• Valjean, l'ancien forçat devenu bourgeois et protecteur des faibles ; Fantine, l'ouvrière écrasée par sa condition ; le couple Thénardier, figure du mal et de l'opportunisme ; Marius, l'étudiant idéaliste ; Gavroche, le gamin des rues impertinent qui meurt sur les barricades ; Javert, la fatalité imposée par la société sous les traits d'un policier vengeur... Et, bien sûr, Cosette, l'enfant victime. Voilà comment une oeuvre immense incarne son siècle en quelques destins exemplaires, figures devenues mythiques qui continuent de susciter une multitude d'adaptations.

  • Victor Hugo, écrivain engagé, entreprend ici un vaste réquisitoire social. Loin de n'être que le récit de la réhabilitation d'un forçat évadé victime de la société, Les Misérables sont avant tout l'histoire du peuple de Paris. Jean Valjean, et le lien qui l'unit à Cosette, en est le fil conducteur et le symbole. Homme du peuple par excellence, damné et accablé par les humiliations successives, Jean Valjean prend sur lui le péché du monde et l'expie. Dans son effort incessant pour se racheter, il assume un destin tragique qui nous renvoie le reflet de l'humanité en marche.
    Hugo retrace ici avec force les misères et les heures glorieuses des masses vivantes qui se retrouvent. Les événements se précipitent, les personnages se rencontrent, se heurtent, s'unissent parfois, à l'image de Cosette et de Marius. L'histoire du forçat évadé et de la petite miséreuse symbolisent quelque chose de plus grand : avec Les Misérables, Hugo réalise enfin l'esprit du peuple.

  • Victor Hugo, écrivain engagé, entreprend ici un vaste réquisitoire social. Loin de n'être que le récit de la réhabilitation d'un forçat évadé victime de la société, Les Misérables sont avant tout l'histoire du peuple de Paris. Jean Valjean, et le lien qui l'unit à Cosette, en est le fil conducteur et le symbole. Homme du peuple par excellence, damné et accablé par les humiliations successives, Jean Valjean prend sur lui le péché du monde et l'expie. Dans son effort incessant pour se racheter, il assume un destin tragique qui nous renvoie le reflet de l'humanité en marche.
    Hugo retrace ici avec force les misères et les heures glorieuses des masses vivantes qui se retrouvent. Les événements se précipitent, les personnages se rencontrent, se heurtent, s'unissent parfois, à l'image de Cosette et de Marius. L'histoire du forçat évadé et de la petite miséreuse symbolisent quelque chose de plus grand : avec Les Misérables, Hugo réalise enfin l'esprit du peuple.

  • « Il était là, grave, immobile, absorbé dans un regard et dans une pensée. Tout Paris était sous ses pieds, avec les mille flèches de ses édifices et son circulaire horizon de molles collines, avec son fleuve qui serpente sous ses ponts et son peuple qui ondule dans ses rues, avec le nuage de ses fumées, avec la chaîne montueuse de ses toits qui presse Notre-Dame de ses mailles redoublées. Mais dans toute cette ville, l'archidiacre ne regardait qu'un point du pavé : la place du Parvis ; dans toute cette foule, qu'une figure : la bohémienne.
    Il eût été difficile de dire de quelle nature était ce regard, et d'où venait la flamme qui en jaillissait. C'était un regard fixe, et pourtant plein de trouble et de tumulte. Et à l'immobilité profonde de tout son corps, à peine agité par intervalles d'un frisson machinal, comme un arbre au vent, à la roideur de ses coudes plus marbre que la rampe où ils s'appuyaient, à voir le sourire pétrifié qui contractait son visage, on eût dit qu'il n'y avait plus dans Claude Frollo que les yeux du vivant. »

  • Quatrevingt-treize

    Victor Hugo

    Le marquis de Lantenac, vieil aristocrate aux moeurs austères, est l'âme de l'insurrection vendéenne ; Cimourdain, issu du peuple, fait montre du stoïcisme intraitable des délégués de la Convention ; Gauvain, neveu du marquis et fils adoptif de Cimourdain, est un noble qui a rejoint les rangs du peuple. À travers l'histoire de ces trois hommes condamnés à s'affronter, les péripéties sanglantes de la Révolution sont rachetées par l'intégrité morale de quelques-uns. Quatrevingt-treize, ou l'épopée de la Révolution française...

