi la question de la possession, le rôle du médiateur humain dans la transmission
    du message divin.


  • Les Propos de table de Plutarque, série de questions et réponses sur ce qu'il convient de faire ou de ne pas faire au cours des banquets, sont en réalité un aperçu très documenté sur l'auteur, son milieu et les moeurs de son temps. C'est probablement le plus savoureux des traités du philosophe, et certainement le plus drôle.

    Bien que la plupart des réponses que les convives apportent aux questions soient peu convaincantes, souvent erronées ou franchement abracadabrantes, on est séduit par le ton à la fois amical et bienveillant de ces conversations, qui nous insèrent au milieu de convives cultivés, sympathiques, tolérants et souvent facétieux. Ce qui nous importe, ici, ce ne sont pas la teneur ni la pertinence des propos, mais, bien sûr, la peinture de moeurs, qui est une source sans pareille sur la vie quotidienne dans l'Antiquité.

    On trouvera ci-dessous quelques-unes des questions que Plutarque a retenues dans ses Propos :

    Peut-on parler philosophie en buvant ?
    Pourquoi dit-on que l'amour rend poète ?
    Alexandre le Grand était-il grand buveur ?
    Pourquoi les vieillards aiment-ils boire du vin pur ?
    Pourquoi a-t-on plus d'appétit en automne ?
    De la poule ou de l'oeuf, lequel est apparu le premier ?
    À propos du rémora...

  • La Consolation à Apollonios permet de saisir le génie de Plutarque. Car c'est bien dans le genre de la lettre consolatoire qu'il a pu mettre en pratique l'éthique qui supporte l'ensemble de son oeuvre, cette philosophie morale dont la pertinence et la puissance nous touchent encore aujourd'hui.
    Sur les quatre Consolations composées par Plutarque, deux sont parvenues jusqu'à nous : celle qu'il adresse à sa femme et celle qu'il rédige pour un certain Apollonios. La Consolation à Apollonios demeure une véritable référence en matière de littérature consolatoire. C'est en effet vers elle que l'on se tourne lorsque l'on cherche à mieux comprendre les Consolations de Sénèque, ou la Consolation de la Philosophie de Boèce.

  • Parmi les 227 titres qui composent le catalogue des oeuvres de Plutarque, on trouve de très nombreuses mentions des Gaulois. Nous les avons toutes réunies dans ce volume, et regroupées par ordre chronologique. On y retrouve l'histoire de ces guerriers déferlant sur l'Europe, combattant nu dans la neige, assiégeant et rançonnant la ville de Rome, pillant le trésor des Grecs à Delphes. Puis la série de combats les opposant aux généraux romains : Marius, dans le sud de la Gaule ; puis César, jusqu'au Rhin, la Meuse et la Manche. Enfin leur intégration dans l'empire romain, sous les premiers empereurs Auguste, Tibère, Caligula, Claude et Néron.

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