• Étrange de se demander ce que font mes proches au moment même où je les prends en photo depuis l'espace... C'est sous un angle délibérément artistique que Thomas Pesquet a souhaité envisager ce beau livre. En effet, au-delà de sa mission scientifique, c'est un artiste d'une rare sensibilité qui s'est révélé au grand public 6 mois durant. Un photographe hors pair. Le sujet, lui, ne s'était encore jamais montré à la fois si distant et si proche, riche de tant de nuances. La Terre, notre planète, notre fragile et ultime bien commun, comme une femme coquette s'est dévoilée au fil des jours sous de très multiples atours : d'étendues désertiques en parcelles cultivées par l'homme, d'îles émergeant de mers azuréennes en mégalopoles parées de leurs éclats nocturnes ; nous sommes restés saisis par l'infinie variété de ses reliefs, l'étendue de sa palette de couleurs. Sous l'oeil de Thomas Pesquet, la Terre n'était plus seulement une oeuvre d'art, elle était le chef-d'oeuvre absolu.
    TERRE(S), donc, tant elle apparaît plurielle, tour à tour minérale et végétale, aride et aquatique, sauvage et domestiquée, déserte et surpeuplée.
    Inclassables paysages surgis au fil de la mission Proxima et desquels l'ouvrage conserve l'ordre chronologique, plus propice que tout vain classement thématique à la restitution de cette impression de variété.
    Mais aussi la façon la plus fidèle de conserver, jour après jour, heure après heure, le périple de l'ISS tel que l'ont suivi des millions d'internautes !


    Un livre unique !
    Et parce que Thomas représentait aussi nos couleurs, 3 jaquettes différentes seront proposées en librairie :
    Une bleue, une blanche, une rouge !

  • il est de ces photographes qui ne cherchent pas la notoriété, ni le succès commercial malgré une certaine aptitude à l'image appliquée.
    né à pittsburgh, il délaisse vite ses études pour rejoindre new york au tournant des années 1940-1950. dans ce lieu de création intense où se croisent et s'expérimentent des recherches venues des horizons européens et américains, il rencontre rothko et les expressionnistes abstraits, faurer et smith. il découvre la street photography et le travail d'henri cartier-bresson. mais ses images de rue sont d'une extrême originalité et ne témoignent d'aucune influence directe.
    il impose sa maîtrise de la couleur dans des vues citadines non conventionnelles dans lesquelles les reflets, les transparences, la complexité des cadrages, les effets de miroir se marient à une technique très particulière des émulsions pour écrire une forme unique de pastorale urbaine.

  • Entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, Madrid, la Suisse et l'école du Louvre à Paris, Martine Franck, belge d'origine, a connu des années de formation et d'études qui ont forgé sa vision transculturelle du monde et de sa diversité. De là, peut-être, son aptitude naturelle à appréhender l'universalité des conditions mais aussi, dans l'acception sartrienne du terme, la spécificité des situations.
    La photographie, qu'elle commence à pratiquer dans sa vingt-cinquième année, comble et exacerbe cette disposition aux voyages, à l'observation et aux enquêtes. Dès cette période s'engage aussi son indéfectible complicité avec Arianne Mnouchkine et le Théâtre du Soleil dont elle partagera photographiquement les aventures en en construisant la mémoire visuelle. Après avoir été l'assistante de plusieurs photographes, elle entame une carrière de photographe indépendante et publie régulièrement dans la presse internationale avant de rejoindre Magnum en 1980.
    Si l'on évoque parfois le classicisme de son style, c'est pour en souligner l'évidente rigueur comme l'exigence formelle qui s'y déploie. C'est dans ses célèbres portraits d'artistes, d'intellectuels ou de moines tibétains (univers avec lequel elle entretient de longue date une proximité revendiquée), et dans ses paysages d'Inde ou d'Irlande que s'affirme cette sérénité construite qui semble signer sa manière.
    Réservée, elle confesse dans une correspondance avec l'écrivain John Berger : " J'ai souffert d'être timide... parler aux gens me coûtait ; tenir un appareil m'a donné une fonction, une raison d'être quelque part comme témoin " et précise : " L'appareil est en lui-même une frontière, une barrière telle qu'on la brise constamment pour se rapprocher du sujet. " Cette pudeur, adossée à une forte conviction, confère à ses reportages humanitaires - on pense par exemple à son exemplaire collaboration avec l'association Les petits frères des pauvres - une dimension particulière où Martine Franck, en évidente empathie avec les êtres qu'elle photographie, nous les restitue dans la digne plénitude de leur humanité.


