• Cet ouvrage, le premier d'une série de trois consacrée à l'histoire de l'architecture française, traite du Moyen Âge (du IVe siècle aux années 1500). Ainsi se trouve défini un grand Moyen Âge qui se singularise par trois grands moments : . L'Antiquité tardive-haut Moyen Âge qui s'inscrit dans la rupture par rapport à la conception romaine classique. . L'époque romane qui est d'abord reconstruction et bientôt invention par rapport à l'Antiquité. . Le monde gothique qui établit la synthèse entre l'architecture du ive siècle charpentée et celle du second âge roman, voûtée de pierre. L'histoire de la création architecturale ne peut se réduire à une simple évolution des formes, elle est liée à son temps. Les monuments sont un témoignage de la société, de ses goûts et de ses aspirations. Des architectes s'affirment comme de grands créateurs alors que d'autres sont plus traditionnels. Il en va de même de la technique dont la qualité est conséquente des moyens financiers mis en oeuvre. Il y a donc là une étonnante diversité. Cette histoire ne se réduit pas à la seule architecture religieuse ; elle n'est qu'une des composantes, même si elle a été innovante, notamment dans le domaine de la maîtrise technique, et si elle est souvent mieux conservée.

  • Microarchitectures médiévales

    Collectif

    • Picard
    • 5 Septembre 2018

    La prolifération des formes architecturales dans toutes les formes d'art ne cesse d'interroger, en particulier à partir du Moyen Âge. Ce phénomène ne peut être véritablement compris que si l'on prend en compte la question du changement d'échelle, avec les conséquences sur le travail des artisans et sur les significations symboliques qu'un tel processus de miniaturisation implique.

  • Les châteaux de la Loire sont apparus en Touraine et en Blésois à la fin du XVe et au début du XVIe siècle. Certains ont été bâtis par des rois (Amboise, Blois, Chambord), d'autres par de grands personnages de leur entourage (Azay-le-Rideau, Chenonceau, Chaumont...). Avec eux s'épanouit le « style fleuri » caractéristique de l'architecture de la première Renaissance française.
    - Les rois deviennent moins présents en Val de Loire à partir de 1525, puis cessent d'y paraître après 1685. Certains châteaux sont alors le théâtre de drames politiques, utilisés par le roi pour reléguer loin de la Cour des personnalités en défaveur, ou d'autres, comme Ménars ou Chanteloup, sont le cadre d'une brillante vie mondaine au XVIIIe siècle.
    Après la Révolution, les châteaux connaissent des moments difficiles, et certains sont démolis. Mais Valençay, sous la Restauration, et plus tard Chenonceau et Chaumont renouent avec l'éclat de la fête aristocratique.
    Cependant, cet éclat s'estompe peu à peu, et à partir du XIXe siècle, les châteaux de la Loire deviennent des monuments historiques qui s'ouvrent aux seuls touristes.

  • Succédant aux Almoravides, première dynastie africaine originaire du Maghreb qui édifi a un empire musulman à l'organisation structurée entre les rives du Sénégal et la péninsule ibérique et Tripoli, les Almohades proclament l'unité divine en 1121 et fondent un nouvel empire qui, de Marrakech à Séville et de Rabat à Tunis, porta une réforme morale puritaine.
    L'architecture servit une nouvelle fois le propos religieux et politique. Plusieurs édifi ces subsistent encore aujourd'hui et témoignent de l'accomplissement des formes et des décors.
    À Marrakech, la mosquée de la Koutoubia ou des libraires et la mosquée de la Qasba, à Tinmal la mosquée d'Ibn Toumert, et à Rabat la tour Hassan constituent des monuments majeurs pour cette période et invitent à mieux comprendre toute l'élégance et toute la puissance de ces nouveaux maîtres du Maroc.