  • «Voici deux romans du même poète, l'un archiconnu, l'autre presque ignoré, rassemblés par les nécessités de l'édition et les contingences de la recherche, séparés dans l'histoire par plus de trente années, par la quasi-totalité de l'oeuvre lyrique et épique, par la masse énorme des Misérables. Contemporains l'un de la révolution de Juillet, l'autre des premiers temps de la Première Internationale. L'un passe pour un roman historique, mais l'action en fait dériver le sens de Reims à Paris, de la légitimité du sacre à la prophétie révolutionnaire, de la mort de Louis XI à toute Renaissance, suspens de l'histoire, avènement du Peuple. L'autre vaut comme roman élémentaire, "naturaliste" en un sens étrange, mais le temps du récit le ramène à la Restauration, son lieu national n'est autre que l'exil, sa fatalité n'est pas la verroterie de l'espérance, mais la clôture d'un regard noyé, indifférent à l'éclosion printanière, au rut de la nature. Notre-Dame de Paris fournit la décoration du sombre vestibule d'entrée de Hauteville-House, maison-poème, Les Travailleurs de la mer sont ce qu'on voit du haut de la bâtisse, de ce look-out impératif où règnent, par-dessus les dogmes et les lois, la transparence des choses, plus haut que les commodités bourgeoises et les fantaisies mobilières du génie, la nudité de l'écriture, au-delà des symboles pesants et des caprices familiaux, le silence de la fatalité intérieure : l'abîme du coeur humain. Tombe en plein ciel, caverne retournée, Moi révulsé en un indicible On, en une distance d'auteur qui a cessé de dénoncer, renoncé à signaler et feint de se résigner à indiquer.» Jacques Seebacher.

  • Ce qui devait n'être qu'une préface à la traduction de Shakespeare par le fils, François-Victor Hugo, devient grâce au père un véritable traité sur le génie, paru en 1864. À partir d'une dynastie qui comprend Homère, Eschyle, Dante, Rabelais ou encore Cervantès, Hugo élabore une théorie et une nouvelle histoire, celle des génies, qui remplace celle des généraux et des tyrans. Il les présente dans un récit poétique d'idées, d'une forme si originale qu'on ne la retrouve que chez Nietzsche, Péguy, Valéry ou Malraux. C'est aussi l'occasion pour Hugo, en exil à Guernesey, de dresser un bilan du Romantisme - en faisant, à peine déguisée, son autobiographie intellectuelle - et d'annoncer la modernité littéraire.
    Livre-monstre, d'une érudition folle, William Shakespeare est surtout l'hommage rendu par Hugo à l'éternité de l'art et à l'immortalité des créateurs.

  • Choses vues

    Victor Hugo

    Choses vues, entendues, notées sur le vif en forme de brèves, de caricatures ou de longs portraits, de récits bouleversants, d'enquêtes, de grands moments qui appartiennent désormais à l'histoire nationale, mais aussi de mots d'esprit, d'expressions glanées dans la rue - voici le siècle de Hugo. Cet extraordinaire recueil, constitué après la mort de Victor Hugo et sur sa recommandation, est fait de pièces et de morceaux recousus à partir de ses Carnets, de son Journal, de ses livres de comptes, de ce qu'il appelait lui-même «Pierres précieuses tombées de la tribune» - autant de lapsus qui plongent l'Assemblée dans le fou rire -, de Feuilles volantes, de Souvenirs personnels, de «Faits contemporains» que les éditeurs successifs se sont employés à classer, ici dans l'ordre chronologique.
    Dans ce livre, le XIXe siècle court de 1830 à 1885, sous l'oeil acéré et sans complaisance du chroniqueur. Une traversée du siècle politique et littéraire, cocasse ou bouleversante, mais qui laisse souvent la place à l'homme intime, père passionné, déchiré en amour, plus tard vieux monsieur d'une sensualité débridée, lutteur infatigable contre la peine de mort, exilé irréductible aux séductions de l'Empire - Victor Hugo y apparaît comme un grand homme politique à la popularité inégalée...
    Des pages où le pétillement de l'esprit se mêle sans cesse aux plus terribles tragédies.

    Édition d'Hubert Juin.
    Édition révisée.