  • Photographe de la FSA dans les années 30, Walker Evans fit de son oeuvre le témoin dépouillé et rigoureux de la société américaine et de sa dérive industrielle.

  • Gitans

    Josef Koudelka

    • Delpire
    • 8 Octobre 2011

    C'est en 1975 que paraît pour la première fois ce livre de Josef Koudelka, sous le titre Gitans, la fin du voyage. En 2011, l'ouvrage est revu et augmenté et c'est cette édition qui est aujourd'hui disponible.
    À travers 109 photographies prises entre 1962 et 1971, dans une Tchécoslovaquie devenue aujourd'hui Bohême, Moravie et Slovaquie, ainsi qu'en Roumanie, Hongrie, France et Espagne, Koudelka se plonge dans l'univers des gitans et leur rend hommage.
    Ce maître de la perspective, en accentuant les noirs, nous livre des images d'une étrange puissance. À travers les portraits de femmes, d'hommes et d'enfants, il nous fait découvrir à la fois le sourire et la souffrance, la musique et le silence, la vie et la mort.
    /> Dans un décor désolé, le regard du photographe rencontre l'autre et l'ailleurs, et son travail est d'une humanité bouleversante.

  • Cet opus de « L'oeil curieux » met en scène une quarantaine de clichés réalisés par Félix Nadar dans les catacombes en 1862.
    L'ouvrage constitue un reportage à travers des carrières aménagées pour recueillir les ossements des vieux cimetières vidés par hygiène : les catacombes.
    Félix Nadar fixe pour nous ce gigantesque ossuaire aussi techniquement précis que pittoresque dont la visite, autorisée à l'époque quatre fois par an, était devenue à Paris la promenade à la mode.
    Cette série de photographies, avec celle, presque contemporaine, sur les égouts de Paris, a été présentée dans les ateliers et dans les stands Nadar aux expositions universelles jusqu'en 1900.

  • Devenue une référence dans l'histoire du livre de photographie, la collection Photo Poche poursuit son travail de dévoilement des grands noms, courants et écoles de l'histoire de la photographie. Première collection de livres de photographie au format de poche, elle propose des ouvrages soigneusement imprimés, maniables par leur format, accessibles par leur prix, à tous ceux que passionne un moyen d'expression dont on reconnaît aujourd'hui l'importance. Ses différentes déclinaisons (histoire, société...) couvrent tous les champs de la photographie et constituent une iconographie d'une exceptionnelle richesse et diversité.
    En cent quarante-quatre pages et soixante-quatre photographies reproduites en couleur et duotone, Photo Poche donne à voir l'essentiel d'une oeuvre de Nadar à Henri Cartier-Bresson, des pictorialistes aux grands noms du photoreportage. Les monographies des grands maîtres du médium alternent avec les sujets thématiques essentiels qui de La Nature morte au Nu déploient les différentes approches d'une esthétique du XIXe siècle à nos jours. Chaque titre est préfacé de manière didactique par un spécialiste du sujet abordé et enrichi de notices biographiques et bibliographiques régulièrement remises à jour.

  • Lucien Clergue, disparu au mois de novembre 2014, incarne une forme de passion absolue pour la photographie. Il a dédié sa vie entière à cet art, qu'il a contribué à imposer et à faire rayonner internationalement dans des proportions inégalées. Élu membre de l'Académie des beaux-arts en 2006, il est le premier photographe à connaître les honneurs de la coupole de l'Institut de France. Auteur de soixante-quinze livres et d'une vingtaine de films courts et moyens métrages, créateur des Rencontres internationales de la photographie d'Arles, Lucien Clergue n'a jamais cessé de photographier malgré son rôle assumé d'ambassadeur de la photographie.

