• Qu'est-ce que l'instinct territorial chez les oiseaux ? Vinciane Despret mène l'enquête et, sous sa plume, oiseaux et ornithologues deviennent intensément vivants et extrêmement attachants.

  • « Faire son deuil », tel est l'impératif qui s'impose à tous ceux qui se trouvent confrontés au décès d'un proche. Cela va-t-il de soi ? Se débarrasser de ses morts est-il un idéal indépassable auquel nul ne saurait échapper s'il ne veut pas trop souffrir ? L'auteure a écouté ce que les gens racontent dans leur vie la plus quotidienne. Et une histoire en a amené une autre. « J'ai une amie qui porte les chaussures de sa grand-mère afin qu'elle continue à arpenter le monde. Une autre est partie gravir une des montagnes les plus hautes avec les cendres de son père pour partager avec lui les plus beaux levers de soleil, etc. » Elle s'est laissé instruire par les manières d'être qu'explorent, ensemble, les morts et les vivants. Elle a su apprendre de la façon dont les vivants se rendent capables d'accueillir la présence de leurs défunts.
    Depuis un certain temps, les morts s'étaient faits discrets, perdant toute visibilité. Aujourd'hui, il se pourrait que les choses changent et que les morts soient à nouveau plus actifs. Ils viennent parfois réclamer, plus fréquemment proposer leur aide, soutenir ou consoler... Ils le font avec tendresse, souvent avec humour.
    On dit trop rarement à quel point certains morts peuvent nous rendre heureux !

  • Vinciane Despret, philosophe et éthologue, raconte aux enfants des histoires sur le rapport des animaux à leur habitat et à leur identité. Pour comprendre qu'au-delà des ressemblances et des différences, «ainsi va la vie sur cette terre qui est, pour chacun et pour nous tous, notre chez-nous».

  • Le coeur brisé, les nerfs à fleur de peau, la gorge serrée : l'émotion nous saisit, nous possède.
    Mais si nos émotions nous paraissent évidentes, sont-elles pour autant authentiques, universelles ? c'est ce qu'ont cru les expérimentateurs dans les laboratoires de physiologie et de psychologie. mais ils ont été déçus. les émotions n'existent pas en soi, mais uniquement dans la relation à autrui. on n'a plus alors à s'étonner que la colère n'existe pas chez les uktus, que les ifaluks doivent " enseigner " la peur à leurs enfants.
    Nos émotions sont finalement autant de versions du monde et de manière de l'habiter. c'est ce qu'explorent les ethnopsychologues.

  • Quelle est la différence entre l'homme et les animaux ? philosophes, psychologues, sociologues, anthropologues, juristes se sont attelés sans relâche à cette question.
    Quel sens peuvent lui donner ceux qui vivent quotidiennement avec des vaches et des cochons dans des pratiques créatrices de liens ? qu'en pensent des éleveurs ? on découvre, à les écouter, des réponses inattendues. les animaux avec lesquels ils travaillent sont intelligents, sensibles ; ils savent ce qu'ils veulent et ils devinent ce qu'on attend d'eux. nous disposons d'une primatologie pour les singes, d'une éthologie pour les dauphins, les ours, les loups, les éléphants, les oiseaux..., mais nous ignorons encore presque tout des vaches et des cochons.
    Il existe pourtant, du côté des éleveurs, une réserve impressionnante de savoir à leur propos, un savoir qui diffère de celui des scientifiques et qui s'enracine dans le "vivre ensemble". la question de la différence entre l'homme et les animaux ? drôle de question !


  • pascal picq est paléanthropologue au collège de france.
    il a notamment publié au commencement était l'homme et les tigres. dominique lestel enseigne l'éthologie cognitive à l'ecole normale supérieure. il est entre autres l'auteur de l'animal singulier. vinciane despret est philosophe et psychologue. elle est maître de conférences à l'université libre de bruxelles. elle a publié ces émotions qui nous fabriquent. chris herzfeld est photographe et philosophe des sciences.
    elle a consacré de nombreuses recherches de terrain à l'étude des grands singes.

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