  • «Tout parle chez Hugo et tout est verbal ; rien n'est hors du langage. Nous avons noté l'importance de ce thème des langages multiples dans son oeuvre et, aussi, cette façon qu'ont ses oeuvres de composer ensemble un univers équivalent à l'autre univers et se confondant avec lui. Tel est l'effet de cette recherche du texte total que, si le livre s'assimile au monde, le monde s'assimile au livre. Le langage renvoie à cet univers qu'il manifeste, mais cet univers est tout entier, de part en part, verbal. Ainsi, Hugo est bien l'anti- et l'anté-Mallarmé, puisqu'il assigne comme fonction au langage poétique de refléter la réalité extérieure ; mais il conduit à Mallarmé, puisque cette réalité extérieure et transcendante parle et ne se donne jamais que comme langage. Le livre hugolien aboutit à tout, mais tout aboutit au livre. Mais Dieu? Peut-être sa transcendance n'est-elle que cette incessante différence qui permet au langage de se produire sans arrêt. Et le texte hugolien tend à être infini. Il est la présence du monde à lui-même, mais une présence jamais assez totale, toujours poursuivie et qui ne cesse de se proférer. Mais l'auteur? Certes, il s'affirme dans la souveraineté de son moi, dans la superbe de son ego ; il est l'auteur au point d'en arriver à être le créateur du Créateur lui-même. Mais, en même temps, il n'est que son propre texte et son énormité est l'effet de ce texte total : il est la voix où parlent toutes les voix. Il est, comme son texte, le flux de toutes les voix. Le texte hugolien est plein, mais en mouvement perpétuel. Il est le passage de tous les langages. Il suffit d'écouter d'un peu loin, de façon à brouiller le message, en dépit de son insistante clarté ; alors, on n'entend plus qu'un murmure immense, un bruissement à l'infini ; c'est un tourbillon de langages, c'est Babel, étourdissante, exaltante, jubilante, c'est, vague sur vague, sans fin, l'océan de tous les langages qui constituent l'humanité, l'histoire et la nature, inanité et plénitude sonore.» Pierre Albouy.

  • Dans le lointain passé médiéval d'une île écossaise, Lady Janet et Lord Slada, deux amants pourchassés par le roi jaloux, ont trouvé asile dans un cloître où poussent des plantes vénéneuses. Ils s'aiment, mais ils ont faim : mangeront-ils ? Aïrolo, un voleur vagabond plein de jovialité, vient à leur secours et il sait qu'il risque d'être pendu par le roi. Mais comme une sorcière a prédit au monarque superstitieux qu'il mourrait juste après Aïrolo, il ne peut que céder au chantage du vagabond.
    Ecrit en 1867, pendant l'exil de Hugo à Guernesey, Mangeront-ils ? fut publié après sa mort dans le Théâtre en liberté, et joué pour la première fois en 1907. Or c'est bien de liberté qu'il s'agit dans cette pièce où volent en éclats les normes dramatiques et où, de manière plus puissante encore que dans son théâtre romantique, l'écrivain allie le sublime et le grotesque pour ici mettre en scène la révolte contre la tyrannie - celle-là même qu'incarne alors à Paris Napoléon iii. Ce que nous disent ainsi les alexandrins virtuoses de Hugo, c'est ce que lui-même appelle « la puissance des faibles ».

  • Hier, 22 février, j'allais à la Chambre des pairs. Il faisait beau et très froid, malgré le soleil et midi. Je vis venir rue de Tournon un homme que deux soldats emmenaient. Cet homme était blond, pâle, maigre, hagard ; trente ans à peu près, un pantalon de grosse toile, les pieds nus et écorchés dans des sabots avec des linges sanglants roulés autour des chevilles pour tenir lieu de bas ; une blouse courte, souillée de boue derrière le dos, ce qui indiquait qu'il couchait habituellement sur le pavé ; la tête nue et hérissée. Il avait sous le bras un pain. Le peuple disait autour de lui qu'il avait volé ce pain et que c'était à cause de cela qu'on l'emmenait.

  • Tous les jours à deux heures, louis bonaparte va au bois de boulogne dans une calèche découverte à deux chevaux.
    Une autre voiture de service à deux chevaux le suit. cela fait quatre chevaux. il arrive à un rond-point où il trouve deux chevaux de main gardés par deux valets de pied à cheval. cela fait huit chevaux. presque en même temps que lui, arrive au même rond-point une belle dame, une anglaise blonde, mlle howard, aussi en calèche découverte à deux chevaux et suivie de deux valets à cheval. cela fait douze chevaux.

  • « Ô mes lettres d'amour, de vertu, de jeunesse, / C'est donc vous ! Je m'enivre encore à votre ivresse, / Je vous lis à genoux ! ». C'est à 70 ans que Victor Hugo écrit ces vers alors qu'il se replonge dans les lettres de sa jeunesse, les lettres d'amour qu'il écrivit à Adèle Foucher, celle qui sera son épouse pendant 46 années. S'y exprime un jeune garçon lucide, confiant dans son amour autant que dans son génie, qui pauvre, jure à celle à qui il veut donner son nom de lui assurer, sinon la fortune, du moins la vie. Cette correspondance offre un éclairage savoureux sur la genèse d'un génie et d'un grand amoureux.

