• L'année 2017 est celle du 70e anniversaire de la création de la maison Dior. C'est en 1947 que Christian Dior présente son premier défilé, marquant la naissance d'une nouvelle silhouette féminine : après l'austérité des années de guerre, la taille cintrée, les jupes amples et les épaules douces dessinent des femmes-fleurs qui incarnent alors l'image même du luxe parisien. Le « New Look » replace Paris comme la capitale de la mode et établit le nom de Dior comme synonyme de haute couture.

    Le musée des Arts décoratifs, qui possède un exemplaire du fameux Tailleur Bar de 1947 et avait déjà présenté, en 1987, une exposition « Hommage à Christian Dior », célèbre cet anniversaire en organisant une exposition phare dont ce livre est le catalogue.

    Il montre en détails une sélection de 70 silhouettes créées par Christian Dior et ses successeurs - Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et tout récemment Maria Grazia Chiuri. Spécialement photographiés pour cet ouvrage, ces vêtements sont accompagnés de textes les situant dans leur contexte, de croquis, de photographies de défilés et de réalisations des plus grands photographes de mode, Irving Penn, Richard Avedon, Cecil Beaton, William Klein, Helmut Newton, Patrick Demarchelier, Paolo Roversi, Peter Lindbergh, Mario Testino, Nick Knight...

    Les textes abordent les thèmes qui ont marqué l'histoire de la maison : la notion de ligne et d'architecture du vêtement, le rapport à l'histoire et à l'art (Versailles et le Petit Trianon, le Second Empire, l'impressionnisme, la Belle Époque, les Ballets russes, Picasso, Dalì, Pollock...), le déploiement des couleurs, les jardins et l'ailleurs comme sources d'inspiration, et bien sûr les égéries et clientes célèbres de la marque (la duchesse de Windsor, Marlene Dietrich, Grace de Monaco, Marilyn Monroe, Elizabeth Taylor, Isabelle Adjani, Lady Diana, Marion Cotillard, Charlize Theron, Natalie Portman, Jennifer Lawrence...).

    Un livre qui offre une magnifique synthèse sur la plus emblématique des maisons de couture françaises et dont la richesse iconographique satisfera les lecteurs les plus avertis.

  • « La rue courbe est le chemin des ânes, la rue droite le chemin des Hommes ».
    Sait-on que cette phrase célèbre de Le Corbusier est tirée de son livre Urbanisme (1925)? Publié entre Vers une architecture (1923) et L'Art décoratif d'aujourd'hui (1925), cet ouvrage précède encore La Ville radieuse (1935).
    Le Corbusier y expose ses principes de la ville moderne qu'il suivra tout au long de son oeuvre écrite et bâtie :
    Décongestionnement du centre des villes, accroissement de la densité de population et des moyens de circulation, augmentation des surfaces plantées.
    Ces principes ont été repris lors la rédaction des conclusions du IVe CIAM, groupement des modernes, La Charte d'Athènes (1943).
    Cet ouvrage, sujet de polémiques au cours du débat urbanistique de l'entredeux- guerres, est devenu depuis un classique.

  • Fabriquer le désir

    Audrey Millet

    Futile ou lourde de sens, aimée ou décriée, la mode vestimentaire marque les esprits, transforme les corps, suscite le désir, dicte les choix économiques et culturels. Outil de séduction et marqueur social, la parure est le lieu des consommations les moins raisonnées. Du port de la ceinture à Athènes aux accessoires de luxe, de la sandale antique à la chaussure médiévale, de la garde robe de Catherine d'Aragon à l'utopie esthétique nazie, Audrey Millet propose une histoire globale de la mode, entre enjeux économiques, esthétiques sociaux ou culturels.
    Loin de la seule description, cette histoire de la mode et du luxe explique pour quelles raisons l'habillement, adulé ou décrié, neuf ou de seconde main, occupe une place aussi importante dans les imaginaires.

  • L'histoire d'un des plus anciens arts de la Chine, à travers trois thématiques : les outils et matériaux de la calligraphie, l'histoire de ses styles et de ses grandes figures ainsi que sa philosophie et son sens.