  • Au seizième siècle, l'Empire ottoman est à son apogée. Alors que Michel-Ange travaille à la construction de Saint-Pierre du Vatican, Sinan, architecte impérial du sultan, érige les plus célèbres mosquées ottomanes, parmi lesquelles la Süleymaniye et la Selimye.
    Qui aurait pu prédire le destin de cet enfant chrétien - sa famille est originaire d'Arménie - arraché aux siens pour servir l'Empire ottoman ? Enrôlé et converti, le jeune Sinan parcourt le vaste territoire ottoman au sein du corps des janissaires. De Damas en Bulgarie, de Bagdad à Istanbul, ce fils de charpentier passe vingt-cinq ans dans le génie à construire et restaurer des ponts, des forteresses et autres édifices civils ou religieux. En 1538, il a cinquante ans quand, ses mérites reconnus, il est nommé architecte impérial sur ordre du sultan. Sous les règnes de Soliman le Magnifique, de Selim II, puis de Murat III, Sinan construit plus de cinq cents bâtiments (mosquées, palais, écoles, ponts, hôpitaux.) à travers l'empire.
    Illustré de photographies d'Ara Güler ainsi que de plans d'architecte, Sinan, architecte de Soliman le Magnifique présente les plus grandes réalisations de l'architecte ottoman et atteste l'accomplissement d'un homme qui a laissé son empreinte sur une civilisation entière. Son oeuvre et ses mémoires constituent un témoignage essentiel sur l'âge d'or ottoman.

  • L'idée d'architecture est aujourd'hui universellement partagée. Qu'en était-il au Moyen Âge au Japon et en Europe ? Comment percevait-on alors les abbatiales romanes et les cathédrales gothiques, les temples Zen et le style Grand Bouddha ? Et, de nos jours, quelle perception de l'architecture médiévale ont les historiens de l'art en Europe et au Japon ?

    Des convergences et des réalités irréductibles.

    Le XIXe siècle a insisté sur les convergences entre les cultures japonaises et européennes. Ne faut-il pas réévaluer les différences, qui sont aussi des signatures culturelles ? Ces questions, qui trouvent une application concrète dans la conservation du patrimoine médiéval, toujours vivant, engagent profondément notre présent.

    Une architecture en évolution.

    Dans l'Europe médiévale, l'architecture exprime une culture esthétique et une identité religieuse.
    Elle connaît un progrès continu, mêlé de retour à la grande tradition antique (Renaissance carolingienne, du XIIe, du XVe en Italie...), et un moment de création radicalement neuve : l'architecture gothique. À son tour, cet art gothique inspirera le renouveau néogothique qui, du XVIIe au début du XXe siècle, sera la source de la légitimité religieuse et, en partie, politique.
    En est-il de même au Japon ? Aujourd'hui, le style éclectique du Pavillon d'Or et du Pavillon d'Argent résume dix siècles d'évolution architecturale, de l'importation de l'architecture bouddhique à l'architecture moderne.

    Du style et de la technique.

    Si, aux XVIIIe et XIXe siècles, les historiens de l'art se sont interrogés d'abord sur les fondements philosophiques du beau, dont l'architecture n'est qu'une manifestation matérielle, aujourd'hui, ils s'intéressent non seulement à la stylistique, mais aussi aux techniques de construction, partie intégrante de l'esthétique. C'est peut-être dans cette évolution que le Japon et l'Europe retrouvent l'idée d'architecture médiévale.

  • Edifiée entre 1234 et 1238 sur ordre de Louis IX, la chapelle Saint-Louis appartient au tout début du gothique rayonnant.
    Par son plan et son architecture, elle est la préfiguration de la grande Sainte-Chapelle que saint Louis fera ensuite bâtir dans l'enceinte du Palais de la Cité, à Paris. En guise de clefs de voûtes, sept portraits réalistes de la famille du roi, disposés par ordre de préséance face au souverain.
    C'est dans la cette chapelle, construite près du château royal de Saint-Germain, que Baudoin II, empereur de Constantinople, remet à saint Louis, en 1238 les reliques de la Couronne d'épines du Christ. Ces reliques sont destinées à la Sainte-Chapelle de Paris qui ne sera consacrée qu'en avril 1248.
    Telle qu'elle est restituée aujourd'hui, la chapelle palatine est un fac-similé du XIIIe siècle d'une fiabilité parfaite, résultat d'une approche archéologique approfondie par Eugène Millet, l'architecte de la restauration du château à la fin du XIXe siècle.
    La chapelle conserve aujourd'hui une collection lapidaire dont plusieurs plaques gravées, des panneaux de sarcophages provenant de Rosny-sur-Seine et des fragments de sarcophages provenant de Chelles.