  • Dans son exposition intitulée "Beau doublé, Monsieur le Marquis" au musée de la Chasse et de la Nature en 2017, Sophie Calle, qui continue de nourrir son oeuvre des événements de sa vie intime, et qui, en guise d'introduction, y parlait de la mort récente de son père, a invité les visiteurs à s'interroger sur celle de leurs proches par des questions concrètes. Dans votre agenda, vous écrivez "mort" à côté du nom ? Vous raturez ? Vous ne faites rien ? Vous avez une méthode personnelle ? Supprimez-vous le numéro de téléphone du défunt ? Dans ce livre intitulé «Que faites-vous de vos morts ?», des photographies prises par l'artiste à travers le monde dans des cimetières accompagnent une sélection de messages laissés par les visiteurs pendant la durée de l'exposition.

  • Devenue une référence dans l'histoire du livre de photographie, la collection Photo Poche poursuit son travail de dévoilement des grands noms, courants et écoles de l'histoire de la photographie. Première collection de livres de photographie au format de poche, elle propose des ouvrages soigneusement imprimés, maniables par leur format, accessibles par leur prix, à tous ceux que passionne un moyen d'expression dont on reconnaît aujourd'hui l'importance. Ses différentes déclinaisons (histoire, société...) couvrent tous les champs de la photographie et constituent une iconographie d'une exceptionnelle richesse et diversité.
    En cent quarante-quatre pages et soixante-quatre photographies reproduites en couleur et duotone, Photo Poche donne à voir l'essentiel d'une oeuvre de Nadar à Henri Cartier-Bresson, des pictorialistes aux grands noms du photoreportage. Les monographies des grands maîtres du médium alternent avec les sujets thématiques essentiels qui de La Nature morte au Nu déploient les différentes approches d'une esthétique du XIXe siècle à nos jours. Chaque titre est préfacé de manière didactique par un spécialiste du sujet abordé et enrichi de notices biographiques et bibliographiques régulièrement remises à jour.

  • Eikoh Hosoe est un des grands noms de la photographie japonaise. À quatre-vingt-huit ans, l'influence et le magistère de cet artiste, dont l'oeuvre n'a cessé de bousculer et d'interroger l'âme même de la culture japonaise, sont d'une intacte fécondité. Ami de l'écrivain Yukio Mishima et de Tatsumi Hijikata (fondateur du butô), il incarne l'avant-garde de la création nippone. C'est autour de la représentation du corps - et singulièrement de la nudité, strict tabou de la civilisation japonaise -, de sa sensualité, que se concentre et se développe son art, dans un langage photographique et un style foncièrement novateurs où le grain de l'image, ses mises en scène, ses contrastes, son esthétique quasi baroque imposent une vision qui à bien des égards peut se percevoir comme révolutionnaire.

  • Par ses livres cultes sur les grands fauves du Kenya, ses photographies de mode et son journal, Peter Beard est un cas unique dans la photographie contemporaine. La grande rétrospective de son oeuvre s'est tenue en 1996 au Centre national de la photographie à Paris. Son livre le plus connu est «La fin d'un monde», où il témoigne d'une façon originale (mélange de photographies, textes, documents) de la disparition des éléphants au Kenya. Son travail photographique est plus que jamais d'actualité.

    62 photographies en duotone et en couleur.

  • Voici enfin une rétrospective en français de l'oeuvre de Saul Leiter. Ce livre rassemble la plus importante sélection de photographies et de tableaux issus des archives Leiter et offre une plongée aussi poétique que sublime dans l'oeuvre du génie de la couleur. Un prix très accessible (35€) pour un  « petit beau-livre » de 312 pages généreux en images  avec ses 230 reproductions.

  • André Kertész est de ceux qui ont façonné le style de la photographie moderne. Son esprit d'indépendance l'a conduit, dès les années 1910, à pratiquer un art de la spontanéité et de la sincérité, à la recherche de ces instants de grâce fortuite qui "fixent le caractère propre des choses". Tendre, nostalgique, pudique, il a révélé des voies nouvelles pour la photographie, à la lisière poétique du réalisme, sans insistance ni emphase. "Je ne documente jamais, je donne une interprétation", dit-il.