  • En 1834, Victor Hugo rend visite au grand savant Arago à l'Observatoire de Paris. Contemplant le relief lunaire à la lunette astronomique, le poète, malgré ou plutôt à cause de la puissance même de grossissement propre à la lunette, ne voit, d'abord, littéralement rien : « une espèce de trou dans l'obscur, voilà ce que j'avais devant les yeux », « dans une nuit profonde la plénitude du noir »... L'engin est pourtant bien braqué sur la lune, mais sur une partie de la cible encore située dans les ténèbres. À l'instigation de l'astronome, Victor Hugo insiste et sa rétine commençant à s'habituer, il appréhende, dans la confusion la plus extrême, de l'indistinct et de l'informe, du mouvant et du diffus, du livide et du sombre, un quelque chose qui, bouleversant les sources de sa perception, lui donne à éprouver ce que nous éprouvons rarement, la sensation brute du réel : « L'effet de profondeur et de perte du réel était terrible. Et cependant le réel était là. ». Victor Hugo a 32 ans, Arago 48 ans.
    Trente ans après cette expérience unique, Victor Hugo décide d'écrire cet ouvrage. Baptisant l'un des sommets de la Lune le Promontoire du songe, il se livre à une vaste réflexion sur le rêve et la fable, et sur leur interprétation romantique.

  • Les misérables t.3

    Victor Hugo

    «Hugo nous apparaît aujourd'hui un des plus grands astres du ciel littéraire, un Saturne ou un Jupiter du système du monde de l'esprit.» Paul Valéry

  • Victor Hugo

    Victor Hugo

    Victor Hugo est né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris.
    Paroles d'artiste est une collection de format poche pour découvrir ou redécouvrir les grands maître de l'art ancien, moderne et contemporain.
    Cette série d'ouvrages monographiques permet d'envisager l'univers d'un artiste à travers une sélection de trente reproductions représentatives de l'ensemble de son oeuvre. Chaque reproduction est associée à une citation extraite d'un entretien, d'une correspondance ou d'un écrit de l'artiste lui-même.
    Afin de rendre accessible cette collection aux très nombreux visiteurs étrangers de nos musées et collections publiques françaises, Paroles d'artiste est bilingue anglais-français.
    En 64 pages, 31 reproductions et pour seulement 6,50 €, le lecteur se retrouve immergé dans l'esprit et l'oeuvre de Victor Hugo.

    Le bon goût est une précaution prise par le bon ordre. Les écrivains sobres sont le pendant des électeurs sages. L'inspiration est suspecte de liberté, la poésie est un peu extra-légale. Il y a donc un art officiel, fils de la critique officielle.

    Good taste is a precaution taken by good order. Thoughful writers are the counterparts of wise voters. Inspiration is suspected of liberty ; poetry is somewhat extra-judicial. There is thus an official art, engendered by the official critique.

  • «Malheur à qui resterait impartial devant les plaies sanglantes de la liberté !» Histoire d'un crime est tout sauf un livre impartial. C'est le récit, à la première personne du singulier, d'un homme qui était à la veille du 2 décembre 1851 un écrivain illustre, académicien, pair de France sous Louis-Philippe, député à l'Assemblée législative, et qui soudain devient un proscrit. Errant d'appartements d'amis en arrière-salles de marchands de vin, Hugo tente d'organiser la résistance au coup d'État, de soulever le faubourg Saint-Antoine, avec Schoelcher, avec de Flotte, avec Baudin qui s'y fera tuer («J'aperçus, à cent pas devant nous, au point de jonction de la rue de Cotte et de la rue Sainte-Marguerite, une barricade très basse que les soldats défaisaient. On emportait un cadavre. C'était Baudin.») Il croise les futurs notables du Second Empire («Tiens ! me dit M. Mérimée, je vous cherchais. Je lui répondis : j'espère que vous ne me trouverez pas. Il me tendit la main, je lui tournai le dos.») Il visite les barricades dressées au centre du vieux Paris, «Une à la pointe Saint-Eustache. Une à la Halle aux huîtres. Une rue Mauconseil. Une rue Tiquetonne... Une plus avant dans la rue Greneta barrant la rue Bourg-l'Abbé (au centre une voiture de farine renversée ; bonne barricade)...» Dans la soirée, «je rentrai dans mon asile. J'étais las, j'avais faim, j'eus recours au chocolat de Charamaule et à un peu de pain qui me restait : je me laissai tomber dans un fauteuil, je mangeai et je dormis.» Un récit heure par heure d'événements oubliés, un document exceptionnel contre la réhabilitation rampante de Louis Bonaparte.