  • Les carrés Hermès se déploient comme jamais. Jeux de perspectives, illusion d'optique, monde fantastique... Toutes ces dimensions s'entremêlent pour offrir un ouvrage unique. Les douze pop-up, réalisés par Bernard Duisit, l'un des plus grands créateurs de pop-ups français, sont accompagnés d'un texte de Stéphane Foenkinos qui explore l'inépuisable richesse narrative de ces dessins et nous y plonge comme dans un rêve.

  • Quand on voyage dans l'ABCdaire, le plaisir d'apprendre fait ricochet

  • De 1949 à 1952, Robert Doisneau photographie la vie artistique parisienne et l'actualité mondaine en exclusivité pour le magazine Vogue, et continue à le faire jusque dans les années 1960 pour son amie et ancienne collègue Edmonde Charles-Roux, devenue rédactrice en chef du magazine : bals mondains, débuts de Brigitte Bardot, Picasso entre autres.

  • Le vêtement distingue en même temps qu'il signe une appartenance. Il est donc à la fois l'expression d'une personnalité et celle des codes partagés par un groupe social, culturel ou générationnel. De groupes sociaux et d'engagements, Paris n'en a pas manqué au cours de son histoire. Les classes se sont ainsi reconnues à leur vestiaire et les révolutions ont souvent suscité leurs propres modes. Quand tout doit changer... on commence par changer de tenue !
    La roue de l'histoire du vêtement ne cesse donc de tourner mais pas toujours sur le même axe si on considère la fréquence des transferts.
    D'abord entre les vestiaires des deux sexes. Souvent pour des raisons techniques, militaires, professionnelles ou sportives, l'homme mène la danse : son vêtement évolue en obéissant à des contraintes pratiques, lesquelles deviennent rapidement des codes sociaux puis esthétiques, jusqu'à être adoptés et déclinés au féminin. Qu'il s'agisse de corsetage, de hauts talons ou de culotte, c'est bien la virilité que ces éléments ont exprimée en premier lieu, avant de devenir des symboles de féminité.
    Au petit jeu des emprunts et des échanges, nombreux sont les habits détournés de leur fonction première. Au xive siècle, les structures vestimentaires nécessaires au port de l'armure deviennent ainsi des tenues à part entière, très en vogue à la cour. Plus près de nous, le manteau des tranchées conçu pour les militaires par Thomas Burberry est féminisé et urbanisé par Yves Saint Laurent. Et la salopette de l'ouvrier est revue et corrigée par Jean Paul Gaultier.

  • Kenzo takada

    Kazuko Masui

    • Chene
    • 14 Novembre 2018

    En 1969, le jeune japonais Kenzo Takada crée la marque Jungle Jap et révolutionne le milieu de la mode en proposant des collections innovantes qui se moquent des conventions de la haute couture. Empruntant tout autant à la mode parisienne qu'aux kimonos traditionnels japonais, mêlant avec audace couleurs et imprimés, coupes et matières, il développe un style unique, le style Kenzo, et le succès est immédiat, confirmant que la mode peut être créative tout en s'adressant au plus grand nombre.

    Avec des documents d'époque dont des inédits  (photographies, lettres manuscrites, photos de défilés) et plus de 300 dessins de mode issus de la collection privée du créateur, le livre retrace plus de 40 ans de création. Au fil des pages, superbement illustrées, l'auteure, amie intime de longue date, dévoile toute la carrière du célèbre styliste, soulignant l'évolution d'une griffe devenue culte (colorée, ethnique, nomade) et l'extravagance des défilés. Dans un reportage photographique jamais publié à ce jour, consacré à la création d'une robe de mariée, elle révèle également des moments plus intimes, quand l'homme, élégant, courtois, festif mais pas mondain , se retrouve dans l'atelier face à une toile, un tissu, un ruban, un cahier de croquis, un geste, un mannequin à revêtir...
     