  • C'est une sorte de grand oeuvre, qu'il a voulu mener.
    Sur trois allemagne, celle de guillaume ii, celle de weimar, celle de hitler. il a été le premier à mettre la photographie au service d'une idéologie. avec une admirable obstination, ce maître de la sociologie sans paroles a fait le portrait d'un pays convulsif et secret. il a porté la même lucide attention aux ouvriers et aux banquiers, aux bourgeois et aux soldats. il avait une seule ambition: dire la vérité sur les hommes.

  • Depuis plus de trente ans, Francis Latreille sillonne l'Arctique à la rencontre des ethnies du Grand Nord. Dolganes, Nénètses, Tchouktches, Yakoutes, Samis, Koriaks et Inuits continuent de vivre de manière traditionnelle alors que leurs territoires sont hautement menacés par le changement climatique. Au fil de ses années de voyage, le photographe les a accompagnés au cours de leurs transhumances dans la toundra, à la pêche, à la chasse, a partagé leur quotidien. C'est au travers de ces relations privilégiées que s'est dessiné cet hommage aux ethnies du froid.
    Ce magnifique album dresse le portrait de ces peuples qui continuent de résister aux éléments et à la modernité. Erik Orsenna, ami de Francis Latreille et grand connaisseur de ces régions, livre en ouverture une véritable déclaration d'amour au Grand Nord et à ces derniers nomades des glaces.

  • Gilbert Garcin, photographe français né en 1929, est une révélation dans l'univers de la photographie. Rares sont les exemples d'une pratique artistique entamée à soixante-cinq ans qui parviennent en deux décennies à développer une oeuvre dont l'audience internationale ne cesse de croître. C'est après s'être initié à la photographie lors d'un stage aux Rencontres d'Arles que Gilbert Garcin, s'attachant à la technique du photomontage, crée Mister G., sorte de double de l'artiste.
    À la fois théâtre illusionniste et haïku photographique, son oeuvre, d'une puissance poétique sans équivalent dans l'histoire de la photographie, et d'une virtuosité graphique confondante, déploie une forme visuelle de fables philosophiques qui exercent un pouvoir d'attraction universel.

  • Last call

    Harry Gruyaert

    Ce livre souligne la dimension hyper graphique de l'oeuvre d'Harry Gruyaert. L'aéroport est un concentré de son vocabulaire visuel : intensité des couleurs, géométrie des formes, transparence, jeux de lumière et reflets. Une exposition très grand format dans les aéroports d'Orly et Roissy présentera un choix de photos issues de "Last Call" sur 50 bâches 4 x 3.

  • Le Mexique est l'un des pays où l'usage de la photographie a été le plus vivace depuis 180 ans ; les pratiques photographiques y ont acquis très tôt une singulière autonomie, vivifiée par des influences extérieures (Etats-Unis, France, immigration européenne). En l'absence d'une étude d'ensemble de la photographie mexicaine, ce Photo Poche en dresse un bilan à partir de publications éparses mais efficaces (il existe deux revues d'histoire de la photographie au Mexique), et à la faveur du rassemblement récent de fonds d'auteurs (institutions et familles sont très actifs dans ce domaine). Il est possible de reconstituer une trajectoire sur toute l'histoire de la photographie, tant la population mexicaine, dans les villes ou les campagnes, semble avoir un goût pour le témoignage photographique de la vie sociale ou des événements politiques (les innombrables cartes postales sur papier photo en font foi). Les studios locaux (Romualdo Garcia à Guanajuato en 1887), puis les agences s'épanouissant autour de la Révolution (Casasola à Mexico en 1912) donnent une assise populaire à la photographie, qui s'amplifie avec les besoins d'illustration photographique des quotidiens et des magazines. L'allemand Hugo Brehme fait la promotion d'une documentation systématique du pays et des traditions, sur laquelle se fonde ensuite une approche plus poétique, celle de Manuel Alvarez Bravo, ou engagée, celle de Tina Modotti, aux côtés d'une activité artistique singulière (Frida Kahlo, Diego Rivera) adoubée par les surréalistes français. Le photojournalisme y trouve une traduction locale qui bénéfice de l'appui des médias et depuis les années soixante, les femmes-photographes jouent un rôle étonnant dans le développement d'une poétique photographique, moins événementielle, propre à rendre compte des imaginaires syncrétiques de ce pays (Lola Alvarez Bravo, Kati Horna, Mariana Yampolsky, Graciela Iturbide, Flor Garduno, etc.). Dans une hétérogénité apparente propre au Mexique, se côtoient, et se confrontent, les traditions indigènes disparates retrouvées par l'archéologie (Mayas, Aztèques, etc.), les impératifs coloniaux (le catholicisme) et révolutionnaires (instauration des pouvoirs militaire et policier), les particularismes sociaux (les cultes de la mort, la lucha libre.). La centaine d'images rassemblées témoignent d'une grande qualité esthétique, et d'un imaginaire spécifique, plus extraverti que dans d'autres pays d'Amérique Latine.