  • Voici, rassemblés en un volume dont la première édition date de 1979 (actes sud), les textes les plus divers par lesquels victor hugo, tout au long de sa vie, manifesta sa conviction que la peine de mort est l'inadmissible expression d'un pouvoir violent que s'octroie la société sous le couvert des lois.
    Cet ouvrage anthologique réunit en effet discours, préfaces, interventions publiques, extraits de récits célèbres (comme han d'islande, claude gueux ou l'homme qui rit), lettres, messages, appels, notes, bref tous les écrits par lesquels hugo, de 1823 à 1885, entendit servir la cause abolitionniste, mettant tour à tour en jeu la force de son argumentation, sa capacité d'émotion, l'élan de sa générosité et son imagination visuelle qui nous fait voir la guillotine et l'échafaud dans leur abominable monstruosité.

  • Paris

    Victor Hugo

    • Omnia
    • 19 Janvier 2012

    "Paris est un semeur.
    Où sème-t-il ? dans les ténèbres. Que sème-t-il ? des étincelles. Tout ce qui, dans les intelligences éparses sur cette terre, prend feu ça et là, et pétille, est le fait de Paris. Le magnifique incendie du progrès, c'est Paris qui l'attise. Il y travaille sans relâche. Il y jette ce combustible, les superstitions, les fanatismes, les haines, les sottises, les préjugés. Toute cette nuit fait de la flamme, et grâce à Paris, chauffeur du bûcher sublime, monte et se dilate en clarté.
    De là le profond éclairage des esprits". Lorsqu'il compose cet essai, qui sert de préface à un livre publié à l'occasion de l'Exposition universelle de 1867, Victor Hugo a quitté Paris et la France depuis seize ans. Très inspiré, il compose dans l'exil un texte héroïque et majestueux, où il compare la capitale de la France à Athènes, Rome et Jérusalem. Dominique Fernandez parle ici de "splendide utopie".

  • Réfugié à Bruxelles au sortir de la résistance armée contre le coup d'etat de décembre 1851, qui lui avait fait mettre ses jours en danger, victor hugo compose en quelques semaines le plus éclatant pamphlet politique de toute l'histoire.
    "Je n'ai pas l'intention de faire un livre", écrivait-il alors, "Je pousse un cri." aussi brillant que profond et clairvoyant, napoléon le petit n'empêcha certes pas son antihéros de se maintenir encore au pouvoir pendant dix-huit ans, Mais finit néanmoins par le mettre k-o., vaincu aux yeux de la postérité. Flamboyante manifestation du pouvoir des mots sur l'histoire lorsqu'ils donnent forme et langage à la conscience, cette lutte homérique permit en même temps à son auteur, qui n'était encore que le premier des poètes romantiques, de devenir lui-même.
    Véritable catéchisme républicain, propre à reprendre du service n'importe où et n'importe quand, mais plus indispensable que jamais en période électorale, Napoléon le Petit est un petit prince à l'usage du peuple - tout l'inverse de celui de machiavel. Chose inouïe, en dehors des oeuvres complètes de victor hugo, cela faisait plus de quarante ans qu'il n'avait pas été réédité en France. Est-il donc si dangereux de le mettre à la portée de tous ?

  • Quatre-vingt-treize

    Victor Hugo

    Rééditer Victor Hugo ? Pourquoi ? "Quatre-Vingt Treize" est le seul roman d'Hugo qui puisse passionner le public d'aujourdh'ui.
    Un époustouflant roman d'aventure et d'action, sur terre comme sur mer...

  • Victor Hugo écrit cet Eloge de Paris en 1866-1867 comme préface à un Paris-Guide destiné aux visiteurs de l'Exposition universelle de 1867. Il le fait depuis son lointain exil de Guernesey pour glorifier la "nouvelle Jérusalem" du genre humain.
    Prophète laïque et républicain déterminé, il profite de cette plaquette "commerciale" pour annoncer la nouvelle organisation du monde. Athènes, la cité de la Taison antique, et Rome, le siège affirmé de la chrétienté, on trouvé leur successeur. Paris est la ville où s'uniront le frambeau de la Liberté et l'incarnation de la Fraternité. Tous ceux qui viendront ici du monde entier repartiront comme des "baptisés", témoins d'une nouvelle façon d'exister ensemble.
    Le tribun qui fait trembler les puissants donne aux accents de son discours visionnaire le souffle de la générosité. La future "capitale de l'Europe" que Victor Hugo appelle de ses voeux n'aura pas eu de plus bel hommage que ces quelques pages lumineuses...

  • Légende du beau Pécopin et de la belle Bauldour / Victor Hugo Date de l'édition originale : 1891 Collection : Auteurs célèbres ; 500 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
    Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

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