• Récit caustique et humoristique de la vie de Sophie, trentenaire et chômeuse en fin de droits. Il offre une critique de la société contemporaine, où la famille et le travail sont indispensables à la valorisation et à la vie bourgeoise auquel chacun aspire. Prix Trop Virilo 2015.

  • La condition pavillonnaire nous plonge dans la vie parfaite de M-A, avec son mari et ses enfants, sa petite maison. Tout va bien et, cependant, il lui manque quelque chose. L'insatisfaction la ronge, la pousse à multiplier les exutoires : l'adultère, l'humanitaire, le yoga, ou quelques autres loisirs proposés par notre société, tous vite abandonnés. Le temps passe, rien ne change dans le ciel bleu du confort.
    L'héroïne est une velléitaire, une inassouvie, une Bovary... Mais pouvons-nous trouver jamais ce qui nous comble ? Un roman profond, moderne, sensible et ironique sur la condition féminine, la condition humaine.

  • « Je ne veux pas penser à toi, je ne veux pas. C'est pour cela que je tremble, parce que l'idée de toi, de toi maintenant quitté, cette idée-là m'obsède. Je suis pourtant sauvée, je vais vivre, ne plus me poser la question de mourir, je vais vivre, mais reste-t-il encore en moi quelque chose de vivant ? » Elle a tout abandonné pour lui. Elle avait du talent et commençait à être reconnue. Comme lui, elle est sculpteur. Mais elle est devenue sa servante. Insidieusement. Elle s'est oubliée, reniée et tente, au début de ce court roman intense, de prendre la fuite. On pourra évoquer (même si ce n'est pas du tout ça !) l'histoire Camille Claudel/Rodin. Mais le sujet est hélas assez universel. Et des femmes parfois en meurent sans que, autour d'elles, on ne se doute de la raison de leur suicide. Violaine Bérot raconte, avec son style reconnaissable et poétique, cette tragédie que représente le fait de devenir « personne ».

  • La cote 400

    Sophie Divry

    • 10/18
    • 4 Avril 2013

    Elle rêve d'être professeur, mais échoue au certificat et se fait bibliothécaire. Esseulée, soumise aux lois de la classification de Dewey et à l'ordre le plus strict, elle cache ses angoisses dans un métier discret. Les années passent, elle renonce aux hommes, mais un jour un beau chercheur apparaît et la voilà qui remet ses bijoux. Bienvenue dans les névroses d'une femme invisible. Bienvenue à la bibliothèque municipale, temple du savoir où se croisent étudiants, chômeurs, retraités, flâneurs, chacun dans son univers.
    Mais un jour ce bel ordre finit par se fissurer.

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