  • Cet ouvrage étudie l'architecture de la maison urbaine médiévale, y compris dans son organisation intérieure, en France du XIIe au XVIe siècle. L'alliance dans un même ouvrage de ces deux points de vue considérés dans leur complémentarité, qui réclament l'exploitation de diverses catégories de sources, est actuellement inédite. Ainsi sont proposées non seulement une approche de la maison médiévale comme habitat et comme architecture ; mais aussi une manière d'aiguiser le regard de tous ceux qui s'intéressent aux centres anciens des villes.

  • L 'Architecture civile et militaire est un ouvrage précurseur du XIXe siècle, l'un des tout premiers à classifier manoirs, façades de maisons, châteaux forts, et à organiser l'histoire de l'architecture en périodes chronologiques.

    Au fil des pages et des images omniprésentes, le lecteur traverse l'histoire de la France et perçoit l'empreinte monumentale, extraordinaire, qu'ont laissée les bâtisseurs du Moyen-Âge.

    Un ouvrage magnifique comprenant plusieurs centaines de gravures.

  • En aménageant l'Historial Jeanne d'Arc dans une partie de l'archevêché de Rouen, la Métropole Rouen Normandie a permis la redécouverte d'un élément majeur du patrimoine médiéval de Rouen : le palais archiépiscopal du XIIIe siècle. Dans l'ombre de la cathédrale, les recherches entreprises, d'abord limitées aux locaux de l'Historial puis étendues à la maîtrise Saint-Evode, ont montré qu'il subsistait quelques vestiges du palais roman de Guilaume Bonne Ame et de spectaculaires témoins de la résidence gothique de Guillaume de Flavacourt. L'analyse des constructions toujours visibles, à la lumière des archives et de l'iconographie ancienne, justifie l'identification et la restitution de tous les éléments du palais, au temps de Jeanne d'Arc : le logis, la grande salle, la tour, la chapellle et les communs.

  • L'arbre et la colonne

    Isabelle Marchesin

    • Picard
    • 22 Novembre 2017

    La porte de bronze d'Hildesheim est la plus célèbre des oeuvres monumentales du premier Moyen Age occidental ; elle comporte deux vantaux recouverts par seize panneaux qui racontent la Genèse et l'enfance et la fin de la vie du Christ. Cette porte a été commandée et fondue en 1015 pour la cathédrale d'Hildesheim en Allemagne, où elle est encore en place aujourd'hui. Il n'y a jamais eu de monographie en français sur cette porte et, selon le célèbre médiéviste américain Herbert Kessler (qui signe la préface), l'auteur en offre une lecture équivalente à "la première histoire totale de l'art pour le Moyen Age", dans une des "grandes monographies écrites en art médiéval".

  • Les châteaux forts parsèment encore les paysages de toutes les provinces françaises.
    Silhouettes énigmatiques, romantiques ou sévères, ils interpellent le voyageur sur une civilisation lointaine et méconnue mais que nous sentons néanmoins essentielle à notre patrimoine commun. Plus qu'un simple élément de notre décor familier, ils nous sont rattachés par notre filiation historique . Les voir et les comprendre est une démarche qui nous importe. L'ouvrage que nous présentons vous propose la clé qui vous fera pénétrer dans l'intimité de ces constructions grandioses ou modestes dont le monde féodal nous a laissé l'empreinte .
    Ainsi, le visiteur attentif, parfaitement informé de la problématique des châteaux forts, pourra mieux apprécier le rôle qu'ils tiennent encore au sein de notre patrimoine monumental et saura mieux contribuer à leur indispensable protection.

  • La pierre et le bois sont les matières qui composent le paysage de la ville médiévale. Le savoir sur la pierre consiste à s'interroger sur les rudiments d'une science qu'il faut bien appeler la géologie, aussi bien que sur des structures politiques ou religieuses qui ont su inscrire leur réussite dans des réalisations architecturales ou artistiques, dont la pierre locale a fourni la matière.

    La pierre est toujours mémoire, comme support de l'écriture qui accompagne le défunt. Elle l'est aussi dans des rituels qui accompagnent le voyage, la procession. Il semble que toutes les grandes religions chargent de sens la pierre.

    Mémoire de la pensée religieuse, mémoire d'une civilisation antérieure, mémoire d'une légende, le long de toutes les routes, à tous les carrefours, la découverte de la civilisation médiévale et de son passé passe par une réflexion sur la pierre.

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