  • Paris mode

    Collectif

    Les liens qui unissent Paris et la mode sont aussi anciens qu'étroits. Les deux univers sont tissés de rêve avant de l'être de pierre et de fil. Leur histoire s'entremêle, la gloire de l'une rejaillissant sur l'autre.
    La photographie ne s'y est pas trompée qui, plus souvent qu'ailleurs, a très souvent fait usage des décors parisiens pour présenter les modèles des couturiers. Dès le début du XXe siècle, alors qu'on commence à peine à reproduire des photographies dans les revues, les frères Seeberger placent leurs mannequins sur les champs de courses, dans des restaurants, dans la rue... Les poses y sont plus libres qu'en studio, plus joueuses et les clichés évoquent un art de vivre, une attitude, une élégance naturelle, une insolence... suggérant qu'une robe est beaucoup plus qu'une robe ; plutôt une certaine manière d'être une Parisienne.
    Le goût pour les extérieurs parisiens ne se dément pas avec le temps : on photographie les créations des couturiers dans les lieux les plus emblématiques de la capitale (devant la tour Eiffel, sur les quais, place de la Concorde...), les écrins les plus chics (place Vendôme) ou on joue les contrastes entre la sophistication des modèles et le Paris populaire en fond de tableau (Les Halles, le canal Saint-Martin, sur les marchés...). Les plus grands noms se prêtent à l'exercice ou s'en font une spécialité (Cartier-Bresson, Depardon, Charbonnier, Boubat, Dambier, Rouchon, Klein, Sieff, Horvat, Clarke, Avedon, Bourdin, Lindbergh, Testino, Newton...), créant un genre qui gagne ses lettres de noblesse et entre dans les musées et les collections.
    Au-delà des époques, et longtemps encore après leur prise, leurs images ne cessent de nous faire rêver.

  • Surnommé « l'enfant terrible » de la mode, Jean Paul Gaultier est incontestablement l'un des créateurs les plus importants de ces dernières décennies. Sa mode avant-gardiste a saisi très tôt les enjeux de notre société.
    Il signe sa première collection de prêt-à-porter en 1976, puis fonde sa maison de haute couture en 1997. Curieux de toutes les cultures et contre-cultures, il s'empare de l'air du temps avec audace, proposant une esthétique multiculturelle empreinte d'humanisme : détournements, transgressions, métamorphoses, réinterprétations, métissages, il efface les frontières et revendique le droit à la différence, concevant ainsi une nouvelle manière de faire et de porter la mode. Son immense respect pour le travail manuel et l'élégance en font également un des rares couturiers capables de concilier tradition et avant-garde.

    Cet ouvrage explore d'une manière innovante et originale les liens privilégiés de ce créateur décomplexé et généreux avec la scène musicale pop-rock (Madonna, Kylie Minogue, Lady Gaga, etc.), le cinéma (Peter Greenaway, Luc Besson, Pedro Almodóvar, Jeunet et Carot) et la danse (Régine Chopinot, Angelin Preljocaj), et met en lumière ses sources d'inspiration - de la rue aux étoiles - aussi éclectiques qu'impertinentes.

  • Située depuis 1812 au 1 Savile Row, dans le quartier cossu de Mayfair à Londres, prestigieuse adresse du tailoring anglais, la célèbre maison Gieves & Hawkes est le fournisseur officiel des hommes les plus élégants depuis plus de deux siècles.
    Cette maison a confectionné les uniformes des plus grands généraux britanniques, tel le duc de Wellington, mais fournit aussi la famille royale, depuis le roi George III jusqu'aux princes William et Harry. En 1912, le roi George V leur confie la création de l'uniforme de la garde royale, véritable honneur perpétué jusqu'à aujourd'hui.
    Après la première guerre mondiale, Gieves & Hawkes choisit de mettre son savoir-faire et son exigence au service du vêtement de ville sur mesure. Dans les ateliers, l'élite des tailleurs façonne les tissus les plus raffinés à la recherche de la meilleure coupe et des proportions les plus justes. Un véritable art de l'élégance masculine...
    Dans cet ouvrage, les auteurs retracent la fascinante histoire de cette maison, illustrée par ses archives privées, mais aussi l'évolution de la mode militaire et du costume de ville sur mesure depuis le XVIIIe siècle jusqu'aux collections de prêt-à-porter actuelles. Les élégants salons du magasin historique et le majestueux château de Wentworth servent d'écrins à de magnifiques photographies de vêtements d'époque, mais aussi de vêtements contemporains.
    Cet ouvrage sera une véritable découverte pour tous les passionnés de mode qui seront séduits par cette tradition, équivalent masculin de la haute couture.

