• Le séjour de William-Henry Hudson en Patagonie au début des années 1870 fut la grande aventure de sa vie. Ses chevauchées dans la pampa avec sa seule carabine pour survivre, ses nuits sous les étoiles, sa vie libre de gaucho, tels sont les sujets de ce livre, "si plein, si serein, écrivait Bruce Chatwin, qu'en comparaison Thoreau lui-même paraît pontifiant". Le sentiment de l'espace, la précision du naturaliste, le sens de l'épique, la narration picaresque : tout est en place chez ce précurseur de l'écologie et du «nature writing». Avec une préface de Michel Le Bris.

  • Voici la pampa argentine comme elle n'avait jamais été décrite, dans sa splendeur et sa sauvagerie premières. Probablement parce que, à travers mille péripéties, l'unique sujet de William Henry Hudson est l'inépuisable jeunesse du monde, l'horizon sans limites et le ciel grand ouvert. Joseph Conrad disait de ce grand auteur qu'il écrivait "comme si un esprit d'une finesse et d'une douceur exceptionnelles lui chuchotait ses phrases".

  • « La source vive du génie de Hudson, était un feu intérieur d'émotions, et d'amour, et de colère, et de pitié, qui perçait sous le masque de l'observateur et étincelait dans ses yeux en réponse à la beauté, celle de la nature ou d'une femme, des oiseaux, ou des plantes, ou des arbres, ou des cieux, ou de leur mère la terre ». Edward Garnett « J'ai pensé qu'il ne serait pas inutile de donner à mes lecteurs quelques conseils ou quelques tuyaux sur la chasse aux vipères, sachant qu'ils sont nombreux à vouloir faire connaissance avec ce rare et insaisissable reptile. Ils désirent le connaître - à une distance respectable - à l'état de nature, dans son habitat, l'ont cherché, mais n'ont rien trouvé. Très fréquemment - une ou deux fois par semaine environ, en été - quelqu'un me demande d'être un guide en la matière. (.)Ce que nous cherchons c'est la vipère objet de culte, qui a généré la pierre sacrée des Druides, et cette vipère n'habite pas dans un bocal d'alcool, à l'ombre d'un musée où la température est égale. C'est une amoureuse du soleil que l'on doit chercher, après son sommeil hivernal, dans les endroits secs, incultes, surtout dans les garrigues, les coteaux pierreux, les landes et les prairies couvertes d'ajoncs. Avec un peu d'entraînement, le chasseur de vipères, reconnaît tout de suite un paysage vipérin. Il n'est d'ailleurs pas nécessaire d'errer au hasard à la recherche d'un terrain de chasse convenable, car tous les endroits hantés par les vipères sont bien connus des gens du voisinage, qui ne sont que trop heureux de donner les informations nécessaires.
    Il n'y a pas de défenseurs des vipères à la campagne, et, autant que je le sache, il y a eu qu'une seule personne en Angleterre pour protéger cette belle et inoffensive créature, la couleuvre à collier. Peut-on comprendre cette passion ? » Extrait de Conseils aux chasseurs de vipères.

empty