• L'histoire des Mérovingiens, entre damnatio memoriae et mythe intégrateur, est délicate à appréhender. Elle s'inscrit dans l'histoire des royaumes barbares, à la période de transition entre Antiquité et Moyen Age. Elle révèle la complexité et l'altérité des sociétés du haut Moyen Age. Régine Le Jan montre que la royauté mérovingienne a ses propres spécificités, différentes de celles des royautés lombarde ou wisigothique.
    Elle met en perspective la capacité des élites franques à tirer finalement parti de la christianisation et du renouveau économique jusqu'à rejeter la dynastie des rois aux longs cheveux, symbole d'un monde achevé.

  • L'ouvrage publié dans cette collection regroupe seize articles touchant aux femmes, à la société qui leur mesure leur place et à l'eglise qui impose progressivement ses modèles.
    Il met en lumière le système global d'échanges qui régule la société du haut moyen age, donne forme aux hiérarchies et aux stratégies de la différence, conforte le pouvoir des puissants, sous-tend la compétition, dans l'espace privé comme dans l'espace public, dans le champ du civil comme dans celui du religieux. l'étude, portant sur la longue durée, fait apparaître l'importance du moment carolingien et les inflexions majeures intervenues à la fin du ixe siècle.

  • Entre la socit antique et la socit fodale, existe-t-il une socit du haut Moyen ge

  • Ce volume recueille les actes d'un colloque tenu à Bruxelles dans le cadre du programme international « Les élites au haut Moyen Âge » et se propose d'étudier la richesse comme critère d'appartenance à l'élite sociale, politique ou religieuse et les usages faits de leurs biens matériels par les membres de ces groupes.
    La possession de biens matériels, qu'il s'agisse de terres, de demeures, de bijoux, d'armes, de biens de production ou de biens de prestige, fait partie des éléments permettant à des groupes sociaux ou à des individus d'exercer leur domination sur les autres. À côté du prestige qu'assure la culture ou de la situation à la tête de réseaux complexes dans une société où les hiérarchies sont essentielles, la richesse classe et contribue à l'établissement du rang d'un individu ou d'un groupe dans l'ordre social.
    Être riche entraîne un certain nombre de comportements et contraint à la satisfaction d'obligation de tous ordres : il existe un usage chrétien de la richesse et donc tout un discours sur sa signification et sa destination. La composition des fortunes, leur évolution, leur gestion et leur transmission sont de véritables problèmes auxquels le colloque « Les élites et la richesse durant le haut Moyen Âge » s'est efforcé de répondre, en axant ses interrogations sur les rationalités à l'oeuvre dans les comportements des grands agents économiques de la période, qu'il s'agisse d'abbés, d'évêques ou de membres de l'aristocratie laïque.
    Pour cette raison, les vingt contributions de l'ouvrage sont distribuées en trois parties, « Discourir sur la richesse », « Être riche » et « Obtenir et utiliser les richesses » qui marquent toutes trois un point de vue sur les interactions entre la richesse et la domination sociale telle qu'elle apparaît à travers les sources à notre disposition.

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