  • Si le défaut charmant, selon Stendhal, cristallise le désir, le " détail qui tue " est l'arbitre des élégances. Un signal qui accroche le regard, souligne une attitude, sublime un style. Une distinction particulière, l'expression d'une fantaisie qui détermine un certain chic. Une singularité qui frôle la faute de goût. Ces détails peuvent se lire comme les signes révélateurs d'une époque, dont la haute couture raconte une autre histoire.
    Pour parcourir l'allure d'un siècle - dans le cadre de la panoplie occidentale -, nous avons choisi des photos, de Marlène Dietrich à Chloë Sevigny, de Scott Fitzgerald à Diana Ross, de Pablo Picasso à Patti Smith, de Greta Garbo à Miles Davis, d'André Breton à Andy Warhol. Une collection inédite, un défilé original d'écrivains et d'artistes qui incarnent leur temps. Qui mieux qu'eux osent se démarquer, bousculer les lignes de fuite, inventer des repères, anticiper les modes que la rue réinterprète ? Question de détail ? Des poses décalées.
    Des débordements. Des symptômes fulgurants. Et ces intuitions qui saisissent l'air du temps, le tourbillon de la vie et les étincelles de saison. Pour embrasser ces instants fragiles où tout bascule: l'alchimie d'un photographe et son modèle. D'où le choix des plus grands, Robert Capa, Dominique Issermann, Robert Mapplethorpe, Gisèle Freund, Lucien Clergue, Helmut Newton, Jean-Marie Périer, Herb Ritts, Peter Lindbergh ou Eliott Erwitt...
    Dont l'oeil vise le détail qui tue. Le ruban d'un chapeau, la ceinture nouée d'un trench, la résille d'un tee-shirt, la transparence d'un chemisier, la boutonnière sexuelle d'une veste, le laçage d'un polo ou le talon d'un escarpin de la dernière chance. La beauté du geste nichée dans les détails qui griffent le présent et résistent à l'épreuve du temps. De la tenue ! Du couvre-chef au sous-vêtement, nous avons épluché la silhouette comme un oignon et décliné le vêtement de la tête aux pieds.
    Revue de détails.

  • Les auteurs retracent l'évolution du costume de l'homme de pouvoir à travers les âges et les sociétés, du mode de vie tribal à la royauté sacrée, de la dictature à la démocratie

  • La parisienne

    Inès de La Fressange

    Quels sont les secrets du chic de la Parisienne? L'auteur essaye de livrer toutes ses astuces de style, beauté, déco, ses adresses préférées et les 'bonnes' attitudes à adopter dans ce carnet.

  • Cheveux longs, courts, rasés, plaqués, gominés, colorés, en crête... Les hommes d'aujourd'hui n'hésitent plus à marquer leur différence et leurs cheveux en font les frais. Mais d'où vient cette esthétique?
    On observe un renouveau des modes souvent inspiré des années 1940 à 1960 avec leurs coiffures structurées et modelées à l'image de celles des figures emblématiques de ces décennies: le mop-top des Beatles, les coupes des latin lovers italiens ou encore le look rebelle des bikers et rockabilly.

  • L'ouvrage est une Histoire mondiale du papier.
    Excepté peut-être le charmant Dard Hunter et son Papermaking de 1943 - encore s'arrêtait-il avant l'âge industriel -, personne n'avait tenté avec autant de détermination de mettre en perspective deux mille ans de fabrication de ce matériau essentiel et quotidien. La longue marche que la fabrication du papier entreprend en Chine, avant le début de notre ère, la conduira dans le monde arabe par la Route de la soie, puis en Occident, où elle ne sera pas acceptée aisément.
    Tandis que plusieurs pays perpétuent aujourd'hui le savoir ancestral de la confection à la main, deux cents ans d'inventions et de perfectionnements techniques hissent l'industrie papetière au rang de deuxième sphère économique du monde avec des conséquences sociales et écologiques, en proportion avec ce gigantisme, rarement évoquées. Une des originalités de ce travail est de les révéler, en même temps que les perspectives nouvelles qu'elles ont induites, concernant notamment les matières premières.
    L'histoire du papier est tissée de rêveries aussi bien que des savoir-faire, d'histoire et de technique autant que d'anecdotes curieuses et amusantes. De longues années de recherches et de compilation dans diverses archives mondiales, ainsi qu'une investigation directe et personnelle, expliquent la somme d'informations de première main, dues quelquefois à des méthodes d'aventurier! et le style vécu de cette quête passionnante.
    Une iconographie en majorité inédite et d'une étonnante variété reflète la richesse parfois insolite des lieux, des époques et des papetiers. Mais c'est également un livre pratique, qui permet de découvrir et de comprendre la différence entre les diverses sortes de papier, d'apprendre à les utiliser, voire à en réaliser.

