• Qui est Vernon Subutex ?
    Une légende urbaine.
    Un ange déchu.
    Un disparu qui ne cesse de ressurgir.
    Le détenteur d'un secret.
    Le dernier témoin d'un monde révolu.
    L'ultime visage de notre comédie inhumaine.
    Notre fantôme à tous.

    « Magistral et fulgurant. Une oeuvre d'art. » François Busnel, L'Express.

    « Dans cette peinture d'une France qui dégringole dans la haine et la précarité, Virginie Despentes touche au sommet de son art. » Alexis Brocas, Le Magazine littéraire.

    « Une comédie humaine d'aujourd'hui dont Balzac pourrait bien se délecter. » Pierre Vavasseur, Le Parisien.

  • Le nouveau livre de Virginie Despentes n'est pas un roman, mais le récit intime et militant d'une femme née avec la révolution sexuelle à la fin des années soixante. Punkette violée à l'âge de 17 ans par trois banlieusards qui la prennent en stop, prostituée occasionnelle sélectionnant ses clients sur minitel deux ans plus tard, réalisatrice de Baise-moi qui connut les détracteurs et les censeurs que l'on sait, Virginie Despentes raconte pour la première fois, avec pudeur et véhémence, comment elle est devenue Virginie Despentes et conteste les discours bien-pensant sur le viol, la prostitution et la pornographie. Mêlant les réflexions inspirées par la lecture des grandes féministes américaines, méconnues en France, d'Angela Davis à Joan Rivière en passant par Gail Pheterson et Judith Butler, et les coups de gueule contre la soumission complice de chacun et chacune à un ordre établi dans lequel la répartition des rôles et des pouvoirs interdit l'épanouissement de tous, ce texte porte un regard déroutant sur la féminité et le rapport entre les sexes aujourd'hui. « J'écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf, aussi bien que pour les hommes qui n'ont pas envie d'être protecteurs, ceux qui voudraient l'être mais ne savent pas s'y prendre, ceux qui ne sont pas ambitieux, ni compétitifs, ni bien membrés. Parce que l'idéal de la femme blanche séduisante mais pas pute, bien mariée mais pas humiliée, travaillant mais sans trop réussir, mince mais pas névrosée par la bouffe, maman épanouie mais pas accaparée par les couches et les devoirs d'école, bonne maîtresse de maison mais pas bonniche traditionnelle, cette femme blanche heureuse qu'on nous brandit tout le temps sous le nez, à part qu'elle a l'air de beaucoup s'emmerder pour pas grand-chose, de toutes façons, je ne l'ai jamais croisée nulle part. Je crois bien qu'elle n'existe pas. » V.D.

  • « Une fille qu'on rencontre en HP n'est pas une fille qui rend heureux. Il voulait jouer contre le reste du monde, avoir raison contre toutes les évidences, il pensait que c'était ça l'amour. Il voulait prendre ce risque, avec elle, et qu'ils arrivent sur l'autre rive, sains et saufs. Mais ils réussissent juste à s'entraîner au fond. Il est temps de renoncer... »
    Gloria a été internée à l'adolescence en hôpital psychiatrique. Contre toute attente, la punkette « prolo » y a rencontré Éric, un fils de bourgeois aussi infréquentable qu'elle ; ils se sont aimés comme on s'aime à seize ans. Puis la vie, autant que les contraintes sociales, les a séparés. Vingt ans après, Gloria traîne toujours ses humeurs au comptoir des bars, entre humour et désespoir. Et le jour où Éric, métamorphosé en vedette médiatique, croise son chemin par miracle, rien ne dit qu'elle est prête à changer. Comment éteindre une fureur qui vient de si loin ?
    Portrait d'une femme blessée aux prises avec ses démons, traversée des années punk, chronique d'un amour naufragé, Bye Bye Blondie est sans doute le livre le plus émouvant de Virginie Despentes.


empty