  • David Goldblatt a photographié pendant des décennies le paysage politique d'Afrique du Sud, portant un intérêt particulier pour l'histoire de son pays. Depuis les années 1960, il a ainsi observé l'évolution sociale et politique de la société sud-africaine, explorant la relation entre les individus et les structures dans lesquelles ils vivent. Ses photographies ont apporté un témoignage de la vie quotidienne en Afrique du Sud non seulement sous l'Apartheid mais aussi depuis la fin du régime ségrégationniste.

  • Les Américains

    Robert Frank

    • Delpire
    • 3 Septembre 2007

    Publié dans l'indifférence en 1958, ce livre est devenu un classique. Jugé triste ou pervers, voire subversif, par la presse américaine d' alors, son importance n'a pourtant cessé de croître au fil des années. Car les photographes, les critiques et le grand public ont salué en Robert Frank un véritable novateur. Ce livre n'a rien d'un reportage. Il ne raconte pas le périple d'un homme à travers les Etats-Unis. Il rassemble une suite de notes prises sur le vif par un écorché vif.

  • Dans le livre Léviathan, Paul Auster remercie Sophie Calle de l'avoir autorisé à mêler la réalité à la  fiction. Il s'est en effet servi de certains épisodes de sa vie pour créer, entre les pages 84 et 93 de son récit, un personnage de fiction prénommé Maria, qui ensuite quitte l'artiste pour suivre sa propre histoire. Séduite par ce double, Sophie Calle décide de jouer avec le roman de Paul Auster, et de mêler, à son tour et à sa façon, réalité et fiction. Dans Léviathan, Maria se soumet aux mêmes rituels que l'artiste. Mais Paul Auster a glissé dans le  portrait de son personnage des règles du jeu de son invention. Afin de se rapprocher de Maria, Sophie Calle a décidé d'obéir au livre. L'auteur impose à sa créature un régime chromatique composé  d'aliments d'une seule couleur par jour : l'artiste a suivi le même régime. Il lui fait vivre des journées entières basées sur certaines lettres de l'alphabet : Sophie Calle a fait comme elle.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" propose 40 images de cycles et de cyclistes de la fin du XIXe prises par un fou du vélo, premier reporter sportif et photographe étonnant. Deux roues couleur sépia. Des véhicules propulsés par les pieds, au vélo sans guidon, en passant par les fantasques vélocipèdes et jusqu'aux premiers vélos de course... L'ancêtre de votre vélo était plus acrobatique ! La sélection de 40 images de vélos en tout genre et couleur sépia nous plonge dans la plus délicieuse nostalgie et de rêve...
    Une machine à rêver A travers ces images, le vélo demeure en effet ce qu'il a toujours été. "Bicloune" de nos enfances, "Petite reine" pour "Grande boucle", tandem amoureux ou bicyclette des congés payés, le vélo n'est-il pas avant tout un prodigieux engin de rêve ? Un pionnier du reportage sportif Toutes les images de cet opus sont de Jules Beau, actuellement considéré comme le premier reporter sportif de l'histoire.
    Il a laissé une oeuvre photographique aussi importante qu'étendue : photographies de sportifs, solitaires ou en groupes, en pleine action ou en pleine pause dans son atelier. Un régal drôle et nostalgique.

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