• « Tous les humains, même les plus normaux, sont capables de rêver. » (S. Freud).

    Publié en 1901, Sur le rêve offre une synthèse vivante de la monumentale Interprétation des rêves, qui est au coeur de la méthode psychanalytique. En une dizaine de courts chapitres, décryptant plusieurs rêves dont les siens, Freud propose une typologie des rêves, explique leur fonctionnement et le rôle qu'y jouent le désir, la censure et le refoulement. Ce faisant, il aborde divers thèmes comme les rêves des enfants, la créativité du rêve ou la part d'érotisme que recèlent nos rêves, sans oublier d'initier son lecteur à l'art délicat d'interpréter les symboles oniriques.

  • Mémoire et répétition : ce nouveau recueil de Freud traite de deux thèmes centraux à la psychanalyse. Pourquoi répétons-nous toujours les mêmes erreurs, les mêmes actes ? Comment cette même compulsion à la répétition peut-elle nous permettre de sortir de ce cercle vicieux qu'elle semble pourtant dessiner ? Ce recueil complète «Anna O.» et contient notamment le célèbre essai « Remémoration, répétition, perlaboration » (1914), ainsi que « Sur les souvenirs-écrans » (1899) et « Note sur le "bloc magique" » (1925).

  • Quand on se regarde dans la glace, que voit-on ? Entre littérature et psychanalyse, Freud éclaire l'effet du temps qui passe, les corps qui changent (vieillissement, accident, maladie) ou se tansforment (greffes, implants, robots, cyborgs), la laideur et la beauté. Le familier peut devenir inquiétant. Se pourrait-il que cela ait un lien avec le secret ? Ce livre offre une nouvelle traduction de «L'Inquiétante étrangeté». Il est augmenté, également retraduite, de la nouvelle de E.T.A. Hoffmann, «Le Marchand de sable», sur laquelle Freud s'appuie dans ce célèbre essai de 1919.

  • Pourquoi rêve-t-on ? Comment rêve-t-on ? Quel sens donner aux rêves ? Ces trois questions sont au coeur du rêve de l'injection faite à Irma que Freud fit dans la nuit du 23 au 24 juillet 1895 et qui est sans doute le rêve le plus célèbre de toute l'histoire de la psychanalyse. C'est en l'analysant en profondeur que Freud, en effet, élabore pour la première fois sa méthode d'interprétation des rêves...

  • Que veut la femme ? Sur le plaisir et la sexualité des femmes, sur la bisexualité, sur la différence des sexes, sur la féminité même, voici, pour la première fois réunis en un recueil, et dans une traduction inédite, les quatre principaux essais de Freud : « Quelques conséquences psychiques de la différence des sexes », « Un cas d'homosexualité féminine », « De la sexualité féminine », « La féminité ». Le père de la psychanalyse, souvent critiqué, s'y montre aussi « un penseur de l'émancipation et de la liberté » (E. Roudinesco). Avec une préface de Pascale Molinier, professeur à l'université Paris 13 et auteur, chez Payot, des «Enjeux psychiques du travail», «Qu'est-ce que le care ?», et «L'Enigme de la femme active».

  • Daniel Paul Schreber (1842-1911) était président à la cour d'appel de Dresde et psychotique. Hanté par la fin du monde, il se disait aussi persécuté par Dieu et prétendait avoir mission de se transformer en femme pour engendrer de nouveaux humains. Afin de prouver qu'il n'était pas fou, il rédigea ses Mémoires - un document extraordinaire dont Freud, littéralement fasciné, s'empara. Centrant sa réflexion sur la paranoïa, la figure du père et l'homosexualité, Freud aborde aussi l'érotomanie, l'hypocondrie et le narcissisme dans ce texte d'une rare puissance qui inspirera plus tard à Lacan certains de ses concepts les plus féconds. Préface de Denis Pelletier, historien du catholicisme et directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études (Paris).

  • Si Freud a découvert l'inconscient, c'est Anna O. (de son vrai nom Bertha Pappenheim) qui a inventé la cure par la parole «(talking cure)». Son cas, raconté par Josef Breuer, qui fut son thérapeute de 1882 à 1884, est un texte fondateur dans la mythologie de la psychanalyse. Il est précédé du premier chapitre des «Etudes sur l'hystérie», écrit par Breuer et Freud. Avec une préface de Sarah Chiche.

  • « Il m'a été, dès le début, antipathique et cette aversion a augmenté avec les années ».

    Freud ne mâche pas ses mots : il déteste le 28e président des États-Unis, Thomas Woodrow Wilson (1856-1924), père de la Société des Nations, prix Nobel de la paix, l'homme des « 14 points » à la base du traité de Versailles, ce Wilson qui, pendant ses deux mandats, de 1913 à 1921, apparut aussi aux limites de la folie, idéaliste pitoyable, menteur instable, dévot aliéné se sentant en communication directe avec Dieu.

    Rédigé à quatre mains entre 1930 et 1932 avec le diplomate et ami William C. Bullitt (1891-1967), représentant personnel de Wilson et conseiller de Roosevelt, ce livre étonnant, qui ne sera publié qu'en 1966, près de trente ans après la mort de Freud, relie la psychanalyse, l'histoire et la politique. Il pose aussi une question que n'eût pas reniée La Boétie : en se choisissant de tels chefs, que veut un peuple ?

empty