• Après des années passées seule dans la forêt à étudier les arbres, la botaniste Pat Westerford en revient avec une découverte sur ce qui est peut-être le premier et le dernier mystère du monde : la communication entre les arbres. Autour de Pat s'entrelacent les destins de neuf personnes qui peu à peu vont converger vers la Californie, où un séquoia est menacé de destruction.

    Au fil d'un récit aux dimensions symphoniques, Richard Powers explore ici le drame écologique et notre égarement dans le monde virtuel. Son écriture généreuse nous rappelle que, hors la nature, notre culture n'est que « ruine de l'âme ».

  • Une grande fresque et une vision aussi panoramique qu'intimiste de l'Amérique des soixante dernières années. Le Temps où nous chantions suit le parcours de trois enfants métis issus d'un père juif allemand et d'une mère noire, et dont l'éducation fut entièrement consacrée à la musique. Il y a Joseph, pianiste virtuose, Jonah, enfant prodige à la voix d'ange, et enfin Ruth la rebelle qui rejettera les valeurs familiales pour rejoindre les Black Panthers. Sur fond d'une bande son plurielle (de Schubert à la Motown, jusqu'au Rap) et d'émeutes raciales, Powers pose la douloureuse question : peut-on exister hors des catégories raciales auxquelles nous réduit la société ?

  • Gains

    Richard Powers

    À travers l'aventure de Clare Inc., une petite entreprise familiale américaine de savon créée en 1830 à Boston et devenue au fil des années une multinationale de la chimie, Richard Powers retrace un siècle et demi de capitalisme, évoquant au passage la mentalité des premiers pionniers, l'évolution du syndicalisme, du management, de la publicité et de la communication.

    En parallèle, il nous entraîne dans la vie de Laura Brodey, mère de deux enfants, travaillant dans l'immobilier à Lacewood, Illinois, ville dont le destin est marqué par la présence des usines de Clare Inc.. L'existence de Laura et celle de la multinationale vont bientôt converger d'une façon inattendue.

    Avec ce dialogue entre une personne morale et une personne physique, Richard Powers interroge une nouvelle fois la modernité. Il s'intéresse aussi ici à l'influence du libéralisme sur l'environnement, la vie quotidienne et les destins individuels. Faisant à la fois preuve d'une vision globale et d'une puissance d'émotion rare, il s'attache aux conséquences, heureuses et malheureuses, du développement de la société de consommation sur les individus, aux gains et aux pertes, au prix à payer.

    " À la fois subtil, provocateur et d'une rare puissance littéraire, Richard Powers nous lance un avertissement de façon beaucoup plus efficace que quiconque depuis très longtemps : Consommateurs, méfiez-vous ! " Rick Moody

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