  • L'importance des parfums et des odeurs est attestée dès l'âge de bronze en méditerranée orientale, de l'Egypte à la Mésopotamie où l'on trouve trace de l'utilisation d'aromate dans la fumigation pour honorer les dieux. Pourtant l'occident a vite méprisé l'odorat, à commencer par les philosophes grecs : Platon juge les plaisirs olfactifs d' « une qualité hédonique inférieure » et Aristote le qualifie de « sens intermédiaires ». Pendant plus de vingt-cinq siècles les odeurs sont reléguées au second plan alors que Kant fait encore de l'odorat « le dernier des sens de l'intime ». L'odorat était donc inférieur de tous les points de vue, cognitif, hédonique et social. Les sciences humaines, la médecine et les sciences exactes s'accordèrent à leur tour pour le concevoir telle une faculté peu développée et médiocrement utile que le progrès de la culture aurait fait régresser.
    Les choses commencèrent pourtant à changer à partir des années 1970, Marcel Detienne avec Les Jardins d'Adonis, bientôt suivi par Alain Corbin et son fameux Le Miasme et la jonquille paru au début des années 80 inspirèrent de très nombreux essais et articles qui redorèrent l'image d'un sens jusque-là injustement ignoré. Des progrès considérable furent accomplis en neurobiologie et c'est finalement le prix Nobel de médecine récompensant le travail des américains Linda Buck et Richard Axel en 2004 qui entrainera l'incroyable essor de l'étude de l'olfaction. Longtemps perçu comme le reliquat de l'évolution, le parent pauvre des recherches scientifiques, l'odorat révèle aujourd'hui une richesse exceptionnelle et se prête désormais à des travaux féconds.
    Dans son essai, Brigitte Munier nous propose une histoire occidentale de la sensibilité à l'odeur et aux parfums mêlée à l'intelligence de leur symbolisme. Le premier chapitre sera consacré au statut de l'aromate dans l'antiquité grecque et romaine, le second étudiera la place du parfum dans la Bible et sa place au moyen-âge, le chapitre III s'arrêtera sur les symboles, les images, la mémoire et le langage attaché au parfum jusqu'au chapitre IV et l'invention de la parfumerie de synthèse. Le chapitre V interrogera la façon dont l'imaginaire moderne du parfum puise à des mythes et des contes archaïques notamment à travers la publicité. L'étude du statut social de l'odeur intéressera le chapitre VI, le dernier chapitre sera lui consacré aux rêves et aux usages d'une osmologie pensée à l'ombre du troisième millénaire.

  • Né à Oran en 1936 et décédé à Paris en 2008, Yves Saint Laurent crée sa marque en 1958 avec le soutien de Pierre Bergé.
    Artiste incontournable du xxe siècle, son nom résonne aujourd'hui pour beaucoup comme celui qui inventa le caban, le trench-coat, la robe Mondrian, le smoking et tailleur- pantalon féminins ou comme celui qui donna à la saharienne un jour nouveau ou encore comme celui qui se distingua grâce à ses fameuses robes transparentes.
    Premier styliste à faire défiler des mannequins d'origine asiatique et africaine, il travaille en parallèle pour le théâtre et le cinéma. Il est également l'initiateur de la première ligne de prêt-à-porter du nom d'un grand couturier (Rive Gauche), tout en gardant son activité en haute couture.
    Mais, au-delà de ce que l'on connaît de cet artiste de renom, qui était-il vraiment ? En nous ouvrant les portes du studio de Saint Laurent, l'auteur nous invite au coeur de l'esprit du grand créateur, là où tout s'est joué, où l'oeuvre et l'artiste se sont construits.
    On y rejoint le couturier au plus intime de sa démarche créatrice. Entrouvrir la porte du studio est le sésame initiatique qui permet d'approcher au plus près le mystère Saint Laurent, tel un lieu sacré où l'on espère apprendre ses sortilèges.
    Illustré d'une quarantaine de documents inédits, cet ouvrage est une nouvelle manière de découvrir cet homme à travers l'envers du décor.

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